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Jeudi 30 mars 2006

Abdul Rahman qui était jugé en Afghanistan pour apostasie a finalement échappé à la mort grâce à la pression internationale !  Libéré, il a dû chercher refuge à l’étranger pour éviter d’être assassiné dans son pays. Il semble que l’Italie soit le seul pays à lui avoir offert l’asile!

Voilà pourtant un cas où le droit d’asile français se serait exercé à bon escient !

 

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Jeudi 30 mars 2006
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Lundi 27 mars 2006
L'accès aux blogs de la plate forme "Overblog" a été très perturbé durant le week end. Si vos commentaires n'apparaissent pas c'est sans doute qu'ils ne me sont pas parvenus. N'hésitez pas à les poster à nouveau.
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Samedi 25 mars 2006

L’affaire du CPE prend une tournure préoccupante.

L’annonce par Dominique de Villepin de l’ouverture d’un dialogue avec les partenaires sociaux  laissait entrevoir une issue favorable.

Plusieurs signes indiquaient que les organisations syndicales souhaitaient sincèrement aboutir à un accord acceptable par tous ou tout au moins à une désescalade dans la surenchère revendicatrice. François Chérèque et Bernard Thibaud sont parfaitement conscients des risques que court le pays si la crise se prolonge. Le plus immédiat est celui de la violence. Les évènements de cette semaine montrent que la crise des banlieues couve et pourrait bien se rallumer à l’occasion des désordres qu’engendrent inévitablement les manifestations à répétition des lycéens et des étudiants. Ces violences vont entacher l’action des organisations syndicales et susciter des réactions politiques que personne ne peut prévoir. La gauche en particulier ferait bien de se méfier. Sa démagogie a déjà conduit à un 21 avril 2002 qui ne demande qu’à se reproduire avec encore plus d’intensité. Que la CGT ait accepté de se rendre à l’invitation tardive du premier ministre sans préalable et sans les autres organisations de l’intersyndicale est un signe de bonne volonté qui traduit son inquiétude devant la montée d’une protestation qui risque de la dépasser. Dans ces conditions il est regrettable que la réunion de vendredi à Matignon ait été une réunion pour rien. Comment a-t-elle été préparée ? Quel était son objectif ? Marque-t-elle le début d’un processus de dialogue ou n’était elle destinée qu’à faire taire les critiques sur la méthode Villepin et l’absence de toute concertation préalable à la présentation devant le parlement du CPE ? Ces questions ne sont pas mineures. La France, comme je ne cesse de le répéter depuis deux ans, traverse une grave crise politique et sociale. Cette crise dont la gauche porte une responsabilité considérable en raison du discours mensonger qu’elle a tenu aux Français sur l’évolution du monde et sur l’état de la France n’a pas été suffisamment corrigée par l’action de notre majorité et des gouvernements qu’elle a soutenu depuis 2002. Le virage exécuté en catastrophe en 2004 a constitué une erreur que j’avais essayé d’éviter en démontrant que le résultat des élections régionales n’était que la première réplique du tremblement de terre du 21 avril 2002.

Il faut maintenant sortir au plus vite de l’impasse en ouvrant une grande négociation sur les évolutions nécessaires du contrat de travail et sur l’amélioration des sécurités professionnelles. Le rapport de la cour des comptes sur les insuffisances du service public de l’emploi peut fournir une bonne occasion de mettre enfin sur la table cette question sur laquelle nos voisins Britanniques et d’Europe du Nord ont conduit des expériences très positives. Les partenaires sociaux sont manifestement prêts a rentrer dans ce débat sinon ils ne se seraient pas rendus à Matignon vendredi sans aucune indication préalable sur le but de cette rencontre !

Mercredi 22 mars 2006

Enfin une bonne nouvelle ! L’ETA a annoncé mercredi un « cessez le feu permanent », qui semble marquer le démarrage d’un processus de paix pour le Pays Basque qui pourrait mettre fin à 38 ans de violences terroristes qui se sont soldées par plus de 800 morts en Espagne.

Avec les progrès réalisés sur la voie de la paix en Irlande du nord, les deux plus sanglants conflits nationalistes en Europe occidentale depuis la seconde guerre mondiale paraissent trouver une issue. C’est un signe très encourageant même s’il vient bien tard ! Un signe qui démontre que l’humanité peut emprunter parfois des voies de progrès.

