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Mercredi 28 février 2007

Belle réunion publique hier soir à Nîmes à l’invitation de Jean Paul Fournier.

3000 personnes se pressaient dans la salle du parc des expositions. L’ambiance était à l’enthousiasme mais aussi à la gravité. J’aime sentir la qualité de l’écoute d’une salle. Quand les applaudissements ne sont pas mécaniques mais révèlent la communion du public avec les idées que l’on défend. Dans cette campagne, depuis le début, les français sont au rendez vous. Ils sont devant leur écran de télévision comme jamais, dans les débats et les réunions publiques. Ils ont rarement été aussi mobilisés, aussi attentifs. Bernard Henri Lévy a tort de dire que la campagne est nulle. Elle est nulle à Saint Germain mais pas à Nîmes, pas à Perpignan, pas à Rennes ! Débarrassée de ses habituelles scories, auxquelles la presse donne un écho totalement démesuré, la campagne intéresse, interpelle, passionne, exaspère. Les Français ne se plaignent pas de trop de politique, ils en veulent plus. Ils veulent que le débat ait lieu, que les questions soient tranchées, que l’on mette fin à une impuissance dont le consensus mou qui prévaut depuis si longtemps est la principale cause.

J’ai profité de l’occasion pour rencontrer les viticulteurs du Gard dont la situation économique et morale est désastreuse ainsi que les associations qui représentent les rapatriés d’Algérie et les Harkis.

Tous veulent un débat démocratique sur des vrais choix. Tous veulent la vérité et non la compassion.

Je ne regrette pas le choix du titre de mon livre.

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 27 février 2007


Jeudi 1° mars, je suis l'invité de "la matinale" de canal plus à 7h30
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 27 février 2007
Ce soir je fait une réunion publique à Nîmes à l'invitation de son maire Jean Paul Fournier.
A 19h15 au parc des expositions.
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Lundi 26 février 2007


Ce matin, polémique sur les compétences de Nicolas Sarkozy en matière de défense et de politique étrangère !

J’aime bien Jean Jacques Bourdin mais la campagne présidentielle lui monte à la tête.

Nicolas Sarkozy a eu raison de lui répondre que la France possède 4 sous marins nucléaires puisque ce vocable désigne communément les SNLE, c'est-à-dire les sous marins lanceurs d’engins de la force de dissuasion. Nous avons bien 4 SNLE, ce qui fait de nous la troisième puissance nucléaire navale après les Etats-Unis et la Russie. C’est cette force qui nous donne un rôle très spécial dans le concert des nations que symbolise notre siège au conseil de sécurité des Nations Unies.

Il est vrai que nous avons, aussi, des sous marins d’attaque au nombre de 6 qui n’ont de nucléaire que leur propulsion et dont le rôle est celui de tous les sous marins classiques, c'est-à-dire assurer la sécurité des bâtiments de surfaces et détruire les navires ennemis.

Quant à la question de savoir si Al Qaïda est une organisation chiite ou sunnite, Nicolas Sarkozy a eu bien raison de refuser de répondre. Il est stupide de caractériser cette organisation terroriste par la seule appartenance religieuse de ses dirigeants. Il s’agit d’une nébuleuse qui dépasse très largement les frontières des frères ennemis de l’islam et qui recrute des révoltés contre l’occident bien au-delà de la seule famille sunnite.

Réduire Al Qaida aux seuls sunnites n’est ni exact, ni responsable !

 

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Lundi 26 février 2007


Vendredi déplacement à Perpignan avec Nicolas Sarkozy. Rencontre poignante avec une centaine de jeunes du quartier Maillol. Je m’assoie dans la salle au milieu de jeunes femmes dont beaucoup portent le voile. Leurs visages s’éclairent quand Nicolas Sarkozy évoque l’égalité des droits, quand il refuse qu’au nom des traditions culturelles et religieuses, des libertés fondamentales pour lesquelles des générations de français se sont battues leurs soient refusées. Je me souviens de mon engagement en faveur de loi interdisant le voile à l’école. Bien peu défendait ce texte. La FSU et la FCPE y étaient hostiles au nom du respect des différences. Au sein même du gouvernement les avis étaient très partagés. Je me félicite d’avoir pris cette position. Imposer un voile à une jeune fille, c’est lui signifier qu’elle est différente, qu’elle n’a pas les mêmes droits qu’un garçon. C’est une discrimination qui ne peut pas être tolérée dans l’école de la République. Ce n’est pas une affaire de religion comme on a voulu maladroitement la présenter, mais une question d’égalité des sexes et de droits des femmes. Pourquoi la gauche n’a-t-elle rien fait pour lutter contre cette discrimination ? Parce qu’elle était engluée dans les sables mouvants de ses bons sentiments, dans son éloge de la diversité et du respect des cultures.
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Vendredi 23 février 2007

