Dans le discours qu’il y a prononcé, il a notamment établi un parallèle entre Marseille et la France : « Marseille c’est le symbole de la France et le renouveau marseillais c’est le sursaut français. La ville aux 26 siècles, la ville carrefour, dynamique, talentueuse, Marseille avait négligé hier ses atouts, s’était repliée sur elle-même. Or quand on n’avance pas on se laisse vite déclasser (…). Aujourd’hui Marseille a repris les rênes de son destin, Marseille est de nouveau à la conquête, rayonnante et inventive (…). Pour la France, avec le président de la République, au fond, on mène le même combat : vieille nation comblée, grande puissance pendant des siècles, notre pays a cru que l’histoire s’était arrêtée, et que sa position lui resterait acquise pour toujours, il s’est figé et il en a payé le prix. Et aujourd’hui, nous essayons de l’éveiller, de l’aider à se relever. Depuis 8 mois nous avons engagé un effort considérable de réformes, de réformes en profondeur - je me permets de vous dire que cet effort ce n’est que le début, et qu’on entre, avec l’année 2008, dans le vif du sujet - nous avons ouvert beaucoup de chantiers, qui doivent tous aboutir en 2008. Notre objectif c’est le renouveau économique, notre objectif c’est que nous soyons en 2012 dans les trois premiers pays européens pour la croissance. Y a-t-il une seule raison qui puisse expliquer que la France ne soit pas dans les trois premiers pays européens pour la croissance ? Nous avons notre histoire, notre culture, notre art de vivre, notre intelligence, notre système de formation, nos services publics, nos infrastructures, enfin, on a toutes les raisons d’être dans les meilleurs, et on est en bas du classement ».



