Samedi 25 mars 2006
6
25
/03
/Mars
/2006
13:04
L’affaire du CPE prend une tournure préoccupante.
L’annonce par Dominique de Villepin de l’ouverture d’un dialogue avec les partenaires sociaux laissait entrevoir une issue favorable.
Plusieurs signes indiquaient que les organisations syndicales souhaitaient sincèrement aboutir à un accord acceptable par tous ou tout au moins à une désescalade dans la surenchère revendicatrice. François Chérèque et Bernard Thibaud sont parfaitement conscients des risques que court le pays si la crise se prolonge. Le plus immédiat est celui de la violence. Les évènements de cette semaine montrent que la crise des banlieues couve et pourrait bien se rallumer à l’occasion des désordres qu’engendrent inévitablement les manifestations à répétition des lycéens et des étudiants. Ces violences vont entacher l’action des organisations syndicales et susciter des réactions politiques que personne ne peut prévoir. La gauche en particulier ferait bien de se méfier. Sa démagogie a déjà conduit à un 21 avril 2002 qui ne demande qu’à se reproduire avec encore plus d’intensité. Que la CGT ait accepté de se rendre à l’invitation tardive du premier ministre sans préalable et sans les autres organisations de l’intersyndicale est un signe de bonne volonté qui traduit son inquiétude devant la montée d’une protestation qui risque de la dépasser. Dans ces conditions il est regrettable que la réunion de vendredi à Matignon ait été une réunion pour rien. Comment a-t-elle été préparée ? Quel était son objectif ? Marque-t-elle le début d’un processus de dialogue ou n’était elle destinée qu’à faire taire les critiques sur la méthode Villepin et l’absence de toute concertation préalable à la présentation devant le parlement du CPE ? Ces questions ne sont pas mineures. La France, comme je ne cesse de le répéter depuis deux ans, traverse une grave crise politique et sociale. Cette crise dont la gauche porte une responsabilité considérable en raison du discours mensonger qu’elle a tenu aux Français sur l’évolution du monde et sur l’état de la France n’a pas été suffisamment corrigée par l’action de notre majorité et des gouvernements qu’elle a soutenu depuis 2002. Le virage exécuté en catastrophe en 2004 a constitué une erreur que j’avais essayé d’éviter en démontrant que le résultat des élections régionales n’était que la première réplique du tremblement de terre du 21 avril 2002.
Il faut maintenant sortir au plus vite de l’impasse en ouvrant une grande négociation sur les évolutions nécessaires du contrat de travail et sur l’amélioration des sécurités professionnelles. Le rapport de la cour des comptes sur les insuffisances du service public de l’emploi peut fournir une bonne occasion de mettre enfin sur la table cette question sur laquelle nos voisins Britanniques et d’Europe du Nord ont conduit des expériences très positives. Les partenaires sociaux sont manifestement prêts a rentrer dans ce débat sinon ils ne se seraient pas rendus à Matignon vendredi sans aucune indication préalable sur le but de cette rencontre !
Ce scénario dont on pourrait écrire par avance les pages jour après jour a immanquablement débouché sur l'affrontement de la position "je négocie maintenant" du Premier Ministre et "préalable à la négociation, retire ta loi" des syndicats. Pour la première position, elle est un grand classique des gouvernants qui s'y prennent toujours aussi mal, pour les seconds l'intérêt à négocier passe au second plan par rapport à celui incontournable de ne pas se couper de la rue et des histrions et autres professionnels de la grève estudiantins.
Cette journée du vendredi où le ministre s'arc boute sur sa loi tout en appelant à la négociation à visée apaisante et où les syndicats font montre d'une ouverture tout en fermant le débat par ce préalable du retrait est un "standard" de la négociation sociale en France, en période de manifs de rue.
Tout sentait l'urgence et de préparation il n'y eut point. La rencontre d'hier ne visait pas à mettre en place un "plan de prévention" mais à éteindre l'incendie.
Je ne crois pas et sûrement pas maintenant qu'il ait de place pour une "grande négociation". Parler, de façon étonnante vous concernant, de l'amélioration des sécurités professionnelles comme borne supérieure de la négociation apparaît comme le meilleur moyen de la plomber, car les solutions possibles au chomâge qui relèvent de la flexibilité, enfin c'est partout le cas en Europe, n'ont comme objectif de substituer aux contraintes à de nouvelles contraintes ou à tout nouveau carcan législatif ou réglementaire. Le risque tenant à discuter longtemps pour un jeu à somme nulle.
La gestion de cette loi depuis sa génèse a repoussé encore plus loin (était-ce possible ? force est de constater que oui) le challenge des réforme, et cela vaut pour la droite comme pour la gauche. Le ton est même donné pour que nous "conservions" toutes les dispositions actuelles acquises chères à notre gôche, ou que la négociation se fige dans des surenchères surréalistes mais tellement franco-françaises. Gauche et droite devraient se méfier car si tout le monde s'attend à ce que la gauche reprenne des couleurs à l'occasion du bordel ambiant, et même si personne n'en parle, ce sera plus probablement Le Pen qui tirera les marrons du feu.
On entend que le bruit de la rue et ses antiennes d'extrême gauche, les minorités braillardes, mais personne ne parle de la majorité silencieuse qui pourrait bien comme le 21 avril monter dans ses tours et interjeter notre borgne nationaliste.
Pour obtenir plus de flexibilité il faut améliorer les sécurités comme l'ont fait les Danois, les Suédois ou même dans une moindre mesure les britanniques. Cela passe par une réforme profonde de l'indemnisation du chômage, du service public de l'emploi et la montée en puissance du droit individuel à la formation tout au long de la vie. Le risque de la situation actuelle n'est pas de continuer à discuter pour un jeu à somme nulle, il est de bloquer le pays et de donner le pouvoir à une gauche qui dépend de plus en plus d'une extrême gauche qui n'a rien à envier à l'extrême droite!
Si je vous comprends bien, Mr Fillon, vous semblez sous-entendre que l'ouverture proposée par le 1er Ministre pour un aménagement du CPE ne serait qu'une farce, et que les Syndicats se seraient faits rouler dans la farine ?
Vous les avez tous "pratiqués" ces dernières années, et plutôt avec succès, tant au Ministère des Affaires Sociales qu'à l'Education les plus durs) : vous savez donc de quoi vous parlez en affirmant que la CGT avait accepté l'invitation sans préalable, ce qui était apparemment un signe de bonne volonté.
Si c'est le cas, il y a du souci à se faire en effet sur la suite des évènements : les banlieues repointent déjà le bout de leur nez !
D'autant que le contexte est chargé : nous nous sommes" farcis" (à la TV et à la radio pour les plus chanceux dont je suis !) en moins de 6 mois : la SNCM et les dockers (percutants) ; les grévistes de la RTM (débilitants mais nuisibles) ; les émeutiers des banlieues (incendiaires) ; et maintenant çà ! C'est du non-stop.
Au secours !
Et quand on voit J. Chirac ne manifester son existence outragée que face à un discours d'E.A.Seillière... On se demande sur quelle planète il vit ! C'est vraiment le coq sur son tas de fumier !
Le 1er Ministre est déjà responsable des 5 ans de Jospin (là non plus, pas de Mr), va-t-il tout faire pour aider la Gauche à revenir alors qu'elle va si mal ?
Contrairement à Matéo, je crains beaucoup plus à une alliance de circonstance des extrèmes-gauche qu'à un danger venant de Le Pen.
Entendre "la démocratie doit mourrir" est loin d'être réjouissant !
A cela, c'est à nous, qui la défendons, de montrer que finalement les minorités, même si elles se font voir, ne représentent pas l'opinion de l'ensemble des français.
Elles doivent avoir droit à la parole et être écoutée évidemment.
Mais elles doivent aussi respecter leurs opposants.
Et respecter également leurs libertés.
Bien d'accord sur les exemples européens et sur la radicalisation de la gauche victime de son surmoi gauchiste, mais la méthode de la réforme ou de la négociation ne peut que consister dans un premier temps à "donner" aux employeurs la flexibilité, et ensuite si cela marche à y faire correspondre des contreparties. "On ne peut distribuer que la richesse que l'on a créé" disait Gerhard Schröder pendant la campagne en Allemagne.
