C’est la rentrée !
Je vous signale deux interviews : VSD aujourd’hui et le Figaro, demain.
Je serai l’invité du journal de France Inter vendredi à 8h20.
Je prononcerai un discours qui devrait être retransmis sur LCI samedi après midi aux universités d’été de l’UMP à Marseille.
« Le Monde » aborde dans son numéro en date du 30 août un débat fondamental : Celui de la scolarisation des enfants de deux ans.
La plupart des travaux scientifiques effectués sur cette question concluent sur les risques que présente cette scolarisation précoce qui n’est d’ailleurs guère pratiquée qu’en France.
Nommée « défenseur des enfants » par Lionel Jospin, Claire Brisset, qui vient de quitter ses fonctions, n’a cessé de mettre en garde contre cette pratique fortement défendue par les syndicats d’enseignants et par beaucoup d’élus locaux convaincus des bienfaits d’une socialisation dès le plus jeune âge.
Durant les débats sur la loi d’orientation sur l’école, je m’étais engagé à organiser avant la rentrée 2006, une conférence de consensus sur cette question comme cela se pratique dans le domaine médical lorsqu’il existe un doute sur l’efficacité d’un traitement.
Cet engagement n’a pas été suivi d’effet. Je le regrette même si je n’ignore pas la pression que doit subir le ministre de la part de son administration solidaire des enseignants de maternelle qui voient, à tort, dans ce débat le désaveu de leur action.
Je souhaite que l’élection présidentielle permette d’aborder sans tabou cette question sérieuse. Les résultats scolaires des pays d’Europe du Nord qui scolarisent beaucoup plus tard leurs enfants (à 7 ans pour la Finlande pourtant en tête de tous les classements) devraient faire réfléchir !
Une enquête de l’institut Ipsos – Médias révèle que plus d’un français sur deux est désormais connecté à l’Internet. Cette information éclaire le chemin parcouru par la France depuis dix ans. En 1995, nous étions aux derniers rangs des pays développés pour le développement de l’informatique personnelle et de l’Internet. L’idée d’une prime à l’achat d’un PC familial avait même été envisagée l’espace d’un instant et, heureusement, vite abandonnée. Qu’est ce qui a donc permis le décollage des technologies de l’information dans notre pays ? Le développement de l’offre de service et la concurrence dans les télécommunications !
Jamais le monopole des télécommunications n’aurait permis une telle explosion des réseaux et des contenus. Aucun des risques évoqués lors des débats sur l’ouverture à la concurrence de ce secteur ne s’est concrétisé. A méditer avant de condamner la privatisation des entreprises publiques !
Demain Je marie ma fille Marie à Solesmes.

La décision de la France de n’envoyer que deux cents hommes pour participer à la FINUL illustre les ambiguïtés qui ont finalement présidé à la définition du mandat de cette force des Nations Unies.
La France déçoit les libanais qui avaient placé beaucoup d’espoir dans l’engagement du Président Chirac.
Si la France ne participe pas à un niveau plus élevé à cette force c’est qu’elle ne croit pas réellement dans son efficacité. C’est aussi qu’elle sait pertinemment que les soldats français seront, comme en 1983, la principale cible des terroristes du Hezbollah.
Il est désolant de constater une nouvelle fois l’impuissance de la communauté internationale à agir au Proche Orient. La FINUL qui a été créée en 1978 pour s’interposer entre Israël et les Palestiniens est le triste symbole de cette impuissance.
Condamnée à assister en spectateur à l’invasion israélienne de 1983, cette force n’a jamais pu remplir son mandat faute de moyens et surtout de règles d’engagement claires.
En 1986, à la suite d’une visite au Sud Liban et d’une rencontre avec les responsables de la FINUL à Naqoura, j’avais réclamé le départ du contingent français, sans succès, la France préférant l’humiliation au soupçon de se désintéresser du sort du Liban. Pourtant, nos forces ne devraient pas être employées dans d’aussi mauvaises conditions. Leur impuissance affaiblit durablement la crédibilité globale de la défense française et annihile l’effet de dissuasion. Il est difficile de critiquer le gouvernement français qui a raison de ne pas vouloir exposer ses soldats à des risques démesurés. Pourtant, on peut prévoir à coup sûr que sans une forte participation française, cette force est condamnée à l’échec. En effet, les autres puissances militaires susceptibles d’accomplir une mission aussi difficile sont dans l’incapacité de le faire. Soit parce qu’elle sont fortement engagées en Irak, comme c’est le cas des anglais. Soit parce qu’elles sont trop liées avec la Syrie, comme c’est le cas de la Russie. L’Allemagne n’est pas en mesure de remplir ce rôle pour des raisons politiques et militaires, l’Italie et l’Espagne, non plus.
Dans ces conditions, la FINUL restera le symbole de la volonté contrariée des Nations Unies d’imposer le respect de ses résolutions au Proche Orient. Ses soldats subiront les provocations et les humiliations des deux camps et consommeront l’essentiel de leur potentiel pour assurer leur propre sécurité !
Je suis choqué par la décision de la justice canadienne de maintenir en prison Nathalie Gettliffe, enceinte de huit mois, jusqu’à son procès.
Faire naître un enfant en prison est une lourde décision qui devrait être motivée par d’impérieuses raisons. Enlever ses propres enfants pour les soustraire à l’influence d’une secte n’est pas un acte criminel. C’est peut être un délit au regard de la loi,mais c’est aussi un acte d’amour. Quel danger présente Nathalie pour l’ordre public ? Je ne connais pas tous les aspects de cette affaire mais je souhaite que le gouvernement français use de son influence pour obtenir qu’elle puisse accoucher en liberté afin que cette pénible affaire ne provoque pas un traumatisme supplémentaire, celui de cet enfant qui ne pourra jamais oublier qu’il est né dans une prison !

