Vendredi 24 février 2006 5 24 /02 /Fév /2006 16:59

J’étais en déplacement en Gironde. Au programme : Visites, à Sauveterre de Guyenne, de la filière viticole en crise sérieuse, Débat public à Langon et, ce matin, petit déjeuner débat à Bordeaux avec des responsables économiques.

 

La crise viticole frappe durement le vignoble bordelais. Trois raisons semblent en être la cause : Une baisse importante de la consommation nationale. Une politique d’exportation inadaptée et une maîtrise insuffisante de la production.

Les viticulteurs que j’ai rencontrés préconisent que l’on cesse de diaboliser le vin et en particulier qu’on le distingue des alcools forts, que l’Etat mette le même enthousiasme dans la promotion des vins français que dans celle des Airbus ou des centrales nucléaires et que la profession soit fermement invitée à restructurer son organisation aujourd’hui trop éclatée.

 

Je partage ces préconisations. On peut lutter contre l’alcoolisme et promouvoir la consommation modérée de vin. Les Anglais qui sont depuis toujours extrêmement sévères sur la conduite en état d’ivresse ne se sont pas dotés pour autant d’une législation qui interdise de faire la promotion du vin. Le vin n’est d’ailleurs pas seulement une source considérable de revenus à l’exportation et un secteur économique important c’est aussi un élément de notre culture et de notre patrimoine que nous ne devons pas laisser décliner.

 

Toujours beaucoup de monde aux débats et des militants et des sympathisants gonflés à bloc par le dynamisme de Nicolas Sarkozy (qui a réuni au même moment plus de 6000 personnes à Lyon) et le développement de l’UMP, tant du point vue du nombre des adhésions que de celui de la créativité et de l’ouverture. Les conventions que nous organisons sont très suivies et la démocratisation plébiscitée ! Ces mêmes militants attendent avec impatience le retour d’Alain Juppé à Bordeaux. Sa hauteur de vue et son bilan municipal font l’unanimité.  J’ose y voir le signe que la synthèse est en train de se faire à droite comme le voulait justement Alain Juppé en créant l’UMP.

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Commentaires

JUPPE... SARKOZY... et les autres... des bonnes références... Attention ne nous dispersons pas... Les Français veulent un bon projet... du concret...
Avec toute ma confiance pour l'avenir avec l'apport de France 9 et des Gaullistes Sociaux.
Commentaire n°1 posté par boidec le 24/02/2006 à 18h54
Monsieur Fillon,
j'étais hier à lyon pour voir Nicolas Sarkozy.
Je pense que les viticulteurs devraient s'inspirer du discours de Nicolas sarkozy.
en effet les viticulteur francais n'ont pas pris en considération "le vaste monde".
Les americains boivent du vin comme les anglais boivent le thé et nous le café autours de 16h00.
il faut donc leur proposer des vins à 8 degrés d'alcool et des vins très fruités. Nos vignerons ne veulent pas en entendre parler. les vins californiens, Australiens et sud americains nous prennent donc les marchés.
A coté de cette lacune, la pub en france c'est roupies de sansonnets.
Si nous ne savons pas vendre nos produits il faut peut etre se poser la question de changer de métiers.
L'agriculture francaise est en surproduction depuis 20 ans. les exportateurs de viandes, de cereales, de lait ont su s'adapter en terme de prix et de produits. A bon entendeur Salut!!!
Commentaire n°2 posté par vincent Miller le 24/02/2006 à 19h42
Bravo pour votre article qui rappelle que l'UMP est l'instrument de l'unité de la droite !
Nous en parlons d'ailluers sur notre blog :
http://jpopgrandesecoles.hautetfort.com
Commentaire n°3 posté par J POP GRANDES Ecoles le 24/02/2006 à 22h28
M. Miller,
je ne suis que partiellement d'accord avec vous:
- Il est vrai que nous devons faire des efforts pour promouvoir nos vins et mieux les vendre, tant en France qu'à l'étranger.
- Cependant, "calquer" nos vins sur les étrangers leur enlèverait ce qui est a mon avis leur principal avantage concurrentiel, à savoir leur qualité et leur spécificité. Si le vin français devient "quelconque" en suivant les vins américains ou ceux du nouveau monde, nos viticulteurs n'auront à mon avis plus aucune chance de se battre au niveau international, à cause des coûts notamment.

Enfin, comme le dit M.Fillon, le vin à un aspect culturel et historique que nous devons préserver.

Défendons la diversité culturelle et notre patrimoine!