La réforme au sens large, la vraie est dite "réforme en J" comme la forme de la courbe du bien être, puisque les exemples que vous citez se sont traduits les deux premières années par la dégradation des indicateurs du bien être des citoyens (indemnités chomâge, prestations sociales, etc...) avant de repartir à la hausse et de dépasser très nettement le point de départ de la réforme. Méthode, méthode ?!
2 Mieux organiser l'accompagnement des demandeurs d'emploi est une question d'organisation plus que de moyens supplémentaires.
Monsieur Fillon,
je vous fellicite de votre honneteté lorsque vous avouez que les gouvernements depuis 2002 ne se sont pas attaqués suffisaments aux sources des problèmes. Même s'il faut avouer aussi, que la gauche avait été encore plus inefficace entre 1997 et 2002.
Aussi croire que la crise est due au CPE est une erreur de plus, le problème est plus large. La crise des banlieux n'etait pas due au CPE.
Le vrai problème est qu'en 2002 nous avons élu un president pour une mission simple et claire : "remettre la france au travail".
La securité était un thème de campagne et une fonction régalienne de l'etat. C'est comme toutes les fonctions regaliennes : une evidence et une necessité.C'est bien pour çà que le travail pour retablir la securité n'a pas été si difficile que cela, car attendu par chacun.
Par contre la mission de remettre les francais au travail passait par du courage politique. Il fallait prendre pour premiere ordonnance du quinquenat la suspension immediate des 35 heures et mettre au travail le gouvernement sur un projet de loi revenant aux 39 heures en contrepartie d'avancées sociales et economiques significatives.Nous avions les cartes en main pour montrer aux francais que la droite était capable de favoriser l'economie en faisant aussi du social.
Les entreprises ont assimilé les 35 heures en gagnant en flexibilté, mais le pouvoir d'achat, le problème des retarites, la
Monsieur Chirac nous a expliqué que l'on pouvait assouplir la reglementation, mais on s'est ainsi passé de l'avantage psychologique d'un message clair et précis.
aussi
Article tiré de "Libération" le 25 Mars 2006 :
La droite continue de régler ses comptes sans entendre le pays
Chirac, Villepin et Sarkozy se surveillent avec une seule obsession : 2007.
Alors que des centaines de milliers de manifestants étaient encore dans les rues jeudi et qu'une grosse journée de mobilisation contre le CPE est attendue mardi, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy continuent de se marquer à la culotte. Au lieu de parler au pays et à une jeunesse inquiète, le trio infernal de la droite semble prisonnier d'une conversation à trois qui n'intéresse que lui. L'obsession du chef de l'Etat et du Premier ministre est d'empêcher Nicolas Sarkozy de tirer avantage de la crise. Ce que ce dernier ne manque pas de tenter à la moindre occasion. A force de s'épier et d'essayer de pousser l'adversaire à la faute, leurs petites stratégies n'ont eu pour l'instant qu'un résultat : rendre leurs actions incompréhensibles et illisibles pour l'opinion...
Sonnerie Gratuite
Certes pour Schröder mais n'oubliez pas que s'il a perdu, son programme différait assez peu de celui d'Angela Merkel et que tous deux étaient fondés sur l'économie "de l'offre". A la différence du PS français, le SPD a entamé deux ans avant les élections la réforme de l'indemnisation du chomâge, les lois Hartz, qui ont abouti "sans contrepartie" immédiate à la réduction des indemnisations et de la période d'indemnisation. En revanche, ces indemnités ont été augmentées pour certaines catégories plus exposées que d'autres et notamment les mères célibataires non qualifiées. Ca aura coûté sa réélection au chancelier sortant mais cela n'a pas empêché nos amis allemands d'aller dans le sens d'une solution durable à un déséquilibre de cette caisse de solidarité. Améliorer la sécurité professionnelle ne pourra de mon point de vue pas se faire sans que quelqu'un "paye" d'une manière ou d'une autre et sous une forme ou une autre ces ajouts à la protection sociale (en nature ou en industrie..)
Je ne crois pas de plus que les syndicats français, même si des velléités d'aboutir une négociation sont là, ne souhaitent, tout du moins pour ce qui est de la CGT ou de FO, aboutir. L'entrisme des trotskystes à FO et la présence (millénaire) de communistes "pur jus" à la CGTpour lesquels le capitalisme reste "à abattre" ne permettra pas le pilotage fin d'une négociation sociale toute à la fois protectrice et facteur de dynamisme. On n'a pas l'habitude de ce côté là de servir la soupe à son adversaire, maintenir les facteurs de lutte est déjà plus en phase avec cette idéologie. Accessoirement et vous devez mieux le savoir que nous, la CGT n'a pas signé d'accords majeurs depuis 20 ans.
Parfaitement d'accord pour dire sur le sujet des demandeurs d'emploi comme pour sur d'autres sujets d'ailleurs, que le point tient à l'organisation (méthodes , fonctionnement, déploiement des moyens et resssources) qu'à des moyens supplémentaires dont nous n'avons de toutes façons plus les moyens.
Le gouvernement donne le sentiment d'avoir démissionné. Comment Villepin peut-il prétendre vouloir rencontrer les étudiants lycéens alors qu'il n'a même pas retiré ou suspendu le CPE ? C'est sur cette base seulement que les négociations pourront débuter. Monsieur Fillon, je sais que vous êtes attachés au dialogue social, alors, sommez Villepin de s'y employer lui aussi. Comment Chirac peut-il intervenir de Bruxelles, sans prendre en compte la dangereuse situation dans laquelle est le pays ? Pourquoi attendre la greve générale de mardi pour enfin céder ? Pourquoi vouloir a tout prix mettre au pas la jeunesse en la privant des droits auxquels elle a droit ? Pourquoi ne pas entendre les propositions de la gauche sur l'emploi ? (car elle en a bien que vous ne les entendiez pas)
Enfin, la France est tenue par des engagements internationaux. L'OIT interdit le licenciement sans motif.
La rue n'a jamais été admis comme un contre pouvoir dans les institutions; aujourd' hui ,on est arrivé à une situation ubuesque .
La loi est de bloquer les facs ,la loi est de faire en sorte qu'une minorité mette la pagaille et la majorité qui travaille subit,mais elle n'est pas l'attention des hommes politiques.
A 16 ANS : avant de manifester ,il serait bien que ces gamins qui défilent ,commencent déjà à finir leur études et à travailler ,sans vouloir travailler que les jours ouvrables de la semaine et gagner 1500 euros
Vous parlez de précarité ,mais cela fait vingt ans que je travaille dans un centre d'hébergement d'urgence pour les jeunes et personnes en difficulté ,je n'ai jamais vu personne venir soutenir ces gens ; alors parler de la précarité est facile quand on y est pas confronté.
IL y en a marre de voir la FRANCE
Monsieur le ministre,
Vous serait-il possible de faire oeuvre de pédagogie auprès de vos lecteurs afin de leur expliquer les enjeux de ce CPE:
-Pourquoi a t'il été introduit si vite et avec si peu de respect des formes les plus élémentaires?
-Quelles sont les positions du président de la République, du Premier ministre, du président de l'UMP et, naturellement, la vôtre sur le sujet?
-Quelles sont les perspectives pour les prochains jours dans ce domaine?
-Enfin, quels sont les enjeux pour la majorité et que disent vos collègues parlementaires d'une situation pour le moins explosive, à un an des éléctions présidentielles et législatives?
Je serai heureux de voir ma lanterne éclairée sur ce sujet si complexe par un ancien ministre des affaires sociales!!
Merci.
Monsieur Fillon,
Cela fait trois fois que je relis votre article et je n'arrive pas à comprendre ce que vous écrivez:
1) Selon vous, "plusieurs signes indiquaient que les organisations syndicales souhaitaient sincèrement aboutir à un accord acceptable par tous ou tout au moins à une désescalade dans la surenchère revendicatrice": mais que je sache, Mr Chérèque , Mr Thibaud et Mr Mailly n'ont-ils pas réaffirmé leur exigence d'un retrait pur et simple du CPE?