 

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mercredi 22 mars 2006
Un nouveau témoignage:

"Je vous écris pour vous demander votre soutien aux étudiants qui se trouvent pris en otage par les manifestations actuelles mais aussi pour vous exposer la réalité de notre situation bien loin de celle que les médias, comme à leur habitude, déforment.

Je suis étudiante en master de droit des affaires à Paris X_ Nanterre et je suis révoltée face au blocus des universités.

Premièrement, il faut rétablir la vérité, la majorité des étudiants sont contre ce blocus sauf que nous subissons des menaces et des intimidations alors peu d'entre nous osent prendre la parole. De plus, les médias font preuve d'une véritable manipulation dans leurs reportages et oublient bien souvent de mentionner les moyens totalement anti-démocratiques utilisés par ces manifestants.

Tout d'abord, les assemblées générales qui ont été diffusées à la télévision ne sont qu'une mascarade : ainsi lorsque le résultat d'une première AG avait donné le non au blocus majoritaire, dès le lendemain une seconde AG était organisée par une minorité de manifestants pour revoter illégitimement le blocus, ne respectant pas la décision des étudiants. Enfin l'AG réunissant le plus grand nombre d'étudiants jeudi dernier était un véritable scandale: nous étions majoritaires contre le blocus alors ils nous ont d'abord imposé 3 heures de faux débats ( temps de parole inégal et les intervenants autorisés étaient à 90% leurs partisans). Ils ont mené une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème du CPE et énoncé des abérrations telles que le CPE facilite le licenciement des femmes enceintes et permet de licencier pour une tenue vestimentaire non conforme en dehors des horaires de travail... Le problème c'est que la plupart des jeunes (non juristes) le prenne pour parole d'évangile!!! D'autre part pendant cette assemblée la sécurité laisse des individus circuler avec des foulards cachant leur visage et manifestement menaçants. Enfin le vote s'effectue à main levée avec des gens qui pour la plupart ne sont absolument pas étudiants mais des syndicalistes ou autres appelés en renfort: nous étions 2000, seulement 750 ont voté pour le blocus et ils ont quand même déclaré que nous avions perdu!!!

Mais le plus grave ce sont les intimidations et la violence de ces gens que les médias ne dénoncent pas: jeudi et vendredi lorsque des étudiants ont voulu entrer dans leur faculté des bagarres ont éclaté à coups de barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des représentants de l'Unef et a été sérieusement blessée mais là encore personne ne dit rien ou ne se scandalise: non toute cette violence est légitimée par le droit de grève?!!!

Enfin lorsque les manifestants étaient minoritaires face aux vrais étudiants qui voulaient accéder aux cours, ils ont fait appel à des lycéens de nanterre arrivant en masse et criant. Ces jeunes n'étaient là que pour nous intimider et n'ont trouvé rien de mieux que de se prendre en photo avec leurs portables devant l'université en nous narguant et chahutant démontrant leurs réelles motivations!!!

C'est donc un appel à l'aide que je vous adresse pour les vrais étudiants qui veulent que leur droit à l'éducation et celui de ne pas faire grève soient respectés. Les dirigeants de notre université étant démissionnaires et les médias refusant de prendre en compte notre témoignage, je vous sollicite donc pour nous aider à rétablir la vérité et pour que l'Université française redevienne un lieu où les libertés individuelles peuvent s'exercer loin des propagandes et de la violence.

Je vous remercie de votre attention et d'essayer de diffuser au maximum ce message."

Sophie (sophiejarrijon@hotmail.com)"

 

Mardi 21 mars 2006
Un afghan, Abdul Rahman risque la peine de mort parce qu'il s'est converti au christianisme il y a quinze ans.
Cette actualité qui semble venir d'un autre age est celle d'un pays "libéré" par les Etats Unis et une coalition à laquelle nous participons sous l'égide des Nations Unies!
Les forces Françaises sont, en effet, présentes en Afghanistan. Des membres du gouvernement s'y rendent régulièrement. Nous aidons des hôpitaux et des écoles à rejoindre le 21° siècle dont les avaient éloigné les Talibans. Nous ne pouvons pas accepter qu'un homme meurt pour avoir choisi sa religion dans un pays auquel nous accordons notre assistance et dans lequel des militaires français risquent tous les jours leur vie. C'est une question d'honneur, de dignité et de respect des valeurs universelles qui nous ont conduit à intervenir dans la vie de ce pays.
Nous devons empêcher cela ou bien il nous faudra quitter l'Afghanistan.
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mardi 21 mars 2006
J'ai reçu ce soir un témoignage qui résume mieux que toutes les analyses l'impasse dans laquelle s'enferme notre société parce qu'elle a perdu tous ses repères:


