Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /Nov /2007 19:37
Je veux ici m’adresser à tous les étudiants.
Je le fais en pensant à leur avenir, dans l’écoute de leurs espoirs et de leurs doutes.
Je leur fais confiance pour préférer le dialogue à la confrontation.
Rien ne justifie la violence et les anathèmes. 
Au contraire, tout milite en faveur d’une volonté commune de moderniser l’université française.
 
Cette université, nous connaissons ses qualités. Elle est un foyer d’intelligence, de culture, de transmission des connaissances.
Dans ce XXIème siècle que certains annoncent matérialiste, utilitariste, bref, sans âme, je crois à la force du savoir – de tous les savoirs. Il est absurde d’opposer les savoirs fondamentaux et les savoirs pratiques, stérile d’opposer les sciences humaines aux sciences appliquées.
Tous contribuent au rayonnement de notre pays.
 
Cette université, nous connaissons aussi ses faiblesses.
Les étudiants sont les mieux placés pour constater qu’il y a un problème d’orientation.
Qu’il y a un énorme problème d’échec dans les premières années.
Qu’il y a un problème de débouchés vers l’emploi.
Qu’il y a toujours un manque de financement.
La France est l’un des pays d’Europe qui dépense le plus pour son système éducatif, mais depuis toujours elle a davantage privilégié le système primaire et secondaire au détriment du système universitaire. 
 
Personne n’ayant eu le courage de réformer l’université, toutes ces faiblesses se sont cumulées avec le temps.
 
Avec le Président de la République, je vous propose d’aller de l’avant.
Ensemble, faisons en sorte d’allier deux principes : la démocratisation des études supérieures et l’excellence universitaire.
 
En France, on compte moins de jeunes qui suivent des études supérieures et en sortent diplômés qu’en Suède, au Japon, en Espagne, aux Etats Unis, au Royaume Uni. Ce n’est pas normal !
 
Parce que je crois à la force du savoir et parce que je pense qu’une jeunesse cultivée et hautement qualifiée est absolument nécessaire, il faut que d’ici 5 ans, 50% de nos jeunes puissent être détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur.
 
Cette ambition démocratique, nous devons la concilier avec une autre ambition tout aussi nécessaire : celle de l’excellence. Ce mot « d’excellence » ne doit choquer personne, bien au contraire.
Je suis pour l’excellence universitaire, parce que je ne n’accepte pas que cette excellence soit réservée à quelques grandes écoles et à ceux qui ont la chance d’en faire partie. L’excellence universitaire, c’est une exigence républicaine pour tous.
 
Tous ceux qui connaissent les problèmes de l’université aboutissent au même constat : il faut rénover la façon de conduire et d’organiser nos universités car depuis 23 ans, rien n’a bougé en la matière.
C’est tout l’objet de la loi en faveur de l’autonomie des universités portée par Valérie Pécresse et votée cet été.
Cette autonomie figurait dans le projet de Nicolas Sarkozy et nul ne peut être surpris ou indigné de sa mise en œuvre.
Cette loi a fait l’objet d’une très large concertation que la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche n’a de cesse de prolonger.
Elle a rencontré l’adhésion de la conférence des présidents d’universités.
Elle a été négociée avec les organisations étudiantes qui l’ont majoritairement soutenue après avoir obtenu des garanties. Plus de soixante universités ont librement choisi d’adopter ce statut d’autonomie que nous avons voulu facultatif.
 
Cette autonomie, c’est la possibilité pour les universités de s’organiser plus librement sur le plan financier et pédagogique, de susciter de nouveaux partenariats avec le monde scientifique et économique, d’élaborer de nouvelles stratégies de croissance, de s’engager plus fortement en faveur de l’insertion professionnelle de ses étudiants, de créer des fondations…
 
Certains sont hostiles à cette réforme.
Chacun est libre de penser ce qu’il veut mais nul n’a le droit de bloquer ceux qui pensent autrement.
J’appelle tous les étudiants à la responsabilité et au respect mutuel. Je les invite à examiner sereinement les faits afin de ne pas céder aux approximations des slogans. Ces slogans, examinons-les un par un.
 
« Rendre les universités autonomes revient à les privatiser » prétendent les uns.
 