LCI

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 20 février 2007


La gauche s’étrangle quand Nicolas Sarkozy cite Jaurès et accuse le parti socialiste d’avoir trahi ses grands anciens. Ce texte de Jaurès sur le patronat montre à quel point il a raison !

 

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant sur soi les dangers.

Le courage, pour l’entrepreneur, c’est 1’esprit de 1’entreprise et le refus de recourir à l’Etat ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison, c’est dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre.

Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont à eux mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître ; et ils ont avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.

Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de vente des marchandises, ils descendent même au dessous des prix de revient. Ils sont obligés d’accepter des délais de paiement qui sont pour leurs acheteurs une marge ouverte à la faillite et, s’il survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures.

Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donnent pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action est accrue.

Non, en vérité, le patronat, tel que la société actuelle le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère et de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut être le prélude de la justice ! »

Jean JAURÈS - 28 mai 1890 - La Dépêche de Toulouse

 

par Francois Fillon publié dans : Coup de coeur
Samedi 17 février 2007


La mise à l’écart durant la campagne présidentielle d’Alain Duhamel au motif qu’il a déclaré en octobre dernier dans une réunion quasi privée avec des étudiants de Sciences Po qu’il voterait pour François Bayrou est un acte de censure stupide qui pose deux questions : Celle du fonctionnement du service public de la Télévision et celle de la diffusion d’informations privées sur Internet.

Chacun sait que c’est sur une demande insistante d’un représentant d’une organisation syndicale qui ne cache guère ses sympathie avec la gauche, voire même l’extrême gauche, qu’Alain Duhamel a été suspendu par la direction de France Télévision. Voilà une information qui ne va pas contribuer à apaiser les craintes de ceux qui pensent que le service public de la Radio et de la Télévision pratique une autogestion qui donne à quelques minorités agissantes une influence excessive sur les programmes et sur le traitement de l’actualité !

Alain Duhamel est une grande voix, comme celle de Jean Daniel ou de Jean François Kahn. Il apporte tellement plus au débat politique que tous ces « interviewers » totalement dépourvus de culture politique, qui confondent l’audimat et l’avenir de la France.

Je suis impatient de voir les défenseurs de la liberté d’expression, d’habitude si nombreux à gauche, s’élever contre ce mauvais procès qui n’honore pas ceux qui l’ont initié.

Mais cette affaire pose aussi la question de la diffusion sur Internet d’informations qui touchent à la vie privée, ou, en tout cas, n’ont pas fait l’objet d’un accord de celui ou de celle qu’elles concernent.

Qu’en pensez vous ?

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Jeudi 15 février 2007
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Jeudi 15 février 2007

 1. Un projet fondé sur une vision

 

A la différence de Ségolène Royal, dont le programme cherche à faire plaisir à toutes les clientèles, des enseignants aux syndicalistes, des jeunes aux retraités, des intermittents du spectacle aux fonctionnaires, le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy est un projet fondé sur une analyse en profondeur de la France, d’où vient-elle, où en est-elle, où peut-elle et doit-elle aller, et sur une vision.

 

Pour Nicolas Sarkozy, la crise de la France est avant tout une crise morale du travail. Travail au sens large, c’est-à-dire l’effort, le mérite, l’initiative, la prise de risque. C’est cette crise qui explique nos déficits, notre dette, la stagnation du pouvoir d’achat, notre déclassement dans le rang des nations, notre chômage de masse, nos piètres performances sociales, les difficultés de l’école et de l’enseignement supérieur. Tout doit donc être fait pour réhabiliter la valeur travail dans notre pays et pour que la France collectivement travaille plus.

