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Jeudi 27 avril 2006
Candide va encore m'en vouloir mais je vous informe que je participerai ce soir à l'émission "à vous de juger" sur France 2 à 20H50.
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Lundi 24 avril 2006
Je serai l'invité de Guillaume Durand sur I télévision mercredi 26 avril de 19H à 19H30.
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Jeudi 20 avril 2006

Le voyage de Jacques Chirac en Egypte intervient dans un contexte difficile.

La tension est en train de monter au Moyen Orient sous le double effet de la poussée aux élections des fondamentalistes et du renforcement de l’autorité politique et morale de l’Iran dans la région.

Après la victoire du Hamas aux élections palestiniennes, le Président Egyptien envisage sérieusement de repousser de deux ans les élections dans son pays malgré les avertissements de l’administration américaine qui voit dans cette décision la négation de la politique qu’elle mène en Irak c’est à dire l’exportation par tous les moyens de la démocratie à l’occidentale.

L’Iran poursuit méthodiquement sa prise de contrôle de la région en soutenant les mouvements islamistes radicaux, en annonçant une aide financière à la Palestine pour compenser la suspension de celles des américains et des européens et surtout en se dotant d’armes nucléaires et de missiles à longue portée.

Cette montée en puissance de la vieille Perse se fait d’autant plus aisément qu’elle n’a plus à se préoccuper de son adversaire de toujours, l’Irak qui a provisoirement disparu de la scène en raison de la situation chaotique qui a suivi l’intervention américaine et dont on a du mal à voir l’issue.

Les propos cohérents et répétés du Président Ahmadinejad dont le roi de Jordanie m’a confié, il y a quelques semaines qu’ils traduisaient fidèlement le projet politique du régime iranien des Mollahs, ne laissent aucun doute sur la détermination de Téhéran.

La question qui se pose donc désormais à la communauté internationale est comment empêcher la réalisation d’un scénario qui conduit tout droit à une déflagration majeure dont les ondes de chocs ne peuvent pas épargner l’Europe.

Le Président des Etats-Unis vient d’élever la voix en menaçant pour la première fois l’Iran de frappes aériennes si aucune négociation ne s’engage sur l’arrêt du programme nucléaire militaire de Téhéran. Cette menace n’est pas seulement diplomatique. Elle suscite cependant beaucoup d’interrogations : Si les américains sont incontestablement en mesure de conduire des opérations aériennes d’envergure contre l’Iran, ils ne semblent pas capable de les accompagner d’opérations au sol pourtant indispensable pour détruire durablement les installations nucléaires iraniennes. L’importance des moyens mobilisés en Irak et la situation incontrôlable de ce pays ne leur permet pas de dégager les forces considérables qu’exigerait une telle intervention.

Les seules frappes aériennes ne peuvent sans doute pas empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires et des missiles pour les porter. Elles ne feraient que retarder les échéances, ce qui n’est pas forcément inutile au regard des chances de voir les actuels dirigeants iraniens remplacés demain par des hommes plus modérés et plus soucieux du développement et des libertés.

Mais beaucoup d’observateurs s’accordent aussi à penser que ces frappes enflammeraient l’opinion internationale contre les Etats-Unis, en particulier dans le monde arabe, solidariseraient le peuple iranien avec ses dirigeants et exposeraient les troupes américaines en Irak à des représailles meurtrières.

La faisabilité, du point de vue militaire, de ces frappes est très discutée outre atlantique. Les experts ont dénombré au moins 24 sites susceptibles d’abriter des installations nucléaires militaires, la plupart  étant profondément enfouies dans le sol. L’emploi de munitions classiques ne serait sans doute que de peu d’effet sur de telles cibles. La presse américaine n’hésite donc pas à évoquer l’usage d’armes nucléaires de faible puissance seules capables de détruire des cibles aussi durcies.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/04/08/AR2006040801082_3.html

Selon de nombreux observateurs la planification de ses frappes serait déjà très avancée. De nombreuses missions de reconnaissances auraient été conduites à l’aide de drones et même de troupes au sol. Des dispositions auraient déjà été prises par les Etats-Unis et leurs alliés britanniques pour sécuriser leurs intérêts en Iran. Bref les bruits de guerre se font de plus en plus audibles.

