Il aura fallu attendre 2008 pour qu'un chef du gouvernement français se rende au Forum économique mondial de Davos !

Chaque année, cette station de ski des Alpes suisses accueille plus de 2500 personnalités et décideurs du monde d'aujourd'hui et de demain. Ce n'est pas seulement un concile de grands patrons, puisqu'on pouvait y croiser cette année aussi bien Al Gore qu'Hamid Karzaï, Paulo Coelho que Naomi Campbell...
Comment la France pouvait-elle rester plus longtemps absente d'un tel rendez-vous ? C'est le sens du discours de François Fillon : "France is back !", la France est de retour sur la scène mondiale. Et pour mieux y parvenir, elle affûte ses atouts en se réformant comme jamais.
Le Premier ministre a conquis son public en se livrant à un passage en revue des stéréotypes dont la France est affublée à l'international (le pays qui déprime, le pays qui ne regarde pas la mondialisation en face, le pays drogué à la dépense publique, le pays du chômage fatal, le pays des grèves...), pour mieux montrer qu'ils sont ceux de la France d'avant !

Chaque année, cette station de ski des Alpes suisses accueille plus de 2500 personnalités et décideurs du monde d'aujourd'hui et de demain. Ce n'est pas seulement un concile de grands patrons, puisqu'on pouvait y croiser cette année aussi bien Al Gore qu'Hamid Karzaï, Paulo Coelho que Naomi Campbell...
Comment la France pouvait-elle rester plus longtemps absente d'un tel rendez-vous ? C'est le sens du discours de François Fillon : "France is back !", la France est de retour sur la scène mondiale. Et pour mieux y parvenir, elle affûte ses atouts en se réformant comme jamais.
Le Premier ministre a conquis son public en se livrant à un passage en revue des stéréotypes dont la France est affublée à l'international (le pays qui déprime, le pays qui ne regarde pas la mondialisation en face, le pays drogué à la dépense publique, le pays du chômage fatal, le pays des grèves...), pour mieux montrer qu'ils sont ceux de la France d'avant !
Commentaires
Monsieur le premier ministre
mon commentaire n'a rien avoir avec votre dernier article mais je souhaiterez connaitre les projets de MR Darcos concernant la réforme des collèges.
Y aura t-il une réforme?
On entend beaucoup parler de la faculté ou de l'école élémentaire jamais du collège ni des lycées.
A quand une réforme de fond????
merci
mon commentaire n'a rien avoir avec votre dernier article mais je souhaiterez connaitre les projets de MR Darcos concernant la réforme des collèges.
Y aura t-il une réforme?
On entend beaucoup parler de la faculté ou de l'école élémentaire jamais du collège ni des lycées.
A quand une réforme de fond????
merci
Commentaire n° 2
posté par
aronio
le 30/01/2008 à 18h42
France in the move ??? nothing is realy moving, the social charges are still enourmous, you are still dealing ONLY with the "Syndicats" etc...
when are you going to stop all this non profit circus ?
regards and good luck if your intentions are sinceres but KEEP ON GOING !
when are you going to stop all this non profit circus ?
regards and good luck if your intentions are sinceres but KEEP ON GOING !
Commentaire n° 3
posté par
marie
le 01/02/2008 à 21h51
Ayant obtenu mon doctorat à l’université d’Aix-Marseille II puis, étant nommé à l’université Perpignan, où je tente de faire exister des formations pointues et une équipe de recherche sur une niche clairement identifiée (économie du tourisme notamment), je me sens particulièrement concerné par les évolutions en cours dans le monde universitaire français. De plus, mes activités de recherche sur le thème du développement du tourisme international m’ont permis d’acquérir une expérience internationale importante, se traduisant notamment par le développement d’une coopération avec Prince of Songkla University à Phuket (Thaïlande), l’université de Simféropol (Ukraine), l’université de Tabasco (Mexique), les écoles supérieures de gestion de Marrakech et Casablanca (Maroc) ainsi que celles d’Oran et d’Alger (Algérie), et enfin l’université Arabo-Européenne de Damas (Syrie). Or, toutes ces universités avec qui j’ai pu nouer des relations de travail, dans le domaine de l’enseignement comme dans celui de la recherche, ont un statut d’autonomie qui est la règle sur le plan international. C’est ce qui m’a permis de développer des projets que j’ai le plus grand mal à mener dans ma propre université. C’est pourquoi j’attends beaucoup des réformes annoncées mais je crains qu’elles soient abandonnées ou vidées de leur substance sous le prétexte de maintenir un statu quo pourtant intenable. Déjà, en novembre 2003, le ministre de l’éducation de l’époque avait enterré son projet de réformes des universités devant l’hostilité affichée des syndicats et de la communauté universitaire. Pourtant, il était déjà urgent de réagir alors que les universités françaises s’enfonçaient dans les palmarès internationaux, non en raison de leur taille, mais bien à cause de leur structure et leur mode d’organisation centralisé désormais aussi coûteux que dépassé. En 2007, les français se sont dotés un nouveau président auquel ils ont donné une nouvelle