Le drame de Marseille aurait pu être évité ! Il eût suffit que l’on ne célébrât pas l’anniversaire des évènements de 2005.
Nous sommes plusieurs à avoir mis garde les médias et les responsables politiques contre cette stupide commémoration qui ne pouvait avoir qu’un effet d’entraînement chez tous ceux qui voyaient chaque jour les journaux, la télévision et quelques élus qui confondent opposition et intérêt national, les appeler à rééditer leurs exploits. Tout les éléments étaient rassemblés pour que le drame se produise : Les caméras étaient installées, les « experts » discourraient doctement des causes profondes de cette violence, les candidats socialistes n’avaient guère que la politique du ministre de l’intérieur pour les rassembler. Le spectacle pouvait commencer !
La seule façon de résoudre la crise des banlieues réside dans notre capacité à nous exprimer d’une seule voix face à ce qui représente le plus grave danger de destruction de notre pacte républicain c'est-à-dire, en réalité, de notre Nation.
Tant qu’il y aura des discours pour expliquer, pour excuser, pour comprendre ces actes de barbarie, il y aura des esprits faibles pour les commettre. La première des conditions du retour au calme, c’est le rétablissement de l’ordre public. Celui-ci ne peut intervenir que si chacun rappelle au respect de la loi républicaine. On ne lutte pas contre les incendiaires de bus avec des bons sentiments mais avec des sanctions exemplaires.
Au-delà d’une répression indispensable, la situation dans les banlieues appelle trois ruptures :
La rupture avec une politique économique qui nous interdit d’espérer atteindre le plein emploi que connaissent pourtant plusieurs de nos voisins européens.
La rupture avec une politique d’immigration qui laisse se créer des poches de pauvreté et d’exclusion qui sont indignes de notre pays et qui ne peuvent conduire qu’à la destruction de son modèle social.
La rupture avec un système d’éducation qui se satisfait au nom d’une égalité virtuelle, de l’exclusion chaque année de près de 20% d’une classe d’age.
Les moyens mis en œuvre depuis quatre ans, dans le cadre du plan de cohésion social, sont les plus important jamais mobilisés dans notre pays pour lutter contre le décrochage des quartiers en difficulté. Pourtant ils ne suffisent pas car ils ne sont pas portés par un consensus national. Même au sein du gouvernement, l’absurde débat sur le choix entre la répression et l’éducation semble trouver des partisans. Difficile dans ces conditions d’appeler au rassemblement national autour d’une cause qui touche à l’essence même de la Nation Française !
Samedi, réunion des élus UMP du grand ouest à Laval.
Compte rendu du journal Ouest France :
http://www.ouest-france.fr/ofpolitique.asp?idDOC=340482&idCLA=3635
Pour ceux qui trouveraient que la production de richesse par habitant est un indicateur trop quantitatif qui ne tient pas assez compte de la qualité de vie en France et en particulier des services publiques dont nous disposons, l’OCDE propose un indice du développement humain qui ajoute au PIB par habitant, l’accès à l’éducation et à la santé.
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Classement selon l’indice du développement humain source : OCDE |
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1980 |
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1995 |
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2003 |
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1 |
Suisse |
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Norvège |
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Norvège |
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2 |
Norvège |
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Canada |
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Islande |
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3 |
Etats-Unis |
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Australie |
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Australie |
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4 |
Canada |
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Suède |
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Luxembourg |
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5 |
Islande |
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Pays-Bas |
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Canada |
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6 |
Danemark |
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Belgique |
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Suède |
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7 |
Japon |
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Etats-Unis |
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Suisse |
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8 |
Pays-Bas |
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Japon |
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Irlande |
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9 |
Suède |
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Royaume-Uni |
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Belgique |
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10 |
France |
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Islande |
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Etats-Unis |
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11 |
Australie |
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France |
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Japon |
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12 |
Belgique |
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Suisse |
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Pays-Bas |
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13 |
Allemagne |
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Finlande |
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Finlande |
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14 |
Finlande |
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Autriche |
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Danemark |
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15 |
Autriche |
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Danemark |
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Royaume-Uni |
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16 |
Italie |
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Allemagne |
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France |
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17 |
Nlle-Zélande |
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Luxembourg |
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Autriche |
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18 |
Royaume-Uni |
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Italie |
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Italie |
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19 |
Espagne |
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Nlle-Zélande |
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Nlle-Zélande |
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20 |
Luxembourg |
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Espagne |
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Allemagne |
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Certains, dont Eric avec véhémence, contestent les chiffres que j’avance.
Voilà donc les références : Etudes économiques de l’OCDE. 2005. Page 104
L’indicateur que j’ai choisi est celui des heures travaillées annuellement et par habitant (actif et non actif). Cet indicateur est en effet le seul qui donne une idée du volume annuel de travail qui conditionne la production de richesse.
