
Le premier ministre a reçu hier soir à Matignon l'équipe de France de Rugby pour une rencontre conviviale. Il leur a adressé un chaleureux message d'accueil commençant ainsi : "Au cours des dernières semaines, comme à Marseille, le 18 août dernier, lors du match France - Angleterre, vous avez pu mesurer le soutien des Français. Cette mobilisation chaleureuse, elle va vous accompagner durant les sept prochaines semaines. Grâce à vous et avec vous, le pays va vibrer, s’enthousiasmer et se rassembler. Si je vous reçois ce soir, c’est d’abord pour vous dire que la France se tient à vos côtés. Elle s’y tient en portant en elle les valeurs qui font la singularité du rugby : le courage et le respect, la fierté et l’amour du jeu, mais aussi un esprit de fête".

En conclusion, il leur a adressé cet encouragement, au nom de tout le pays : "A vous tous, je souhaite de vivre pleinement et intensément les prochaines semaines. Vous porterez le maillot de la France. Vous l’avez mérité. Et je suis sûr que vous allez le mouiller. Donnez le meilleur de vous-même. Prenez du plaisir. Les Français sont à vos côtés et vous savez qu’ils vous supporteront dans les beaux moments comme dans les plus durs. Rien n’est impossible au coq gaulois. Bonne chance et bonne Coupe du monde".


par YM
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Coup de coeur
En cette rentée 2007, le premier ministre a souhaité rappeler le message du gouvernement à ceux qui portent la parole de la France à l'étranger, les ambassadeurs, et à ceux qui se
préparent à former les élèves des écoles, les professeurs stagiaires.
Aux premiers, qu'il a reçus à Matignon le 28 août 2007 dans le cadre de la Xvème conférence des ambassadeurs, il a demandé de témoigner dans le monde de la nouvelle donne politique française (discours complet ici) : "En tournant le dos aux recettes économiques et sociales du passé, en réaffirmant son désir de fierté, le peuple français a pris le parti de répondre clairement aux défis du XXIe siècle. Cette vitalité nationale retrouvée, je vous demande d’en être les porte-parole partout en Europe et dans le monde (...). Notre message est clair et direct : la France est sur le chemin de la modernisation ! Elle y est engagée avec un style politique renouvelé, une organisation institutionnelle clarifiée, un gouvernement ouvert. Elle y est engagée avec des valeurs qui consacrent le travail, l’innovation et la prise de risque. Elle y est engagée avec des réformes économiques et sociales qui ont pour but d’aller à la conquête de la croissance et du plein emploi".
Aux seconds, auxquels il s'est adressé à l'IUFM de Créteil le 31 août 2007, il a dit son admiration pour la fonction d'enseignant et son soutien aux personnels de l'Education nationale (discours complet ici) : "Chacun d’entre-nous a le souvenir d’un ou de plusieurs de ses professeurs qui ont marqué sa formation et parfois crée un lien avec une discipline, que le temps a fait grandir. Vous avez donc entre vos mains le pouvoir d’orienter des vies. Vous allez exercer un métier passionnant. Et vous l’exercerez dans le cadre d’une société qui exige parfois plus de l’Ecole et de ses maîtres qu’elle n’exige d’elle-même. C’est toute la difficulté et la beauté de votre engagement professionnel. C’est toute la grandeur de l’Ecole républicaine.
(...)
La semaine prochaine, 12 millions d’élèves vont rejoindre leur salle de classes, 900.000 enseignants commenceront leur cours, 227.000 personnels administratifs et techniques assureront le bon fonctionnement des établissements. L’ampleur de ces chiffres témoigne de l’engagement massif d’un pays qui sait que son avenir se décide avec vous et grâce à vous.
Cela, je ne l’avais pas aussi profondément mesuré avant d’avoir été rue de Grenelle au ministère de l’Education nationale. J’ai vite pris la mesure du formidable potentiel humain que réunit le service public de l’Education nationale. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler dans ce monde où se retrouvent des hommes et des femmes réunis par un même engagement, au service de la jeunesse, de l’avenir de la France, et des valeurs républicaines. J’ai connu comme tous les ministres des succès et des difficultés.
Mais j’en suis parti avec deux convictions :
- que l’Education nationale est nécessairement au cœur de la mission de l’Etat, et que rien n’est possible pour l’école sans un pacte de confiance entre les enseignants et la société, une confiance exigeante, mais une confiance sans partage, car chacun d’entre vous sera seul dans sa classe avec ses élèves et c’est là que se passera l’essentiel, cette relation maître-élève qui construit avec le temps les savoirs et les personnalités.
