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Mercredi 6 septembre 2006

Plusieurs visiteurs de ce blog m’ont demandé les références des rapports mettant en cause la scolarisation à deux ans des enfants.

Beaucoup de ces rapports n’ont pas été publiés par le ministère de l’Education Nationale qu’ils embarrassent.

Le rapport 2005 de Claire Brisset, nommée « défenseur des enfants » par Lionel Jospin est disponible sur le site de cette institution.

 

http://www.defenseurdesenfants.fr/pdf/rapport2005.pdf

par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mercredi 6 septembre 2006
J’ai éprouvé une grande joie, hier, à inaugurer la « Khâgne » du lycée Montesquieu au Mans. Cette classe préparatoire au concours d’entrée à l’ENS était espérée depuis dix ans par une équipe enseignante remarquable qui en avait démontré la faisabilité avec le succès de « l’Hypokhâgne ». Je suis heureux d’avoir pu contribuer à vaincre les résistances de l’Inspection Générale de l’Education nationale qui manifestait beaucoup de scepticisme. Le démarrage de cette classe avec 20 étudiants montre que le projet n’était pas irréaliste. Les quelques mots que j’ai prononcé à cette occasion expriment mon admiration pour le travail de ceux qui cherchent à atteindre une excellence qui fait l’honneur de notre système éducatif :

« Chers élèves,

La cérémonie qui nous rassemble aujourd'hui est d'importance. Non pas parce que quelques "autorités" viennent vous souhaiter bonne chance à l'aube d'une année scolaire dont chacun de vous mesure qu'elle sera difficile, mais aussi stimulante. Elle est d'importance parce que, premiers élèves sarthois d'une section de khâgne, vous ouvrez une trace, celle d'une nouvelle formation ; une formation d'excellence à laquelle on n'accède que par le travail, le mérite et le talent. Cette section manquait en Sarthe. Sa création couronne les efforts déployés par votre proviseur et son équipe pour permettre aux élèves de notre département de mener, sans rupture, le cycle d'études qui prépare aux Ecoles Normales Supérieures. Qu'ils en soient remerciés. Leur volonté tenace dans un dossier que notre département attendait depuis plus de 20 ans a été déterminante. L'ouverture de cette section permet à notre département d'enrichir son offre de formations en classes préparatoires mais elle couronne, aussi, le haut niveau qu'il a atteint dans ce domaine. Les créations de telles sections sont en effet subordonnées à des critères exigeants et rigoureux. Exigence et rigueur, deux valeurs qui reflètent précisément ce que sont les écoles que vous préparez à intégrer. Leur organigramme n’a pas toujours été simple. Les réformes successives ont brouillé certains repères qu’on croyait fiables : on a connu certaines années des garçons qui choisissaient Fontenay, des filles qui entraient à Saint-Cloud, des "modernes" qui faisaient du latin, des "Lyonnais" qui accomplissaient leur scolarité à Cachan, et j’en passe… A l’intérieur de chaque école, la même liberté a régné, elle y règne encore, et il n’est pas rare que des élèves entrés avec une option histoire en ressortent titulaires d’une agrégation de langue - ou l’inverse. Est-ce à dire que vous entrez dans le royaume de la plus grande confusion ? Non, je m’empresse de le dire : d’abord, parce les attributions de l’ENS – Lettres et Sciences Humaines de Lyon que vous préparez sont parfaitement définies, mais surtout parce que cette souplesse même fait partie du jeu : elle est le privilège attaché au caractère exceptionnellement généraliste de votre formation et au recul qu’il confère. Langues, lettres, histoire, philo, le bagage que vous accumulez confirme au gré des options son ampleur remarquable – peut-être unique en Europe. Cette compétence n’est pas un talent de société. Ce n’est pas la polyvalence superficielle du touche-à-tout. C’est la condition d’un certain humanisme de pensée que le pays vous appelle à représenter : celui qui consiste à comparer, à rapprocher, à peser les idées au vu d’une connaissance large ; à penser en spécialistes, certes, mais aussi en vrais critiques, en intellectuels, en gens de culture et d’esprit. Faut-il recourir aux exemples célèbres de Jaurès, de Blum, de Sartre, d’Aron ou de Pompidou pour rappeler qu’au-delà du domaine universitaire, nous espérons des anciens élèves des khâgnes une présence particulière au sein de la cité ? Vous comprendrez qu’un tel rôle ne puisse être dévolu à des étudiants sans ambition, sans talent, sans exigences. Je sais que le mot d’élite fâche, et c’est pourtant le premier qui me vient à l’esprit, quand je veux définir la logique au nom de laquelle vous avez été sélectionnés. Elite, donc : prenons le mot en bonne part, sans y associer ni discrimination, ni esprit de caste. Elite, puisque c’est sur les preuves d’aptitudes remarquables, annoncées durant votre scolarité, démontrées lors du baccalauréat, confirmées en hypokhâgne, que vous parvenez ici. Elite, puisque dans un siècle où l’éducation de masse est notre préoccupation essentielle, c’est en très petit nombre – une vingtaine cette année – que vous préparerez les concours. Elite, puisque c’est justement la concentration d’étudiants brillants dans les khâgnes qui en fait l’esprit et que, l’émulation aidant, vous serez à vous-mêmes vos propres formateurs. Elite, enfin, qui justifie l’effort particulier consenti par l’Education nationale au service de votre avenir, et qui vous impose en retour un véritable devoir d’excellence. Les exigences qui vous sont désormais exprimées ne sont plus celles de vos parents, de vos amis, de vos professeurs, de tous ceux qui pouvaient prendre leur part de plaisir à vos succès ; ce sont celles d’un pays qui attend de vous l’innovation, la recherche, la vérification et la transmission des savoirs au plus haut niveau. C’est de votre excellence que la France, ses établissements d’enseignement, ses administrations centrales, ses entreprises ont besoin pour demain. L’objectif est élevé. Il est inaccessible sans une mobilisation longue, prolongée, étendue de vos efforts. La durée même de cette préparation – durée considérable pour ce qui n’est, officiellement, qu’une étape transitoire de votre cursus – dit assez que la patience, la ténacité, un souffle long font partie des qualités attendues. Pourquoi ? Parce que le concours de l’ENS n’est pas une simple porte à franchir, dont on pourrait vous lancer les clés à la volée, en quelques semaines ! Parce que les classes préparatoires vous offrent les seules clés qui vaillent pour ce genre de formation, c’est-à-dire une véritable refondation de vos méthodes de travail et de réflexion. Comment ? Par une imprégnation progressive, avec ses exercices réitérés, sur des mois, sur des trimestres. Avec son attention à la nuance, au détail. Avec – il faut les accepter – ses régressions, ses redites. Par cette lente maturation de vous-mêmes qui vous révélera, au bout de deux ans, capables et transformés. Deux ans pour perfectionner une culture, mais aussi une méthode du questionnement, une technique autonome de la recherche, un art d’organiser et d’exposer : dans un monde où l’exigence de résultat prime parfois sur l’approfondissement, nos khâgnes sont un refuge de la durée, un des rares endroits où l’on apprécie encore l’effet du temps long dans la formation de l’esprit. Vous comprendrez qu’un tel itinéraire s’accommode mal des ruptures. L’absence de khâgne au lycée Montesquieu en créait une. Elle rompait un travail dans lequel la continuité et la cohésion du groupe apparaissent déterminantes. Elle laissait au dispositif un goût d’inabouti. J’ai le plus grand plaisir à voir ouvrir avec vous cette classe qui l’achève : formation large, excellence de niveau, aptitude exceptionnelle à soutenir de mois en mois une concentration et une pugnacité sans trêve, elle en confirmera les atouts. »
par Francois Fillon publié dans : Actualités
Mercredi 6 septembre 2006

