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Visite cette après midi du salon Rétromobile porte de Versailles.
A voir absolument une BMW M1 Procar magnifique, une Aston Martin DB4 de 1954 ayant appartenu à Peter Ustinov, une Brasier qui a couru le grand prix de l’ACF sur le circuit de la Sarthe en 1907et une Rolls Royce qui a fait le…Paris Dakar !
Pour tous les amateurs de voitures anciennes c’est jusqu’au 19 février !
Trés respectueusement.
Rétromobile, c'est programmé pour la semaine prochaine pour moi.
Rendez-vous au Mans Classic, en espérant vous voir derrière le volant d'un beau pur-sang!
Ce doit être le point commun de beaucoup de Sarthois, qui sont des proches dun certain circuit mythique, qui a un peut perdu de sa superbe.
Des réglementations de plus en plus contraignantes et la chape de plomb imposé par le grand professionnalisme des constructeurs allemands, ont eu raison dune époque où la créativité débordante, pour ne pas dire délirante, de certains constructeurs ont fait les beaux jours de ce circuit.
Je partage cette nostalgie.
Des grands constructeurs comme Audi, Peugeot ou Nissan préparent de nouvelles voitures pour ces courses auxquelles il ne manque pour réussir pleinement qu'un meilleur partage des télévisions avec la F1.
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Point de vue
Après Arcelor, tout le CAC 40 à l'encan, par Elie Cohen
LE MONDE | 14.02.06 | 13h55 Mis à jour le 14.02.06 | 13h55
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uel paradoxe ! Le sort d'Arcelor, victime d'une OPA hostile, paraît scellé, mais c'est Lakshmi Mittal qui se pose en victime d'une France xénophobe. Pour juger de l'offre publique d'échange de Mittal sur Arcelor, nul besoin d'invoquer le patriotisme économique ou les grandes valeurs ; il suffit de faire appel à des critères de jugement classiques sur la stratégie, la valorisation et la gouvernance.
Arcelor est le fruit des restructurations sidérurgiques européennes des vingt-cinq dernières années. A marche forcée, au prix de considérables injections de fonds publics (supérieurs pour la France à la valorisation totale actuelle d'Arcelor), d'incessantes rationalisations, de traumatismes locaux, l'Europe s'est dotée du premier sidérurgiste mondial (par le chiffre d'affaires). Arcelor, c'est ensuite une stratégie délibérée de montée en gamme dans les aciers spéciaux et un abandon progressif des aciers de commodité. Aujourd'hui, la valeur ajoutée à la tonne produite par Arcelor est deux fois supérieure à celle de Mittal. Arcelor dispose d'équipes de recherche, il a noué des partenariats pour développer les usages des aciers technologiques, il est fortement présent sur les marchés les plus sophistiqués.
A l'inverse, l'entrepreneur Lakshmi Mittal, avec audace et vision, a constitué à coups d'acquisitions en quelques années un groupe mondial aux actifs disparates, mais pour l'essentiel dans les aciers de commodité. Il a surfé avec brio sur la vague chinoise en fournissant les aciers ordinaires nécessaires à l'effort d'équipement et de construction de ce pays.
Pour juger de la fusion proposée, il faut donc répondre à deux questions simples. Que gagne Arcelor, sidérurgiste de spécialité, à une fusion avec Mittal, sidérurgiste de commodité ? Que devient le modèle de croissance extensive de Mittal quand, du fait de la Chine, la surproduction d'aciers de commodité menace et que les prix vont se retourner à la baisse ? La réponse est simple : c'est Mittal qui a besoin d'Arcelor et pas l'inverse, car les atouts sont du côté d'Arcelor.
Qu'importe, nous objectera-t-on ? En lançant son offre publique d'échange hostile, Mittal veut s'emparer d'un bel actif. C'est la règle du jeu. Aux actionnaires d'Arcelor d'en décider. Quel jugement porter alors sur l'offre financière ? Si l'offre avait été 100 % cash, les actionnaires auraient pu prendre leurs responsabilités et arbitrer entre une plus-value immédiate et un pari raisonné sur le potentiel de hausse d'Arcelor.