Cette critique doit faire sourire ceux qui, en mai 68, n’avaient de cesse de réclamer l’indépendance des universités par rapport à l’Etat...
Le principe dautonomie des universités est inscrit dans les textes depuis 1968. Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin en offrant plus de force à ce principe.
Donner au président d’université le pouvoir de nouer des relations plus étroites avec le monde économique, permettre aux équipes universitaires de nouer des partenariats avec le secteur privé, ce n’est pas privatiser l’université !
C’est mettre l’université au cœur des enjeux de notre société. C’est lui permettre d’assurer une meilleure insertion professionnelle des jeunes diplômés. C’est lui permettre d’élargir ses sources de financement. Tout ceci sans désordre puisque les diplômes conserveront leur validation nationale.
 
« La loi sur l’autonomie induira forcément une hausse des droits d’inscription », prétendent les autres.  
C’est inexact puisque, conformément à la loi, c’est toujours l’Etat qui fixe le montant des droits d’inscription.
 
« La loi va accroître les inégalités entre les universités, et créer un système à deux vitesses », disent-ils.
 
Bien au contraire ! Ce qui, malheureusement, provoque ce système à deux vitesses, c’est le statu quo.
Le système à deux vitesses, c’est le résultat d’un carcan uniforme. Un carcan que les plus grands et plus prestigieux établissements d’enseignements supérieurs ont plus où moins réussi à surmonter, mais qui étouffe les autres établissements.
L’autonomie, c’est précisément la possibilité pour des universités plus modestes de mieux se spécialiser, de rayonner sur des créneaux éducatifs et scientifiques de qualité unanimement reconnue.
 
« La loi a pour objectif d’écarter les étudiants et les personnels de la décision et porte atteinte à la démocratie dans l’université », affirment certains. 
 
C’est encore inexact. Nous avons resserré les conseils d’administration des universités qui passeront d’une soixantaine de membres à une trentaine. C’est un gage d’efficacité mais aussi de démocratie. Car qui peut croire qu’un conseil pléthorique permet à chacun d’exprimer son point de vue ?
Il faut rendre au conseil d’administration sa vocation première : celle de décider de la stratégie de développement de l’université.
Les enseignants-chercheurs y sont majoritaires et sont élus sur des listes qui tiennent compte de tous les grands secteurs disciplinaires. Quant à la présence des étudiants, vaut-il mieux être quinze dans une assemblée de soixante personnes ou cinq dans une assemblée de trente ?
 
« L’orientation active c’est de la sélection déguisée », déclarent d’autres. Encore une contrevérité.
 
Oui, j’affirme qu’il faut une orientation active pour aider les étudiants à bien choisir leur voie. Il est temps de mettre un terme au gâchis représenté par les 60% d’étudiants en licence qui ne terminent pas leurs études.
Je préfère une orientation solide à la sélection par l’échec telle qu’elle existe aujourd’hui !
La loi est claire : tout titulaire du baccalauréat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix. Le processus d’orientation active a été largement expérimenté l’année dernière. Il devient obligatoire cette année pour en faire bénéficier tous les lycéens de terminale. C’est le bon sens même.
 
«  Le gouvernement n’en fait pas assez pour l’université ». Ce slogan relève de la mauvaise foi ou d’une méconnaissance des faits.
En affectant 1 milliard d’euros supplémentaires à l’enseignement supérieur pour 2008, nous avons fait de l’université une priorité absolue.  
5 milliards en plus pour l’université sur cinq ans : c’est notre engagement. Aucune majorité de droite ou de gauche n’a fait autant sur le plan financier depuis 20 ans !
 
Derrière toutes ces critiques infondées, je sais qu’il existe un problème de fond : il concerne la vie étudiante. Ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir être épaulés par leurs parents éprouvent de véritables difficultés matérielles. Je mesure le désarroi de certains.
Ce problème n’a cessé de croître, depuis les années 80, avec l’allongement des études.
On ne réglera pas ce problème en un jour mais nous nous y attaquons résolument.
Ce que nous voulons, c’est d’abord aider les jeunes issus des milieux les plus modestes.
Les bourses vont augmenter de 2,5% et de 4,5% pour ceux qui sont les moins favorisés. C’est le plus fort taux d’augmentation depuis cinq ans.
Nous avons, par ailleurs, élargi les conditions d’accès aux bourses : il y aura 100 000 étudiants boursiers en plus à la rentrée 2008.
16% d’augmentation des allocations de recherche pour les doctorants allocataires moniteurs sont prévus. Et 11 M€ supplémentaires pour les logements étudiants ont été dégagés.
 
Au regard de tous ces éléments, j’invite les étudiants à choisir le changement qu’imprime la loi sur l’autonomie plutôt que le blocage et le statu quo.
L’Université française attend depuis si longtemps un nouveau souffle. Offrons-lui maintenant et ensemble cette chance.
 
