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Vendredi 31 août 2007
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Le premier ministre a reçu hier soir à Matignon l'équipe de France de Rugby pour une rencontre conviviale. Il leur a adressé un chaleureux message d'accueil commençant ainsi : "Au cours des dernières semaines, comme à Marseille, le 18 août dernier, lors du match France - Angleterre, vous avez pu mesurer le soutien des Français. Cette mobilisation chaleureuse, elle va vous accompagner durant les sept prochaines semaines. Grâce à vous et avec vous, le pays va vibrer, s’enthousiasmer et se rassembler. Si je vous reçois ce soir, c’est d’abord pour vous dire que la France se tient à vos côtés. Elle s’y tient en portant en elle les valeurs qui font la singularité du rugby : le courage et le respect, la fierté et l’amour du jeu, mais aussi un esprit de fête". 

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En conclusion, il leur a adressé cet encouragement, au nom de tout le pays : "A vous tous, je souhaite de vivre pleinement et intensément les prochaines semaines. Vous porterez le maillot de la France. Vous l’avez mérité. Et je suis sûr que vous allez le mouiller. Donnez le meilleur de vous-même. Prenez du plaisir. Les Français sont à vos côtés et vous savez qu’ils vous supporteront dans les beaux moments comme dans les plus durs. Rien n’est impossible au coq gaulois. Bonne chance et bonne Coupe du monde".

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Vendredi 31 août 2007
En cette rentée 2007, le premier ministre a souhaité rappeler le message du gouvernement à ceux qui portent la parole de la France à l'étranger, les ambassadeurs, et à ceux qui se préparent à former les élèves des écoles, les professeurs stagiaires.

Aux premiers, qu'il a reçus à Matignon le 28 août 2007 dans le cadre de la Xvème conférence des ambassadeurs, il a demandé de témoigner dans le monde de la nouvelle donne politique française (discours complet
ici) : "En tournant le dos aux recettes économiques et sociales du passé, en réaffirmant son désir de fierté, le peuple français a pris le parti de répondre clairement aux défis du XXIe siècle. Cette vitalité nationale retrouvée, je vous demande d’en être les porte-parole partout en Europe et dans le monde (...). Notre message est clair et direct : la France est sur le chemin de la modernisation ! Elle y est engagée avec un style politique renouvelé, une organisation institutionnelle clarifiée, un gouvernement ouvert. Elle y est engagée avec des valeurs qui consacrent le travail, l’innovation et la prise de risque. Elle y est engagée avec des réformes économiques et sociales qui ont pour but d’aller à la conquête de la croissance et du plein emploi".

Aux seconds, auxquels il s'est adressé à l'IUFM de Créteil le 31 août 2007, il a dit son admiration pour la fonction d'enseignant et son soutien aux personnels de l'Education nationale (discours complet
ici) : "Chacun d’entre-nous a le souvenir d’un ou de plusieurs de ses professeurs qui ont marqué sa formation et parfois crée un lien avec une discipline, que le temps a fait grandir. Vous avez donc entre vos mains le pouvoir d’orienter des vies. Vous allez exercer un métier passionnant. Et vous l’exercerez dans le cadre d’une société qui exige parfois plus de l’Ecole et de ses maîtres qu’elle n’exige d’elle-même. C’est toute la difficulté et la beauté de votre engagement professionnel. C’est toute la grandeur de l’Ecole républicaine.
 (...)
La semaine prochaine, 12 millions d’élèves vont rejoindre leur salle de classes, 900.000 enseignants commenceront leur cours, 227.000 personnels administratifs et techniques assureront le bon fonctionnement des établissements. L’ampleur de ces chiffres témoigne de l’engagement massif d’un pays qui sait que son avenir se décide avec vous et grâce à vous.
Cela, je ne l’avais pas aussi profondément mesuré avant d’avoir été rue de Grenelle au ministère de l’Education nationale. J’ai vite pris la mesure du formidable potentiel humain que réunit le service public de l’Education nationale. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler dans ce monde où se retrouvent des hommes et des femmes réunis par un même engagement, au service de la jeunesse, de l’avenir de la France, et des valeurs républicaines. J’ai connu comme tous les ministres des succès et des difficultés.
Mais j’en suis parti avec deux convictions :
- que l’Education nationale est nécessairement au cœur de la mission de l’Etat, et que rien n’est possible pour l’école sans un pacte de confiance entre les enseignants et la société, une confiance exigeante, mais une confiance sans partage, car chacun d’entre vous sera seul dans sa classe avec ses élèves et c’est là que se passera l’essentiel, cette relation maître-élève qui construit avec le temps les savoirs et les personnalités.
- ma deuxième conviction est que toute évolution de ce grand service public doit plus qu’ailleurs s’inscrire dans le temps, en tenant compte tout à la fois de nos traditions séculaires et de ce que le monde extérieur bouge. L’Education nationale est ainsi faite qu’elle doit maintenir, et en même temps changer, et elle le fait d’autant mieux, non seulement par un effort sur elle-même comme je l’y avais invitée avec la loi sur l’Ecole, mais en bénéficiant de l’apport de jeunes comme vous, pas si loin de leurs futurs élèves, et en même temps si différents par le cheminement adulte qu’ils accomplissent et la formation qu’ils suivent pour maîtriser leur métier".
Mercredi 22 août 2007
Voici l'entretien accordé par le premier ministre au journal Le Monde, publié dans son édition datée d'aujourd'hui.
Mercredi 1 août 2007
Enfin, les dépenses de l'Etat vont cesser d'augmenter ! Le projet de budget 2008 concrétise la volonté du Gouvernement de ne plus voir la France vivre à crédit.