 

Les principales mesures du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy vont toutes dans ce sens. Pour mémoire :

 

·    exonération sociale et fiscale des heures supplémentaires pour augmenter le nombre d’heures travaillées ;

·    sécurité sociale professionnelle, car si le travail doit payer, il doit aussi protéger ;

·    société du plein emploi par la mobilisation du travail de tous ;

·    bouclier fiscal à 50% et investissement dans le capital des PME déductible de l’ISF, pour favoriser le retour des talents et des capitaux ;

·    investissement massif dans l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation pour une économie qui monte en gamme, des emplois plus qualifiés, et des salaires plus élevés ;

·    école plus exigeante, qui n’a peur ni de l’effort, ni de l’évaluation des élèves, des enseignants et des établissements ;

·    autonomie des universités pour donner aux diplômes une vraie valeur sur le marché du travail.

 

On ne trouve pas, dans le programme de Ségolène Royal, une orientation aussi forte et structurante, sinon celle de la réhabilitation de l’assistanat, de l’égalitarisme, du nivellement, avec de la gratuité, des allocations, des contrats aidés partout, pour tous, sans aucune contrepartie.

 

2. Un projet qui dit la vérité aux Français et permet la modernisation de notre pays

 

Si le programme de Mme Royal comporte certaines similitudes ou certains emprunts au projet de Nicolas Sarkozy, force est de constater que Mme Royal parle toujours de ce qui fait plaisir, jamais des contreparties nécessaires pour moderniser et changer notre pays.

 

C’est le cas notamment :

 

·    des universités : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’investir plus d’argent dans l’enseignement supérieur et d’améliorer l’information des étudiants sur les débouchés réels par filières universitaires (service public d’orientation), mais Mme Royal ne retient « l’autonomie des universités » que « dans un cadre national », ce qui ne veut rien dire, et n’ose pas prévoir de moduler le financement des filières en fonction des débouchés ;

·    de la recherche : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy s’engagent à renforcer les moyens de la recherche, mais Nicolas Sarkozy est le seul à prévoir l’évaluation de la recherche publique et la substitution du financement de la recherche par projets au financement par structures ;

·    de la sécurité sociale professionnelle : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent l’amélioration des indemnités chômage et un meilleur accompagnement de la recherche d’emploi, mais Mme Royal ne propose ni la fusion ANPE/ASSEDIC, ni la réforme du droit du travail (flexisécurité), ni l’obligation d’accepter un emploi après deux refus injustifiés, qui sont des conditions sine qua non de la réussite de cette nouvelle sécurité ;

·    de la santé : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent une politique de prévention et l’amélioration de l’accès aux soins (par la gratuité pour Mme Royal ; par l’aide à l’acquisition de complémentaires et un meilleur remboursement du dentaire et de l’optique pour Nicolas Sarkozy), mais Nicolas Sarkozy est le seul à avoir une réelle vision de la politique de santé (sciences du vivant érigées en priorité de la recherche ; plus de dépenses de santé en raison du progrès technique et de l’allongement de la durée de la vie) et à proposer un système crédible et juste de financement de l’assurance-maladie (franchise réajustable en fonction de l’évolution des déficits) ;

·    de la protection sociale : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’améliorer les conditions de l’hébergement d’urgence et la prise en charge des personnes en situation d’exclusion (mise en place d’un revenu de solidarité active notamment), mais Nicolas Sarkozy est le seul à conditionner le bénéfice d’un minimum social à l’exercice d’une activité d’intérêt général ; Mme Royal entend conforter la CMU et sanctionner les refus de soins, mais elle ne formule aucune remarque sur le fait que les bénéficiaires de la CMU ont une consommation de soins supérieure de 25% à celle d’un assuré moyen en ville et de 50% à l’hôpital ;

·    des retraites : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent la revalorisation des petites retraites (de 5% pour Mme Royal, de 25% pour Nicolas Sarkozy), mais Nicolas Sarkozy est le seul à dire qu’il financera cette mesure en confortant la loi de 2003 et en réformant les régimes spéciaux. Nicolas Sarkozy n’a jamais menti aux Français. C’est uniquement en travaillant plus que nous pourrons sauver le régime des retraites par répartition ;