S’il est incontestable que l’accès de l’Iran aux armes nucléaires et aux missiles à longue portée constitue une menace très sérieuse pour la paix au Moyen Orient et dans le Monde, la perspective d’une nouvelle intervention militaire américaine dans la région n’est pas de nature à nous rassurer. Ne risque-t-elle pas de radicaliser contre l’occident une opinion publique iranienne qui est loin d’être acquise à la vision de l’avenir des Mollahs et qui ne demande sans doute qu’une occasion pour exprimer sa soif de liberté, de développement et de sécurité.

Notre première responsabilité n’est elle pas d’aider tous ceux, en Iran et en dehors d’Iran, qui pourraient permettre l’éclosion du printemps à Téhéran ?

 

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Jeudi 20 avril 2006

Le résultat des élections italiennes vient d’être proclamé. L’écart entre la coalition de droite et celle de gauche est de 24000 voix à l’Assemblée Nationale sur près de quarante millions de suffrages exprimés.

L’alliance conduite par Berlusconi est majoritaire en voix au Sénat mais minoritaire en sièges !

L’étroitesse de cette victoire d’une gauche donnée, depuis des semaines, par la plupart des médias largement gagnante mériterait des commentaires plus mesurés que ceux qui nous sont imposés depuis quelques jours.

La contestation des résultats par Berlusconi donne l’occasion, une nouvelle fois à nos perroquets de traîner dans la boue le dirigeant de la première force politique italienne qui vient de rater d’un cheveu son maintien à la tête de l’Etat.

Je n’ai aucune admiration pour monsieur Berlusconi mais j’en ai encore moins pour tous ces « hauts parleurs » d’une pensée unique qui contribue très largement à la disqualification de la France dans le monde.

Imaginons les mêmes si la gauche en France perdait les élections de 24 000 voix. Ils n’auraient besoins que de peu de temps pour déclarer le pouvoir illégitime et soutenir tous ces mouvements ultra minoritaires qui prétendent représenter le peuple !

Ils feraient mieux de souhaiter à l’Italie la sagesse et la clairvoyance de l’Allemagne qui a su prendre la mesure de ses divisions pour essayer de les surmonter.

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Vendredi 14 avril 2006









François Fillon : «La flexisécurité, une question de vie ou de mort pour la société française»
20 Minutes | édition du 14.04.06

Malgré la crise du CPE, les Français sont-ils prêts à accepter plus de flexibilité sur le marché du travail ?

Les Français y sont prêts, à condition qu'ils ressentent cette réforme comme juste. En échange d'une plus grande flexibilité, il faut offrir une plus grande sécurité aux salariés. C'est ce qu'on appelle la « flexisécurité », pratiquée avec succès ailleurs en Europe. Il s'agit de protéger les salariés et non les emplois. Ce qui revient à faciliter le licenciement mais aussi à proposer une indemnisation chômage beaucoup plus confortable, notamment pour les bas et moyens salaires. Une autre contrepartie consiste à assurer un meilleur suivi des chômeurs avec des possibilités de formation, afin de leur assurer un reclassement rapide.

Ce volet « sécurité » coûterait très cher...

Ces dépenses seraient supportables si on rationalise le système. Par exemple, un chômeur qui refuse à plusieurs reprises un emploi ne doit plus bénéficier du même niveau d'indemnisation. Bien sûr, on ne proposerait pas à un manutentionnaire de devenir notaire et réciproquement. Il faut des règles. Il faut aussi plafonner l'indemnisation des hauts salaires.

Peut-on envisager une indemnisation non dégressive des chômeurs pendant trois ou quatre ans ?

Pourquoi pas ? De toute façon, ce serait purement théorique. Dans les pays nordiques qui ont adopté ce système, les chômeurs retrouvent du travail en moyenne en six mois, alors qu'en France, la moyenne est de deux ans. La clé, c'est que l'on n'ait plus peur de perdre son emploi parce que l'on peut rebondir. Cette mobilité déverrouille le marché de l'emploi.

Avez-vous étudié le financement en détail ?

Bien sûr. Si on se basait sur les chiffres et les comportements actuels, il ne serait effectivement pas possible pour l'Etat de payer. Mais si on travaille sur des hypothèses où le nombre de chômeurs et le délai passé au chômage étaient réduits grâce à un système efficace de reclassement, cela est possible sur le plan financier.

Avec un énorme risque financier pour l'Etat si l'emploi ne se débloque pas...