- ma deuxième conviction est que toute évolution de ce grand service public doit plus qu’ailleurs s’inscrire dans le temps, en tenant compte tout à la fois de nos traditions séculaires et de ce que le monde extérieur bouge. L’Education nationale est ainsi faite qu’elle doit maintenir, et en même temps changer, et elle le fait d’autant mieux, non seulement par un effort sur elle-même comme je l’y avais invitée avec la loi sur l’Ecole, mais en bénéficiant de l’apport de jeunes comme vous, pas si loin de leurs futurs élèves, et en même temps si différents par le cheminement adulte qu’ils accomplissent et la formation qu’ils suivent pour maîtriser leur métier".
Aux premiers, qu'il a reçus à Matignon le 28 août 2007 dans le cadre de la Xvème conférence des ambassadeurs, il a demandé de témoigner dans le monde de la nouvelle donne politique française (discours complet ici) : "En tournant le dos aux recettes économiques et sociales du passé, en réaffirmant son désir de fierté, le peuple français a pris le parti de répondre clairement aux défis du XXIe siècle. Cette vitalité nationale retrouvée, je vous demande d’en être les porte-parole partout en Europe et dans le monde (...). Notre message est clair et direct : la France est sur le chemin de la modernisation ! Elle y est engagée avec un style politique renouvelé, une organisation institutionnelle clarifiée, un gouvernement ouvert. Elle y est engagée avec des valeurs qui consacrent le travail, l’innovation et la prise de risque. Elle y est engagée avec des réformes économiques et sociales qui ont pour but d’aller à la conquête de la croissance et du plein emploi".
Aux seconds, auxquels il s'est adressé à l'IUFM de Créteil le 31 août 2007, il a dit son admiration pour la fonction d'enseignant et son soutien aux personnels de l'Education nationale (discours complet ici) : "Chacun d’entre-nous a le souvenir d’un ou de plusieurs de ses professeurs qui ont marqué sa formation et parfois crée un lien avec une discipline, que le temps a fait grandir. Vous avez donc entre vos mains le pouvoir d’orienter des vies. Vous allez exercer un métier passionnant. Et vous l’exercerez dans le cadre d’une société qui exige parfois plus de l’Ecole et de ses maîtres qu’elle n’exige d’elle-même. C’est toute la difficulté et la beauté de votre engagement professionnel. C’est toute la grandeur de l’Ecole républicaine.
(...)
La semaine prochaine, 12 millions d’élèves vont rejoindre leur salle de classes, 900.000 enseignants commenceront leur cours, 227.000 personnels administratifs et techniques assureront le bon fonctionnement des établissements. L’ampleur de ces chiffres témoigne de l’engagement massif d’un pays qui sait que son avenir se décide avec vous et grâce à vous.
Cela, je ne l’avais pas aussi profondément mesuré avant d’avoir été rue de Grenelle au ministère de l’Education nationale. J’ai vite pris la mesure du formidable potentiel humain que réunit le service public de l’Education nationale. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler dans ce monde où se retrouvent des hommes et des femmes réunis par un même engagement, au service de la jeunesse, de l’avenir de la France, et des valeurs républicaines. J’ai connu comme tous les ministres des succès et des difficultés.
Mais j’en suis parti avec deux convictions :
- que l’Education nationale est nécessairement au cœur de la mission de l’Etat, et que rien n’est possible pour l’école sans un pacte de confiance entre les enseignants et la société, une confiance exigeante, mais une confiance sans partage, car chacun d’entre vous sera seul dans sa classe avec ses élèves et c’est là que se passera l’essentiel, cette relation maître-élève qui construit avec le temps les savoirs et les personnalités.
- ma deuxième conviction est que toute évolution de ce grand service public doit plus qu’ailleurs s’inscrire dans le temps, en tenant compte tout à la fois de nos traditions séculaires et de ce que le monde extérieur bouge. L’Education nationale est ainsi faite qu’elle doit maintenir, et en même temps changer, et elle le fait d’autant mieux, non seulement par un effort sur elle-même comme je l’y avais invitée avec la loi sur l’Ecole, mais en bénéficiant de l’apport de jeunes comme vous, pas si loin de leurs futurs élèves, et en même temps si différents par le cheminement adulte qu’ils accomplissent et la formation qu’ils suivent pour maîtriser leur métier".
par YM
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Discours