 
François Fillon
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Commentaires

M. Bruno Julliard,  est un personnage grotesque qui n'a pas le respect de la parole donnée, n'est-ce pas le moins qu'on puisse attendre d'homme ? Il a participé et donné son accord à la mise en place de la réforme des Universités.....  Avez-vous constaté, comme tout à chacun,  qu'il est en tête des manifestations contre la réforme !!!!
Vite : il faut le nommer titulaire d'une CHAIRE DE MECANIQUE ONDULATOIRE ! 
Commentaire n°51 posté par Angéline Lerooy le 20/11/2007 à 14h22
Monsieur le Premier ministre,

je voudrais attirer votre attention sur l'inquiétude et la frustration que ressentent les étudiants "anti-blocage".

Nous sommes une grande majorité d' étudiants à vouloir reprendre les cours, comment est-il possible qu'une minorité ait le pouvoir de nous empêcher d'étudier ?

Ces blocages, en plus d'être complètement antidémocratiques, nuisent à l'image de la Fac et dévalorisent nos diplômes. La loi sur l'autonomie des universités doit être maintenue à tout prix et le blocage des universités doit cesser !
Commentaire n°52 posté par Margot le 20/11/2007 à 16h49
Tenez bon, monsieur Fillon !
Commentaire n°53 posté par Morena le 20/11/2007 à 17h56
Courage Monsieur le Premier Ministre,

                      Nous savons que vous n'en manquez pas, mais je pense que l'expression d'un soutien meme modeste est parfois bienvenu.
               Il faut resister aux Tarzans des syndicats qui n'hesitent pas à desorganiser la France pour maintenir leurs privileges

   Alors, avec ma famille et bien cordialement crions ensemble


           FILLON  TIENT  BON

         Serge Benon

Commentaire n°54 posté par Benon Serge le 20/11/2007 à 19h44

Cher François,

Bravo !

Je t'ai trouvé très convaincant, précis, lors de la séance de questions au Gourvernement, malgré les virulences des attaques !
Les députés UMP ont bien joué le jeu, face à une opposition de circonstance.

Cette "rumeur" de 13ème mois pour les salariés, exonéré de charges sociales me semblerait un "signal fort" envers le monde du travail, et permettrait de dynamiser l'économie en renforçant un pouvoir d'achat mis à mal.

Tous mes encouragements dans ta mission.

Amicalement.

Commentaire n°55 posté par Didier le 20/11/2007 à 19h53
L’année dernière, les lycéens en colère, avec la complicité idéologique et active de certains enseignants du secondaire, ont cessé les cours pour faire retirer la loi du CPE. Bizarrement, la même année, le taux de réussite au baccalauréat a atteint des records. Aujourd’hui, les mêmes lycéens devenus étudiants ont déjà compromis le premier semestre (qui dure en fait un trimestre). Autrement dit, il y a bien longtemps qu’ils n’ont pas pris sérieusement le temps de se consacrer à leurs manuels pour étudier dans la sérénité de la solitude et de la concentration, préférant les manifestations moutonnières et vulgaires les conduisant à hurler des slogans ineptes et leur donnant manifestement tous les droits. Mais ils ont compris la logique de notre système, en revendiquant le statut d’étudiants : car en France, conquérir un statut vous permet d’éviter d’assumer la fonction. A l’époque du CPE, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, a considéré qu’il était de son intérêt que le premier ministre Dominique de Villepin ait quelques soucis avec la rue. Sans doute, la chute du second a permis l’ascension du premier. Mais il y a toujours un effet boomerang car, aujourd’hui, c’est son gouvernement qui se trouve prisonnier d’un rapport de force avec la rue, somme toute inévitable, et que même l’ouverture à gauche n’aura pu empêcher. On prend toujours un risque mortel à serrer la main de ses ennemis et à fragiliser ses propres amis. Voyez comment l’UNEF, qui fut associé avant l’été à la négociation, se permet aujourd’hui de donner des leçons à la ministre de l’enseignement supérieur. Cependant, la gauche serait mal inspirée d’entretenir un troisième tour social, en croyant prendre sa revanche sur la démocratie représentative qui lui a donné tort dans les urnes. Car les français, qui ont clairement voté pour les réformes, ne remettront pas de sitôt au pouvoir ceux qui l’auront précisément contrariées. Nous sommes déjà tellement en retard. Le spectacle auquel nous assistons est tout de même affligeant. Je me sens personnellement humilié et bafoué quand mon ministre se fait donner la leçon par des étudiants dont le niveau réel de connaissances et de culture est bien fragile. Tout cela n'est que de la politisation dans un espace qui aurait dû être protégé des rivalités politiques : l'éducation et l'enseignement supérieur. A aucun moment, alors que les AG proclament l’occupation des facultés dans un simulacre de démocratie, on ne consulte l’administration ou les enseignants. Ces derniers n’ont plus leur mot à dire : ils doivent obéir aux étudiants. On voudrait programmer le suicide de nos universités que l’on ne s’y prendrait pas autrement.
Commentaire n°56 posté par marie le 20/11/2007 à 20h14
"Pourquoi 8 % des inscrits feraient-ils la loi ? Pourquoi les professeurs ne sont pas consultés ? Pourquoi laissent-ils faire ?" Comment comprendre en effet que quelques barbares foulent au pied votre université et que les responsables - Professeurs, Direction du campus, haut Fonctionnaires et Ministre de l'Education Nationale - laissent simplement faire ?? Le chef du gouvernement devrait simplement démettre ces gens de leur fonction et les poursuivre pour abandon d'autorité voire pour complicité avec des fauteurs de troubles. Y a-t-il encore quelque part quelqu'un qui gouverne ? Tous ces gens sont payés pour cela !
Commentaire n°57 posté par marie le 20/11/2007 à 20h15
On parle des étudiants, je n'en suis plus hein depuis quelque mois oseriez vous dire que ce n'est plus mon problème?