Les universités d’été de l’UMP ont été un franc succès. Elles ont surtout marqué un tournant décisif dans le parcours de Nicolas Sarkozy vers l’élection présidentielle.

La tonalité de son discours à la jeunesse qui ne sacrifie rien au « jeunisme » affligeant de la gauche et parfois, hélas, aussi de la droite a touché juste. Le rassemblement que seuls quelques incorrigibles journalistes tournant en rond comme des papillons aveuglés par la lumière ont contesté, s’est manifesté de façon éclatante. N’en déplaise aux grincheux l’UMP est une réussite. Les différences entre les vieilles familles politiques qui le composent se sont estompées au profit de nouveaux clivages, de nouveaux débats qui correspondent mieux à la réalité de la société française et que nous nous efforçons de respecter et de canaliser au service de l’ambition de réforme que nous poursuivons. Mais l’évènement le plus marquant aura sans doute été la transformation de notre candidat qui a trouvé une « paix intérieure » qui confirme sa capacité à rassembler les français. Marseille aura tranché avec La Rochelle et l’affrontement des ambitions au Parti Socialiste. Tant mieux ! Dépités par ce succès, quelques commentateurs ont tenté de mettre en scène une « bataille pour Matignon » aussi irréelle que stupide. C’est méconnaître l’esprit de la cinquième république que de croire qu’un candidat à l’élection présidentielle doive négocier à l’avance la répartition d’hypothétiques responsabilités gouvernementales. L’élection présidentielle est une rencontre entre un homme et les Français. Personne ne peut s’immiscer dans ce tête à tête singulier.

par Francois Fillon publié dans : Actualités

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