La victoire du Hamas, après la disparition de Sharon de la scène politique, vient bouleverser toutes les prévisions et fait planer un immense danger sur le Moyen Orient. Ici à Amman comme à Jérusalem, on veut croire que la situation créé par Sharon et le retrait israélien de Gaza est irréversible. On s'accroche à l'espoir que le Hamas confronté aux responsabilités gouvernementales pourra être un interlocuteur pour la paix.
Cet espoir a été défendu sans ambigüité par le roi Abdallah de Jordanie que j'ai rencontré ce matin, puis, dans des termes presque identiques par les responsables du gouvernement Israélien. Et si le Hamas avait le courage et l'autorité pour engager le peuple palestinien sur la voie de la paix comme l'a fait, contre toute attente, Sharon en décidant de faire des concessions territoriales sans contre partie?
Certes, cet espoir est ténu! Mais comment ne pas s'y raccrocher tellement la situation au proche orient prend la tournure d'un cauchemar avec le programme nucléaire Iranien, le triste jeu Syrien dans l'enquète sur l'assassinat de Raffic Hariri, l'impasse Irakienne, la poudrière Egyptienne et ce sentiment pour les Israéliens et les Palestiniens de voir l'horizon de la paix reculer au fur et à mesure qu'ils avancent!