J'ai 21 ans je travaille tout juste avec mon bts en poche, bien heureux d'avoir trouver un job, un toit et de l'ambition.
Tiens parlons en de l'ambition Mr le Premier Ministre, l'éducation nationale à deux vitesses existe déja: Elitisme des écoles publiques de l'un, recrudescence des écoles privées de l'autre (un chiffre 5000€ en moyenne pour 3 ans !!).

Quid du décalage des médias sur ce problème? Des têtes pensantes déblaterant toutes sortes de propos fallacieux sur un régime étudiant au combien sur précarisé? Reste les parents? Reste à travailler entre les cours en sacrifiant les chances à l'examen? L'assistanat ou la méritocratie? Ni l'un ni l'autre car les étudiants ont perdu à mon sens l'idée d'une vertu républicaine forte et sans contradictions ontologiques.
Alors certains a la télé considerent que les étudiants de france sont , la sorbonne, les mines, Paris et autres écoles et fustigent une action bete et méchante tel un blocage.
D'autres ont envie de reussir et décident malgré parfois meme contre leurs convictions à reprendre les cours pour leur bien. C'est la ou je voulais en venir. Certains craquent et n'ont plus que cela a faire, bloquer, et d'autre ne craquent pas et font état de leur situation et se dise : il faut que je reussisse.

Resultante de choix? Non parcours de nécésité avant tout. Henri Bergson disait : les êtres bien disposés d'eux meme deviennent les agents de l'injustice. Quand Mr Zemmour arretera de considerer des salaires de 2000€ comme des petits salaires de fonctionnaire, quand on arretera de regarder les choses avec beaucoup de condescendance, sans aucun pragmatisme, quand on dira les choses franchement et en agissant en tant que tel, il y aura de la vertu dans cette republique, qu'elle soit de droite, de gauche, interventionniste ou pas je m'en fous.

La France peut supporter la vérité? Quel vérité? Celle de Mendes France reprise a votre compte ou celle issue des cahiers de l'ENA? Comme si le gouvernement sous entendu vous détenait La vérité. Trop de décalage nous dégoute Mr le Premier ministre. Je ne sais point si mon message sera censuré mais sachez que ca fait du bien de parler via un média a une autre planète. Vous faites un métier courageux, digne et au combien difficile, n'etant pas encarté je ne me reconnais pas dans vos idées ni celle de gauche alors pour finir Thomas Jefferson disait : Le peuple ne doit pas avoir peur de son gouvernement, c'est le gouvernement qui doit avoir peur de son peuple. Bon courage pour la suite, bon courage pour assumer vos réformes...
Commentaire n°58 posté par Saujot Damien le 20/11/2007 à 20h48
Je sais pas où je peux laisser un message concernant les grèves ! Putain y'en a marre de ces grèves, ce sont tjs les mêmes qui trinquent, ceux qui vont bosser sans se plaindre, qui font des heures sup non payées et qui gagnent rien ! Les usagers, ils seront indémniser de ces conneries !
Commentaire n°59 posté par Julien le 21/11/2007 à 12h28
Félicitations à notre premier ministre décoré ce matin par notre président !

