Mercredi 30 avril 2008
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François FILLON s'est rendu ce 23 avril à la Maison de Solenn, lieu consacré aux adolescents en souffrance. Pour la première fois dans la capitale, une structure
hospitalière s'ouvre exclusivement aux problèmes médicaux de l'adolescence - troubles alimentaires, dépression, handicap - et à leur accompagnement.
Située boulevard de Port-Royal, face à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, la Maison de Solenn dépend de l'hôpital Cochin. Inspirée par l'expérience du Professeur
Marcel RUFO, elle a été construite grâce à la générosité de nombreux donateurs. Parmi eux, la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Madame Bernadette CHIRAC, qui a parrainé son
opération "Pièces jaunes", accueille le Premier ministre à la porte du bâtiment.
Aujourd'hui, 900 000 jeunes présentent des souffrances psychiques, soit 15% des adolescents français. Beaucoup d'entre eux ne peuvent pas ou n'osent pas
faire appel à un médecin. Le chef du gouvernement s'engage à ce que d'ici 2010, des structures comparables à celle-ci soient ouvertes dans tous les départements. Elles seront appuyées
par des équipes mobiles.
La Maison de Solenn porte le prénom de la fille du journaliste Patrick POIVRE d'ARVOR, morte à l'âge de 19 ans. Elle a été conçue par les architectes Jean-Marc IBOS et Myrto VITART comme un
lieu lumineux, ouvrant largement ses deux "bras" et ses baies vitrées sur l'extérieur.
Avec Madame CHIRAC, le Premier ministre parcourt les ateliers dans lesquels les adolescents apprennent à retrouver l'estime et une meilleure image d'eux-mêmes - ici, le
maquillage.
Selon François FILLON, la santé des jeunes est un indice important de la santé des sociétés. Aider les jeunes est une tâche complexe qui passe par des réponses médicales, par la
prévention des comportements à risque, mais aussi par une large responsabilisation. La charte de bonne conduite sur l'image du corps signée avec les professionnels de la mode et la
proposition de loi pour lutter contre l'incitation à l'anorexie s'inscrivent dans cette démarche.
La table ronde qui réunit le Premier ministre et les adolescents autour du micro est un moment de liberté.
- Quand vous étiez jeune, vous rêviez de faire quel métier ? demande une jeune fille.
- Adolescent, j'ai rêvé d'être pilote de course; mais ça commence à être un peu tard pour me reconvertir, répond le Premier ministre. Depuis trente ans, je fais de la
politique et je vais continuer à le faire.
- Est-ce que votre métier vous laisse assez de temps pour vous occuper de vos enfants ? interroge Kevin.
- Quand j'étais jeune député, au début de ma carrière, c'est vrai que je ne me suis pas assez occupé d'eux. Ils me l'ont reproché. Depuis que je suis Premier ministre, il
ne se passe plus une journée sans que je les voie.
En effet on ne fait pas assez pour les problèmes de santé mentale, en particulier celle des enfants et jeunes adultes. Ce serait une terrible responsabilité que de se résoudre à accepter 10000 suicides par an.Si on pouvait accorder à ce désatre la meme attention que l'on accorde aux accidents de la route, on ferait un progrès supplémetaire vers plus d'humanité. les dispositions réglementaires et légales actuelles semblent etre un obstacle à un accès raisonnable à des procédures de soins efficaces. La souffrance des malades, celle des familles et leur désarroi méritent que le pays fasse l'effort d'un changement fondamantal dans l'organisation des procédures de prise en charge et de soin, et dans l'information du public et des personnes pouvant intervenir. Ce serait un immense succès pour notre Gouvernement que de pouvoir diminuer, ne serait ce que d'un tiers- le nombre de suicides. Ce serait aussi un succès pour la civilisation que nous pensons incarner.
Je viens de prendre connaissance des buts et des actions de l'association "Schizo?...Oui?" dont vous venez de signaler l'efficacité clairvoyante en distinguant sa Présidente. Il y a d'autres associations qui tendent au meme résultat.
Je serai infiniment touché si vous pouviez faire examiner les propositions que "Schizo?...Oui?" a faites pour faciliter l'accès aux soins et aus chances de guérir. Il y a là une question de civilisation à laquelle je sais bien que vous etes très sensible.
Avec mes sentiments respectueux et très amicaux.
Alain Riche
Je salue votre initiative de rendre hommage à notre jeunesse qui subit actuellement une conjoncture délicate coinçée entre l'obligation de réussir leur scolarité, la tentation de la consommation facile, une société basée sur le "paraître" plutôt que "être"...
Et le paradoxe, merçi 68, c'est que face à ces difficultées croissantes, ils sont de plus en plus livrés à eux même !
C'est le contre coup de l'émancipation...
Bon courage pour vos réformes,
Le mois de Mai va être stupidemment chaud.
Salutations
S. BROSSARD
pourtant depuis 10 ans j'ai tout stabilisé!
j'ai donc derrière moi 55 ans d'anorexie,(je l'étais depuis bébé) je vous écris pour dire que l'on doit toujours garder l'espoir. Tout est toujours possible
Ma vie est pleine de vie...j'ai écrit une cinquantaine de recueils de poésies depuis dont la moitié pour les enfants
je vais dans les écoles, les salons du livres etc...
bravo pour la maisond e Solenn
mais à quand une maison pour les anorexique adultes?
j'ai 25 correspondants en difficulté de vie pour leur donner l'espoir..les écouter etc...
sous anxiolitiques et autres.Personne ne m'a jamais comprise sauf il y a 2 ans où j'ai rencontré les OA (outre mangeurs anonymes)calqué sur le programme des alcooliques anonymes.Nous partageons nos expériences et je me sens enfin comprise.Il y a 3 ans j'ai été hospitalisée dans un hôpital psychiatrique car j'étais descendue à 36 kg mais malheureusement je suis restée 3 mois mais sous médicaments et je ne me souviens plus de rien un vrai zombi.J'aimerais tant que des structures pour adultes s'ouvrent car c'est criminel de ne pouvoir se soigner quand nous sommes au bord de la mort.Aujourd'hui je suis toujours malade je vis avec mes rituels et mes tocs concernant mon problème alimentaire pour l'instant je "vis" au jour le jour avec cette foutue maladie.