et claire majorité. Avant de mettre en œuvre ses projets, le président consulte les « partenaires sociaux », notamment sur le dossier universitaire. Cela pourrait être tout à son honneur, traduisant une volonté d’ouverture et de dialogue, si cela ne cautionnait pas une dérive inquiétante de nos institutions qui a rendu notre pays autant ingouvernable qu’irréformable. Sur le dossier des universités, les « partenaires sociaux » vont vider de sa substance ce qui fait l’autonomie réelle de toute organisation, de sorte que la loi d’autonomie qui sera soumise au parlement risque d’être déjà une réforme avortée dans l’œuf. Ce serait le pire des scénarios car c’est précisément ce scénario qui se répète inlassablement depuis trente ans, et qui a détourné les français de la politique. En effet, pourquoi élire des gens qui ensuite vont soumettre leur programme à des organisations qui n’ont rien à voir avec l’expression de la volonté du peuple au nom d’un « dialogue social » qui n’est qu’un prétexte pour poursuivre sur la voie de la collectivisation ruineuse de notre pays ? Ce sont au parlement que les lois sont discutées à moins que nous soyons entrés dans un nouveau régime politique. Les universités ont besoin d’être mises en concurrence dans le cadre d’une autonomie réelle fondée sur des conseils d’administration qui doivent être de vrais conseils d’administration, dans lesquels siègent ceux qui sont les plus impliqués dans le financement de l’université. Dans le monde entier, les universités ont une autonomie de gestion qui leur permet d’aller chercher les moyens là où ils se trouvent. On ne peut pas prendre de décisions responsables avec l’argent des autres ; et il faut sortir de ces conseils qui miment l’autonomie et qui donnent du pouvoir à ceux qui ne veulent assumer aucune responsabilité. J’ai siégé au conseil d’administration de mon université. J’ai vu les représentants de toutes les corporations (étudiants, professeurs, directeur de laboratoire, administratifs) prendre des décisions qui conduiraient inévitablement à des dépenses alors qu’il n’y avait pas les recettes en face. Mais l’argument était toujours le même : c’est à l’Etat de nous donner les moyens. Ainsi, « je dépense et tu paies », « je décrète la dépense, et tu trouves la recette » : voilà la logique profonde et inavouable qui anime ceux qui sont censés éclairer la jeunesse de notre pays, en vertu du fait que les études (comme la santé, la culture...) devraient être un droit pour tous. Les mêmes, se donnant bonne conscience en affichant leur capacité sans bornes à faire « du social », exonèrent dans une pathétique unanimité telle ou telle catégorie d’étudiants des frais d’inscription. Ainsi, les conseils d’administration multiplient les dépenses (notamment en créant des formations dans lesquelles on trouve plus de professeurs que d’étudiants) tout en se privant de recettes ; puis ils se retournent vers leur ministère de tutelle pour demander à l’Etat « de prendre ses responsabilités » (sic !). Quand on sait que tous les conseils d’administration des quatre-vingt universités françaises se comportent ainsi (car c’est bien le système universitaire français centralisé qui conduit les individus à adopter ce type de comportement), on comprend qu’il faut bien siffler un jour la fin de la récréation. Mon expérience de responsable pédagogique d’un master professionnalisé « Banque et Assurance » me conduit à faire plusieurs constats. Les étudiants seront disposés à payer une formation supérieure si cette formation les conduit à l’emploi en quelques semestres. Car qu’est-ce qui est le plus intéressant pour l’étudiant : payer plus chère pour des études qui accroissent les chances d’avoir un emploi en quelques mois ou avoir des diplômes « gratuits » au bout de quelques années qui vous condamnent au chômage de longue durée ? Bien-sûr, il faudrait pouvoir reprendre la maîtrise du calendrier car nous sommes aujourd’hui prisonniers d’un usage totalement irrationnel du temps (des semestres qui durent en fait quelques semaines, des « vacances » d’été trop longues...). Ainsi, les campus sont saturés pendant quelques mois dans l’année puis, le reste du temps, les locaux sont vides. Certes, quand on ne voit plus le prix des choses, on utilise au plus mal, et l’espace, et le temps. Les études supérieures doivent être considérées comme un investissement en capital humain ; et tout individu motivé et responsable est disposé à s’endetter (ou à travailler l’été) quand il y a un emploi à la clé. On peut par ailleurs associer les entreprises au financement des études des étudiants dont les moyens financiers ne seraient pas à la hauteur des moyens intellectuels. Encore faut-il pouvoir évaluer ces moyens intellectuels : telle est la fonction des concours d’entrée que nous ne pouvons pas pratiquer à l’université au nom d’une vision suicidaire de l’égalitarisme. Dans les grandes universités américaines ou canadiennes, les fondations, les banques ou les anciens étudiants sont disposés à financer les études des étudiants qui ont brillamment réussi les concours d’entrée mais qui ne peuvent pas assumer le coût