Enfin, on peut préparer un budget dans la sérénité et l'efficacité ! Cela fait bien longtemps que cet exercice n'a pas été aussi rapide et constructif... Encore une preuve de l'utilité d'un gouvernement resserré et désireux de travailler en équipe. 

Enfin, l'Etat s'attelle vraiment à réduire ses effectifs ! Ces derniers ont augmenté de plus de 14 % depuis 1982 alors qu'en même temps, on décentralisait...  L'Etat est de très loin le premier employeur de France avec 2,5 millions de fonctionnaires. Il faut que ces derniers soient moins nombreux, mais mieux payés, avec un cadre de travail optimal. Le Canada, le Royaume-Uni, le Portugal et bien d'autres pays développés se sont engagé sur cette voie. C'est maintenant qu'il faut que nous le fassions car il y aura 70 000 départs en retraite par an dans les années qui viennent.

Cet effort n'est pas aveugle : le budget reste offensif sur les priorités du gouvernement que sont la croissance, l'emploi, l'éducation, l'intelligence et la justice.

Pour plus de détails, voici le discours prononcé par François Fillon à l'issue du séminaire gouvernemental d'hier :

"

Mesdames et Messieurs, 

 

Le Gouvernement vient de conclure son séminaire pour finaliser les orientations du projet de budget 2008. Dans la foulée de l’excellent travail réalisé par Eric Woerth et ses services, j’ai reçu chacun des ministres au cours des trois dernières semaines. Et j’ai rendu mes arbitrages à la fin de la semaine dernière. Ils ont été validés par le Président de la République, dimanche dernier. A partir d’aujourd’hui, sur la base des choix que je viens de leur confirmer, les ministres vont pouvoir travailler à la phase des conférences de répartition des moyens. Fin août, ils recevront une notification détaillée actant cette répartition telle qu’elle sera soumise au Parlement à l’automne. 

 

Réputée pour être laborieuse et parfois conflictuelle, cette procédure d’élaboration budgétaire s’est révélée rapide et constructive. A l’image du gouvernement resserré et solidaire que nous formons, j’ai demandé que chaque ministre se sente coresponsable des objectifs globaux - politiques et financiers - du gouvernement. Nous avons voulu rompre avec cette sorte de « guérilla budgétaire » où chacun défend son pré-carré et se croit jugé au regard de l’enveloppe obtenue contre tous les autres. 

 

Ce séminaire est l’expression d’une responsabilité collégiale assumée et revendiquée au nom de l’intérêt général et de l’efficacité gouvernementale. Une équipe, une volonté, un budget : voilà notre approche. 

 

Ce budget 2008 répond à une double ambition : financer nos priorités et lutter contre les déficits. Pour cela, j’ai refusé le saupoudrage; nous avons fait des choix. 

 

Ce budget s’inscrit dans une stratégie économique qui est ciblée autour de trois objectifs. 

 

Le premier objectif : c’est la recherche d’une croissance forte fondée sur deux instruments essentiels : la valorisation du travail et sa récompense. Nous voulons faire de la France un pays productif, compétitif et attractif. C’est là tout l’objet du projet de loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat dont les principales dispositions entreront en vigueur au début du mois d’octobre. 10 milliards d’euros seront consacrés à cet effort pour booster l’économie française. Au service de cette croissance forte, la réforme universitaire, la loi de modernisation de notre économie et la réforme du marché du travail viendront enrichir la qualité de notre appareil productif et la fluidité du marché de l’emploi. 

 

Le taux de chômage actuel – qui n’a jamais été aussi bas depuis 25 ans – est un formidable encouragement à aller plus loin et plus fort dans la conquête du plein emploi. Il faut nous attaquer au noyau dur du chômage : celui des jeunes non qualifiés, des seniors et des chômeurs de longue durée. 