Cordialement
Commentaire n°4 posté par Edouard RICHARD le 25/02/2006 à 00h15
Merci beaucoup monsieur du temps que vous avez passé avec nous hier matin au petit déjeuner à Bordeaux . Vos eclairages vos convictions et votre franchise sont des points trés forts pour crédibiliser cette "bête étrange "qu'est l'homme politique français .
Je vous souhaite bonne chance dans vos challenges futurs et vous conseille vraiment de lire "Fier d'être français "de Max Gallo qui devrait être prescrit dans toutes les écoles de la république !!
Commentaire n°5 posté par Jean-François Pierron le 25/02/2006 à 10h43
Je suis tout à fait avec Vincent Miller:
- l'offre de vins français est inadaptée à la demande non française. Edouard Richard, à quoi bon garder une spécificité si personne ne l'achète, car c'est bien là le problème. Par contre les vitivulteurs peuvent je pense s'adapter aux goûts étrangers tout en proposant des vins meilleure qualité que les producteurs étrangers.
- Je rajouterai l'illisibilité totale des appelations et labels de vins en France, incompréhensible pour les majorité des étrangers.

http://www.drogues.gouv.fr/fr/cequilfaut_savoir/produits/alcool_intro.asp
Monsieur Fillon, j'espère que vous ne faites pas l'apologie de la consommation d'alcool en France, qui est déjà en tête de la consommation européenne en quantité d'alcools purs.
Le vin n'est pas diabolisé, c'est juste qu'il contient de l'alcool et comme toutes les boissons alcoolisées il est soumis à une réglementations spécifique à cause des risques de dépendance et de maladies liées à sa consommation excessive.

http://www.insee.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.asp?ref_id=ip966
Selon l'INSEE, la baisse de la consommation de vins de consommation courante est constante, et celà est bon pour la santé de la population car c'est sur ce genre de produits que les problèmes de santé et de dépendance surviennent.
Par contre la consommation de vins de qualité augmente régulièrement en parallèle, et c'est sur le vin de qualité que les viticulteurs doivent miser et non pas en faisant augmenter la population d'alcoolo-dépendants avec des produits de qualité basse ou moyenne.

Les viticulteurs forment un lobby puissant.
Votre post me rappelle une histoire au parlement où un député avait proposé d'ajouter sur toutes les bouteilles d'alcool que chez la femme enceinte sa consommation entrainait des malformations, proposition fort louable si on connaît le drame de ces enfants en retard mental.
La proposition de loi a finalement été rejetée, sous l'intense pression des viticulteurs et des femmes ignorants les dangers pour leur bébé continueront à boire, et les drames continueront pour servir des intérêts privés.

J'espère que cette fois-ci, nos parlementaires sauront un peu plus résister à la pression et que le vin ne soit pas considéré comme un produit à part mais continue bien d'être classé dans les boissons alcoolisées.
Commentaire n°6 posté par Joe le 25/02/2006 à 14h27
Joe,

Vous me faites pensez à Coluche: "On moura tous guéris"
En plus vous êtes mal informé car la proposition que vous évoquez a été adoptée et sera en vigueur dès le mois prochain.
Détendez vous de grâce!
Réponse de Francois Fillon le 25/02/2006 à 14h40
Joe,

Tout d’abord, vous ne m’entendrez pas dire que le vin n’est pas un produit alcoolisé et je suis d’accord avec vous, il faut le consommer avec modération.
Cependant, laissez-moi remarquer que l’amalgame est souvent fait et que le vin est trop souvent assimilé (par des pubs de prévention notamment) aux alcools durs. De plus, je trouve que la loi visant à obliger les producteurs à apposer des messages dissuadant la consommation est inutile et, si je puis dire, populiste. En effet, chacun sait que la consommation excessive d’alcool est préjudiciable pour la santé, en particulier en cas de grossesse. C’est le rôle des médecins, et du livret d’accompagnement de la grossesse, que de transmettre ces informations.
Nous vivons, je le pense, dans une société ou l’Etat veut à tous prix (sous la pression médiatique notamment) tout encadrer. A quand des panneaux « traverser en dehors des clous est dangereux », « sortir sans écharpe provoque le rhume et creuse le trou de la sécu » ?

