Ciel clair sur Angoulême, ce lundi 17 septembre, pour la première visite aux armées de François Fillon en tant que
Premier ministre. Le chef du gouvernement retrouve avec plaisir un milieu qu’il aime et connaît : passionné par les questions militaires, il a présidé la commission de la Défense à l’Assemblée dès
1986 :
- La professionnalisation des armées ? Je me souviens de l’avoir préconisée il y a vingt ans de ça, rappelle-t-il. Notre monde est instable et violent. Les menaces sont diffuses. Nous devons être à tout moment en mesure d’aller là où les événements appellent la France.
Au quartier Fayolle, en plein cœur de la ville, il est l’hôte du 1er RIMA, un régiment d’infanterie de marine. Les « marsouins » ont participé à l’opération Licorne en Côte-d’Ivoire en 2006. Pour leur visiteur, ils scénarisent quelques situations de terrain, représentant leurs missions et leurs capacités : assistance aux populations civiles ; franchissement et établissement de postes de contrôle ; combat de haute intensité. La façade d’un des bâtiments devient celle d’une gare, devant laquelle un colis suspect a été repéré. Un peu plus loin, de jeunes militaires adoptent pour l'occasion l’armement hétéroclites et le comportement erratique des troupes irrégulières affrontées dans les situations de guérilla. A chaque atelier, un sous-officier expose la problématique au Premier ministre,attentif. Pour terminer les démonstrations, un escadron en alerte « Guépard » à 72 heures et plusieurs équipements représentant une partie de l’avenir stratégique français lui sont présentés : en 2008, le Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie, doté de 8 roues et d'une tourelle, succèdera à l’AMX10P à chenilles, vieux de 30 ans :

- Votre
formation poussée et votre équipement sophistiqués font de vous des spécialistes, rappelle le Premier ministre. Il vous faut pouvoir compter sur les meilleures technologies.
Mais pour l’instant, c’est dans un AMX10RC, à canon de 105mm qu’on lui propose de monter. François Fillon, accompagné du ministre de la Défense, Hervé Morin, revêt la tenue camouflée et le casque réglementaire : assis au poste de pilotage, il devra rester en contact radio avec la tourelle. L’instruction est rapide :
- C’est un très bon pilote auto, et puis un char, c’est très simple à conduire, plaisante le général Cuche, chef d’État-major de l’armée de terre.
François Fillon exécute quelques manœuvres. A sa sortie, les photographes se précipitent pour saisir cette image insolite : le Premier ministre, casqué, reste concentré, mais son plaisir est visible. C’est l’heure d’un repas froid pris à « l’ordinaire », la cantine du marsouin, en compagnie de soldats de tous grades et des personnels civils qui composent le régiment. Debout, les soldats entonnent l’Hymne des troupes de marine, puis un chant nostalgique qui appartient à la tradition du 1er RIMA, « Marie Dominique », sur des paroles du romancier et marin Pierre MacOrlan.
C’est avec les épouses de militaires envoyés en opérations extérieures que le Premier ministre partage le café. François Fillon a été touché par les obsèques de deux jeunes sous-officiers tués en juillet. Il se dit très soucieux du soutien apporté aux familles :
- Votre métier n’est pas comme les autres. Il reste un métier de chair et de sang. Parfois, la mort est au bout de la mission.
Détail révélateur de la proximité qui lie à cet instant le Premier ministre aux hommes du 1er RIMA : pour écouter son allocution, les hommes du régiment quittent l’ordre serré et se massent au pied du mat des couleurs, autour de la tribune :
- Vous êtes allés au bout de vous-mêmes, au bout de la passion de servir et d’agir.
Le Premier ministre reprend à son compte une phrase de l’Hymne des troupes de marines :
- Pour faire un soldat de marine, il faut avoir dans la poitrine le cœur d’un matelot et celui d’un soldat. Je garde cette formule en tête. Elle peut m’être utile pour guider la France.
