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Vendredi 25 janvier 2008
Le Premier ministre explique, dans l'édition du 24 janvier 2008 du Financial Times, pourquoi, le contexte économique international actuel conforte le gouvernement dans sa volonté de réforme (transcription complète de l'entretien ici).

"Determined reformer emerges from shadows"

By John Thornhill, Ben Hall, and Peggy Hollinger

"Since becoming France’s prime minister in May, François Fillon has lived in the shadow of the country’s omnipresent president, Nicolas Sarkozy.

But over the past few weeks, Mr Fillon has crept into the light as his government pushes through what he describes as France’s “biggest economic and social reform programme since the 1960s”. As the Sarkozy era moves from promise to delivery, it is perhaps natural that Mr Fillon is coming to the fore. For the moment, at least, the prime minister’s approval ratings even outshine those of the president.

“The role of the president is to open up new avenues, to bring the country with him, to encourage change. The role of the prime minister is to make things work from day to day,” Mr Fillon says in an interview with the Financial Times.

“It is not unusual that the prime minister insists on deficit reduction, on sticking to timetables, to fulfilling our promises,” adds the centre-right politician and co-author of the president’s electoral programme.

The government’s critics argue that Mr Fillon does not yet have much to show for eight months’ activity in spite of all the noise generated by Mr Sarkozy. Early attempts at bold reform – such as scrapping pension perks for public sector workers or giving universities more autonomy – ended in compromise.

Mr Sarkozy’s trumpeted promise to overhaul public finances has also struck a discordant note with France running one of the biggest budget deficits in the eurozone and government spending stuck at 53 per cent of gross domestic product.

Mr Fillon, however, insists the country is changing. What may seem modest progress by the standards of other countries counts as revolutionary in France. As promised, Mr Sarkozy is delivering a real “rupture” with the past while carrying the people with him.

“This is not the continuation of minimalist reform or reform without substance,” Mr Fillon says. “We want the French to work more, to invest more, and the state to spend less. Of course, we still have a long way to go. Our external trade balance is not good. The reduction in our deficit is not yet enough. The competitiveness of the French economy has to be improved. But we have started nearly all of the big structural reforms.”

The Attali commission, which on Wednesday published 300 proposals for further reforms, will create a lot more work for Mr Fillon’s government. But the prime minister seems happy to accept the challenge, saying he strongly supports the main recommendations, which include liberalising the retail trade and de-regulating restricted professions.

“I agree with the spirit of this report, which rests on a simple idea: injecting competition into many parts of the French economy,” Mr Fillon says. “Competition is a means, which I place at the heart of my policy.”

How does that square with Mr Sarkozy’s insistence last year that the European Union drop references to “free and undistorted competition” from its amended institutional treaty?

Mr Fillon sees no contradiction. “Mr Sarkozy is someone for whom competition is part of life,” he says. “If you present competition as a way of cutting prices, living better and creating jobs, the French will accept it. If you present competition as a religion, as an objective in itself, the French will be against.”

In his cosy office in the Matignon, the mild-mannered Mr Fillon appears markedly different to the aggressive Mr Sarkozy. But as a regular participant in the 24-hour road race held in Le Mans, where he was born, he knows how to take corners at speed.

France, he argues, is less exposed than many other developed countries to the credit turmoil that is roiling the global economy because its banks, enterprises and households are not so heavily indebted. But he accepts that a US slowdown and a strong euro will constrain growth. France’s economy expanded at about 2 per cent in 2007 and Mr Fillon suggests it will come close to that again this year.

“These difficulties will only reinforce the government’s determination to move swiftly and far with structural reforms.”"





par YM publié dans : Actualités politiques
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Commentaires

On aura beau faire toutes les alternances et convoquer autant de rapports d'experts que l'on veut, mais aucun changement de cap ne saura réellement possible tant que les mentalités n'évolueront pas elles-mêmes.
C’est tout de même un terrible malentendu de voir les fonctionnaires manifester ou programmer rituellement des journées de grève au nom du pouvoir d’achat ou de la défense de l’emploi manifestant du même coup une totale ignorance des réalités économiques. Et je n’ose à peine parler des grèves chroniques du personnel d’Air-France précisément aux périodes de vacances [1].
Les fonctionnaires (dont je fais partie) auraient-ils perdu de vue que l’Etat tire ses ressources – dont la plus grande partie sert à les rémunérer - du fait qu’il existe un secteur privé composé d’acteurs économiques en mesure de créer des richesses ? Bien-sûr, ces acteurs économiques sont en mesure de créer des richesses lorsqu’il existe des biens et services publics nécessaires à l’épanouissement de l’économie. Mais, il s’agit de trouver une taille optimale qui lui-même dépend d’un ratio précis entre la dépense publique et l’investissement public. Il est un point critique au-delà duquel tout développement du secteur public, non seulement pèse en termes de charges supplémentaires sur le secteur privé, mais empêche le développement de l’initiative privée elle-même, les individus attendant tout de l’Etat ou des collectivités publiques.