http://www.lepoint.fr/content/a_la_une/article?id=210947
Commentaire n°60 posté par Aurélie le 21/11/2007 à 23h09
Monsieur le premier ministre,
J'approuve la quasi totalité de cette loi, de la réforme qu'elle propose pour les universités. Les rapprocher des entreprises ne peut être que bénéfique pour elles, puisque cela peut ouvrir des portes aux étudiants sortant diplomés. Elles apportent également des expériences possible pour les étudiants, par l'intermédiaires des stages, etc... J'ai cependant des amis qui sont en lettres modernes. Ils m'ont ouvert les yeux sur le fait que très peu d'entreprises seraient intéressées par des partenariats avec des facultés de lettre, psychologie, ou autres sciences humaines. Les maths, la physique, et autres matières plutôt scientifiques ont une application relativement directe dans l'industrie. Mais les sciences humaines ? Les lettres ? Que proposez-vous pour ces sections qui, je le crains, vont se trouver encore plus marginalisées qu'elles ne le sont aujourd'hui ?
Commentaire n°61 posté par Guillaume le 21/11/2007 à 23h27
ah le "petit ruban" bleu ! félicitations !-)
Commentaire n°62 posté par jean-marc le 22/11/2007 à 07h55

L'autonomie des Universités est une réforme urgente et nécessaire.Une bonne partie de  la génération des 30-40 ans dont je fait partie ,  a trop souvent été CONTRAINTE  d'accepter d'étre mal orientée malgré l'obtention d'une  MENTION AU BAC !!! 
De plus , trop de petites universités de province , celle  de Bayonne par exemple ,sont bien trop spécialisées et bon nombre d'étudiants n'ont pas les moyens de poursuivre leurs études  sur Bordeaux , Toulouse ou Paris!!!
De plus , comment un étudiant ayant reçu une formation trop peu généraliste sera-t-il capable  d'avoir 5 ou 6 métiers différents durant sa vie???
Alors oui à un vraiment changement , monsieur Fillon.

Une fidèle de la Cote Basque ,qui espère un jour assister à des cours de SCIENCES POLITIQUES près de son domicile .Car Autonomie des Universités  devraient  aussi pouvoir "rimer" avec Décentralisation....Tenez bon Monsieur le Premier Ministre !!! 

Commentaire n°63 posté par ZUGASTI LAURENCE le 23/11/2007 à 01h09
Monsieur Fillon,

A plusieurs reprises ces dernières années, j'ai eu l'occasion d'entendre des discussions traitant des régimes spéciaux de nos parlementaires et des "professionels" de la politique d'une manière générale.
Apparamment, ce n'est pas à l'ordre du jour que ce régime là soit remis en cause.
J'ai eu l'occasion de voir, il y a déjà quelques années de cela, un magazine télévisé traitant de ce sujet.
Il était dit à cette occasion que certains parlementaires pouvaient toucher relativement jeunes une retraite, tout en occupant d'autres fonctions politiques rémunérées, ce qui peut légitimement choquer bon nombre de nos compatriotes, surtout lorsqu'ils constatent le taux d'absenteïsme à l'assemblée nationale lorsque les sujets ne sont pas médiatisés ou médiatisables.

Pourtant, cela aurait été du meilleur effet auprès des français dits "moyens" d'annoncer publiquement,  si toutefois, il est vrai qu'on peut percevoir une retraite en qualité d'ex parlementaire tout en continuant d'exercer d'autres activités rémunérées,ou  démontrer que la classe politique est prête à donner l'exemple, d'autant plus que cela a été évidemment très mal vécu par les citoyens les plus défavorisés que le Président de notre République voit dans la même période son "salaire" augmenter dans des proportions considérables.

J'aimerais donc connaitre votre point de vue à ce sujet, et savoir si à votre connaissance il existe encore d'autre régimes spéciaux pour les élus du peuple français, ou pour ceux qui ont été nommés par nos élus ou leurs ayants droit.

D'autre part, pouvez vous me dire s'il serait envisageable de votre point de vue, que les parlementaires régulièrement absents voient leurs rétributions ou avantages suspendus en cas d'absence?

L'autre point que je souhaiterai aborder avec vous est celui de certains régimes spéciaux, comme par exemple ceux de certains retraités de la Banque de France, dont les pensions sont parfois considérables, pour les ex directeurs par exemple.

Ne pensez vous pas que le montant de ces pensions devraient être revues à la baisse, alors que ce sont tous les actifs d'aujourd'hui qui les financent, même ceux qui perçoivent de petits salaires, sachant qu'il ne sera pas possible de maintenir indéfiniment l'âge légal de départ pour une retraite à taux plein et le nombre de trimestres travaillés pour y avoir droit?