Il se trouve en effet que nous sommes à la fois les derniers des pays de l’OCDE selon cet indicateur et que nous ne cessons de reculer en matière de richesse (produit intérieur brut par habitant).
Notre objectif doit donc être de réduire l’écart au moyen d’une plus grande liberté de choisir son horaire de travail, une réduction du chômage au niveau de nos meilleurs voisins européens et une amélioration du taux d’emploi des seniors.
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Classement selon le PIB par habitant source : OCDE |
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1980 |
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1995 |
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2004 |
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1 |
Etats-Unis |
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Luxembourg |
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Luxembourg |
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2 |
Suisse |
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Etats-Unis |
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Etats-Unis |
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3 |
Canada |
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Suisse |
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Norvège |
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4 |
Luxembourg |
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Norvège |
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Irlande |
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5 |
Islande |
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Belgique |
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Suisse |
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6 |
France |
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Danemark |
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Islande |
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7 |
Norvège |
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Japon |
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Autriche |
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8 |
Suède |
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Canada |
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Danemark |
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9 |
Danemark |
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Allemagne |
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Canada |
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10 |
Belgique |
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Islande |
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Royaume-Uni |
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11 |
Australie |
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Pays-Bas |
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Pays-Bas |
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12 |
Pays-Bas |
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Belgique |
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Belgique |
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13 |
Autriche |
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Suède |
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Finlande |
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14 |
Italie |
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France |
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Suède |
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15 |
Allemagne |
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Australie |
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Australie |
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16 |
Japon |
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Italie |
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Japon |
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17 |
Royaume-Uni |
|
Royaume-Uni |
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France |
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18 |
Finlande |
|
Finlande |
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Allemagne |
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19 |
Nlle-Zélande |
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Irlande |
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Italie |
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20 |
Espagne |
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Nlle-Zélande |
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Espagne |
Le débat au sein du parti socialiste fascine les médias et les milieux politiques.
Les conditions d’organisation de cette « confrontation » ont été longuement commentées. L’effondrement de Ségolène Royal qu’annonçaient ou qu’attendaient beaucoup d’observateurs ne s’étant pas produit, les banalités qu’elle enfile à longueur de débat et d’interview deviennent « géniales » ! Seul Michel Rocard ose ne pas partager l’enthousiasme communicatif du microcosme: « que des conneries » (« Le Monde du 18 octobre »)
Il est temps de considérer ce débat pour ce qu’il est : l’exposé des positions des trois candidats à l’investiture du Parti Socialiste à l’élection présidentielle.
La question de savoir qui gagnera cette primaire n’a guère d’importance puisqu’en tout état de cause ce sera pour mettre en œuvre le projet du parti socialiste.
Les propositions des candidats ne comportent guère de différence avec le programme du Mans. Elles continuent de tourner le dos à la réalité économique et sociale du monde.
Elles marquent un stupéfiant refus d’entrer dans le vingt et unième siècle qui est unique au sein de la famille socialiste européenne.
Comment comprendre l’entêtement des socialistes français à vouloir avancer l’age du départ à la retraite alors que tous les européens, sans exception, ont choisi de le reculer pour prendre en compte l’extraordinaire allongement de l’espérance de vie et la préservation du montant des pensions qui seront versées aux futurs retraités ?
Comment comprendre le refus des socialistes de reconnaître l’erreur historique commise avec la réduction du temps de travail conduite de façon unilatérale par la France quand la mondialisation commençait à projeter l’ombre de ses menaces sur l’emploi dans les pays développés ?
Comment comprendre l’entêtement des socialistes à défendre la loi Savary sur l’Université qui a conduit au déclin de l’une des institutions les plus essentielles au développement de notre pays ?
Comment comprendre le refus des socialistes a reconnaître l’ampleur de leur échec sur la sécurité et sur l’intégration. Les difficultés que rencontrent aujourd’hui la société française sur ce champ essentiel au regard de sa cohésion et de son identité sont bien le fruit des politiques conduites depuis 25 ans et que la police de proximité et les régularisations massives ne pourront en aucun cas résoudre, bien au contraire.
Comment comprendre que les socialistes n’aient aucune proposition sérieuse à faire sur la réduction du déficit public qui menace gravement notre avenir ?
Voilà ce qui devrait faire l’objet des questions et des commentaires qu’inspire légitimement le débat entre les prétendants socialistes ?
Je serai jeudi 19 octobre l’invité du « Grand Journal » de Canal Plus !
Parmi les trois candidats en lice, deux d'entre eux ont globalement fait connaître leur
