Ce jeudi 13 septembre, l’environnement était au cœur des préoccupations du Premier ministre : accompagné de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement
supérieur et de la recherche, et de Roger Karoutchi, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, François Fillon rendait visite aux enseignants-chercheurs de l’INRA
(Institut National de la Recherche Agronomique) sur le site de la ferme de Grignon.
Situé dans les Yvelines, à 20 kilomètres à l’ouest de Versailles, ce décor champêtre abrite depuis près de deux siècles le meilleur de la recherche française en agronomie. En 1826, le roi Charles X y créait l’Institution Royale Agronomique. Aujourd’hui, c’est AgroParisTech, fusion de trois grandes écoles françaises en agronomie et génie rural, qui occupe le site. L’école constitue un pôle majeur de l’ingénierie européenne dans le domaine du vivant.
Accueilli par Madame Marion Guillou, présidente de l’INRA, le Premier ministre visite d’abord une serre. Dans les centaines de pots qui s’alignent, les premières feuilles vert tendre d’une génération nouvelle de végétaux se déploient. Parmi elles, peut-être de nouveaux blés exigeant moins de pesticides, des riz et des maïs plus productifs qui aideront à résoudre le problème persistant de l’alimentation mondiale :
- Comment ne pas y voir une question stratégique, quand on connaît les problèmes mondiaux d’accès aux denrées ? quand on sait que chaque jour, il y a 200 000 bouches à nourrir de plus ? quand les occidentaux se rendent brutalement compte qu’ils sont peut-être à la merci d’un choc céréalier ? demandera François Fillon quelques minutes plus tard.
Sous le toit vitré, l’atmosphère est idéale pour la croissance des jeunes plantes – moins pour les journalistes qui s’entassent dans l’espace étroit. Leurs objectifs se couvrent de buée. Le cortège ressort. Au bâtiment EGER, on présente au Premier ministre les nombreux enseignants, les chercheurs, leurs étudiants et leurs programmes. Une centaine d’étudiants sont assis sur un talus. François Fillon leur adresse un discours optimiste :
- Il faut faire du développement durable une chance et non une contrainte. L’économie de l’environnement, au niveau mondial, c’est déjà près de 35 milliards d’euros. C’est une croissance supérieure à celle du PIB. C’est 10 000 emplois nouveaux chaque année. Bref, c’est une nouvelle donne économique et éthique. La France doit y faire valoir ses atouts.
Les moyens ? Une augmentation d’1,8 milliards d’euros pour le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2008 ; l’autonomie des universités, déjà votée ; et la réforme radicale du crédit impôt recherche, bientôt porté à 30% des investissements. Mais c’est peut-être quand il improvise que le Premier ministre est le plus applaudi :
- Il faut aussi faciliter la vie quotidienne du chercheur, lance François Fillon. C’est tout de même un gaspillage incroyable de vous donner une telle formation, pour vous cantonner ensuite dans des tâches administratives !
Les étudiants approuvent. Le chef du gouvernement remonte en voiture pour gagner, à 30 kilomètres de là, les locaux de VEOLIA, le leader mondial des services à l’environnement. Gestion de l’eau, des déchets, de l’énergie : l’entreprise développe et industrialise des procédés de traitements respectueux, adaptés au développement durable. Sur l’esplanade, le Premier ministre enfile la chasuble et le casque de sécurité jaune vif indispensable à la visite des locaux techniques : d’abord, des chaudières à combustibles spéciaux, puis des bacs où les déchets de retraitement se transforment en compost. François Fillon manipule une poignée de cet engrais naturel :
- Je l’ai dit tout à l’heure, notre industrie lourde doit anticiper les nouvelles contraintes environnementales pour rester compétitive. Les grands groupes industriels, en particulier, auront la responsabilité d’accompagner et de fédérer les 8 000 PME françaises qui travaillent pour l’environnement. La France doit s’engager à fond dans ce que je veux appeler la « croissance verte ».
Situé dans les Yvelines, à 20 kilomètres à l’ouest de Versailles, ce décor champêtre abrite depuis près de deux siècles le meilleur de la recherche française en agronomie. En 1826, le roi Charles X y créait l’Institution Royale Agronomique. Aujourd’hui, c’est AgroParisTech, fusion de trois grandes écoles françaises en agronomie et génie rural, qui occupe le site. L’école constitue un pôle majeur de l’ingénierie européenne dans le domaine du vivant.
Accueilli par Madame Marion Guillou, présidente de l’INRA, le Premier ministre visite d’abord une serre. Dans les centaines de pots qui s’alignent, les premières feuilles vert tendre d’une génération nouvelle de végétaux se déploient. Parmi elles, peut-être de nouveaux blés exigeant moins de pesticides, des riz et des maïs plus productifs qui aideront à résoudre le problème persistant de l’alimentation mondiale :
- Comment ne pas y voir une question stratégique, quand on connaît les problèmes mondiaux d’accès aux denrées ? quand on sait que chaque jour, il y a 200 000 bouches à nourrir de plus ? quand les occidentaux se rendent brutalement compte qu’ils sont peut-être à la merci d’un choc céréalier ? demandera François Fillon quelques minutes plus tard.
Sous le toit vitré, l’atmosphère est idéale pour la croissance des jeunes plantes – moins pour les journalistes qui s’entassent dans l’espace étroit. Leurs objectifs se couvrent de buée. Le cortège ressort. Au bâtiment EGER, on présente au Premier ministre les nombreux enseignants, les chercheurs, leurs étudiants et leurs programmes. Une centaine d’étudiants sont assis sur un talus. François Fillon leur adresse un discours optimiste :
- Il faut faire du développement durable une chance et non une contrainte. L’économie de l’environnement, au niveau mondial, c’est déjà près de 35 milliards d’euros. C’est une croissance supérieure à celle du PIB. C’est 10 000 emplois nouveaux chaque année. Bref, c’est une nouvelle donne économique et éthique. La France doit y faire valoir ses atouts.
Les moyens ? Une augmentation d’1,8 milliards d’euros pour le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2008 ; l’autonomie des universités, déjà votée ; et la réforme radicale du crédit impôt recherche, bientôt porté à 30% des investissements. Mais c’est peut-être quand il improvise que le Premier ministre est le plus applaudi :
- Il faut aussi faciliter la vie quotidienne du chercheur, lance François Fillon. C’est tout de même un gaspillage incroyable de vous donner une telle formation, pour vous cantonner ensuite dans des tâches administratives !
Les étudiants approuvent. Le chef du gouvernement remonte en voiture pour gagner, à 30 kilomètres de là, les locaux de VEOLIA, le leader mondial des services à l’environnement. Gestion de l’eau, des déchets, de l’énergie : l’entreprise développe et industrialise des procédés de traitements respectueux, adaptés au développement durable. Sur l’esplanade, le Premier ministre enfile la chasuble et le casque de sécurité jaune vif indispensable à la visite des locaux techniques : d’abord, des chaudières à combustibles spéciaux, puis des bacs où les déchets de retraitement se transforment en compost. François Fillon manipule une poignée de cet engrais naturel :
- Je l’ai dit tout à l’heure, notre industrie lourde doit anticiper les nouvelles contraintes environnementales pour rester compétitive. Les grands groupes industriels, en particulier, auront la responsabilité d’accompagner et de fédérer les 8 000 PME françaises qui travaillent pour l’environnement. La France doit s’engager à fond dans ce que je veux appeler la « croissance verte ».
JDL
par JDL
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