J’ai pris quelques jours de vacances en Grande-Bretagne qui m’ont éloigné de mon blog.
Visite de la remarquable exposition Kandinsky à la « Tate Modern ». Week-end très anglais dans le Wiltshire suivi d’un court séjour au Pays de Galles dans les Blacks Moutains.
A mon retour dans la Sarthe un violent orage a détruit mon modem et mon routeur, me laissant « déconnecté » 48 heures.
Mon post sur la situation au Liban a déclenché un vaste débat d’où il ressort surtout que la haine, l’intolérance, l’antisémitisme et le racisme, loin de régresser, semblent de plus en plus guider le jugement de beaucoup de nos compatriotes.
On peut pourtant souhaiter la prospérité d’Israël qui ne mérite pas d’autre qualificatif que celui de démocratie, l’établissement toujours défendu par la France d’un véritable Etat Palestinien et la libération du Liban de toutes les influences étrangères qui sapent les fondements de son existence.
Toutes les résolutions des Nations-Unies doivent être appliquées, y compris celle qui prévoit le désarmement des milices armées du Hezbollah.
La France a défendu ces positions. Je m’en réjouis. Hélas, sa voix pèse insuffisamment pour qu’elle puisse contraindre les Américains et Israël a chercher d’autres issues que celle des bombardements massifs qui sont devenus la manière pour les pays développés de faire la guerre en prenant le moins de risques possibles. La guerre « propre », comme on l’a étrangement appelée, n’est propre que pour le pays qui la conduit !
L’Europe montre une nouvelle fois sa faiblesse. Sans véritable exécutif et sans moyens militaires significatifs, elle n’est pas en mesure de s’opposer à la tragédie qui déchire un peu plus profondément encore le Proche-Orient.
Quand finira-t-on par en prendre conscience ?
J’aime le Liban. Je m’y suis souvent rendu. Parfois dans des conditions dramatiques. En 1983 lorsque les Etats-Unis, la France et l’Italie tentaient de s’interposer entre Israël, les Palestiniens, les milices libanaises et la Syrie invisible et si présente. En 1985 lors du siège de Jezzine que j’avais pu forcer pour porter le témoignage de la solidarité des Français avec les Chrétiens encerclés. La voix de la France comptait beaucoup pour toutes les parties en présence de ce conflit meurtrier qui ravagea le seul pays démocratique dans le monde arabe durant plus de quinze ans. Le Président de l’Assemblée Nationale Libanaise de l’époque, Hussein Hosseini, ne me permis de franchir les lignes de front en me faisant escorter par son fils que parce que j’étais membre du Parti Gaulliste. Dans son bureau trônait une immense photo du Général de Gaulle et de son père prise en 1943 dans la plaine de la Bekaa.
En 1994 j’y retournais pour voir enfin la paix s’installer sous l’autorité du Premier Ministre Rafic Hariri. Ensemble nous décidâmes à l’issue d’une longue soirée de construire un IUT dans sa ville natale de Saïda. J’ai rencontré la plupart des figures de
L’assassinat de Rafic Hariri derrière lequel plane l’ombre de la Syrie a révélé l’extrême fragilité de la paix et de la démocratie dans un pays dans lequel la milice du Hezbollah contrôle une grande partie du territoire et agit en toute impunité avec le soutien de ses grands tuteurs iraniens et syriens. L’offensive déclenchée par Israël, pour compréhensible qu’elle soit après l’agression subie par l’État Hébreux, risque de ranimer les braises à peine éteintes de la guerre civile libanaises et de donner à la Syrie le prétexte d’une reprise en main militaire d’une partie du pays. L’enlisement américain en Irak dont je ne cesserai de répéter qu’il aura les conséquences les plus opposées aux espoirs des Occidentaux et de tous les démocrates rend terriblement vulnérable le pauvre Liban une nouvelle fois soumis aux conséquences d’un conflit dans lequel il ne porte aucune responsabilité. Israël doit comprendre que la démesure de sa réaction risque non seulement de lui aliéner beaucoup de sympathie dans le monde mais surtout d’éteindre la petite flamme de la démocratie et de la coexistence pacifique des chrétiens et des musulmans sur les rives de la méditerranée orientale.