L’Etat n’aurait aucun intérêt à faire disparaître comme une peau de chagrin toutes les entreprises du territoire dans la mesure où cela reviendrait à se ruiner lui-même. Il est connu, du moins par ceux qui se donnent la peine de se demander comment fonctionne effectivement une économie saine, que toute procédure collective qui conduit à arracher des augmentations de salaire aboutit à un renchérissement du prix des biens et services que nous consommons, de sorte que le pouvoir d’achat n’est aucunement accru à l’issue de ce processus. Si le boulanger estime qu’il gagne mal sa vie, il doit tout mettre en œuvre pour augmenter sa clientèle, ce qui le conduira à plus - ou mieux - travailler. C’est cette motivation qui est à l’origine de la plupart des innovations qui ont changées notre vie quotidienne [2]. Mais si le boulanger se coalise avec tous les autres boulangers pour arracher un accroissement collectif du revenu de l’ensemble de sa corporation, alors le pain coûtera plus cher, y compris au boulanger lui-même dont la famille est composée de consommateurs de pain.

Et si toutes les corporations agissent ainsi - ce qui devient inévitable à partir du moment où une corporation aura eu gain de cause-, alors toutes les augmentations de salaire ainsi obtenues d’un côté seront mangées par les augmentations de prix de l’autre côté. C’est en ce sens que les négociations collectives, qui contournent les mécanismes de régulations opérant sur les marchés du travail, contribuent à perpétuer les dysfonctionnements de l’économie, notamment en engendrant à la fois un chômage structurel et une inflation par les coûts face à laquelle la Banque Centrale sera bien impuissante.


[1] et qui sont en train de ruiner l’économie touristique des DOM-TOM, totalement dépendante de ce monopole.
Commentaire n° 1 posté par marie le 25/01/2008 à 01h22
Ce que nous attendions avec la "rupture" était la réduction du train de vie de l'Etat et des collectivités territoriales.
Faire mieux, différemment avec moins de personnels et surtout moins d'argent !
On annonce le non remplacement des départs à la retraite de fonctionnaires... c'est bien connu les êtres humains "ça" coûtent trop cher de nos jours y compris pour l'Etat bien sûr.
64 millions de Français !
La France n'est pas à un paradoxe près, la voilà toute fière de produire du bébés à la pelle : c-à-d avec ma grille de lecture : de futurs assistés incultes et pollueurs (...à défaut de pouvoir se réjouir de performances économiques, ou de nouvelles inventions, traitements médicaux qui changeront le monde comme au 19ème et 20ème siècle !!!)

La culture du résultat ! le nouveau dada du gouvernement , Why not !

Que le cabinet de F Fillon propose la mise en oeuvre d'une évaluation de tous les ministres et suite à un appel d'offres commandite un cabinet pour établir les critères de cette évaluation... Why not !

Le hic, c'est le coût ! 86 000 euros !
Surtout lorsque l'on connaît les critères d'évaluation choisis par ce fumeux cabinet Mars & Co....

Quand je pense que notre président veut étendre cette culture de résultat à tous les agents de la fonction publique : 5 millions de personnes... soit quelques centaines de métiers différents.... la facture risque d'être plus que salée pour le contribuable ..... de la 4ème génération ? !

http://www.bakchich.info/article2338.html

Commentaire n° 2 posté par Aurélie le 26/01/2008 à 13h01
Pas mal. D'accord pour la compétition, mais pour tout le monde.

Et à ce propos, voir la S. Générale.

Je crois qu'il y a une caste qui protège ses fauteuils. D'accord pour que les salariés soient confrontés à la loi sportive de la "compétition", mais quand une entreprise laisse passer une défaillance de 7 milliards d'euros, cela pourrait menacer sa pérennité, car c'est quand même à l'échelle de l'entreprise. 

Une telle faille de sécurité aussi béante que celle qui a été découverte la semaine dernière, n'est pas du ressort d'un obscur trader qui doit faire office de fusible.

Dans ce genre de cas, ce n'est pas le trader qui doit sauter, c'est toute la hiérarchie au dessus de lui EN PARTANT du PDG qui doit donner sa démission.

J'ai personnellement trouvé un peu miséreux et dilatoire, le "Je me prive de salaire pendant 6 mois" du PDG, qui montre au demeurant que les fins de mois ne sont pas dures pour lui. Ce n'est pas 6 mois de salaires qu'il doit rendre, c'est son fauteuil.

N'importe quel salarié qui faillit dans une de ses responsabilités est mis dehors pour faute grave. La sécurité financière et la pérennité de l'entreprise, il me semble que c'est d'abord du ressort du PDG.

Tout cela me semble avoir une allure de protection de privilèges. Deux poids, deux mesures.

On ne peut jouer les privilèges et avantages du capitalisme en individuel lorsque tout marche bien et vouloir "mutualiser" sur le dos de la société ou des actionnaires les casseroles et les échecs.

7 milliards d'euros de perte, la société a le dos assez solide pour les supporter, je rêve quand j'entends cela ! Mais que font les actionnaires et le conseil d'administration de la Société Générale ?