Je considère pour ma part que cet ultimatum lancé au gouvernement est inacceptable et que force doit rester à la Loi votée par le Parlement. La négociation avec les partenaires syndicaux ne peut et ne doit, à mon sens, se faire que dans ce cadre.
2) Vous considérez que "la grave crise politique et sociale que travers la France (...) n'a pas été suffisamment corrigée par l'action de notre majorité et des gouvernements qu'elle a soutenu depuis 2002". Peut-être... mais concrètement et avec le recul, qu'auriez-vous fait différemment, à titre personnel, vous qui avez été l'un des ministres les plus réformateurs des gouvernements Raffarin? Il serait intéressant de le préciser.
Par ailleurs, à quel "virage exécuté en catastrophe en 2004" faites-vous allusion? Je ne comprends pas le sens de cette expression...
3) En conclusion, je ne peux que redire ma position:
- Ni les absentionnistes ni les manifestants ne peuvent avoir le dernier mot dans une démocratie. Et à l'avoir trop souvent oublié, peut-être a-t-on encouragé le désintérêt de certains Français pour la politique et pour l'acte citoyen qu'est le vote. Pourquoi voter s'il suffit de descendre dans la rue en nombre pour changer le cours des choses?
- Sur un plan politique, pourquoi ceux qui prétendaient assumer une Droite décomplexée sont aujourd'hui les premiers à vouloir battre en retraite sous la pression de la rue? Cette absence d'autorité et de courage politique est-il compatible avec l'idée de rupture ?
A l'écoute de vos réactions...
"Il faut maintenant sortir au plus vite de l’impasse en ouvrant une grande négociation sur les évolutions nécessaires du contrat de travail et sur l’amélioration des sécurités professionnelles."
Je ne suis pas sûr qu'il soit possible d'aller vite, et je ne suis pas sûr que le problème à poser soit celui des sécurités professionnelles. Vous parlez de grave crise sociale depuis deux ans et vous nous dites que François Chérèque et Bernard Thibaud sont parfaitement conscients des risques actuels. Vous avez sans doute raison.
Cependant, ce que je perçois autour de moi est un peu différent. Le problème qui est posé est celui de la place que nous faisons à nos enfants. La génération des 25 à 30 ans galère. C'est ce que je constate en regardant mes enfants, beaux enfants, neveux et nièces ou enfants d'amis. Peu de vies construite, peu d’enfants, sauf ma fille qui a 3 enfants mais qui vit d’aides.
Quand je parle aux 25 à 35 ans, c'est le découragement. Parfois, mais c'est plus rare, c'est une forme de sourde colère contre les aînés. Quand je parle aux gens de mon age c'est l'inquiétude pour leurs enfants, et une sorte d'incompréhension face à la gravité de la situation : tout c'est bien passé pour nous jusqu'ici. Les gens de mon age ont le sentiment d'être dans la classe moyenne, pensent au montant de leur future retraite, et ont envie d'avoir un peu plus afin de se protéger contre un éventuel problème de santé. Ils veulent également pouvoir aider leurs enfants si nécessaire. Le décalage de situation entre notre génération (les quintas), et les plus jeunes n'est pas perçu. Ou s'il l'est, ce décalage est justifié. Nous travaillions dur, nous nous sommes battus. Nos enfants ont la vie plus facile, et sont au 35 heures. Depuis 10 à 15 jours, avec le CPE, les journaux commencent à parler de ce problème (pages débat et opinion du Figaro ou du Monde: Eric Le Bouchet, Dubet, Casanova et Colombani etc etc). Les élites sont donc au courant, mais l'homme de la rue pas encore.
La réforme des retraites a été précédée d'une prise de conscience générale. Les caisses de retraites allaient être en faillites, et les acteurs concernés savaient qu'ils devraient faire des efforts. Ici la prise de conscience n'a pas encore eu lieu du fait des discours démagogiques de droite et de gauche. Mon sentiment est qu'il est trop tôt pour une grande négociation. C'est par contre le moment de faire un état des lieux avec les syndicats, de définir les objectifs, et les moyens, tout en sachant que la redistribution est un jeu à somme nulle. Les syndicats doivent apprendre à défendre non seulement leurs mandants, mais aussi les enfants de leurs mandants, et ils faut qu’ils fassent passer ce message auprès de leur base.
"Sur un plan politique, pourquoi ceux qui prétendaient assumer une Droite décomplexée sont aujourd'hui les premiers à vouloir battre en retraite sous la pression de la rue? Cette absence d'autorité et de courage politique est-il compatible avec l'idée de rupture ?"
BRAVO FRED !!!
C'est bien aussi ce que je pense et suis intimement convaincu concernant notre Sarko National !
Il ne sera pas plus en rupture si il était en place que quiconque..
C'est bien lui aussi qui a dit que ni les régimes des agents de EDF, GDF et RATP et consors ne sera remis en question..
Aujourdhui c'est aussi lui, le " fameux" Libéral, qui se pose en conciliateur...et propose des aménagements fasse à la menace de la rue
AUCUN, mais vraiment et malheureusement aucun politique n'osera se placer contre la rue ..
Et pourquoi ???
Pourquoi me direz vous ?
Car contrairement aux autres pays du monde, la politique est un métier en France et il faut donc garder sa place...coute que coute..
CQFD !
ET j'en suis aussi désolé pour M.Fillion, si, toute fois, il espère qu'un Sarkosy changera quoi que ce soit...
Don Quichotte..
Eh, bien! ça discute dur sur votre blog, Monsieur le Ministre! C'est bien. pourvu que ça dure ... Je pense, moi, que nous sommes partis pour un nouveau "21 Avril". Sauf que cette fois, Le Pen sera en tête. J'en ai HONTE par avance! Quand au deuxième, qui sera-t-il? Je n'en sais rien. Une chose est sûre : il sera élu mais ... il sera MAL élu, même avec 75% des voix! Déjà, certains sondages annoncent Le Pen +6%!!
J'observe que les préalables posés le sont par ceux qui réclament les négociations!! Un comble ... "Vous capitulez d'abord. Ensuite on voit ce qui se passe." Complètement délirant. Le 28 Mars, je mettrai un point d'honneur à me rendre à mon travail, si toutefois, je peux m'y rendre. Sinon, je me rendrai dans mon agence Anpe la plus proche de mon domicile, comme cela nous est demandé en pareilles circonstances.
De même, "on" continue de soutenir l'existence d'une prétendue période d'essai et de la possibilité de licencier soi-disant "sans motif"! A croire que tout ce beau monde ne sait pas ce qu'est une période d'essai et confond la réalité du motif du licenciement et sa communication obligatoire par écrit, même quand le salarié ne la demande pas (dans ce cas, c'est parce qu'il l'a connait très bien et qu'il préfère "fermer sa gueule"). De quoi en rester pantois!
Contrairement aux idées reçues, la CGT signe TOUJOURS TOUS les accords. Son astuce consiste simplement à le faire la veille de la date limite (généralement un mois après l'établissement du "protocole"). c'est, pour elle, une nécéssité juridique pour avoir le droit de siéger dans les instances de gestion de ces accords. A cette date, personne ne pense plus à l'accord et donc tout le monde croit que la CGT n'a pas signé! Si les accords prévoyaient des clauses contraignantes associées à leur signature juridique, il n'en irait peut-être pas de même. Jusqu'à présent, aucun gouvernement (surtout pas ceux de droite!) n'a osé agir de la sorte.
Quant à la question du mode de fonctionnement de l'Anpe, je suis bien placé pour savoir que nous pataugeons dans des mesures qui succèdent aux mesures qui remplacent des mesures dont les concepteurs ne mesurent manifestement pas les effets concrets demesurés de leur inéfficacité, pourtant belle et bien mesurable! Ras le bol de toutes les salades que l'on écrit au sujet de l'Anpe. Je ne réclame qu'une seule chose : qu'on nous donne l'autorisation de facturer nos prestations à ceux à qui nous les rendons. C'est tout! C'est une "mesure" qui ne coûte RIEN à l'Etat. Pourquoi tarder?
Et si on renversait les termes de la procédure? La loi fixe des principes protecteurs, simples, facilement contrôlables. Et, ensuite, seulement ensuite, les partenaires sociaux négocient ce qu'ils veulent! Cela ne regarde plus le législateur!
