Voici mes réponses de cet après-midi à l'Assemblée nationale.

1. Réponse à une question de Jean-François COPE (président du groupe UMP
à l'Assemblée nationale), au sujet des résultats des élections municipales et
cantonales et de la politique de réformes du Gouvernement...
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le président COPE,
La majorité a déjà accompli en dix mois un travail considérable de réformes.
Hier, on parlait de la réduction du temps de travail, aujourd'hui, le débat est
sur les heures supplémentaires. Hier, on parlait des régimes spéciaux de
retraites, aujourd'hui, le débat est sur l'équité des régimes de retraites. Hier,
les universités françaises étaient bloquées dans leur développement,
aujourd'hui, elles sont en marche vers l'autonomie. Hier, les Français devaient
s'adapter aux grèves, aujourd'hui, ce sont les services publics qui doivent
s'adapter aux Français. Hier, on évoquait la fatalité de la délinquance,
aujourd'hui, c'est le temps de la fermeté.
Alors, je vous le dis, Monsieur COPE, Mesdames et Messieurs les députés,
nous allons poursuivre notre effort de réformes et nous allons tenir tous les
engagements qui ont été pris par le Président de la République et la majorité
devant les Français.
Sans doute, les Français nous ont-ils rappelé à l'occasion des dernières
élections nos engagements : des emplois dignes pour tous, une croissance
durable, qui permette de financer notre pacte social et d'améliorer les salaires
des Français, et en particulier des plus modestes, et des institutions plus
modernes et plus démocratiques.
Eh bien, Mesdames et Messieurs les députés, ces priorités vont structurer la
session parlementaire qui commence aujourd'hui. Vous allez débattre du
projet de loi de modernisation de l'économie, ce projet de loi qui permettra
d'améliorer la compétitivité des petites et moyennes entreprises, et qui
permettra d'augmenter la concurrence dans notre pays, pour faire baisser les
prix et pour améliorer le pouvoir d'achat des Français. Vous allez débattre du
contrat de travail et de sa réforme, telle qu'elle est proposée par l'accord des
partenaires sociaux. Vous allez débattre de l'élargissement de l'intéressement
et de la participation aux salariés des petites entreprises, et de la
conditionnalité des allégements de charges qui nous donnera un levier sur la
politique salariale. Vous allez débattre des suites du Grenelle de
l'environnement, avec en particulier un premier train de mesures concernant
les transports publics, attendues par tous les Français.
Et enfin, vous allez débattre de la réforme de nos institutions, avec un texte
qui vous sera soumis au début du mois de juin, qui constitue un compromis
entre les positions des uns et des autres, et qui permet pour l'essentiel
d'accroître les pouvoirs du Parlement et de donner de nouveaux droits à nos
concitoyens.
Enfin, vous allez participer à la maîtrise des dépenses publiques et à
l'amélioration de la justice sociale dans notre pays, avec le rendez-vous sur
les retraites prévu par la loi de 2003 ; avec le rendez-vous sur la protection
sociale, et enfin, avec la préparation du budget 2009, qui doit consister en une
étape significative vers l'objectif que nous nous sommes fixés d'équilibre des
Finances publiques en 2012, grâce, notamment, à une importante réforme de
l'Etat.
Alors, Monsieur le président COPE, Mesdames et Messieurs les députés, la
France ne se gouverne pas à coups de sondages. On ne peut pas changer de
cap tous les dix mois. Avec le Président de la République, nous avons fait le
choix de la vérité, nous avons fait le choix du courage, et nous avons fait le
choix de la continuité.
2. Réponse à une question de Jean-Marc AYRAULT (président du groupe PS à
l'Assemblée nationale), au sujet de la politique économique du Gouvernement
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le Président AYRAULT,
Le Parti socialiste réclame un débat sur la situation économique et sociale,
c'est son droit. Je prends acte d'ailleurs que vous en fixez l'heure et la date,
avant même d'avoir reçu la réponse à la question que vous posiez au
Gouvernement.
Pourquoi donc cette fébrilité ? Parce que vous n'avez cessé durant la
campagne des municipales et des cantonales d'annoncer aux Français un
plan de rigueur qui n'a pas plus de chance d'aboutir, ou de risque d'aboutir,
que l'augmentation de la TVA que vous aviez annoncée durant la campagne
des législatives !
Alors, oui, M. AYRAULT, nous sommes ouverts au débat, tous les jours, ici,
dans cet hémicycle, à la commission des Finances, dont je vous rappelle que
c'est l'un des vôtres qui la préside. Nous sommes attentifs à la conjoncture
internationale, et nous avons pris des initiatives dans ce sens pour améliorer
la sécurité des systèmes financiers, pour améliorer la coopération entre les
pays européens et la coopération internationale. Mais au-delà de la
conjoncture, nous nous tenons au cap que nous sommes fixés, que nous
avons fixé avec les Français. Et ce n'est pas au premier coup de vent que
nous allons changer ce cap !