L’attention des hommes est entière. Leur émotion est forte. Conformément à la tradition militaire, il n’y a pas d’applaudissements.
- La professionnalisation des armées ? Je me souviens de l’avoir préconisée il y a vingt ans de ça, rappelle-t-il. Notre monde est instable et violent. Les menaces sont diffuses. Nous devons être à tout moment en mesure d’aller là où les événements appellent la France.
Au quartier Fayolle, en plein cœur de la ville, il est l’hôte du 1er RIMA, un régiment d’infanterie de marine. Les « marsouins » ont participé à l’opération Licorne en Côte-d’Ivoire en 2006. Pour leur visiteur, ils scénarisent quelques situations de terrain, représentant leurs missions et leurs capacités : assistance aux populations civiles ; franchissement et établissement de postes de contrôle ; combat de haute intensité. La façade d’un des bâtiments devient celle d’une gare, devant laquelle un colis suspect a été repéré. Un peu plus loin, de jeunes militaires adoptent pour l'occasion l’armement hétéroclites et le comportement erratique des troupes irrégulières affrontées dans les situations de guérilla. A chaque atelier, un sous-officier expose la problématique au Premier ministre,attentif. Pour terminer les démonstrations, un escadron en alerte « Guépard » à 72 heures et plusieurs équipements représentant une partie de l’avenir stratégique français lui sont présentés : en 2008, le Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie, doté de 8 roues et d'une tourelle, succèdera à l’AMX10P à chenilles, vieux de 30 ans :

- Votre
formation poussée et votre équipement sophistiqués font de vous des spécialistes, rappelle le Premier ministre. Il vous faut pouvoir compter sur les meilleures technologies.Mais pour l’instant, c’est dans un AMX10RC, à canon de 105mm qu’on lui propose de monter. François Fillon, accompagné du ministre de la Défense, Hervé Morin, revêt la tenue camouflée et le casque réglementaire : assis au poste de pilotage, il devra rester en contact radio avec la tourelle. L’instruction est rapide :
- C’est un très bon pilote auto, et puis un char, c’est très simple à conduire, plaisante le général Cuche, chef d’État-major de l’armée de terre.
François Fillon exécute quelques manœuvres. A sa sortie, les photographes se précipitent pour saisir cette image insolite : le Premier ministre, casqué, reste concentré, mais son plaisir est visible. C’est l’heure d’un repas froid pris à « l’ordinaire », la cantine du marsouin, en compagnie de soldats de tous grades et des personnels civils qui composent le régiment. Debout, les soldats entonnent l’Hymne des troupes de marine, puis un chant nostalgique qui appartient à la tradition du 1er RIMA, « Marie Dominique », sur des paroles du romancier et marin Pierre MacOrlan.
C’est avec les épouses de militaires envoyés en opérations extérieures que le Premier ministre partage le café. François Fillon a été touché par les obsèques de deux jeunes sous-officiers tués en juillet. Il se dit très soucieux du soutien apporté aux familles :
- Votre métier n’est pas comme les autres. Il reste un métier de chair et de sang. Parfois, la mort est au bout de la mission.
Détail révélateur de la proximité qui lie à cet instant le Premier ministre aux hommes du 1er RIMA : pour écouter son allocution, les hommes du régiment quittent l’ordre serré et se massent au pied du mat des couleurs, autour de la tribune :
- Vous êtes allés au bout de vous-mêmes, au bout de la passion de servir et d’agir.
Le Premier ministre reprend à son compte une phrase de l’Hymne des troupes de marines :
- Pour faire un soldat de marine, il faut avoir dans la poitrine le cœur d’un matelot et celui d’un soldat. Je garde cette formule en tête. Elle peut m’être utile pour guider la France.
L’attention des hommes est entière. Leur émotion est forte. Conformément à la tradition militaire, il n’y a pas d’applaudissements.
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par JDL
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