Récemment dans Paris Match :
"NICOLAS SARKOZY Quand il y a eu la réforme des retraites, on n'a pas reculé"
Et bien comment et pourquoi cet homme serait différent des autres avec ce type de mensonges..!!!???
Et les statuts de EDF,GDF,RATP,SNCF,BDF,etc,etc,etc....??!!
Les seuls changemnts ont été de leur accorder récemment un 13 mois de pension..!!
A ceux qui déjà, touche les meilleures..
ET pourquoi ??..Pourquoi me direz vous ?
Au nom de la Paix sociale !
CQFD !
Don quichotte
"La Faillite est notre seule porte de secours..."
La réforme des retraites que j'ai fait voté par le Parlement est la plus importante réforme de nos régimes de retraite depuis la libération. On peut toujours tenter de la minimiser en arguant qu'elle n'a pas règlé la question des régimes spéciaux, ce qui est vrai, mais on ne peut pas reconnaître que c'est la réforme la plus courageuse qui ait été conduite depuis bien longtemps dans notre pays. Avec cette réforme l'essentiel a été fait: l'alignement de la durée de cotisation des fonctions publiques sur le régime général et l'adoption d'un principe d'allongement automatique de la durée de cotisation de tous les régimes en fonction de celle de la durée de la vie. Cette réforme a un grand mérite par rapport à celle dont nous débattons en ce moment: Elle s'applique.
Pour les régimes spéciaux, il faudra regler la question dans la prochaine législature.
Rendons à César...
La réforme des retraites est incontestablement l'un des points les plus positifs du quinquennat de Jacques Chirac.
Et malgré quelques désaccords "stratégiques" récents avec François Fillon, je lui sais gré d'avoir mené à bien cette réforme, avec préparation, courage, autorité et sens du compromis.
je partage l'inquiètude de Mr Fillon. Bien que partisan de ne pas céder aux "ultimatum" d'une "minette" pas très éloignée de la couche culotte...( une bonne fessée lui ferait du bien, ça fait remonter le sang au cerveau ) .
Je pense qu'il est gand temps d'arrêter de danser sur la tête.
Dites donc "CHICHE" et acceptez de ranger ce foutu CPE sous conditions de négocier sur le fond et sèrieusement de tous les gros problèmes du travail en France à commencer par celui que pose les 800 et quelques pages du code du travail.
Qui donc s'agite dans toute cette affaire :
1/ les étudiants : ceux qui sortiront de leurs études avec un diplôme "marchand", trouveront du travail et vite s'ils sont motivés. Le CPE ne les concerne pas.
Les autres, ceux qui se sont fourvoyés dans des filières qui n'ont pour débouchés que le seul le CNRS pour ses "recherches" brillantes sur le sexe des anges , la migration de Albatros ou la recherche des épaves des navires de Mr de la Pèrouse..., l'éducation Nationale et la fonction publique en général dont les effectifs sont déja plétoriques...ceux là ne seront concernés par le CPE que s'ils ne réalisent pas, faute de place, leur rêve de "pantouflard"....Alors ils devraient accueillir le CPE comme une bouée de sauvetage et se retrousser les manches. Sans ce type de contrat, peu d'entreprises s'interesseront à eux .
2/ les syndicats de Salariés des grandes Entrprises ou de la Fonction Publique : Sont-ils concernés par le CPE ? certes non mais c'est un bon moyen de "faire mousser son chocolat" ,qui soit dit en passant, en a bien besoin, comme on dit vulgairement.
3/ Les Ténors de la Gauche : ils feraient mieux de battre leur coulpe pour avoir "pillé" notre Pays et hypothèqué lourdement son avenir avec leur démagogie et leurs dogmes surannés.
4/ j'allai oublier les Lycéens : que viennent ils faire dans cette galère, sinon chahuter et régler leur problème d'adolescence ? là encore il y a quelques bonne fessées qui se perdent !.
Les seuls vrais concernés : les laissés pour compte de l'Education Nationale et ou de l'Education tout court . Ceux là dont personne ne s'occupe ( quand ils ne brûlent plus nos bagnoles ) et qui n'ont d'autre savoir faire ou se faire entendre que celui de casser, ceux là commence à venir troubler le ronron de notre démocratie de la Rue...Mais attention cela va déborder, vite, plus vite que vous ne le croyez et méchamment très probablement. IL serait peut-être temps d'en parler avant qu'il ne fassent vraiment parler d'eux.
Alors il est grand temps d'arrêter de danser sur la tête et d'en revenir au BON SENS qui fait défaut à tous ces acteurs de l'agitation.
Faites savoir au "château" que sa responsabilité est totale dans cette malheureuse affaire et qu'il ne suffit pas de sortir de la Salle...
IL Y A URGENCE LA MAISON VA BRÛLER ET MARDI PROCHAIN IL SERA PEUT-ETRE TROP TARD.
MAIS DANS TOUT CA , UNE BONNE NOUVELLE QUAND MÊME : ON A TROUVE LE VACCIN CONTRE LE CHIKOUNGOUGNA ET LA GRIPPE AVIAIRE : le CPE ! Vous avez remarqué ? on en parle plus !
Anne ! j'aime bien votre expression du "coq sur le tas de ...."
J'ai cherché autre chose pour remplacer le fumier qui me semble très imagé mais qui "sent un peu fort"....mais je n'ai pas trouvé de mot qui convienne mieux.
Je crois que nous nous rejoignons dans nos analyses...
peut-être parce que j'ai fait le même métier que vous.....et que je n'ai jamais licencié personne sans motif, "seulement pour le plaisir"..et que je n'ai jamais vu ou entendu parler d'un patron digne de ce nom qu'il l'ai jamais fait....
Honte soit sur ceux qui font croire de pareilles absurdités à de jeunes oreilles naîves et crédules....cordialement
Bernard
Il arrive un moment où il faut bien appeler les choses par leur nom !
(surtout quand on a un peu d'amertume !)
C'est ma douce moitié (quelle belle expression réac, comme m'en accuserait gentiment Mickaël), qui exerce le métier dont on n'ose plus prononcer le nom : je lui laisse lâchement ! Mais ne peux pas m'abstraire totalement non plus !
Mais concernant ces étudiants et lycéens, voire collégiens qui manifestent :
Il y a 30 ans (et oui, il y avait déjà le chômage, et la discrimination sexiste était réelle), munie d'une maîtrise en droit judiciaire, j'ai :
- vendu de la vaisselle en magasin et sur les Foires et Marchés,
- été Hôtesse d'un Office de Tourisme
- géré un petit cinéma de quartier
- été Responsable de Clientèle en Agence de Pub.
(Le Droit mène à tout, et pourquoi pas ? Flexibilité, vous avez dit ?)
Je n'ai jamais :
- considéré que j'avais le moindre droit acquis en débutant dans un job,
- compté mes heures de travail (ni su à combien de congés j'avais droit)
- pensé à mes droits à la retraite
- estimé que les banques devaient me permettre d'accéder à la propriété à 25 ans.
J'ai accepté tous les boulots que me proposais l'ANPE ou sauté sur les opportunités qui m'étaient offertes.
Cette jeunesse qui défile est une génération d'enfants gâtés à laquelle tout est dû, quand elle n'est pas ultra politisée, ou les 2. Et je ne changerai pas d'opinion. Ni sur le nombre de jeunes chômeurs qui pourrait considérablement baisser s'ils acceptaient de ne pas se complaire dans l'assistanat organisé qu'est devenue notre société.
Vivement la réforme de l'ANPE et des ASSEDIC !
A propos, demandons-nous ce que deviendront tous les agents de ces " 2 états dans l'Etat ", si le chômage baisse trop.
Cordialement
Monsieur le Ministre,
Excellente analyse de cette réunion de vendredi par laquelle vous faîtes bien ressortir l'état de forces en présence. j'y vois le poids de votre expérience. On ne dira jamais assez, notamment pour les jeunes générations, l'importance que représente la réforme des retraites que vous avez su courageusement engager. Même s'il reste beaucoup à faire, le Gouvernement d'alors a su s'attaquer au dossier. Vous aviez personnellement démontré une grande implication et obtenu une réussite politique (avec la position de Chirac sur l'Irak, la seule à mettre au bilan du quinquennat?) qui vous honore.
