L’incident survenu hier à l’Assemblée Nationale est banal en soi. Sur le fond, il est plutôt moins grave que celui qu’avait provoqué Lionel Jospin lorsqu’il avait accusé l’opposition d’être en faveur de l’esclavage ou lorsqu’il confisquait au profit de la gauche les idéaux de la révolution française. J’ajoute que l’agressivité des socialistes durant les séances de questions d’actualités ne les autorise guère à jouer les offensés.
Les Français ne se rendent pas compte du climat de ces séances car la télévision ne leur retransmet pas l’ambiance, les quolibets, les insultes qui fusent des bancs de la gauche à l’endroit des membres du gouvernement. Sans doute la droite, lorsqu’elle était dans l’opposition, ne se conduisait guère mieux. J’ai toujours détesté ces comportements qui contribuent à décrédibiliser
Pourquoi alors, cet incident prend-il l’allure d’une crise politique ? Parce que le Premier Ministre ne dispose pas d’une confiance suffisante dans
Quand le Président de la République en tirera-t-il les conséquences ?