Pour terminer, je tiens à vous exprimer ma surprise de voir la rétribution accordée à notre Chef d'Etat.
Pour moi, c'est bien au premier ministre qu'incombe la lourde responsabilité de former un gouvernement cohérent et efficace.
Cela me parait être dans le droit fil de la tradition républicaine de notre pays, et tout à fait sain.

A ce titre, j'aimerais vous voir plus souvent vous adresser aux médias lors de conflits sociaux afin qu'en qualité de chef du gouvernement ,vous puissiez donner des explications sur la politique de votre gouvernement.

Les électeurs n'ont pas signé un blanc seing à Monsieur Sarkozy afin qu'il décide de l'avenir de la France.
Même si son programme était vaste et détaillé, qui peut affirmer que l'ensemble des français qui l'ont mené à l'Elysée approuvaient tous les points énoncés durant la campagne présidentielle?

Nonobstant toutes ces observations, nous pouvons tous espérer que l'ensemble des français, quelles que soient leurs convictions politiques, espèrent en leur fort intérieur que l'équipe gouvernante actuelle réussisse sur l'essentiel: redresser l'économie du pays pour créer de l'emploi, améliorer le pouvoir d'achat des plus démunis, mais aussi redonner le sourire et la confiance à tous nos compatriotes.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma plus haute considération.








Commentaire n°64 posté par Nicolas SLUSZNIS le 24/11/2007 à 17h37

Quand Philippe Sollers « le mondain », se prend pour Jean-Paul Sartre

Que Philippe Sollers se rassure:

Le romancier décrié par ses pairs passera bien à la postérité, mais plus connu pour son porte cigarettes hélas, que pour son porte plume !



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Philippe Sollers ou Jean-Paul Sartre réincarné...

( émission de Guillaume Durand 23/11/07)

 

Amuseur mondain patenté, sévissant depuis plusieurs décennies dans les quelques rares salons encore existant, Philippe Sollers a toujours autant de panache, force est de le reconnaître, tout du moins au travers des volutes bleues que laisse  échapper une cigarette en perpétuel mouvement auréolant tel que le ferait un encensoir, le chef de notre grand penseur...qui a bien besoin de cet artifice pour exister.

 

Guillaume Durand avait invité Valérie Pécresse , à venir expliquer au cours de son émission «  Esprits Libres » le pourquoi des réformes engagées sur les  universités.

 

Parmi le public, quelques étudiants contestataires de l'Unef, minoritaires, grévistes bien sûr et adeptes du vote tronqué, n'avaient que des « Ho » et des « Hou » à adresser pour tout argumentaire au ministre de l'éducation qui poursuivit imperturbable sa démonstration à défaut de pouvoir dialoguer.

 

Il n'en fallait pas plus pour que Philippe Sollers envoie à l'adresse de ces quelques égarés acquis à la contestation imbécile, ce qu'il pensait être de bons mots, du style : « Pécresse-traîtresse ».

Les agités applaudirent un Sollers  qui l'espace d'une seconde se prit...pour Jean-Paul Sartre, ou plus exactement pour son feu follet.

 

Dans le face à face plus intime qui s'ensuivit, entre d'une part l'animateur, et notre grand écrivain d'autre part, ce dernier se plaignit de ne pas être reconnu en tant que grand romancier.

« Vous comprenez » dit l'écrivain presque dans un gémissement : « Dès lors que vous écrivez un roman où l'on doit penser...on ne vous lit pas ».

 

Un aveu qui en dit long ! Philippe Sollers en mauvais romancier n'est pas lu, et la chose semble insupportable pour l'auteur mondain qu'il se défend d'être...et pourtant !

 

Ayant personnellement versé mon obole dans l'escarcelle de l'auteur, par l'achat inconsidéré d'un de ses « romans » intitulé : « La fête à Venise », je confirme que monsieur Sollers n'est hélas ni un grand romancier, ni un Jean-Paul Sartre...dieu merci.

 

Gold31

 

Commentaire n°65 posté par gold31 le 24/11/2007 à 19h20
Beaucoup de haine, d'esprit de revanche, de partisanisme sur ce site!
Ce n'est pas ainsi que nous allons unir ou "réunir" la France et les Français dans une démarche progressiste.

Se mettre des catégories de population à dos en les stigmatisants ne fait que vérifier le viel adage " qui sème le vent récolte la tempête" ou encore "la guerre entraine la guerre". A moyen ou long terme cela se vérifie.