Par ailleurs, j'apprécie également vos références au 21 avril 2002. C'est une "catastrophe démocratique" dont on a pas mesuré toute la nocivité d'un point de vue républicain. On risque bien de voir réapparaître en 2007, faute d'avoir voulu en tirer les conséquences au niveau institutionnel.
Pour adoucir mon propos :
Nous ne pourrons pas faire l'économie d'une profonde réforme des Universités, en adaptant les formations aux besoins du marché, en multipliant les partenariats avec le monde du travail (entreprises, labos etc ), en ne laissant pas s'inscrire dans toutes les filières tous ceux qui le souhaitent, tout en sachant trés bien qu'il n'y aura pas de débouchés pour ceux qui iront au bout du cursus (pb de la quasi gratuité des facs par rapport aux écoles et pb réel de l'orientation qui est à améliorer).
Sans parler de l'uniformisation des programmes en Europe : on a fait celle des diplômes, c'est tout. En tout cas, les méthodes d'enseignement font beaucoup plus appel à la reflexion et au travail personnel en GB par exemple que chez nous où le bachotage et le bourrage de crâne restent de rigueur (totalement inintéressant pour l'étudiant et beaucoup moins utile et productif pour débuter dans un job). Nous sommes le pays où les diplômés en DEA ou DESS sont les plus jeunes : en GB ou en Allemagne, ils reviennent à la fac souvent jusqu'à 30 ans pour améliorer leur situation sociale, tout en travaillant.
Il y a beaucoup de choses à améliorer, mais ne faut-il pas d'abord retrouver la croissance économique, seule garante du succès des réformes ?
Parce que, après tout, si on peut faire autre chose que de vendre de la vaisselle avec un diplôme de Droit, ce n'est sans doute pas plus mal.
L'uMP semble en effet soudée pour le CPE dommage que ce ne soit pas le cas pour les élections. Les élections cantonales partielles à Évron en sont un exemple parfait, il semble que les leçons à tirer des précédents scrutins soient restées sans effets: 3 candidats UMP au tour:
Résultats 1er tour : 3 candidats UMP 55.1% ( 33.1%+11.3%+10.7%)
Gauche 31.9%
2ème Tour
Gauche 53.5% (Élu) Droite UMP 46.5%
en conclusion:
- 1 candidat UMP au 1er tour aurait eu toutes les chances d'être élu
- Des électeurs de droite au 1er tour ont préféré voter à gauche au 2ème tour
- le candidat investi par un parti n'est peut être pas celui qui fait l'unanimité parmi les électeurs et les adhérents.
l'analyse est surement sommaire mais mérite cependant réflexion
J'aimerais avoir votre avis sur un argument qui se fait jour à propos de la méthode du Gouvernement Villepin sur le CPE. La loi du 4 mai 2004 comporte un préambule dans lequel le gouvernement prend conscience de la nécessité de dialoguer avec les partenaires sociaux en amont de toute réforme du droit du travail (cf. extrait ci-dessous). Or le gouvernement actuel est issu de la même majorité que vous, et a fait peu de cas de ce préambule. J'ai entendu au contraire l'argument selon lequel la négociation s'est faite au Parlement, et que celui-ci représente le peuple. Même si j'ai envie que les réformes avancent, même si je souhaite que l'action l'emporte sur le statu quo, je suis dans l'embarras: encourager le maintien du texte me semble grave, car cela revient à cautionner une méthode qui baffoue le respect de la parole publique. Je sais que le préambule n'est pas normatif, mais il est public, et je reproche au gouvernement actuel de mettre dans l'embarras également ceux qui sont partisans de l'action et de la réforme.
Que pensez-vous du court-circuit du texte souvent désigné comme une "loi Fillon"? Et d'abord, cette idée correspond-elle à la réalité? Je n'exclus pas d'avoir une vision incomplète de cette question, et c'est le sens de ma démarche: solliciter votre point de vue pour la compléter.
Pour rappel, le préambule est disponible ci-dessous. Merci d'avance de votre réponse.
Michel, Reims.
EXTRAITS – Source : http://www.legifrance.gouv.fr/html/actualite/actualite_legislative/2004-391/formationprof.htm
"Le présent projet de loi s’inscrit dans la tradition du droit du travail qui privilégie la voie de la négociation collective. Un droit du travail négocié, et non imposé, est plus protecteur des salariés tout en étant mieux adapté aux évolutions de l’emploi. L’autonomie des partenaires sociaux, à tous les niveaux de négociation, doit être, par conséquent, pleinement respectée en veillant à une bonne articulation entre leurs initiatives et le rôle de garant de l’ordre public du législateur.
TITRE II. - DU DIALOGUE SOCIAL
Le titre II du présent projet de loi traduit la volonté du Gouvernement d’engager une profonde réforme de la négociation collective dont l’objet est de contribuer au développement de la démocratie sociale. Le dialogue et la négociation entre partenaires sociaux doivent prendre une place essentielle pour définir, dans le champ du travail, les règles applicables au niveau interprofessionnel, dans la branche et au niveau de l’entreprise. Un nouvel équilibre entre les rôles respectifs de l’Etat et les partenaires sociaux doit être défini, ainsi que cela est la règle dans la plupart des pays de l’Union européenne.
1° Un changement de méthode est, par conséquent, nécessaire, dont le présent projet de loi est, en lui-même, l’illustration. Les partenaires sociaux ont majoritairement signé le 16 juillet 2001 une « Position commune » sur les voies et moyens de l’approfondissement de la négociation collective. Ce document, ainsi que la concertation avec les partenaires sociaux qui s’en est suivie, constitue la base à partir de laquelle a été construit le présent projet.
Sans affecter les responsabilités du Gouvernement et du Parlement, telles qu’elles sont définies par la Constitution, la présente loi doit être l’occasion tout à la fois d’affirmer et de montrer l’application concrète du principe, déjà institué au sein de l’Union européenne, selon lequel toute réforme substantielle modifiant l’équilibre des relations sociales doit être précédée d’une concertation effective avec les partenaires sociaux et, le cas échéant, d’une négociation entre ceux-ci.
A cet égard, le Gouvernement prend l’engagement solennel de renvoyer à la négociation nationale interprofessionnelle toute réforme de nature législative relative au droit du travail. Par conséquent, il saisira officiellement les partenaires sociaux, avant l’élaboration de tout projet de loi portant réforme du droit du travail, afin de savoir s’ils souhaitent engager un processus de négociation sur le sujet évoqué par le Gouvernement.
Le Gouvernement proposera à la Commission nationale de la négociation collective d’adopter une charte de méthode fixant les modalités pratiques de ce renvoi à la négociation collective interprofessionnelle, et notamment les délais de réponse des partenaires sociaux ;"
BPV, Montréal ce 27 Mars
J'aimerais avoir votre opinion sur la méthode d'adoption du CPE. En relisant le préambule de la loi du 4 mai 2004 sur le dialogue social (parfois appelée "loi Fillon"), je ne peux pas comprendre l'argument selon lequel le CPE aurait été négocié au Parlement, qui représente le peuple démocratiquement.
Que peut expliquer l'indifférence de l'actuel gouvernement à ce préambule? Votre opinion me permettrait de ne pas me jeter inconsidérément dans le courant des déçus de la politique, qui ne croient plus à la parole donnée par les politiciens. Je dois toutefois avouer mon embarras.
Merci d'avance pour votre réponse,
Michel, Reims.
EXTRAITS – Source : http://www.legifrance.gouv.fr/html/actualite/actualite_legislative/2004-391/formationprof.htm
"Le présent projet de loi s’inscrit dans la tradition du droit du travail qui privilégie la voie de la négociation collective. Un droit du travail négocié, et non imposé, est plus protecteur des salariés tout en étant mieux adapté aux évolutions de l’emploi. L’autonomie des partenaires sociaux, à tous les niveaux de négociation, doit être, par conséquent, pleinement respectée en veillant à une bonne articulation entre leurs initiatives et le rôle de garant de l’ordre public du législateur.
