L’offre de Washington d’ouvrir le dialogue avec Téhéran sur le dossier nucléaire est inattendue et surprenante.
Cette offre est une première depuis 1979 et elle se situe dans un contexte qui ne prédisposait pas naturellement l’administration Bush à faire preuve d’audace diplomatique.
L’Iran multiplie, en effet les déclarations agressives à l’égard des Etats-Unis et du monde occidental, se moque des décisions du conseil de sécurité des Nations Unies et affiche sa volonté de rayer Israël de la carte.
Entre la résignation devant la volonté de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et la perspective d’une intervention militaire difficile, dangereuse et dont les résultats sont loin d’être garantis, les Etats-Unis ont finalement choisi de donner encore sa chance à la diplomatie.
Ils l’ont fait d’une manière habile à laquelle ils ne nous avaient pas habitué avec la crise irakienne.
Est-ce l’effet de l’expérience ?
En tout cas leur proposition leur assure le soutien des européens, place les Chinois et les Russes devant leurs responsabilités et oblige les Iraniens à se dévoiler sur leurs véritables intentions.
Espérons qu’il ne s’agisse pas que d’une posture et que les Iraniens sauront saisir l’occasion qui leur est donnée de revenir à la table des négociations sans qu’il soit atteint à leur indépendance et à leur fierté nationale.
Un seul chiffre: L'Algérie compte aujourd'hui plus d'étudiants que le monde entier n'en comptait au début du 20° siècle!.
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