Il a beau jeu ensuite O Besancenot de jouer sur le 7 milliards d'euros, c'est rien pour la banque, mais quand on parle d'augmentation de salaires, c'est trop.

Franchement, il ne sa'git pas de réguler le capitalisme, ici, il s'agit au contraire d'appliquer les règles primaires du capitalisme "qui gagne, profite, qui casse, paie et est remercié" au lieu d'assister à ces discours de Fermiers Généraux digne de l'ancien régime ou des caciques du collectivisme.

C'est la légitimité même du système d'économie de marché qui est en jeu en France. Tandis qu'à la lumière des projecteurs médiatiques, les planqués des grandes sociétés financières disent "nuts" aux sanctions et à l'équilibre logique des règles du marché, les petites sociétés eux subissent normalement et logiquement ces mêmes règles avec en plus les retours de boomerang colbertistes qui s'appliqueront au nom du droit de "Régulation" des pouvoirs socialistes et autres interventionnistes.

QUE LES ACTIONNAIRES ET LE CONSEIL D' ADMINISTRATION DEMANDENT DES COMPTES ET DES TETES.

Ce n'est pas normal cette passivité !

Commentaire n° 3 posté par Gaetan le 28/01/2008 à 08h50
Il y a un truc que peu de gens ici bas ont compris : Pourquoi ce besoin soudain de réformes dans l'audiovisuel public, la suppression de la publicité, la réorganisation de France 3 pour ses décrochages régionaux etc....?

Peut être fallait-il étudier quelque chose, mais était ce si urjent . Et sauf erreur, cela ne faisait pas partie du programme présidentiel en Mai 2007 ?

Expliquer, expliquer, expliquer ..... sinon faire la révolution expose son auteur à la guillotine.

Commentaire n° 4 posté par Gilles le 28/01/2008 à 14h00
Ce matin "sur les ondes", un socialiste porte-voix, propagandiste, malhonnête ou atteint de la maladie d'Alzheimer a rendu le capitalisme, l'Europe, le président de la République responsable des ERREURS impardonnables de la Société Générale : or, elle ne seront payées que par les actionnaires dont son personnel.
Qu'ont dit, ou plutôt tu et fait les socialistes quand la Banque Nationale le CREDIT LYONNAIS (nationalisée selon "le bon plaisir" du roi François 2 et de sa cour) a créé son énorme GOUFFRE ?
Qui a payé et paye encore ? LES CONTRIBUABLES MEME LES PLUS MODESTES, ce que le cire-pompes, ou plutôt dans ce cas, le lèche-BOTTES (les manipulateurs d'opinion ayant remplacé les journalistes-interviewer) n'a évidemment pas rappelé.
Vive le capitalisme (avec ses responsables) à bas ce COMMUNISME fallacieusement déguisé : CES EVENEMENTS LE PROUVENT.
Il faut MOUCHER SEVEREMENT CES MENTEURS !
Commentaire n° 5 posté par Angéline Lerooy le 28/01/2008 à 18h12

M. le Premier Ministre

Bonjour,

je tiens à vous Féliciter pour vos : 

Voeux pour l'Année 2008 : aux membres de France.9 à l'Hôtel de Matignon. 

 Photos ..: Mes Blogs :

*PARIS : au 21ème Siècle!*
http://parisinternational.blogspot.com

*UNION EUROPEENNE* EUROPEAN UNION* UNION EUROPEA...* 


Magnifique!

Bien à vous,

Morgane BRAVO

Commentaire n° 6 posté par Morgane BRAVO le 31/01/2008 à 21h35
Cher Monsieur,
Après notre rencontre à Beaumont La Roce en novembre 2006, après la formidable campagne où vous avez pris toute votre part, j'aurai envie de dire: " Quel gâchis!", tellement je suis dépité du résultat après 7 mois d'exercice du pouvoir...Vraiment, les électeurs qui ont voté pour NS s'attendaient à mieux. Réaliser le programme, le jusque dans tous les décrets d'application qui respectent l'esprit de la réforme, la lettre et un délai de concrétisation raisonnable, c'est ce qu'on attend. A quoi servent ces discours, cette éloquence, ces rapports, ces lois et toute cette agitation si rien de majeur ne se concrétise
On sait tous qu'il n'y a pas de miracle à attendre quant au pouvoir d'achat, si ce n'est de diminuer la pression fiscale globale par une baisse volontariste des dépenses de l'Etat. Et sûrement pas en finassant par la création de taxes supplémentaires, en revoyant les assiettes des impôts existants, etc...Sûrement pas en multipliant le nombre de conseillers tous azimuts au point qu' ils ne savent plus qui s'occupe de quoi entre eux et avec les ministres!
Quel serait l'ampleur du ressac électoral sil y avait en face une alternative crédible?!
Aurez-vous l'audace de redresser la barre: dire ce qu'on veut faire, faire ce que vous dites et prouver les résultats par des faits tangibles. Est-ce encore possible?
Commentaire n° 7 posté par Dominique M le 02/02/2008 à 20h18

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