TITRE II. - DU DIALOGUE SOCIAL
Le titre II du présent projet de loi traduit la volonté du Gouvernement d’engager une profonde réforme de la négociation collective dont l’objet est de contribuer au développement de la démocratie sociale. Le dialogue et la négociation entre partenaires sociaux doivent prendre une place essentielle pour définir, dans le champ du travail, les règles applicables au niveau interprofessionnel, dans la branche et au niveau de l’entreprise. Un nouvel équilibre entre les rôles respectifs de l’Etat et les partenaires sociaux doit être défini, ainsi que cela est la règle dans la plupart des pays de l’Union européenne.
1° Un changement de méthode est, par conséquent, nécessaire, dont le présent projet de loi est, en lui-même, l’illustration. Les partenaires sociaux ont majoritairement signé le 16 juillet 2001 une « Position commune » sur les voies et moyens de l’approfondissement de la négociation collective. Ce document, ainsi que la concertation avec les partenaires sociaux qui s’en est suivie, constitue la base à partir de laquelle a été construit le présent projet.
Sans affecter les responsabilités du Gouvernement et du Parlement, telles qu’elles sont définies par la Constitution, la présente loi doit être l’occasion tout à la fois d’affirmer et de montrer l’application concrète du principe, déjà institué au sein de l’Union européenne, selon lequel toute réforme substantielle modifiant l’équilibre des relations sociales doit être précédée d’une concertation effective avec les partenaires sociaux et, le cas échéant, d’une négociation entre ceux-ci.
A cet égard, le Gouvernement prend l’engagement solennel de renvoyer à la négociation nationale interprofessionnelle toute réforme de nature législative relative au droit du travail. Par conséquent, il saisira officiellement les partenaires sociaux, avant l’élaboration de tout projet de loi portant réforme du droit du travail, afin de savoir s’ils souhaitent engager un processus de négociation sur le sujet évoqué par le Gouvernement.
1-Les français râlent toujours, sont ingérables
2-tout est politisé même quand il s'agit de l'intérêt des jeunes
3-comme dit une certaine chroniqueuse sur france 2 'il est impoli d'être de droite"
4-Est on dans une démocratie ? je ne suis pas sure car on laisserait tout le monde s'exprimer sans faire de tri
5-La France ne sait vivre que sur des acquis, ne sait pas évoluer
J'ai honte dêtre française
Monsieur le Ministre,
Le texte que je vous ai adressé hier est illisible à l'écran. Permettez moi, de vous l'adresser de nouveau dans un nouveau format:
À la veille de cet appel à la grève générale il me paraissait important de saluer le courage dont fait preuve Dominique de Villepin lequel mériterait d'être défendu plus ardemment par sa propre famille politique. Le geste que vient de poser le Premier Ministre représente un immense espoir pour les réformateurs et les libéraux de ce pays qui croient fermement à une refonte totale de notre modèle social en faillite au delà même du CPE, une simple mesure catégorielle, qui offre tout de même un signal fort pour aller encore plus loin dans une réforme globale. Le locataire de Matignon a choisi de faire bouger les lignes de front avant l'heure et c'est tout à son honneur. Nous l'exhortons à tenir jusqu'au bout afin que nous puissions démontrer, à nos propres électeurs et à cette majorité silencieuse abasourdie par ce déferlement de haines sur le pavé, notre détermination à matérialiser cette dynamique de renouveau. Du même coup, nous en profiterions pour marginaliser une gauche dogmatique, sectaire, démagogue et rétrograde qui n'offre aucun projet d'avenir si ce n'est de continuer à vivre à crédits et de refiler sans vergogne la facture aux générations futures.
BPV, Montréal ce 27 Mars
Monsieur le Ministre,
Si le CPE me semble être un bon outil pour changer les mentalités sur le marché français de l'emploi des jeunes, il est une proposition de l'UMP qui me chiffone et serait de nature à m'abstenir de voter pour ma propre famille politique aux prochaines présidentielles : le contrat de travail unique.
Selon mes informations, ce contrat se renforcerait avec le temps dans des proportions beaucoup plus considérables qu'actuellement pour le CDI, mais exposerait d'avantage l'employé pendant les premières années (une dizaine) avant d'obtenir les mêmes droits qu'aujourd'hui.
Cette mesure est de nature à rigidifier le marché et à détèriorer gravement les rapports entre employeurs et employés. Comment pouvoir jouer la loi du marché pour construire sa carrière lorsque votre ancienneté vous fait gagner des droits considérables que vous risquez de perdre lorsque que vous changez d'employeur ? Comment me sentir bien dans ma vie lorsque je reste dans une entreprise parce que je risque de perdre des droits, plutot que parce que je m'y épanouis ? Comment un employeur peut manager une entreprise lorsqu'elle se compose d'employés, au bout d'un temps plus une moins long, crispés sur le compteur de l'ancienneté ?
De plus, une telle mesure enlèverait de facto la capacité de mener une politique de l'emploi dirigée vers les publics otages de la mentalité française : aujourd'hui les jeunes et les seniors.
Il existe en France 37 contrats de travail différents. Pourquoi vouloir considérer que c'est un problème ? Cet état de fait offre une palette de possibilités aux entreprises et participe à la flexibilité, à la productivité et à la compétitivité de nos entreprises. Un raffraichissement est peut-être nécessaire pour supprimer quelques contrats devenus obsolètes dans le monde du travail aujourd'hui, mais surtout pas un scalp !
Monsieur le Ministre, rassurez moi sur nos prochaines orientations en la matière.
Très cordialement
Lundi 16 janvier 2006 à 11h00
Matignon - présentation du CPE
"8 à 11 ANS pour un emploi stable"
C'était bien un mensonge. Le soutien des uns et le silence des autres a réussi à effrayer 7,7 millions de français (les 15-24ans) et leurs parents.
Peu importe la suite des événements, la confiance est à nouveau mise en quarantaine et ce sont encore des retours en arrière qu'il va falloir reparcourir pour tenter à nouveau d'envisager d'évoluer.
L'incantation coupable, le silence complice, les manières douteuses ouvrent encore des boulevards entiers aux démagogues et incendiaires.
Le 10 janvier 2006, les vœux parlaient des experts déclinologues. Quelle anticipation ! Six jours plus tard , on venait dire que pour 7.7 millions de jeunes, les 15-24 ans , ils devraient mettre 8 à 11 ans pour avoir un emploi stable.
Enorme bluff pour passez en force !
Le dénonciateur s'était fait déclinologue lui-même pour donner un certain goût de l'inévitable sur un projet préparé dans son coin, en prévenant à J-2 l'une et H-3 les autres de ses propositions, entraînant dans son discours ses ministres et les députés et sénateurs de son camp.
NON !
les jeunes ne mettent pas 11 ans pour avoir un emploi stable. Et il serait de fort bon aloi que d'entendre les élus se répandre pour dire que cette allégation est un mensonge de présentation que tout le monde a entendu depuis 2 mois.
NON !
on ne met pas 8 à 11 ans !
70% des jeunes en activité sont en CDI dans la 3e année après leur sortie du système scolaire.
---------------------------
Que soit dit rapidement et répeté suffisamment que la réalité n'est pas celle présentée le 16 janvier 2006, cela permettra de se concentrer sur les solutions à envisager pour les jeunes non-qualifiés et les diplômes sans débouchés suffisant.
Sauf à vouloir repartir absolument pour une partie de 4-21,
rétablissez les vérités !
Assez des incantations et des silences par solidarité partisane quand l'intérêt collectif n'y est pas !
Je ne suis pas français. J'appartiens à ce qu'on appelle pudiquement les "classes sociales populaires". Je suis étudiant à Sciences Po. Je n'ai jamais cru que la vie était un chemin pavé de pétales de rose, mais plutôt semé d'épines. Cela ne m'a pas découragé pour autant et je me suis toujours battu.
Le CPE? Je considère que c'est encore une de ces bonnes mauvaises idées franco-françaises. Un reflet de l'état moral et politique de ce pays qui ne comprend plus son environnement. On a reproché, lors de la campagne référendaire sur la constitution européenne, au Président de la République de ne plus comprendre les jeunes, d'être en décalage. Mais Jacques Chirac n'est que la parfaite illustration de ce décalage qui existe, aujourd'hui, entre la France et l'Europe, entre la France et le monde, entre la France et la modernité.