L’information doit être transmise sur les méfaits de l’alcool mais sans excès et sans stigmatiser en permanence le vin alors que la pub pour les whiskies ou autres vodka fleurit, ceux-ci ayant plus de moyens!
Commentaire n°7 posté par Edouard RICHARD le 25/02/2006 à 16h12
En France, selon une étude de l’ONIVINS (http://www.onivins.fr/pdfs/164.pdf) , 112.500 exploitations disposent de vignes sur une superficie totale de 829,900ha soit une moyenne de 7,36ha par exploitation.
Selon une étude Xerfi (XERFI, « Vins (production) Octobre 2004 », p41, Xerfi 700), seulement 16,6% des exploitations ont une superficie supérieure à 15ha.
En Californie, pour ne prendre que cet état qui élabore 95% des vins américains, 847 « wineries » se partagent 194.520 ha (230ha en moyenne), sachant que 25% des producteurs réalisent 90% du vin, je vous laisse imaginer la taille de leurs exploitations… (http://www.vinimarket.com).

Voilà pourquoi, entre autres, on ne peut pas réellement comparer la production viticole française à celle, plus industrielle, des américains. Sans parler des questions de coûts qui, a produit égal, nous élimineraient certainement de la course.

Cependant, il est clair que nous devons travailler énormément l’aspect marketing et communication afin de clarifier notre offre. Les américains vont jusqu'à mettre 30% du prix d’une bouteille dans le marketing alors que chez nous, cette part est tout à fait marginale…

Je ne prétends pas avoir raison mais je pense profondément que dénaturer le vin français serait très dangereux pour notre viticulture !

Cordialement,

Commentaire n°8 posté par Edouard RICHARD le 25/02/2006 à 16h27
Monsieur Fillon,

1) Je n'ai plus suivi cette actualité depuis un moment, je vous remercie de me prévenir que la proposition de loi de votre collègue la sénatrice UDF Anne-Marie Payet a enfin été acceptée.
Sa première tentative proposition de loi avait été rejetée par les parlementaires de l'UMP, j'ignorais qu'elle était revenue à la charge avec succès cette fois-ci.

2) Je vous donne l'impression que je suis tendu et hypochondriaque? Ce n'est pas le cas Monsieur Fillon, c'est simplement que je suis plus proche de la réalité du terrain que vous ne l'êtes vous et les autres personnalités politiques et que contrairement à vous, je vois malheureusement *réellement* trop souvent les conséquences désastreuses de l'absence de politique préventive en santé publique suffisante, alors que vous ne disposez que des données chiffrées quand vous vous intéressez au sujet. C'est une histoire qui m'avais marqué à la lecture des médias en 2004.

3)Je me suis toujours demandé comment travaille un homme politique comme vous par exemple lors de votre déplacement en Gironde.
Je suppose qu'avant d'arriver et de rencontrer les viticulteurs, vous avez révisé des données telles que la production annuelle, les revenus des viticulteurs, la perte de revenus liés à la mévente, la part de chiffre d'affaire à l'exportation, etc.
Mais avez-vous aussi revu des données comme les maladies liées à l'alcoolisme, la consommation d'alcool en France comparée à nos voisins européens, la fréquence des syndrome d'alcoolisation foetale, etc ?

Ce que je veux dire, c'est qu'avant de soutenir tel ou tel métier ou groupe de personnes, est-ce qu'un homme politique se renseigne:
- des raisons éventuelles d'un soutien
- mais aussi de raisons éventuelles de pas les soutenir
Tout ça afin d'avoir une certaine impartialité ?


Edouard RICHARD,

tout le monde est d'accord pour dire que la consommation d'alcool doit être modérée.

Vous distinguez alcool durs et vin, je pense qu'il ne devrait pas y avoir de distinction entre les différentes boissons alcoolisées que ce soit le vin, la bière, le whisky, etc d'un point de vue réglementaire.
Ce qui importe c'est la quantité d'alcool pur consommée (éthanol) et d'ailleurs c'est de cette façons que sont comparées les consommations de boissons alcoolisées entre les différents pays; vous ne devez pas ignorer qu'un verre standard de vin = 1 verre de whisky = environ 10 g d'éthanol.

En ce qui concerne l'information aux risques donnés à la population, prenons l'exemple du tabac: tout le monde en France en 2006 sait que le tabac n'est pas bon pour la santé parce que c'est marqué partout sur les paquets, dans les médias, dans les campagnes de prévention. Les gens qui continuent de fumer sont informés et ils son responsables des risques qu'ils prennent.