Je vous signale l’interview que j’ai donné à
http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_collec.pl?collection=106230000
Le Mans Classic
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Le Mans Classic
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La FIFA doit diligenter une enquête pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé dimanche à Berlin entre Zidane et Materazzi.
Si rien ne peut excuser le geste de colère du capitaine de l’équipe de France, il serait insupportable que des injures raciales comme cela se murmure dans les vestiaires de la coupe du monde soient à l’origine de son exclusion et peut être de la victoire italienne.

Beau Week-end au « Mans Classic ». 65 000 passionnés. Quatre cents voitures en course sur le grand circuit des 24 heures du Mans. La télévision et la formule 1 n’y font rien : Le Mans reste la plus belle course automobile au monde parce que c’est la plus dure.
Quant à moi, 33 tours de ce circuit mythique, soit plus de quatre cents kilomètres, de jour comme de nuit, au milieu des bolides qui ont façonné cette légende et parfois au coude à coude avec les pilotes qui les avaient menés à la victoire comme Jean Guichet ou
26° sur 71 concurrents avec une Ferrari 250 GT et 5° avec l’Alpine A220, je n’ai pas à rougir de ma participation. L’honnêteté m’oblige cependant à dire que le travail de mes coéquipiers sur l’Alpine numéro 29, Stéphane Ortelli, Sylvain et Henri Stépak a rendu possible un résultat dont je ne peux m’attribuer que le mérite de l’avoir permis en ne cassant pas la voiture !

L’éditorial du « Monde » d’aujourd’hui illustre la confusion qui règne dans les esprits au sujet de la maîtrise de l’immigration.
Il y aurait pour le journal du soir un paradoxe à célébrer une équipe de France de football qui incarne la diversité ethnique et culturelle de notre pays et les expulsions d’étrangers en situation irrégulière !
Ce raccourci n’est pas digne : La France est un pays d’accueil qui ne renie pas ses traditions de générosité et d’ouverture mais c’est aussi un pays de droit qui n’accepte pas que ses lois soient piétinées. Le regard meurtri d’un enfant qui ne comprend pas pourquoi il ne peut pas rester dans son école au milieu de ses camarades provoque chez chacun d’entre nous une émotion sincère et une souffrance partagée. Mais ces sentiments ne peuvent pas nous faire oublier nos responsabilités. Donner à chaque habitant de notre pays des conditions de vie dignes qu’une immigration non contrôlée rend impossible. Faire respecter les lois de la République qui protègent les plus faibles contre l’arbitraire et la raison du plus fort. Agir pour le développement des pays du tiers monde dont les habitants ne peuvent pas avoir pour seul horizon la fuite vers un avenir illusoire.
Toutes les grandes démocraties cherchent à maîtriser l’immigration. Aucune n’accepte le laisser faire. Comment dans ces conditions, la France pourrait elle se laisser submerger par ses émotions. La gauche qui a laissé pourrir la situation devrait faire preuve de plus de retenue et de plus de réalisme si elle veut se montrer à la hauteur des défis que la société française doit relever.
L’équipe de France est le symbole d’une France diverse, d’une France généreuse, d’une France rassemblée. Mais cette France ne peut exister que parce qu’elle est portée par un Etat de droit.
Allez! Je croise les doigts pour ce soir!



La valse des présidents d’entreprises publiques déclenchées par le départ de Noël Forgeard d’EADS illustre l’un des maux dont souffre notre démocratie : Le manque de transparence. Pourquoi nommer telle ou tel à la tête d’une grande entreprise publique ? En raison de ses compétences ? De son appartenance à un grand corps de l’État ? De son réseau de relations ?
Je ne mets pas en cause les personnalités qui viennent d’être choisies pour présider aux destinées d’EADS, de la SNCF et de la RATP, mais je conteste la procédure qui nous fait découvrir un dimanche après midi à la faveur d’une dépêche d’agence que trois des plus grandes entreprises françaises ont changé de dirigeant. Avec



