Gilles Candar professeur d’histoire me signale que le texte de Jaurès sur le patronat que j’ai publié il y a quelques semaines n’est ni complet ni exact.
Ce texte m’avait été envoyé par un internaute habitué de ce blog et je reconnais ne pas en avoir vérifié l’authenticité.
Après quelques recherches, j’ai retrouvé dans les archives de « la dépêche » l’article original intitulé « Les misères du Patronat » en date du 28 mai 1890.
Cet article dont sont extraits plusieurs passages du texte que j’avais mis en ligne est certes plus complet, plus « équilibré » mais il ne change guère de tonalité et traite le patronat dans des termes que j’aimerai voir employer par la gauche française d’aujourd’hui.
"Les misères du Patronat" Jean Jaurès La Dépêche du mercredi 28 mai 1890
Avec 11 450 015 voix, soit 31,18 % des suffrages exprimés, Nicolas Sarkozy réalise le meilleur score au premier tour d’une élection présidentielle depuis 1974.
Il réduit à 10% le score de l’extrême droite que la politique irresponsable de la gauche et l’insuffisante résolution de la droite avait laissé se développer jusqu’au tremblement de terre politique du 21 avril 2002.
Il ouvre la voie d’une véritable rénovation de la vie politique française et d’une transformation en profondeur de notre organisation économique et sociale si nécessaire pour nous adapter aux défis du monde.
Dimanche soir, rares étaient les commentateurs et les responsables politiques à percevoir l’importance de ce résultat. La plupart se préoccupaient de savoir quelles consignes de vote donneraient François Bayrou ou Jean Marie Le Pen, quels accords seraient passés par les Etats Majors, comme si l’élection présidentielle n’était qu’une forme atténuée de la guerre civile !
Les rescapés du Parti Communiste et des formations d’extrême gauche appelaient à « faire barrage » à Nicolas Sarkozy » et les responsables socialistes entonnaient le stupide « Tout sauf Sarkozy » qui leur avait déjà si bien réussi au premier tour ! Ils ne se rendaient pas compte qu’ils insultaient ainsi un tiers des français qui ont voté dimanche dernier et qu’ils revêtaient à nouveau les habits du sectarisme qui a si souvent caractérisé la gauche française.
Ces socialistes sont les fils de ceux qui écrivaient sur les affiches du général de Gaulle : « le fascisme ne passera pas », qui accusaient d’ « anticommunisme primaire » les hommes et les femmes qui osaient émettre des doutes sur les démocraties populaires et qui scandaient « Chirac Facho » en 1988. Ce sont des sectaires qui ne supportent pas qu’on puisse penser différemment d’eux. Ce sont des républicains qui n’aiment le peuple que lorsque le peuple vote pour eux.
Pour que le changement que les Français ont appelé de leurs vœux dimanche dernier se concrétise, il est indispensable que nous ayons un deuxième tour digne, un deuxième tour qui permette un vrai choix entre deux projets de société, entre deux conceptions de la Nation, entre deux façons de concevoir la politique. Pour que ce débat ait lieu et qu’il ne soit pas escamoté comme par le passé, il faut que la gauche accepte la dure réalité des urnes et qu’elle accepte une confrontation honnête, sans recourir aux artifices de la diabolisation qui n’a pas d’autre objet que de dissimuler les insuffisances de son programme et l’impréparation de sa candidate.

24° et avant dernier meeting de la campagne du premier tour ce soir à Clermont-Ferrand. La longue course de fond entamée en septembre touche à sa fin. J’accompagnerai Nicolas Sarkozy demain à Marseille pour boucler la boucle ouverte le 14 janvier à la porte de Versailles. Je serai vendredi l’invité du grand journal de Canal et j’achèverai ce marathon par une rencontre avec les habitants du 9° arrondissement de Paris à l’invitation de Pierre Lellouche.
Retour ensuite Dans la Sarthe pour dormir et voter !
Les propos de Nicolas Sarkozy publiés par la revue « Philosophie Magazine » ont déchainé les réactions pavloviennes de tous les candidats à l’élection présidentielle. Tels des robots, ils se sont crus obligés de dramatiser une opinion émise par un homme qui cherche des réponses à des questions philosophiques qui obsèdent l’homme depuis toujours.
