Plusieurs commentaires de mon post sur le Liban mettent en doute la capacité de l’Europe d’intervenir un jour avec efficacité dans les conflits régionaux qui
La France, en raison de la multiplicité de ses engagements extérieurs ne peut assumer seule une charge militaire aussi lourde. L’Allemagne en est incapable et les autres pays européens ne peuvent guère que fournir des moyens d’appoint. Telle est la réalité de la situation stratégique. L’élargissement a rendu improbable la mise en œuvre d’une force européenne de défense crédible. Il faut donc chercher une autre voie. J’ai la conviction qu’elle réside dans la constitution d’un noyau dur constitué, pour l’essentiel des Pays fondateurs de l’Union. Nous avons bien réalisé une Europe monétaire à douze, une Europe spatiale à dix sept ou un « eurocorps » à cinq !
Cette manœuvre complexe ne se fera pas toute seule. Elle exigera une relance du couple « franco-allemand » et un compromis historique avec la Grande-Bretagne.
La difficulté de l’exercice ne doit pourtant pas nous décourager. Nous avons besoin de faire entednre une voix européenne dans le monde et de la défendre.
Refonder le projet européen pour le mettre à l’heure du vingt et unième siècle, voilà l’objectif que nous devons nous fixer. Voilà la grande cause qui doit mobiliser nos intelligences et nos énergies. Voilà le futur que nous devons proposer aux générations montantes au lieu de nous complaire dans un long et tranquille déclin.
« Le Monde » rapporte ce soir que moins de cinquante pour cent des remplacements de courte durée dans l’éducation nationale sont réellement assurés.
Cette information confirme mon diagnostic sur le choix qui a été fait par le gouvernement de n’appliquer que très partiellement la loi d’orientation sur l’école votée par le Parlement en 2005. Ce texte prévoyait, en effet, l’obligation pour les établissements scolaires de procéder au remplacement des enseignants absents pour une durée inférieure à quinze jours avec leurs moyens propres. Pourquoi la loi n’est-elle pas appliquée ? Dans les propositions de réformes institutionnelles que je formule dans le livre que je publierai fin septembre, l’une d’elles vise à mettre un terme à cette situation scandaleuse qui voit l’autorité du Parlement bafouée par l’administration. Il s’agit de doter l’Assemblée Nationale de pouvoirs très étendus de contrôle direct de l’administration. Des pouvoirs qui permettraient aux parlementaires d’exercer des contrôles sur pièce et sur place. Certes, les commissions des finances de l’Assemblée et du Sénat sont déjà dotées de ces pouvoirs, mais elles les utilisent insuffisamment et leurs membres ne sont pas assez nombreux pour contrôler efficacement l’application des lois par l’administration et le gouvernement.