·    du dialogue social : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy veulent des syndicats plus puissants et plus représentatifs, mais Mme Royal ne propose pas le vote à bulletin secret après huit jours de grève, ni le service minimum garanti ;

·    des jeunes : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent au travers de divers prêts à taux zéro et allocations, de donner plus d’autonomie aux jeunes et de les aider à accéder au premier emploi, mais Nicolas Sarkozy est le seul à assortir ces allocations d’une obligation de formation conduisant à l’emploi et d’une obligation d’accepter un emploi au bout de six mois de chômage ;

·    de la justice : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’augmenter les moyens de la justice, mais Nicolas Sarkozy est le seul qui annonce clairement une réforme de la carte judiciaire, après concertation, et se prononce en faveur de la responsabilité des magistrats.

 

3. Un projet qui a une méthode

 

Pour chacune de ses réformes, Nicolas Sarkozy indique comment il fera. Pour les universités, il propose l’autonomie. Pour la revalorisation des retraites, il propose de travailler davantage et de réformer les régimes spéciaux. Pour la sécurité sociale professionnelle, il propose le contrat unique à durée indéterminée, le compte épargne formation individuel, la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC. Etc. Mme Royal ne précise jamais le comment pour aucune de ses propositions.

 

Le projet de Nicolas Sarkozy s’inscrit par ailleurs dans un calendrier : dès le mois de juin, choc en faveur du travail (exonération des heures supplémentaires ; suppression des droits de donation et de succession) et réforme du dialogue social (liberté de présentation aux élections professionnelles ; répartition loi / négociation ; vote à bulletin secret ; service minimum garanti). Durant l’été, négociation avec les partenaires sociaux dans ce cadre modernisé. A l’automne, réforme du marché du travail et sécurisation des parcours professionnels, réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, fiscalité écologique, réformes dans le domaine de la sécurité et de la justice.

 

4. Un projet qui est financé

Un premier chiffrage rapide du programme de Ségolène Royal fait apparaître un coût minimal de 80 Mds d’euros. Pour autant, Mme Royal n’a évoqué aucune piste d’économie dans son programme, sinon la décentralisation, dont l’histoire n’a cessé de montrer depuis 25 ans que, si elle permettait sans doute de mieux gérer, elle ne permettait pas de moins dépenser.

Sur le plan du coût et du financement, trois différences fondamentales opposent le projet de Nicolas Sarkozy et celui de Mme Royal :

·    le projet de Nicolas Sarkozy coûte 30 Mds d’euros et non pas plus de 80 ;

·    le projet de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans un cadrage de finances publiques qui l’engage (dette publique et déficit public ramenés respectivement à 60% et 1,5% du PIB d’ici 2012) et comporte des mesures de financement (essentiellement la révision des politiques publiques, le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, la franchise, la lutte contre les abus et les gaspillages). Sur tous ces sujets, Mme Royal ne dit rien, ce qui permet de conclure qu’elle financera son projet par l’impôt (au moins 18 Mds et une CSG supplémentaire selon le projet du PS lui-même) et par la dette. Le projet de Nicolas Sarkozy est financé quand le programme de Mme Royal ne l’est pas ;

·    le projet de Nicolas Sarkozy comporte des dépenses pour investir ou pour travailler davantage (enseignement supérieur, recherche, innovation, bouclier fiscal, ISF, exonérations des heures supplémentaires…) quand le programme de Mme Royal ne comporte que des dépenses pour assister, dont certaines au coût spectaculaire (15,5 milliards d’euros pour le SMIC à 1 500 euros en raison des allègements de charges nécessaires pour compenser cette mesure et ne pas détruire d’emplois, ainsi que de l’augmentation corrélative des salaires dans la fonction publique ; 8 milliards d’euros pour les emplois tremplin ; 1,4 milliard d’euros pour le doublement de l’allocation de rentrée scolaire…). Or, seules les dépenses pour investir enrichissent la croissance et rapportent à terme des recettes. 

 

François Fillon

par Francois Fillon publié dans : Tribunes

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