Ce cap, M. AYRAULT, il est fixé dans la Loi de finances pour 2008, c'est la
maîtrise des dépenses. Qu'est-ce que le Parti socialiste propose d'autre ? Est-
ce que le Parti Socialiste propose d'augmenter la dépense ? Est-ce qu'il
propose de ne pas respecter les engagements que nous avons pris au regard
de nos collègues européens ? Est-ce que le Parti socialiste propose de
continuer à tirer des chèques sur l'avenir de nos enfants en augmentant la
dette ? Aucune de ces solutions ne serait responsable !
Le cap de la maîtrise des prélèvements obligatoires, ensuite, c'est la première
condition de la défense du pouvoir d'achat des Français. Avant de donner des
1
leçons sur le pouvoir d'achat des Français, il faut commencer par accepter
ensemble de maîtriser et de baisser les prélèvements obligatoires.
Eh bien j'espère que tout le monde sera d'accord sur cet objectif, tout le
monde, et partout sur le territoire national. On en jugera dans les prochaines
semaines.
Enfin, le cap de la croissance. Parce que c'est une politique de croissance qui
nous permettra de retrouver les marges de manœuvre dont nous avons
besoin. Nous avons commencé avec les heures supplémentaires, qui
touchent aujourd'hui 60 % des entreprises françaises. Nous avons commencé
avec la réforme du crédit "impôt-recherche" ou avec la réforme du service
public de l'emploi. Eh bien, je vous le dis, nous allons continuer. Nous allons
continuer, avec la loi de modernisation de l'économie. Et je vous donne
rendez-vous, M. AYRAULT, à l'occasion de ce débat, où il y aura les
propositions du Gouvernement et de la majorité, et nous attendons avec
impatience les propositions du Parti socialiste pour améliorer le
fonctionnement de l'économie française !
Et puis nous poursuivrons avec la réforme du marché du travail et avec celle
du temps de travail.
Cette politique, c'est celle qui a été validée par les Français à l'occasion des
élections présidentielles et des élections législatives, c'est celle que nous
allons mettre en œuvre. Nous allons la mettre en œuvre pendant la
législature, parce que les difficultés de notre pays, le retard de notre pays
n'est pas dû à la crise financière. Il est dû à un défaut trop fréquent, et que
vous illustrez dans votre impatience et dans votre fébrilité, ce défaut, c'est de
piloter à vue, en fonction de la conjoncture à court terme, alors qu'il faut au
contraire se fixer des objectifs, s'y tenir. C'est ce que nous allons faire avec la
majorité et nous vous invitons à nous aider !

1. Réponse à une question de Jean-François COPE (président du groupe UMP
à l'Assemblée nationale), au sujet des résultats des élections municipales et
cantonales et de la politique de réformes du Gouvernement...
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le président COPE,
La majorité a déjà accompli en dix mois un travail considérable de réformes.
Hier, on parlait de la réduction du temps de travail, aujourd'hui, le débat est
sur les heures supplémentaires. Hier, on parlait des régimes spéciaux de
retraites, aujourd'hui, le débat est sur l'équité des régimes de retraites. Hier,
les universités françaises étaient bloquées dans leur développement,
aujourd'hui, elles sont en marche vers l'autonomie. Hier, les Français devaient
s'adapter aux grèves, aujourd'hui, ce sont les services publics qui doivent
s'adapter aux Français. Hier, on évoquait la fatalité de la délinquance,
aujourd'hui, c'est le temps de la fermeté.
Alors, je vous le dis, Monsieur COPE, Mesdames et Messieurs les députés,
nous allons poursuivre notre effort de réformes et nous allons tenir tous les
engagements qui ont été pris par le Président de la République et la majorité
devant les Français.
Sans doute, les Français nous ont-ils rappelé à l'occasion des dernières
élections nos engagements : des emplois dignes pour tous, une croissance
durable, qui permette de financer notre pacte social et d'améliorer les salaires
des Français, et en particulier des plus modestes, et des institutions plus
modernes et plus démocratiques.
Eh bien, Mesdames et Messieurs les députés, ces priorités vont structurer la
session parlementaire qui commence aujourd'hui. Vous allez débattre du
projet de loi de modernisation de l'économie, ce projet de loi qui permettra
d'améliorer la compétitivité des petites et moyennes entreprises, et qui
permettra d'augmenter la concurrence dans notre pays, pour faire baisser les
prix et pour améliorer le pouvoir d'achat des Français. Vous allez débattre du
contrat de travail et de sa réforme, telle qu'elle est proposée par l'accord des
partenaires sociaux. Vous allez débattre de l'élargissement de l'intéressement
et de la participation aux salariés des petites entreprises, et de la
conditionnalité des allégements de charges qui nous donnera un levier sur la
politique salariale. Vous allez débattre des suites du Grenelle de
l'environnement, avec en particulier un premier train de mesures concernant
les transports publics, attendues par tous les Français.