"Aujourd'hui, nous étions tous ensemble en cours d'anglais, il était environ 10h45. Quand, nous avons entendu des hurlements dehors.Nous nous sommes tous collés contre la fenêtre. Ils étaient environs 200 à attendre devant notre lycée. Au bout de quelques minutes, ils se sont permis, tous ces soi-disant manifestants (on se demande vraiment s'ils savent de quoi il s'agit), de casser la porte d'entrée, les vitres, ils couraient avec des bombes lacrymogènes et des produits toxiques et agressaient certains! Tout le monde courait, pleurait, j'en ai même vu qui ont fait des crises d'angoisse! Enfermés à clef depuis une heure dans une salle de cours, nous avons finalement réussi à sortir! Certains, ne sortiront certainement pas indemnes ce qu'ils ont pu vu. Cet après midi , ils sont revenus et ont détruit notre établissement! Maintenant, mon lycée est fermé pendant trois jours et nous sommes tous pétrifiés! Je passe mon bac ES cette année et je n'ai même pas le droit d'étudier! Pourquoi tout ça? Parce que nous sommes restés passifs aux manifestations? Et après, ils réclament une égalité des chances ?! J'ai ai marre que tout cela finisse par un règlement de compte! Nous avons besoins d'aide!"
 

Jeune lycéenne de 17ans au lycée Camille Sée à Paris
 
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Samedi 18 mars 2006

L’initiative, très médiatisée, de Ségolène Royal, de priver d’aides régionales les entreprises qui recruteraient des jeunes à l’aide du contrat première embauche est progressivement reprise par les présidents de région socialistes.

Leur attitude appelle plusieurs remarques :

Les régions dirigées par la gauche – 20 sur 22 en France métropolitaine – obéissent au coup de sifflet aux ordres venus du PS. C’est une première dans l’histoire de France. Jamais les collectivités locales n’ont joué dans notre pays le rôle d’un contre pouvoir organisé plaçant les intérêts partisans devant ceux de leurs territoires et de leurs habitants.

Cette attitude est contraire à l’esprit des institutions de la République qui n’ont jamais donné aux collectivités locales le statut d’un territoire autonome mais celui d’un échelon politique et administratif qui concourt au fonctionnement de l’Etat.

Refuser d’aider une entreprise qui applique la loi de république est évidemment illégal et doit, à ce titre, être sanctionné par la juridiction administrative. Les collectivités locales n’ont pas compétences pour restreindre l’application des lois sur leur territoire. Président de la région des Pays de la Loire, j’ai appliqué des lois que je considérais néfastes comme les trente cinq heures ou inadaptées comme les emplois jeunes. Jamais il ne me serait venu à l’esprit de pénaliser les entreprises ou les collectivités qui les mettaient en oeuvre. Le faire, comme le veut madame Royale, dénote un état d’esprit « totalitaire ». La fin ne justifie pas les moyens. Le combat politique n’autorise pas le détournement des collectivités locales au profit d’un parti ou d’une ambition.

Il y a tout lieu de penser que ces rodomontades n’auront d’ailleurs que peu d’effet car les aides des régions aux entreprises ne représentent pas des montants considérables sauf dans le domaine de la formation professionnelle et de la recherche. Madame Royal ira-t-elle jusqu’à priver d’aide les entreprises de sa région qui investissent dans la formation de leurs salariés ou dans la recherche?

Il est piquant enfin de voir les présidents de région de gauche s’offusquer de la mise en place du CPE au motif qu’il s’agit d’un contrat qui accroît la précarité des salariés quand ils présentent en même temps comme une arme décisive dans la lutte contre le chômage leurs « emplois tremplins » qui ne sont rien d’autre que des CDD au rabais le plus souvent sans véritable perspective professionnelle et dont le nombre est insignifiant !

Cette conception du pouvoir local est lamentable. Elle contribue à éloigner la France d’une vraie décentralisation dans laquelle chacun reste à sa place et assume ses responsabilités sans se défausser.

 

Mercredi 15 mars 2006



Tribune dans "Libération" sur le CPE et la crise politique.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=367097
par Francois Fillon publié dans : Tribunes

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