Dans le journal « Le Monde »
Il regrette de n’avoir eu aucun soutien de l’Etat qui l’avait pourtant nommé et de n’avoir pas été entendu sur le dossier de la chaîne d’information internationale en Français qui risque d’affaiblir encore un peu plus les chaînes existantes sans atteindre la dimension universelle qui est celle de CNN ou de BBC World.
Je partage son inquiétude. La France et la Francophonie ont besoin de cette chaîne internationale mais ne peuvent pas se payer le luxe d’un tel éclatement de l’offre de programmes qui se traduit au final par des budgets trop étriqués pour jouer dans la cour des grands.
Je ne résiste pas au désir de publier ici la réponse de
« Les difficultés que vous avez rencontrées dans la direction d'une entreprise dépendant de l'Etat vous ont-elles fait réfléchir sur l'action politique ? »
Oui, j'ai fait l'expérience de la nécessaire réforme de la gouvernance de l'Etat et de sa relation avec ses administrations. Cette réforme repose sur le respect de règles du jeu claires : des choix politiques nettement affirmés et cohérents, des engagements budgétaires pluriannuels, le respect de la responsabilité des dirigeants et des mandats qui leur ont été confiés et des évaluations a posteriori. Le sentiment d'abandon que j'ai parfois éprouvé à la tête de TV5 Monde m'a, rétrospectivement, beaucoup donné à réfléchir sur ce que j'aurais pu parfois mieux faire, au ministère de la culture. »
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-747191@51-746446,0.html


