

Lundi, à 19H15, je serai l'invité de Thomas Hugues et Marc Fauvelle sur I Télé et France Info
Chaque soir, à l’occasion de mes déplacements dans toute la France pour soutenir Nicolas Sarkozy, je suis agréablement surpris par l’intérêt que manifestent les français pour cette campagne.
Après celle de 2002 qui avait rapidement sombré dans l’ennui et s’était achevée par le drame du 21 avril, on pouvait craindre que le premier parti de France ne soit durablement celui des abstentionnistes.
Je veux croire que l’on s’était trompé ! Jamais, depuis 20 ans, autant de français n’ont participé aux réunions publiques organisées par les candidats. Hier, à Lyon, près de 20 000 personnes se pressaient pour entendre Nicolas Sarkozy. Les émissions de radio et de télévision consacrées à la campagne font le plein, la presse écrite connaît une hausse de ses ventes inattendue et l’Internet bruisse de millions de commentaires passionnés.
Pourquoi cet engouement ?
D’abord parce que les Français ne veulent pas revivre le 21 avril 2002. Ils ont compris que cette élection pas comme les autres n’avait pas donné au Président de la République et à sa majorité un mandat suffisamment limpide pour engager les réformes rendues indispensables par l’évolution du monde.
Ensuite parce que cette élection devrait en principe se traduire par un changement de générations. Les changements de générations sont rares dans la vie politique française. Du coup, les français veulent en savoir plus sur les candidats qui se présentent à leur suffrages, ils veulent les faire souffrir jusqu’à la dernière minute afin d’être bien sûrs de choisir le meilleur, celui ou celle qui sera le mieux à même de défendre la place de la France dans le monde, d’assurer leur sécurité et de les conduire à travers les grains et les tempêtes de la mondialisation.
Enfin parce que les Français mesurent mieux, aujourd’hui, la gravité de la situation de leur pays, l’importance des retards accumulés depuis vingt ans, l’arrogance de ceux qui les avaient convaincu que c’était le monde qui avait tort de changer et la France qui avait raison de ne rien changer.
Nicolas Sarkozy n’a pas peu contribué à faire souffler sur le débat politique un vent de fraicheur et de modernité qui participe à la réhabilitation du débat.