 

Et pour cela, des réformes de fond sont nécessaires. Nous avons invité les partenaires sociaux à être ambitieux dans leur réflexion et leur négociation car le gouvernement le sera dans l’action. 5% de chômeurs en 2012 : ce doit être l’objectif de toute la nation. C’est un objectif décisif, c’est un objectif possible et accessible dès lors que nous modernisons fortement les règles et les pratiques qui régissent notre marché de l’emploi. 

 

Le second objectif : c’est une croissance saine. D’un côté nous oxygénons l’économie française, de l’autre nous tenons nos dépenses publiques. Il ne s’agit pas de sombrer dans une rigueur budgétaire aveugle qui stériliserait nos politiques publiques…. Il s’agit d’être sérieux avec le budget de la France ! Avec un actif de 538 milliards d’euros pour un passif de 1131 milliards, fin 2006, l’Etat est dans une situation financière qui n’est pas saine. Cette situation pèse sur les ménages, elle pèse aussi sur nos capacités d’investissement. 

 

Un pays qui a choisi de vivre en permanence à crédit est un pays fragile. Ni notre socle économique, ni notre pacte social, ne peuvent durablement se renforcer en traînant un déficit qui, par ses excès et son imprévoyance, n’est rien d’autre que la marque d’une mauvaise gestion. Le rétablissement des finances publiques n’est pas, à mes yeux, une variable d’ajustement de la politique économique, mais la clé de la rupture économique. La réduction de notre déficit est donc l’une de nos priorités. Nos engagements européens nous y invitent, mais surtout et avant tout, l’intérêt national l’exige. 

 

Ce projet de budget est bâti sur des hypothèses crédibles : une croissance à 2,5%, une prévision d’inflation de 1,6%, et un engagement de l’Etat à ne pas augmenter ses dépenses en volume. Et ce malgré la charge de la dette, qui augmente encore du fait de la hausse des taux d’intérêt. Notre effort de maîtrise est, je vous le précise, inédit : la croissance des dépenses de l’Etat a, en effet, été de 0,7% en volume en moyenne entre 2002 et 2007. 

 

Ce projet de budget reflète les priorités affichées par le Président de la République : - pour la recherche et l’enseignement supérieur, 1,8 MdE supplémentaires sont dégagés. Nous avons fait le choix de l’excellence et de l’innovation - le budget de la justice sera marqué par une progression de 4,5%, notamment destinée à la poursuite du programme de construction et d’augmentation des capacités d’accueil de nos moyens pénitentiaires ; - 140 ME sont également prévus pour le financement d’une nouvelle politique à l’éducation nationale, les études dirigées et l’accueil des élèves après 16h dans les collèges. 

 

Ces efforts particuliers auxquels la nation consent sont équilibrés par une stricte stabilisation des autres dépenses et une réduction des effectifs de la fonction publique, ainsi que nous nous y étions engagés lors de la campagne présidentielle et législative. 

 

Cet engagement, nous allons le tenir, et cela commence dès 2008. 

 

Au total, ce sont quelque 22.700 départs en retraite qui ne seront pas remplacés en 2008, contre seulement 12.000 en 2007. L’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux sera donc respecté. Cette règle du ½ sera appliquée avec rigueur mais avec trois nuances : pour l’Education nationale, deux fonctionnaires sur trois seront remplacés au regard des missions nouvelles qui lui sont assignées, en particulier pour assurer la mise en place des projets personnalisés de réussite éducative et les devoirs encadrés ; en ce qui concerne la Justice, elle bénéficiera de 1.600 créations d’emplois pour l’ouverture de nouveaux établissements pénitentiaires afin de résorber la surpopulation carcérale. Quant à l’enseignement supérieur et la recherche les effectifs y seront maintenus. 

 

Voilà les grandes lignes de ce projet de budget 2008. 

 

Ce projet amorce le troisième objectif de notre stratégie économique : celui d’une croissance durable. Cette croissance durable, nous l’articulerons autour de trois ambitions complémentaires : la réforme de l’Etat qui prolongera la revue générale des politique publiques engagée depuis plusieurs semaines, la réforme des prélèvements obligatoires qui, pour sa part, couronnera la revue générale des prélèvements obligatoires, et enfin le rétablissement de nos comptes sociaux à travers la mise en place de la franchise médicale et la réforme des retraites. Voilà, mesdames et messieurs, les contours du budget 2008 et la stratégie au sein de laquelle il s’inscrit. C’est un budget solide et responsable. Il est marqué par des choix et des priorités. Il doit permettre à la France d’entrer dans le cercle vertueux de la croissance et de l’emploi, sans alourdir les charges qui pèsent sur les particuliers et les entreprises. Et sans accroître la charge de la dette car notre objectif est le retour à l’équilibre budgétaire au plus tard en 2012. 

 

C’est en libérant notre potentiel économique et en remettant de l’ordre dans nos dépenses publiques que nous allons placer la croissance et le plein emploi au coeur de notre pacte national. "

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