Et enfin, vous allez débattre de la réforme de nos institutions, avec un texte
qui vous sera soumis au début du mois de juin, qui constitue un compromis
entre les positions des uns et des autres, et qui permet pour l'essentiel
d'accroître les pouvoirs du Parlement et de donner de nouveaux droits à nos
concitoyens.
Enfin, vous allez participer à la maîtrise des dépenses publiques et à
l'amélioration de la justice sociale dans notre pays, avec le rendez-vous sur
les retraites prévu par la loi de 2003 ; avec le rendez-vous sur la protection
sociale, et enfin, avec la préparation du budget 2009, qui doit consister en une
étape significative vers l'objectif que nous nous sommes fixés d'équilibre des
Finances publiques en 2012, grâce, notamment, à une importante réforme de
l'Etat.
Alors, Monsieur le président COPE, Mesdames et Messieurs les députés, la
France ne se gouverne pas à coups de sondages. On ne peut pas changer de
cap tous les dix mois. Avec le Président de la République, nous avons fait le
choix de la vérité, nous avons fait le choix du courage, et nous avons fait le
choix de la continuité.
2. Réponse à une question de Jean-Marc AYRAULT (président du groupe PS à
l'Assemblée nationale), au sujet de la politique économique du Gouvernement
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le Président AYRAULT,
Le Parti socialiste réclame un débat sur la situation économique et sociale,
c'est son droit. Je prends acte d'ailleurs que vous en fixez l'heure et la date,
avant même d'avoir reçu la réponse à la question que vous posiez au
Gouvernement.
Pourquoi donc cette fébrilité ? Parce que vous n'avez cessé durant la
campagne des municipales et des cantonales d'annoncer aux Français un
plan de rigueur qui n'a pas plus de chance d'aboutir, ou de risque d'aboutir,
que l'augmentation de la TVA que vous aviez annoncée durant la campagne
des législatives !
Alors, oui, M. AYRAULT, nous sommes ouverts au débat, tous les jours, ici,
dans cet hémicycle, à la commission des Finances, dont je vous rappelle que
c'est l'un des vôtres qui la préside. Nous sommes attentifs à la conjoncture
internationale, et nous avons pris des initiatives dans ce sens pour améliorer
la sécurité des systèmes financiers, pour améliorer la coopération entre les
pays européens et la coopération internationale. Mais au-delà de la
conjoncture, nous nous tenons au cap que nous sommes fixés, que nous
avons fixé avec les Français. Et ce n'est pas au premier coup de vent que
nous allons changer ce cap !
Ce cap, M. AYRAULT, il est fixé dans la Loi de finances pour 2008, c'est la
maîtrise des dépenses. Qu'est-ce que le Parti socialiste propose d'autre ? Est-
ce que le Parti Socialiste propose d'augmenter la dépense ? Est-ce qu'il
propose de ne pas respecter les engagements que nous avons pris au regard
de nos collègues européens ? Est-ce que le Parti socialiste propose de
continuer à tirer des chèques sur l'avenir de nos enfants en augmentant la
dette ? Aucune de ces solutions ne serait responsable !
Le cap de la maîtrise des prélèvements obligatoires, ensuite, c'est la première
condition de la défense du pouvoir d'achat des Français. Avant de donner des
1
leçons sur le pouvoir d'achat des Français, il faut commencer par accepter
ensemble de maîtriser et de baisser les prélèvements obligatoires.
Eh bien j'espère que tout le monde sera d'accord sur cet objectif, tout le
monde, et partout sur le territoire national. On en jugera dans les prochaines
semaines.
Enfin, le cap de la croissance. Parce que c'est une politique de croissance qui
nous permettra de retrouver les marges de manœuvre dont nous avons
besoin. Nous avons commencé avec les heures supplémentaires, qui
touchent aujourd'hui 60 % des entreprises françaises. Nous avons commencé
avec la réforme du crédit "impôt-recherche" ou avec la réforme du service
public de l'emploi. Eh bien, je vous le dis, nous allons continuer. Nous allons
continuer, avec la loi de modernisation de l'économie. Et je vous donne
rendez-vous, M. AYRAULT, à l'occasion de ce débat, où il y aura les
propositions du Gouvernement et de la majorité, et nous attendons avec
impatience les propositions du Parti socialiste pour améliorer le
fonctionnement de l'économie française !
Et puis nous poursuivrons avec la réforme du marché du travail et avec celle
du temps de travail.
Cette politique, c'est celle qui a été validée par les Français à l'occasion des
élections présidentielles et des élections législatives, c'est celle que nous
allons mettre en œuvre. Nous allons la mettre en œuvre pendant la
législature, parce que les difficultés de notre pays, le retard de notre pays
n'est pas dû à la crise financière. Il est dû à un défaut trop fréquent, et que
vous illustrez dans votre impatience et dans votre fébrilité, ce défaut, c'est de
piloter à vue, en fonction de la conjoncture à court terme, alors qu'il faut au
contraire se fixer des objectifs, s'y tenir. C'est ce que nous allons faire avec la
majorité et nous vous invitons à nous aider !
par Francois Fillon
publié dans :
Actualités politiques