Vociférer contre autrui ses propres frustrations vous fait peut-être plaisir mais indique aussi votre bas niveau de conscience.

N'oublions pas non plus que trop mettre en avant des arguments tels que "vous êtes minoritaires", "une minorité" etc... peuvent nous revenir en boomerang vite fait : Les résistants en 40 étaient aussi minoritaires dans la population - Auraient t'ils dû pour autant ne rien faire et accepter l'innaceptable? Idem pour Solidarnosc à ses débuts - Et j'en passe.

Il n'y a aucune raison valable d'être un "mouton de Panurge" - Sauf la bêtise ou l'inconscience!
Commentaire n°66 posté par Hervé Guilloux le 25/11/2007 à 14h02
Le président (perpétuel ?) de l'UNEF, avec l'aide de certains enseignants, ennemis de la démocratie (stalinisme pas mort) (la loi a été votée par un Parlement récemment élu par le peuple pour faire des réformes souhaitées par le peuple), 
ne se préoccupe pas :
- du sort des étudiants qu'il entraîne,
- de leur insertion professionnelle en voulant le maintien de formation qui n'aboutissent pas à un métier, à une fonction pouvant servi à la communauté,
ne se préoccupe que de sa carrière et de son avenir politique (atavisme) afin d'être un jour un élu européen et vivre somptueusement (sans impôt) aux dépens des contribuables européens comme certains ex-"soixanthuitards".
Commentaire n°67 posté par Angéline Lerooy le 27/11/2007 à 14h20
bonjour,

Bravo pour vos interventions et soyez ferme pour juguler ces emeutes qui ne sont pas compatible acec notre pays de liberté.
Je vis dans un petit village de 900 habitants et nous avons les mêmes problèmes de nuisance avec des motos ou scooters 
modifiés et qui nous perturbe la vie et notre tranquilité.
Je suis intervenu auprès de la gendarmerie de notre secteur mais ces agents sont a mon avis trop laxistes.
Si par malheur je sortais de chez moi sans attacher ma ceinture je serais immediatement verbaliser !!!
Enfin c'est ça notre FRANCE er mettez y de l'ordre et pour ce faire je vous suis très attaché.Bon courrage et merci .
Amicalament.
Commentaire n°68 posté par jack21 le 27/11/2007 à 19h21

Monsieur le Premier Ministre, 
Je me permets de laisser un commentaire ici, ce blog étant certainement consulté par de nombreuses personnes.
Je suis étudiante à Perpignan, en 3eme anée de licence de lettres classiques. 
Et je tiens à affirmer que OUI j'approuve cette loi, elle apportera un nouveau souffle à l'université française qui en a bien besoin!
OUI la fac a besoin des entreprises, notre pays est hélas trop en deficit pour supporter tout seul certaines charges. Des patrons dans les facs? Et alors? Si ça peut permettre de créer des ponts entre notre jolie bulle de nos études et le monde actif ça ne peut qu'être bénéfique! 
Je ne comprends pas les craintes des étudiants "bloqueurs". Pour ce qui est des sciences humaines, il me semble évident que ce genre de filières restera soutenue par l'Etat. Les entreprises aideront les filières scientifiques, donc ce que l'Etat gagnera là il le placera dans les filières où les partenariats avec des entreprises sont plus difficiles. Ca semble logique pourtant ça echappe à tout le monde. J'ai beau etre en lettres, je vous garantis que je ne me sens nullement menacée par cette loi. 
La vérité c'est que pour la 1ere fois depuis longtemps nous avons en France un President et à forciori un gouvernement QUI SE BOUGE VRAIMENT et pas qui sert de potiche à l'Elysée et à Matignon.
De plus les syndicats etudiants ont dit avoir été satisfaits des negociations avec Valérie Pécresse alors pourquoi est ce encore autant le bazar dans nos facs? Hier à Perpignan bloqueurs et anti bloqueurs en sont venus aux mains, à coups de parpaings et de fumigènes!
Il est temps de reprendre nos esprits et de voir les choses en face. 
Notre gouvernement essaye de faire bouger les choses, laissons lui au moins une chance!
Bon courage dans vos réformes et merci pour ce blog.

Commentaire n°69 posté par ondine le 29/11/2007 à 10h56
Et vous comptez dialoguer encore longtemps avec ces syndicats bolcheviques???
Pourriez vous prendre en compte ceux qui veulent travailler??