Je serai demain à Guéret pour animer la fête estivale de l'UMP.
Depuis quatre jours se déroule, à Toronto, la 16e Conférence internationale sur le Sida. Celle-ci nous rappelle –à nous qui ergotons parfois sur de petites considérations quotidiennes– qu’aujourd’hui plus de 38 millions de personnes dans le monde sont séropositives. Elle illustre aussi combien cette maladie est un triste révélateur…
Au-delà de la profonde souffrance physique et morale de chaque malade, le Sida révèle en effet une maladie sociale qui trouve notamment ses traits dans l’inégal accès à la prévention suivant le milieu duquel on est issu ; dans l’exclusion qui frappe trop souvent encore les porteurs du virus –et notamment la marginalisation des personnes droguées ou prostituées ; dans la discrimination économique et structurelle dans l’accès aux soins… Le révélateur aussi d’un Continent oublié : l’Afrique subsaharienne détient en effet un triste record avec près de 24 millions de personnes infectées. Les raisons ? Peut-être la pauvreté, l’apathie de gouvernements, les guerres locales, …
Mais le Sida peut être aussi un révélateur d’un certain « espoir » –si l'on peut parler d’espoir sans perspective de vaccins ni d’inversion de progression de la maladie avant dix ou quinze ans… Mais un « espoir » tout de même dans la mobilisation humaine contre la maladie et qu’incarnent toutes ces femmes et ces hommes qui accompagnent chaque jour des proches ou moins proches dans la maladie ; toutes celles et de ceux qui se battent pour la reconnaissance du malade en tant que personne… Un révélateur d’espoir aussi porté par les militants d’une prise en charge globale de la maladie, par-delà les continents... Et le fait est ici que certains signes sont encourageants comme ceux qui sont présentés par Médecins sans frontières sur sept programmes pilotes de trithérapies menés notamment au Sud Soudan, en Angola ou encore au Liberia.
Ces résultats convainquent qu’il faut donc désormais agir plus que gémir… Une adresse de la Conférence qui voit les chefs d’Etat et de Gouvernement s’y presser pour prendre de grands engagements… pour mieux laisser ensuite à l’initiative privée –telle la Fondation Bill Gates !– le soin de palier leur défaillance…!
A cet égard, formons le vœu que les initiatives de la France soient autant suivies par ses partenaires... que d'effets !"
Gemalto décroche le contrat des passeports américains LE MONDE | 07.08.06 | 16h42 • Mis à jour le 07.08.06 | 16h42
Le leader mondial des cartes à puce, Gemalto, a annoncé, vendredi 4 août, avoir signé, avec le Government Printing Office (GPO), le contrat pour l'élaboration des nouveaux passeports électroniques américains. Gemalto, dont les plus importants centres opérationnels se situent à Paris et à Marseille, est né récemment de la fusion de Gemplus avec Axalto (Le Monde du 14 juin).
Ces passeports biométriques seront en circulation à partir de 2007. Le montant de l'opération n'a pas été encore révélé, mais plus de 10 millions de passeports ont été produits sur le sol américain en 2005. Ces nouveaux papiers d'identité se verront dotés de la puce à haute sécurité du constructeur, qui assure le transfert sans contact des données.
"Cette récompense vient couronner un vaste processus de qualification", a commenté Ernie Berger, le président de Gemalto Amérique du Nord, avant d'ajouter : "Ces nouveaux passeports faciliteront considérablement les déplacements des citoyens américains et rendront les formalités de contrôle aux postes frontières beaucoup plus rapides et efficaces." La société équipe déjà un grand nombre de passeports électroniques, dont ceux circulant en France, au Portugal ou bien encore en Russie.
Après l'annonce du contrat américain, le cours de l'action Gemalto a bondi à la Bourse de Paris, pour terminer vendredi en hausse de 4,15 %, à 16,82 euros.
Article paru dans l'édition du 08.08.06
"Le sport professionnel serait-il condamné ?
Qui n’a jamais vibré devant la performance de tel ou tel athlète ? Qui n’a jamais été impressionné par leur mental aussi fort que leur physique ? Qui n’a jamais envié leur résistance à l’effort ?
De telles émotions seraient-elles reléguées au panthéon de l’Olympe ?!
Les récents développements sur le dopage de Floyd Landis ou de Justin Gatlin pourraient sérieusement nous le laisser penser…
En témoigne, certains articles de presse qui ont relaté les exploits de Laure Manaudou aux récents Championnats européens de natation… Au-delà de la reconnaissance pour la performance de notre championne, ces papiers entretenaient, entre les lignes, une certaine circonspection devant la préparation de la jeune athlète. Bien que les contrôles anti-dopage n’aient rien révélé, ces bruissements de rumeurs témoignent en fait du changement de regard sur les prouesses des sportifs professionnels… Désormais le doute entoure l’exploit.
Prenons garde à ce que cette suspicion ne condamne pas le sport professionnel.
Certes –et le ne nions pas– le dopage pollue nombre de grandes compétitions et d’épreuves sportives... Il doit être combattu sans relâche, à l’image de ce que fait le Ministre des sports, Jean-François Lamour. Mais il oblige également à une plus grande prise de conscience collective : des athlètes, certes, mais aussi des organisateurs qui ne peuvent pas leur demander de repousser les limites à ce qui est humainement supportable ; des sponsors qui devraient mieux différencier encore la logique économique de la réalité sportive ; du public aussi qui ne peut pas attendre d’un sportif qu’il soit une sorte de « surhomme »… "