Mais pour l'alcool et la grosesse, demandez dans votre entourage combien de femmes savent que l'alcool pendant la grosesse est dangereux pour leur bébé ? La minorité.
La majorité des femmes ne sont pas informées de ce risque. Ce qui m'a choqué lors du rejet de la proposition de loi de la sénatrice UDF Anne-Marie Payet la première fois, c'est le fait que par le vote des sénateurs sous la pression de viticulteurs, c'est le *refus d'information* des femmes qui m'a choqué.
Après, du moment que les citoyennes ont les clés en main, elles peuvent faire leur choix et deviennent responsables de leurs santé et de celle de leur bébé par rapport à la consommation d'alcool.

Il faut informer les gens, sinon on se retrouvera dans quelques années dans des procès du tabac où sont condamnés les cigarettiers face à des fumeurs qui mettent en avant l'absence d'information de risques connus et cachés à l'époque, sauf que dans ce cas précité, à la place des cigarettiers il y aura des viticulteurs, des producteurs de rhum, des multinationales des boissons alcoolisés... mais aussi l'Etat et ses représentants.

Fort heureusement, Madame Anne-Marie Payet a persévéré et a gagné.
Commentaire n°9 posté par Joe le 25/02/2006 à 18h13

Pourquoi serais je plus déconnecté des réalités du terrain que vous?
Ce que vous voyez du terrain, ce sont les gens que vous côtoyez, c'est votre métier, votre quartier, c'est à dire une infime partie de notre nation. Le rôle d'un responsable politique c'est d'essayer d'embrasser la globalité des problèmes qui se posent à un pays et si possible de voir un peu plus loin que les prochaines 24 heures. Pour autant je vis et je travaille dans la réalité et mes fonctions m'amènent à rencontrer un très grand nombre de personnes. Les hommes et les femmes que je côtoie  ne sont pas virtuels, leurs sentiments, leurs pensées et leurs difficultés non plus!

Bien sur ! il faut lutter contre l'alcoolisme mais pas au prix de la disparition d'un métier, d'un produit qui depuis deux millénaires fait partie de la culture et de l'art de vivre français.
La société que nos ancêtres ont patiemment construite est une société de liberté. C’est justement ce qui fait sa supériorité sur toutes les autres. Dans une société de liberté, on mise d’abord sur l’éducation des citoyens pour leur permettre de gérer leur vie personnelle. Les interdictions ne doivent concerner que les excès graves qui mettent en danger la vie des autres.

 

 

 

 

Réponse de Francois Fillon le 25/02/2006 à 18h39
Félicitations : très bel article et je vous rejoins totalement. Déguster notre production vinicole est un honneur, s'ennivrer un déshonneur. Quant à Nicolas SARKOZY, j'étais présent à LYON, quel meeting ! On en repart gonflé à bloc. Continuez, vous êtes sur la bonne voie et je lis vos articles avec plaisir.
Merci.
Commentaire n°10 posté par BOURRAT le 25/02/2006 à 22h50
... Aimant le vin et épris de notre France, je remercie à tous d'avoir analysé les propos de Monsieur François Fillon.. Ainsi, les différents commentaires me permettent de comprendre une profession, fort honorable, et qui se trouve face à d'épineux problèmes..

 Pour ma part, il va de soi que l'Etat, tout en tenant compte des réalités économiques et politiques, doit défendre nos viticulteurs et, coûte que coûte, maintenir le doîgté qui fait que le vin Français est bien le produit de nos terres et pas celui des autres..

  Ces paroles écrites, quelle est la vision du chef de l'Etat ? Quelles sont les solutions proposées par Monsieur le Ministre, Nicolas Sarkozy ? Il serait intéressant, pour nous tous, d'avoir leurs regards sur ce pan important de la vie intérieure de notre pays..

  Enfin, je me réjouis de la bonne fortune de Monsieur Alain Juppé : homme brillant et, à mes yeux, victime d'une infamante cabale..

 François TERRIEZ
Commentaire n°11 posté par François TERRIEZ le 27/02/2006 à 13h52

Je ne" visite" les commentaires sur cet article qu'aujourd'hui, et découvre, sans réellement grande surprise, en fait, les réflexions de Joe : nous sommes certes dans un pays démocratique, mais où sont passées les libertés individuelles :"ne buvez plus, ne mangez plus de sucre (et peu de sel, c'est mieux), mangez 10 fruits et légumes par jour, faites 20 mm de sport par jour, ne fumez plus, bien sûr !, farcissez-vous du poisson 3 fois par jour, même si vous n'aimez pas ça ! and so on  à l'infini : RAS-LE-BOL !