Je suis tombé amoureux de ce pays en y vivant depuis bientôt 15 ans. Je me suis engagé en politique pour y faire bouger les choses. Dans un an, je partirai à l'étranger. Déçu par un pays qui, comme le disait le Général de Brigade à titre provisoire De Gaulle (que pourtant je ne porte pas dans mon coeur) : "La France serait parfaite sans les français".
Nous vivons actuellement dans un contexte totalement nouveau de mondialisation et de révolution démographique. Ni les français, ni le gouvernement, ni les plus influents de nos représentants politiques (à l'exception notable de François Bayrou et Alain Madelin) ne l'ont compris - ou veulent le comprendre. La France est crispée sur ses "acquis" des Trente Glorieuses et croit toujours à la "relance de l'économie par la consommation" - et donc le "pouvoir d'achat". Le CPE n'est qu'un épiphénomène, parmi tant d'autres, de cette inadaptation au monde contemporain.
La France est crispée sur son passé. Et la crispation sur un passé idéalisé et vénéré est toujours un grand danger pour la paix, la démocratie et la prospérité.
BOF
La super journée de mobilisation anti-cpe a mis dans la rue 2 à 3 millions de personnes. Ce n'est pas terrible comme succès. Sur 60 millions de français, c'est très minoritaire. Même si on ne compte que les seuls bataillons de la gauche anti-CPE : service (soit-disant) public, étudiants et lycéens, ca représente quoi : 1 personne sur 4 ou 5 ?!
Je l'ai déjà dit, les salariés du privés ne bougeront pas. Eux, ils savent qu'ils ne faut pas mettre leurs entreprises dans l'embarras ! Si les fonctionnaires veulent faire greve et bien tant mieux, cela fera faire des économies à l'état. Et lorsqu'ils auront perdu plusieurs journées de salaire, ils retourneront au boulot comme tout le monde !
Ne nous laissons pas abuser par la presse qui monte en épingle cette affaire de CPE et qui crie à l'insurection. Tous cela c'est pour vendre du papier. Il ne faut pas donner une nouvelle victoire à la gauche par manque de courage. C'est aujourd'hui que les élections de 2007 se jouent. Soit la droite en sort la tête haute, soit nous serons battus ! Les français aiment l'ordre et un pouvoir central fort. Ils seront reconnaissant au gouvernement d'avoir tenu bon (pour une fois).
Je ne suis pas hostille à la proposition de Nicolas Sarkozy de suspendre le CPE, mais à la condition que l'on mette les syndicats au pied du mur. Soit ils proposent quelques choses pour créer vraiment un nombre significatif d'emploi (minimum 500.000) soit le gouvernement remet le CPE.
Les syndicats et la gauche ne peuvent pas toujours dire non à toutes les réformes sans avoir rien à proposer. Alors mettons les face à leurs contradictions en prenant la population française à témoin.
LA VRAIE PRECARITE, C'EST LE CHOMAGE !
Après t'être fait applaudir à l'ONU, tu est devenu "persona non grata aux USA". Mais cela n'a pas empéché la France t'aimer. C'est en pensant à toi qu'elle défilait par les rues en criant: "No blood for oil". Mais la France est volage. Il a suffit d'une toute petite réforme....
Pauvre FRANCE , quelle misère intellectuelle . Les socialistes et la gauche en panne d' idées, les syndicats ne représentant qu'un einfirme partie du monde salarié, s'empressent de soutenir des mouvements étudiants et lycéens qui s'ennuient et revent d'un nouveau mai 1968 !
Quand on a la chance de faire des études GRATUITES , on devrait avoir un peu de pudeur : combien coutent au budget de l' état toutes ces manifestations ?
et au fait qui a lu la loi tant controversée , dite "loi pour l' égalité des chances " Combien de nos lycéens ont ils lu le fameux article 3 bis tant condamné : on y lit que l'effectif de l'entreprise doit être supérieur à 20 salariés, ce qui exclue déjà une bonne partie des employeurs principaux en France : artisans commerçants mais
Eric
7,7 millions de jeunes de 15-24 ans + leurs parents
Combien dans la rue pour manifester leur vraie inquiétude, sans arrière-pensée politique ni envie de s'amuser pour les plus jeunes ?
Vous qui avez toujours tous les chiffres et pourcentages "sourcés" et indubitables.
D'autres vous l'ont déjà fait comprendre ici et ailleurs ; moi je vous le dis franchement : vous êtes archi-gonflant avec votre obsession sur ces 8/11 ans ! On dirait que cette donnée est la seule explication au problème actuel !
ARCHI-GONFLANT , dites-vous Anne ? Vous devriez dire Giga-gonflant. Comme je vous comprends.
-------------------------------------------------
LES EXTRAITS :
16 janvier 2006 - Conférence de presse sur l’emploi
"La précarité, c’est d’abord pour les jeunes. A la sortie de leurs études, ils mettent de huit à onze ans avant de trouver un emploi stable. Dans le reste de l ’Europe, c’est deux fois moins."
20 janvier 2006 - Intervention de Dominique de Villepin au Centre de Formations Industrielles
"23 % de chômeurs jeunes en France, 40 % de chômeurs parmi les jeunes chez les non-qualifiés et une durée d’entrée sur le marché du travail qui est entre 8 et 11 années."
"Comparons cette période de deux ans à la situation de galère d’aujourd’hui : entre 8 et 11 ans avant véritablement de pouvoir avoir un emploi stable sur le marché du travail."
23 janvier 2006 - Allocution du Premier Ministre devant les Préfets
"Les jeunes Français mettent deux fois plus de temps que les autres Européens à trouver un contrat stable, de huit à onze ans en moyenne.
25 janvier 2006 - Contrat "première embauche" : intervention du Premier ministre lors des Questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale
"la réalité, quelle est-elle ? C’est un enchaînement de stages, de CDD dont la majorité sont de moins d’un mois, de longues périodes d’inactivité. C’est cela qui est inacceptable. Et vous savez combien de temps cela dure, cette précarité ? Pas un an, pas deux ans, cela dure entre huit et onze ans."
26 janvier 2006 - Interview du Premier ministre au Nouvel Observateur
"Au total, chaque jeune qui a aujourd’hui une difficulté à rentrer sur le marché du travail pourra mettre moins de deux ans avant d’accéder à un emploi stable, au lieu des 8 à 11 ans actuels."
31 janvier 2006 - Interview du Premier ministre au journal de 20 h de France 2
"Quelle est cette réalité ? 23 % de jeunes au chômage, 40 % des jeunes non qualifiés au chômage, et une période entre huit et onze ans pour entrer de manière stable sur le marché de l’emploi."
5 fevrier 2006 - Interview du Premier ministre - Europe 1 - Le Parisien - TV5 - Le Grand Rendez-vous
"23 % de chômage des jeunes. 40 % parmi les jeunes non qualifiés. Et une durée pour acquérir un emploi stable dans notre pays, qui est entre huit et onze ans."
20 mars 2006 -Interview du Premier ministre au Citato Magazine
"C’est aujourd’hui que les jeunes sont discriminés sur le marché du travail : ils doivent attendre 8 à 11 ans après la fin de leurs études pour avoir les mêmes chances que les autres. C’est cette réalité que je refuse."
ET TOUT CELA AVAIT COMMENCE AVEC LES VŒUX A LA PRESSE ///
10 janvier 2006 - Vœux du Premier ministre à la presse
"Il faut de 8 à 11 ans à un jeune pour rentrer durablement sur le marché du travail."
………..