L'habileté de Mittal consiste à payer à 75 % en titres Mittal (contrôlé à 88 % par lui-même) et pour 25 % en cash prélevé sur Arcelor. La question, dès lors, change de nature : c'est la qualité du papier émis qui devient décisive. On propose en effet aux actionnaires actuels d'Arcelor de renoncer à une valeur à fort potentiel de valorisation et aux comptes transparents au profit d'une valeur au marché étroit, à l'histoire récente, et entièrement contrôlée par un actionnariat fermé.
Est-il illégitime de s'interroger sur la qualité des comptes d'un groupe récent - Mittal -, constitué par acquisitions et entièrement contrôlé, surtout lorsqu'il s'agit de céder en échange des titres d'une entreprise - Arcelor - plus ancienne et non contrôlée ? L'offre financière actuelle est donc discutable, car elle repose sur un pari fait sur la qualité du "papier" Mittal.
Si l'opération venait à réussir, M. Mittal continuerait à contrôler à titre personnel la majorité du nouvel ensemble. Qui peut croire que la gouvernance du nouvel ensemble s'en trouverait améliorée ? Qui ne voit ce qui est perdu avec le passage d'Arcelor, entreprise transparente, sous la surveillance permanente des marchés et des Etats, sous la coupe de Mittal, entreprise familiale ? Que la perspective soit économique, financière ou relève de la corporate governance, le dossier Mittal est difficilement plaidable ; pourtant, l'anticipation commune est qu'Arcelor va disparaître : les marchés seraient en attente d'une amélioration légère de l'offre, mais, pour l'essentiel, leur religion est faite. Comment expliquer ce hiatus entre le réel et le financier ? Trois explications de portée différente s'imposent. La première voit dans l'OPA une simple technique d'éviction d'un management failli : Mittal n'a pas à produire de discours stratégique ni à justifier la compétence de ses équipes, car il entend précisément acheter les marchés, les compétences et le management d'Arcelor. C'est en somme une OPA à l'envers, mais pour le bénéfice personnel de M. Mittal.
Les directions successives d'Arcelor qui ont instauré les règles actuelles de gouvernance et négligé la protection du titre n'ont qu'à s'en prendre à elles-mêmes. Au passage, et après Pechiney, la France perd un grand centre de décision industrielle. Ce qui ne veut pas dire nécessairement que l'opération portera préjudice aux actifs d'Arcelor, à ses salariés, ou même à ses dirigeants.
La deuxième explication tient à l'inefficience des marchés. L'industrie financière, comme l'a amplement montré le précédent de la bulle Internet, se détermine davantage en fonction des comportements des acteurs du marché que sur la base des données fondamentales d'une valeur. Ce qui importe n'est pas tant la qualité de la stratégie ni même le potentiel de la valeur, mais l'anticipation sur le jugement instantané de la communauté financière.
Les valeurs sidérurgiques avant l'OPA Mittal étaient décotées, elles sont devenues des valeurs recherchées depuis. La prime de 28 % offerte par Mittal suffit à emporter la décision d'investisseurs à courte vue, structurellement mal informés. Si tel est le cas, le sort d'Arcelor est scellé, mais la preuve sera faite que les analystes financiers et les gestionnaires de fonds n'ont rien appris des bulles Internet et d'Enron.
La troisième explication est plus spécifique à la France. La sous-évaluation des valeurs du CAC 40 par rapport aux américaines ou aux japonaises tiendrait à l'absence de fonds de pension, à l'aversion relative des Français pour la Bourse et à leur préférence pour le placement obligataire, via l'assurance-vie. La France serait donc condamnée à perdre ses grands titres cotés les uns après les autres.
Quelle que soit l'explication retenue, nul ne peut à présent ignorer l'enjeu : au-delà d'Arcelor, c'est toutes les valeurs du CAC 40 qui sont à l'encan. Les investisseurs aux poches pleines des grands fonds d'investissement et des pays émergents n'en feront qu'une bouchée. L'affaire Arcelor sonne comme un rappel aux réalités, son issue marquera durablement. A terme, le phénomène ne pourra être endigué que par une politique du capital visant à développer l'actionnariat individuel ou salarié, obligeant à détenir plus d'actions dans les comptes d'assurance-vie, incitant à allonger l'horizon de placement. Il faudrait en outre introduire des administrateurs indépendants dans les conseils d'administration et revoir les conditions d'autorisation des OPA hostiles.
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Economiste, Elie Cohen (CNRS-Sciences Po) a publié récemment Le Nouvel Age du capitalisme (Fayard, 2005)." Le Monde