Je suis certain qu’aucun de ces candidats n’a pris la peine de lire l’interview de Nicolas Sarkozy.
S’ils l’avaient lu, ils auraient évité de se lancer dans cette polémique créée et entretenue de toutes pièces.
Ce qui est choquant dans l’interview de Nicolas Sarkozy à « Philosophie magazine » ce n’est pas la réponse de Nicolas Sarkozy, c’est la question de Michel Onfray qui présente la pédophilie comme une « formule » de sexualité au même titre que l’homosexualité et l’hétérosexualité et qui considère que chacun s’oriente vers l’une de ces trois voies en fonction de son environnement.
En réponse à cette assertion, Nicolas Sarkozy indique « qu’il incline à penser qu’on naît pédophile » et que « c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions pas soigner cette pathologie ».
Nicolas Sarkozy met donc sur deux plans très différents, d’une part, l’hétérosexualité et l’homosexualité qui sont des orientations sexuelles et d’autre part, la pédophilie qu’il considère, à juste titre, comme une maladie.
Nicolas Sarkozy n’affirme pas que la pédophilie soit forcément ou uniquement d’origine génétique. Il sait, comme chacun d’entre nous, que la pédophilie survient, hélas, souvent après des brutalités et des violences analogues subies dans l’enfance.
Pour autant de nombreux chercheurs ont mis en évidence ou cherchent à mettre en évidence les facteurs chimiques et/ou anatomiques de certaines pathologies psychiatriques, par exemple la schizophrénie. Preuve en est que l’on traite ces pathologies en partie par des médicaments. Il existe des travaux de scientifiques reconnus qui portent directement sur les facteurs chimiques ou anatomiques de la pédophilie. Or, à partir du moment où l’existence de facteurs chimiques ou organiques expliquent pour partie ces anomalies comportementales, il n’est pas incohérent de penser qu’elles peuvent avoir une origine génétique. Le cerveau est un continent qui reste à exploiter scientifiquement. Il en de même pour le suicide qui reste dans bien des cas un mystère.
Si tel était le cas, cela serait d’ailleurs une bonne nouvelle car cela signifierait qu’un jour, on guérira la pédophilie et peut être même le suicide.
On devrait se réjouir qu’un responsable politique aborde ces sujets et qu’il le fasse en débattant avec un philosophe, avec humilité, en exprimant ses doutes et ses opinions.
On devrait se réjouir qu’un responsable politique parle du mal de vivre dans une campagne présidentielle et se propose de faire de la lutte contre ce mal de vivre et contre le suicide un grand chantier présidentiel.
Les robots peuvent réciter mécaniquement leurs accusations outrancières, parler d’eugénisme et évoquer à demi-mot les dérives nazies. Qui peut les entendre sauf les imbéciles qui parlent de « rafles » pour désigner les reconduites à la frontières des étrangers entrés illégalement sur le territoire national en vertu des lois de la République et qui n’hésitent jamais à banaliser les crimes nazis en s’autorisant des comparaisons aussi grotesques qu’irresponsables.
Il faudra pourtant qu’ils s’y fassent. La France a besoin de débat ouvert et sans tabou. La France a besoin de vérité. Et la vérité ne peut émerger que d’un débat libre !
Ségolène Royal veut créer un contrat première chance pour les jeunes. La gauche trouve que ce contrat ressemble comme un frère au CPE qu’elle avait combattu avec le résultat que l’on sait. Qu’à cela ne tienne, la candidate du PS propose une version modifiée qui ressemble désormais beaucoup au contrat jeune en entreprise que j’avais mis en place en 2002 contre la gauche et madame Royal en particulier et qui a permis le recrutement en CDI de près de 500 000 jeunes sans qualification.
Ce qui était insupportable en 2002 – Aider les entreprises qui embauchent en CDI des jeunes – devient en 2007 une proposition de la candidate du Parti Socialiste aux élections présidentielles.
Après des mois de bataille stérile contre la réforme des retraites, accusée de tous les maux, les socialistes renoncent à son abrogation. Après s’être mobilisés contre le contrat jeune en entreprise, les voilà qui tentent de s’en attribuer la paternité. Comment les français peuvent ils s’y retrouver ? Comment peuvent ils faire confiance à une gauche qui semble n’avoir aucune conviction et aucun autre projet politique que celui de reprendre le pouvoir ?