Je ne savais pas que la proposition de "je ne sais qui", d'ailleurs, de mettre en garde les femmes enceintes sur la consommation de vin sur les bouteilles avait été adoptée : on ne reculera devant aucun ridicule ! Cher Joe, ma mère, dans les années 50, et toutes les femmes de sa génération, savaient le danger de boire dans cet état : les jeunes femmes aujourd'hui l'ignorent ? Ah bon ? Quelles jeunes femmes ? C'est surtout tellement plus simple de ne se priver de rien, jamais, et de porter plainte ensuite pour abscence d'information ... et de prendre quelques centaines de milliers d'euros au passage !


Excusez mon emportement, mais vraiment, la coupe est pleine de ces ayatollas  qui, bien sûr, ne pensent qu'à notre bien, mais qui nous emm... la vie, maintenant ! Et la responsabilité individuelle, là-dedans ? Nous sommes informés ,nom d'une pipe, laissez-nous, adultes, prendre nos responsabilités , et éventuellement, de temps en temps, profiter des bonnes choses !!!


On va bientôt nous empêcher de fumer chez nous, sous pretexte qu'on ne vit pas seuls ! Zut, alors : figurez-vous que certains sont des gens responsables, et qu'il n'y a aucune raison de les en..quiquiner au  pretexte que d'autres ne le sont pas ! tant pis pour les autres !


On se sent déjà assez cernés par tout cet attirail répressif, ne concernant que des libertés individuelles, ça suffit ! "Dormez, braves gens, l'Etat veille sur tout" : voilà un discours bien compris par nos concitoyens !


Monsieur Fillon, concernant  le retour d'Alain Juppé, nous sommes tout à fait d'accord : il est très attendu à Bordeaux où il manque énormément, ainsi que dans les instances nationales de l'UMP, bien entendu !

Commentaire n°12 posté par Anne le 03/03/2006 à 14h37

J'ai omis d'informer JOE que pour les 20 ans de mon fils, nous avons dégusté dimanche dernier un superbe Haut-Médoc 86, sur un magret de canard bien gras (et "grippé", sans doute, comme il se doit), et qu'après le gros gâteau, j'ai fini par  café/cigarette : c'est "mon corps", comme le disent Les Chiennes de Garde, ces charmantes représentantes de la gente féminine ; et si "c'est mon corps" pour le droit à l'avortement (jamais sans risque), c'est aussi mon corps pour profiter des  choses  agréables !


Il va sans dire qu'en cas d'infarctus ou de cancer, ma dernière pensée sera de porter plainte contre l'ETAT : c'est moi, l'Etat, et l'Etat et moi avons assez d'être les vaches à lait taillables et corvéables à merci  d'une société qui se déresponsabilise sans cesse ! Oui à l'information, à l'éducation, mais stop aux interdits et à la législation tous azimuts !

Commentaire n°13 posté par Anne le 03/03/2006 à 16h29

Monsieur Fillon

 



Je vais pas tellement parler des conséquences du vin sur la santé   quoiqu’une consommation modérée soit bénéfique

 



 

 



Je vais vous parler  des conséquences de la crise viticole dans  ma région Languedoc Roussillon.  


 

 



 

 



C’est un drame social que nous vivons, ce sont 60 000 familles qui vivent de l’agriculture, 30 000 pour le seul secteur viticole, et avec services qui travaillent avec le secteur viticole, c’est 12 % de l’emploi régional. Dans une région où il y a 13,6 % demandeurs d’emplois, si l’agriculture venait à disparaître.

 



quand 4 hectares disparaissent, c’est un emploi induit dans la filière qui disparaît. Sans agricultures, ce sont des friches qui occupent l’espace, c’est une gestion de l’environnement que nous ne maîtrisons plus, incendies, dégâts des eaux, c’est la paupérisation d’une région. Sans son agriculture, c’est l’identité même de notre Région qui serait bouleversée, c’est la filière touristique qui subirait des conséquences incalculables, un drame pour nos communes.

 



 

 



 

 



 

 



Selon  une enquête réaliser par le centre de gestion  d’économie rurale il  y 90% des exploitations en difficulté financière

 



Conséquence des prix qui on baisse de 40% ils  arrivent à vendre.
Commentaire n°14 posté par philippe le 15/10/2006 à 19h10

 

 




 

 



je m excuse pour la présentation de mon commentaire poster le 15/10/2006

 



mais en moins mais chiffre sont juste

 



le Languedoc Roussillon  risque de perdre 22000 hectares qui risquent d’entraîne la perte de plus  5500 emplois

 



je me demande que propose l’état pour renversé la vapeur 
Commentaire n°15 posté par philippe le 17/10/2006 à 19h09

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