Oui. Mais nous prendrions ce risque, car c'est une question de vie ou de mort pour la société française. Les entreprises subissent des à-coups considérables de commandes et ont besoin d'ajuster leurs effectifs en permanence. Sinon, elles disparaissent ou délocalisent.

Vous préconisez aussi un contrat de travail unique...

Il s'agit d'un CDI avec des droits sociaux proportionnels à l'ancienneté. Plus le contrat dure, plus il offre au salarié des droits à l'indemnisation importants et plus les conditions de licenciement sont encadrées. Ces modalités doivent être discutées avec les partenaires sociaux.

Deux ans de période d'essai, cela vous paraît juste ?

C'est beaucoup trop long. Nous devons permettre à l'entreprise d'ajuster ses effectifs, pas donner les moyens aux chefs d'entreprise de corriger leurs mauvais recrutements.

Ce contrat unique n'ouvrirait-il pas la porte aux actions en justice des salariés ?

Une grande loi sur l'emploi telle que je la conçois, et qui introduirait ces notions de sécurité et de flexibilité, devrait aussi mieux encadrer la justice prud'homale. Aujourd'hui, ce sont les prud'hommes qui fixent souvent, faute de précisions législatives, la jurisprudence en matière de licenciement. Il faut revoir cela. Il n'est pas normal que la France ait un tel taux de contentieux.

Après la démonstration de force des syndicats, estimez-vous que le problème de leur représentativité se pose toujours ?

Absolument. Je milite pour que les syndicats soient plus représentatifs et dotés de plus de responsabilités. Une meilleure représentativité passe par la fin du monopole des cinq confédérations et la fin des accords minoritaires. Et par des élections régulières à l'intérieur de chaque entreprise.

Quelles responsabilités doit-on accorder aux syndicats ?

Il faut transférer aux partenaires sociaux une grande partie de ce qui relève aujourd'hui de l'Etat et de la loi dans le domaine du travail. Prenons l'exemple des lois Aubry sur le temps de travail. On aurait dû fixer un cadre et laisser aux acteurs de terrain et aux partenaires sociaux le soin de négocier les aménagements.

Recueilli par Stéphane Colineau


© 2006 - 20 Minutes France SAS - Tous droits réservés

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Jeudi 13 avril 2006

Le résultat des élections italiennes est surprenant.

Venant quelques mois seulement après celui des élections allemandes il ne peut manquer de nous interroger sur l’état de ces deux grands pays européens.

L’absence de véritable majorité pour gouverner y est-il du au mode de scrutin qui fait une part importante à la proportionnelle ou bien traduit-il une volonté implicite des électeurs de ne pas choisir entre la droite et la gauche ?

Un expert des questions d’opinion m’expliquait récemment que nous étions passés d’une société du « ou » à une société du « et ».

On ne veut plus la sécurité ou la flexibilité mais la sécurité et la flexibilité !

Les Italiens et les Allemands auraient ils voulu dire qu’ils désiraient la Droite et la Gauche ensemble ou bien qu’ils ne mettaient pas plus d’espoir dans l’un ou l’autre camp pour résoudre les problèmes de ces deux grandes et vieilles nations qui donnent chacune avec son tempérament propre des signes d’essoufflement ?

L’Allemagne a déjà eu recours à la coalition pour répondre à cette curieuse situation politique.  L’Allemagne a développé une capacité à construire des consensus sur des sujets vitaux pour son avenir, comme la réforme des retraites.

L’Italie ne s’inscrit pas dans cette tradition. La présence d’un parti communiste fort jusqu’aux années quatre vingt y a enfermé la gauche dans un univers bien différent de la social démocratie Allemande.

Comment va-t-elle surmonter cette épreuve ? La réponse à cette question nous intéresse !

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Lundi 10 avril 2006



















Vous pouvez écouter le "Grand Rendez Vous Europe 1 TV5" : http://www.europe1.fr/antenne/fiche_emission.jsp?id=1023#
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Vendredi 7 avril 2006






Je serai l'invité de Jean Pierre Elkkabach dimpanche à 18 heure 15 sur Europe 1.
par Francois Fillon publié dans : Tribunes
Mercredi 5 avril 2006












Mon discours à la convention UMP sur les institutions:
http://www.u-m-p.org/site/GrandDiscoursAffiche.php?IdGrandDiscours=185

Mercredi 5 avril 2006



Je serai sur RTL demain jeudi à 7 heure 50 l'invité de Jean Michel Aphatie.
par Francois Fillon publié dans : Actualités

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