financier de leurs études. Il se produit alors un contrat moral intéressant entre l’étudiant et son mécène : « je finance tes études et, en échange, tu les réussis ! ». Comme dans tout investissement, tous les bénéficiaires de l’investissement doivent participer à son financement. Si la collectivité et les entreprises sont aussi les acteurs de cet investissement crucial pour l’avenir, l’étudiant est tout de même le premier concerné : il joue sa carrière. Il est moralement inacceptable et économique inefficace de tout attendre des autres. L’expérience montre que les étudiants qui se sont impliqués financièrement dans leurs formations sont aussi les plus motivés à réussir. Ce serait le moyen d’éliminer un nombre encore important de « faux étudiants » mais dont les inscriptions arrangent bien finalement tout le monde puisque le ministère évalue les formations par rapport aux effectifs inscrits. Cette évaluation en fonction des effectifs n’aurait plus de sens dans le cadre d’universités autonomes. Dans le cadre du système en vigueur, le critère des effectifs inscrits n’est pas un critère valable pour apprécier une formation supérieure quand on sait que l’on peut accroître les inscriptions en exonérant les frais d’inscription ou en rendant une filière moins sélective. Les entreprises seraient d’ailleurs prêtes à participer au financement des diplômes à condition d’obtenir un droit de regard sur la gestion du diplôme. Je reçois un nombre important de chèques (taxe d’apprentissage) de la part des partenaires professionnels de ma formation ; mais ces partenaires seraient prêts à augmenter leur participation financière sous la condition d’être associés à la gestion des diplômes. On ne peut pas fonctionner avec l’argent des autres sans avoir de compte à rendre (en termes de contenus des enseignements, de choix des intervenants). Les parents qui ont en charge l’éducation de leurs enfants sont moralement fondés à demander des comptes à leurs enfants. Tant que les universitaires refuseront de partager leur pouvoir, ils se condamneront à la pénurie. Mieux vaut être riche dans l’interdépendance que seul dans la misère absolue... Aujourd’hui, les corporations universitaires veulent être les seuls à bord d’une organisation qui se vident de toute richesse... Enfin, il faut en terminer avec cette gabegie qui conduit à avoir des étudiants qui multiplient les inscriptions en master sur le dos de la collectivité. En effet, j’observe un nombre croissant d’étudiants, déjà détenteurs d’un ou deux masters, s’inscrire à nouveau dans un autre master. Si les études étaient aussi chères qu’ils le prétendent, comment peuvent-ils se payer le luxe d’accumuler tant de diplômes pour un même niveau (bac + 5) ? Le fait de ne pas répercuter le coût du diplôme (ou du moins une partie significative) sur les étudiants les conduit à ne pas s’orienter de manière rationnelle. Autrement, ils ne savent pas ce qu’ils veulent : ils tournent en rond aux frais de la collectivité nationale. Ce qui est le résultat normal d’un processus qui refuse toute orientation et toute sélection. Pendant ce temps, les étudiants, les chercheurs, les professeurs les plus motivés et les plus responsables, découragés par le fonctionnement délirant d’une machine à broyer le talent que personne ne contrôle plus, désertent l’université française
Commentaire n° 4
posté par
marie
le 03/02/2008 à 19h14
Il était effectivement temps qu'un Politique français de premier plan fasse le déplacement à Davos. Lagarde est une habituée, Copé y était en 2007, Strauss-Kahn aussi...mais c'était un peu juste.
Véritable chambre d'échos internationale, votre discours portera ses fruits. Il fera discrètement son oeuvre.
Véritable chambre d'échos internationale, votre discours portera ses fruits. Il fera discrètement son oeuvre.
Commentaire n° 5
posté par
Philippe DERMAGNE
le 04/02/2008 à 09h59
J'ai écouté avec intértêt votre discours à Davos et vous avez été remarquable ! j'en conclus que vous avez l'étoffe d'un président de la république ! De + , en soutenant le prof qui a donné une gifle légitime à un élève , vous honorez les valeurs qui ns font vivre ensemble! De sensibilité de gauche , ayant voté et fait voter pour N; Sarkozy ,je ne retrouve + l'homme en qui j'ai cru pendant la campagne présidentielle ( laicité malmenée, instits non soutenus quand ils sont bousculés par leur hiérarchie, violence non contenue....etc ) et cela me navre...mais on peut espérer encore et voir la France conduite dignement et justement! Mes respects!
Commentaire n° 6
posté par
albaredes
le 06/02/2008 à 11h03
On peut se poser des questions sur l'utilité de telles réunions, qui font doublons avec celles des Bilderberg ou celles des Illuminati !!!
Le gouvernement mondial est en route ainsi que la dictature qui va l'accompagner.
Le gouvernement mondial est en route ainsi que la dictature qui va l'accompagner.
Commentaire n° 7
posté par
vautier
le 27/02/2008 à 20h52
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Il serait bien aussi que quelqu'un au gouvernement félicite les auteurs du rapport ATTALI qui veut faire bouger la France.
Cordialement