
Je vous signale l'interview que j'ai donné au journal "les Echos" du 15 mars sur le CPE et la situation politique.
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/22/12/54/fillon.rtf
La réaction d’une partie des Serbes à la mort de Slobodan Milosevic montre que les leçons de l’Histoire n’ont pas encore porté leurs fruits partout en Europe. Le nationalisme exacerbé qu’expriment ceux qui veulent lui faire des funérailles nationales ou, pire, qui accusent le tribunal international de l’avoir empoisonné pose la question de l’entrée dans l’Union Européenne de la Serbie, de la Bosnie et du Kosovo. Exposée au souffle qu’a déclenché l’effondrement de l’empire Soviétique et la libération de ses colonies européennes, l’Union Européenne fait face à un terrible dilemme : Assumer ses responsabilités face à l’Histoire ou préserver sa cohérence politique, économique et sociale.
Nul doute que le devoir de l’Europe occidentale soit de conduire les Balkans vers la paix et la démocratie et de s’assurer que le continent européen est à l’abri de toute rechute nationaliste ou totalitaire. Nul doute aussi que pour hisser l’Europe au même rang que les Etats-Unis, tant sur le plan de la prospérité économique que de la puissance politique une intégration plus forte ne s’avère nécessaire. Cette intégration déjà réalisée sur le plan monétaire n’est pas compatible avec un élargissement rapide de l’Union. Comment résoudre cette équation?
Une solution de bon sens serait la constitution de trois cercles dont le degré d’intégration varierait du centre vers
Entendu un étudiant sur une radio ce matin : « Avec le CPE, je n’ai plus d’avenir, je vais quitter la France ». Pour aller où ? En Grande Bretagne, au Danemark, au Canada ou aux Etats-Unis ? C'est-à-dire là où les conditions d’embauche et de licenciement sont dix fois plus souples qu’en France… Là aussi, où les taux de chômages sont les plus bas. Bien raisonné !



