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Jeudi 10 janvier 2008
Le Premier ministre a consacré mardi, à l'Assemblée nationale, un hommage ému à Raymond Forni.


Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les députés,
Chers collègues,

Humbles devant la mort, nous le sommes plus encore quand celui qui nous quitte a donné, par sa présence, par ses contributions à notre vie politique, par son parcours personnel, l’image d’un destin exemplaire.
Parmi nous, il y a ceux qui luttent contre la pauvreté, la solitude, et ceux qui les ont subies.
Il y a ceux qui débattent du travail en usine, et ceux qui l’ont vécu.
Il y a ceux qui encouragent l’effort d’intégration, la réussite personnelle, la promotion sociale, et ceux qui ont su tout donner, tout surmonter pour les mener eux-mêmes à bien, jusqu’à obtenir du pays la reconnaissance la plus haute.
Raymond Forni était de ceux-là.
Je veux redire le message à la fois clair, positif et exigeant que son parcours adresse à tous ceux dont l’intégration dans la société française semble difficile.
Je pense aux jeunes issus de l’immigration, mais aussi à ceux que leur histoire scolaire ou familiale semble écarter des voies balisées de la réussite.
Raymond Forni était devenu citoyen français à 17 ans. A 32 ans, il était député du Territoire de Belfort, grand juriste, grand constitutionaliste.
Quinze ans pour passer d’une demeure modeste de Montreux-Château, à la représentation nationale, et par-delà, au Conseil de l’Europe, à la CNIL, à la présidence de la région Franche-Comté.
Quand l’intégration est courageuse, volontaire, loyale, aucune porte ne lui reste fermée.
Les combats de Raymond Forni ont toujours été guidés par ce souci proprement humaniste de respect de l’homme et de ses dons.
Le souci de la tolérance, de l’ouverture intellectuelle, de la justice.
Raymond Forni s’était fait connaître comme avocat en défendant, dans l’affaire Mercier  une lecture large et compréhensive de la liberté d’enseigner.
Il disait avoir connu son grand moment de député comme rapporteur d’une des lois qui ont honoré l’Assemblée nationale, la loi abolissant la peine de mort.
A cet esprit de tolérance et de générosité, je veux exprimer aujourd’hui l’hommage sans réserve du Gouvernement et de la nation.
Raymond Forni avait mis au service de l’Etat les talents que la France lui avait permis d’épanouir.
Son travail –  considérable, en particulier à la tête de la Commission des Lois – avait pour horizon la collectivité nationale.
Son éloquence était à la disposition de la République.
Il en vivait chaque progrès avec probité et avec une passion presque farouche.
Ceux d’entre vous qui ont eu le privilège de travailler ici même sous sa présidence s’en souviennent : au perchoir, Raymond Forni avait le ton rigoureux, parfois tranchant. Le ton, sans doute, de ceux qui s’étaient battus pour tous, qui n’avaient jamais fait un pas pour eux seuls.
La République avait donné à Raymond Forni le rang de quatrième personnage de l’Etat.
Lui-même s’était attribué en retour un titre modeste et beau, celui d’ « enfant de la République ».
La République que j’aime, c’est celle qui donne leur chance à des hommes de la qualité et de la trempe de Raymond Forni.
par JDL recommander

Commentaires

C'est toute la crédibilité de votre souhait de flexicurité qui est en jeu.

Pour l'instant, le MEDEF reste impassible aux efforts entrepris. Quant au contrat de mission, c'est une m....... qui profitera encore uniquement aux grosses boites. 

Les PME n'en ont absolument pas besoin. Quand la valeur des salariés est détectée, les petites entreprises savent très vite la valoriser par du chiffre d'affaires ce qui pérennise le contrat des salariés qu'ils embauchent et qu'ils ont identifié comme compétents et motivés. Donc rapidement passage de précaire en CDI, sinon le salarié s'en va ailleurs.

Donc, les petites boites, ce serait plutôt l'augmentation des périodes d'essai pour évaluer plus facilement le salarié et la supression des taxes sur les CDD qu'elles recherchent. Et encore, il suffit d'utiliser le CDD comme période d'essai et c'est gagné. Enelver ces cochonneries de taxes qui plombe les comptes des PME et cela ira mieux.

Là avec ce que j'entends dans les médias, j'ai fortement l'impression que les grosses entreprises (qui ne créent pas d'emplois) cherchent à travers le MEDEF et les négo en cours à faire leur propre marché. Elles détournent les négo  en cours pour flexibiliser et précariser sans contrepartie (et pour cause, elles n'en ont pas les moyens puisqu'elles ne créent pas d'emplois)  en se f..... des petites entreprises qui elles, créent de l'emploi.

Il faut maintenant passer en force. Flexibilité totale ou maximale pour l'entreprise contre sécurisation totale ou maximale pour les salariés.

Ce que j'entends me fait littéralement penser à un marché de dupes ou encore une ènième mesurette qui ne servira qu'à quelques débrouillards et profiteurs du systèmes alors que la grande majorité sera exclue du système par une liste de critères bureaucratiques incompréhensbiles pour le commun des personnes ici bas.

C'est à vous de jouer maintenant au gouvernement. Entrer dans la danse si vraiment, vous voulez la flexicurité.

Commentaire n° 1 posté par Gilles le 11/01/2008 à 11h20
M. le Premier Ministre,

Votre hommage a M. Raymond Forni fut éloquent. 

Mais comment pouvez-vous reconnaître la grandeur de ce personnage, qui affirmait que l'homosexualité est un comportement d'égale valeur à l'hétérosexualité, tout en soutenant M. Vanneste, qui participe au malheur des homosexuels en prônant l'infériorité de l'homosexualité face à l'hétérosexualité ? 

Il y a là bien plus qu'un simple débat d'opinion. C'est un combat entre des convictions morales humanistes (celles de Forni, Nadaud, Borrillo, et bien d'autres...) et des principes sectaires voire intégristes. 

Soutenir Vanneste, c'est faire le choix du rejet des homosexuels si vous adhérez à ses positions, et c'est faire preuve de bien de cynisme si vous n'y adhérez pas. 

Les homosexuels auraient mérité un peu plus de considération, mais ils sont habitués à n'en pas recevoir beaucoup. 

Mes meilleurs voeux, M. le Premier ministre, ou tout au moins mes voeux de bonne année aux membres de l'équipe qui me liront (HC ? JDL ?) 

Plût au Dieu vénéré par Vanneste que mon message vous parvienne. 

Juan.
Commentaire n° 2 posté par Juan le 28/01/2008 à 01h50

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