Sharon se débat avec la mort.
Le monde est suspendu à ce combat qui annonce de nouvelles incertitudes pour un proche orient qui semble voir chaque jour l’horizon de la paix reculer. Quel destin que celui de cet homme qui fut honni pour l’intransigeance de ses positions et dont la disparition, si elle venait à survenir, pourrait handicaper le processus de paix qu’il avait initié !
Une phrase de François Mitterrand me revient en mémoire. « L’homme est un être en construction permanente » répondait il à
Habileté pour éluder les questions sur un passé trouble ou sincérité absolue d’un homme qui sait que la fin de ses jours est proche ?
J’ai envie de croire à la deuxième explication. La politique enferme l’homme dans des choix intangibles quand son expérience, sa culture doivent lui permettre de faire évoluer sa pensée pour l’adapter aux conditions d’un monde en perpétuel mouvement.
Je m’envolerai vers Jérusalem, Amman et Ramallah dans quelques jours. Puisse le cœur d’Ariel Sharon continuer à battre pour la solution du plus inextricable problème international de l’histoire moderne.
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