Au fait mr Sarkozy n avait pas dit que sa priorité était le travail???Ne plus payer les gens à ne rien faire?? Et l avenir de nos jeunes??
 
Et bien là c est le comble l état paie les jeunes à ne rien fouttre..Non en fait ils sont payés pour fouttre le merdier...et gacher le travail de ceux qui ont du mérite...
(ce qui est beaucoup + marrant que d attendre sur une chaise à ne rien faire dans un amphi que les bourses tombent...)
 
 
Ou est la fermeté du gouvernement?,
Que fait le "président de tous les Français"??.D autant que s il  n avait pas cédé pour le CPE cette racaille ne se sentirait pas si forte...
 
Et vous mème??????
Vous n avez pas d enfant en fac peut ètre??
Vous attendez aussi que le temps passe?????????

Ou est ce une manoeuvre politique pour favoriser l enseignement privé???
Commentaire n°70 posté par isabelle martin le 29/11/2007 à 15h24
Puisque la grève des trains (blocage donc..)vous chagrine je me permets de vous signaler que ce matin le train d Aulnoy était bloqué..par des jeunes démocrates qui finissent par s ennuyer à bloquer des lycées alors que le gouvernement s en contrefoue.
Commentaire n°71 posté par isabelle martin le 29/11/2007 à 15h25
Commentaire n°72 posté par isabelle martin le 29/11/2007 à 21h37

Bravo Mr Fillon ,

je vous approuve totalement. Votre réflexionx et vos idées sont dignes du bon sens et logique dans un monde qui évolue. Je suis étudiant et je vous encourage à poursuivre la route des réformes qui s' annoncent difficile face à des personnes conservatrices d' éxtrèmes gauches qui ne pensent qu' a foutre le pays en l' air ! Continuez ainsi Mr Fillon pour le bien de la France !

Commentaire n°73 posté par Richard le 29/12/2007 à 11h42
50 % d'étudiants à l'université , c'est une mauvaise idée. Il y a déjà trop d'étudiants qui n'ont rien à faire à l'université, qui ont eu leur bac de justesse et qui s'inscrivent à l'université parce qu'ils ne savent pas quoi faire. L'université c'est parfait pour glander, j'ai des exemples à la pelle si vous voulez. Je suis bien plus fière de mon CAP que de ma Licence d'Histoire mention AB, car la Licence je l'ai eue en séchant les cours, en bossant un peu -le minimum syndical - en trichant un peu - si peu par rapport aux autres ! - et ensuite on a eu des examens bradés à cause du CPE : on s'est contenté de nous donner des QCM qui nous ont pris 5 min tout au plus aux partiels ! Alors je n'accorde aucun intérêt à mon diplôme, par ailleurs je ne suis pas la seule. Je suis tout de même aller le chercher mais j'ai 2 amis qui ne se sont même pas donnés la peine d'aller le chercher, du déni de diplôme. Comment peut-on croire encore que ces diplôme aient de l'importance ?? Je pense que vous ne vous apercevez pas à quel point les étudiants sont blasés. Même arrivés à un haut niveau de diplôme, ils savent qu'ils n'auront pas forcément un travail en lien avec celui-ci. Autour de moi : une doctorante en cinéma qui s'est reconvertie en infirmière, une doctorante en droit international qui essaie de devenir professeur des écoles, un ingénieur devenu concierge, un bac +8 en musicologie devenue assistante de direction, une maitrise en psycho devenue caissière et moi avec ma licence d'histoire, je travaille dans une école maternelle, mais c'est grâce à mon CAP Petite enfance. En fait, il nous a tous fallu refaire une formation professionnalisante après nos années d'étude. Du temps perdu donc ! Nous avons perdu des années de jeunesse et de l'argent, il nous faut maintenant payer des formations privées et devoir étudier à nouveau autre chose, se remettre en selle alors qu'on est à peine entré dans la vie active, c'est déprimant. Voilà pourquoi j'ai une TRES mauvaise image de l'Université et que je déconseille à tous ceux qui en ont envie d'y aller !
Commentaire n°74 posté par Barbin A. le 22/03/2009 à 17h18

Je reprends le commentaire n° 15 "En effet, nous manquons de main d’œuvre (plombier, électriciens, menuisiers….),
il y a là beaucoup a faire et l'apprentissage à 14 est un souhait de certains professionnel ! lorsque je pense qu'un soudeur gagne mieux qu'un infirmier , que l'on manque de soudeur (nucleaire etc, ) de plombier ... il faut revaloriser l'apprentissage et son image!

Commentaire n°75 posté par Jean-Marc le 23/04/2009 à 21h35

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