La guerre civile menace d’embraser tout le territoire Irakien, et cela malgré la présence imposante de l’armée américaine et de ses alliés. Les élections n’ont rien changé à la situation. L’Irak raisonne en utilisant un logiciel communautariste, pas un logiciel démocratique. Cette situation était prévisible. La France n’a cessé de mettre ne garde les Etats-Unis contre cet immense péril que représente la guerre entre les Chiites et les Sunnites, pour l’Irak mais aussi pour le reste de la région. Dire cela n’est pas accabler nos amis américains qui vont sans doute avoir besoin de toutes les bonnes volontés pour se sortir dignement du bourbier où ils se sont une nouvelle fois enfoncés. Mais il faudrait quand même que les leçons de l’histoire servent à quelque chose. Que les expériences malheureuses nous rendent plus clairvoyants. Qu’on ne soit pas toujours acculé à choisir entre la guerre impossible et la passivité coupable. Comme le disait le général de Gaulle s’exprimant à propos de la guerre du Vietnam : « Faute que la guerre puisse trancher, c’est donc la paix qu’il faut faire ».
La France ne pourra pas rester à l’écart. Il lui faudra s’engager, y compris aux cotés des Etats-Unis, dans l’épreuve de force qui s’initie pour que cette aventure ne se termine pas en drame, tant pour le peuple irakien que pour les valeurs que nous défendons.