J’étais en déplacement en Gironde. Au programme : Visites, à Sauveterre de Guyenne, de la filière viticole en crise sérieuse, Débat public à Langon et, ce matin, petit déjeuner débat à Bordeaux avec des responsables économiques.
La crise viticole frappe durement le vignoble bordelais. Trois raisons semblent en être la cause : Une baisse importante de la consommation nationale. Une politique d’exportation inadaptée et une maîtrise insuffisante de la production.
Les viticulteurs que j’ai rencontrés préconisent que l’on cesse de diaboliser le vin et en particulier qu’on le distingue des alcools forts, que l’Etat mette le même enthousiasme dans la promotion des vins français que dans celle des Airbus ou des centrales nucléaires et que la profession soit fermement invitée à restructurer son organisation aujourd’hui trop éclatée.
Je partage ces préconisations. On peut lutter contre l’alcoolisme et promouvoir la consommation modérée de vin. Les Anglais qui sont depuis toujours extrêmement sévères sur la conduite en état d’ivresse ne se sont pas dotés pour autant d’une législation qui interdise de faire la promotion du vin. Le vin n’est d’ailleurs pas seulement une source considérable de revenus à l’exportation et un secteur économique important c’est aussi un élément de notre culture et de notre patrimoine que nous ne devons pas laisser décliner.
Toujours beaucoup de monde aux débats et des militants et des sympathisants gonflés à bloc par le dynamisme de