"- je vois surgir une nouvelle population dans notre pays, de nouveaux experts : les "déclinologues". De grâce, il y a vingt siècles d’Histoire dans notre pays pour nous rappeler qui nous sommes et où nous allons. Alors, ce n’est pas en levant le doigt pour savoir dans quel sens va le vent que nous devons chercher à comprendre quel est le destin de la France. C’est en regardant en nous, c’est en puisant dans nos forces, c’est en regardant autour de nous. Et c’est fort de cette conviction que nous ferons que la France restera la France. Alors, et ce sera mon dernier vœux, nous aurons une année dense, une année intense en 2006. Eh bien, je forme le vœu que chacun d’entre vous, avec l’encre, avec l’image, avec le son, avec les derniers moyens de la technologie, ait à cœur, à chaque étape de sa journée, de mettre quelques gouttes d’humour et quelques gouttes de tendresse. Car croyez-moi, cela rend la vie plus belle. Je vous remercie."
ET POUR LA GROSSE DOSE DE MENSONGE, DE SILENCE ET DE COMPLICITE, C'EST UNE REUSSITE TOTALE.
45000 voitures brûlées en 2005. Des dealers qui narguent assis dans leur BMW les diplomés de leur quartier , et vous êtes venus dire et répéter que toute une generation mettait 8 a 11 ans pour avoir un emploi stable ? Racaille c'est presque de l'anecdocte sur la distance.
Apres une affiare Outreau où les medias ont reussi a passer encore à travers les mailles de l'auto-critique pour faire des directs sur une journée de commission (qui dure toujours sur la chaine parlementaire), ils continuent a faire des lignes , des bandes , des giga-octets d'images sur les manifestations mais n'ont nullement fait leur travail d'INVESTIGATION et d'INFORMATION (excepté , et sans y revenir deux d'entre eux).
BRAVO, RE-BRAVO, LE GRAND CIRQUE EST DONC TOUJOURS EN TOURNEE ET LA NOUVELLE MOUTURE DU 4-21 EST PREPAREE PAR VOUS ! PAR VOUS ET VOUS SEULS !
----------------------------------------------------------------------
CELA VOUS GONFLE ? COMME JE VOUS COMPRENDS.
--------------------------------------------------------------------
et bien sur , sources:
les declarations c'est là:
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions-premier-ministre_9/premier-ministre_m146/
un article avec des vrais chiffres c'est là :
http://www.nouvelobs.com/articles/p2153/a294456.html
Mr Fillon
Acquittant un abonnement à LCI, et recevant la News, j'ai eu le plaisir de vous entendre ce soir parler avec tact et mesure, mais sans langue de bois, de la crise actuelle. Vous avez identifié les erreurs qui avaient été commises, ce qu'il restait à faire pour en sortir (pas gagné !), en réitérant le constat navrant que le dialogue entre tous soit si difficile, et qu'il paraisse anormal qu'entre "collègues" politiques on puisse aussi avoir des désaccords sans que cela tourne à l'affrontement. C'est une intervention d'apaisement, et je pense que nous en avons tous bien besoin ! Mais, janvier 2007... comme ça paraît loin !
J'imagine qu'il doit être trés facile de s'exprimer avec un interlocuteur comme Michel Field : c'est un journaliste décontracté mais courtois, attentif et respectueux de tous ses invités,quelqu'ils soient : il sait écouter, sans être servile, et bien que n'ignorant rien de ses engagements de jeunesse, la télespectatrice et auditrice "à l'affût " que je suis serait bien incapable de dire pour qui il met son bulletin dans l'urne !
Si tous étaient comme çà !
Cordialement
chère Anne,
Nous feriez vous un resume de cette intervention sur LCI ?
Absolument, Eric, pour ceux, majoritaires qui ne reçoivent pas la Chaîne : je n'ai ni chiffres, ni stats : désolée !
Et mes considérations sur M. Field ne traduisent qu'une opinion personnelle nullement argumentée, je sais !
Monsieur le Sénateur,
Je suis actuellement à l'Université et je suis tous les jours en pourparlers voire en guerre contre ceux qui se nomment eux-mêmes les bloqueurs. Mon problème est que la situation actuelle, où le gouvernement recule chaque jour un peu plus, devient très difficille à gérer. Tous les jours, je suis aux assemblées générales pour mobiliser les troupes pour voter contre les bloquages, je suis co-organisateur des sit-in contre les grèves; et maintenant, les gens travaillant avec moi sur le terrain se sentent lachés par le gouvernement alors que c'est justement aujourd'hui que nous avons le plus besoin d'être soutenu. La comparaison est volontairement un peu forte, mais on a jamais vu des officiers laisser leurs hommes sans soutien et en difficulté en plein no man's land.
Ce qui se passe selon moi est que la France se coupe de plus en plus en 2, il y a la France des privilégiés (fonctionnaires et agents publics, syndicats,...) qui ne connait pas la peur du chômage ni d'ailleurs le besoin de travailler toujours mieux parceque le service public est la dernière bastille qui n'est pas payée au mérite.
J'ai depuis quelques années tooujours eu l'impression que Mr Sarkosy, et vous aussi d'ailleurs, étiez justement de l'autre côté de la France, celle du travail, des valeurs communes, ainsi que de ce qui a toujours fait la France. Je ne pense pas m'être trompé sur ce point, en tous les cas, cette France (ni d'en bas, ni d'en haut) sera celle qui vous fera gagner et qui vous soutiendra pour la campagne en 2007, sauf si elle se sent abandonnée et que le pouvoir est donné à la rue, et pourtant je peux vous assurrer qu'elle souhaite plus que tout voir Nicolas Sarkosy à la tête de l'Etat.
Sur le "malaise" de notre jeunesse, ses bloquages, voici un article-analyse objectif lu ce matin dans l'Express :
http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/cpe/dossier.asp?ida=437584
Jeunes

Les racines de la révolte
par Natacha Czerwinski, Jacqueline Remy, Delphine Saubaber
Anti-CPE, pro-CPE, anti-blocage... Au-delà des contradictions de ce «printemps 2006», portrait d'une génération déboussolée
dire que le CPE a été adopté sans concertation est pour le moins spécieux: que fait-on des heures de discussion au sénat et à l'assemblée nationale? des explications données et des garanties renouvelées par le premier ministre?
je crois que la société française est malade: elle veut la révolution du conservatisme, elle a peur de l'avenir et du changement, qui est absolument nécessaire, si nous voulons rester parmi les grandes nations, ce n'est pas un conflit de génération, mais de mentalité: il fait être entreprenant, surtout quand on est jeune!!! vouloir un avenir securisé c'est l'objectif d'un vieillard, ou d'un jeune dont le cerveau a été formé par 60 ans d'éducation socialo-communiste!
RESISTONS et rappelons SENEQUE: ce n'est pas parce que nous osons qu'il y a des difficultés, mais c'est parce que nous n'osons pas qu'il y a des difficultés.
Respectons les élus légitimes de la nation ou nous sommes en oligarchie ou encore nous faisons le lit - très large - du populisme!
Vu ce soir dans le reportage d'ENVOYE SPECIAL consacré aux manifestations autour du CPE:
La semaine dernière, avant de répondre à l'invitation du Premier Ministre, le leader de l'UNEF, Bruno Julliard, a appelé au téléphone Nicolas Sarkozy !!!
Bizarre, non?
A l'occasion de cet "crise" du CPE on retrouve une vrai opposition droite / gauche. Pendant de nombreuses années (les cohabitations successives y ont bien contribués), on a voulu nous faire croire qu'il n'y avait plus vraiment de différence entre la droite et la gauche.
Maintenant nous voyons les différences. A gauche, on considère qu'il ne doit pas y avoir de différence entre ceux qui travaillent et ceux qui font tout pour ne pas travailler et vivre des aides. A droite, on pense que ceux qui veulent travailler ne doivent pas être les vaches à lait de ceux qui profitent du système.
En tant qu'homme de droite, je me rejouis de ce retour des valeurs de droite. Oui, le travail est une vrai et belle valeur qu'il faut défendre. Oui, la majorité des jeunes veulent travailler et son plein de courage. Oui, nous avons besoin que tout le monde travaille pour relever les défis du 21e siècle : crise de l'énergie, économie mondialisé, flux démographique entre pays riches et pays pauvres, ...
Je ne suis pas un grand fan de Villepin. Je ne suis pas un grand fan du CPE. Je ne suis pas un grand fan de Chirac. Mais je soutient à fond le gouvernement. Si on retire le CPE, nous ne pourrons plus défendre de façon crédible les valeurs de droite.
Alors allons jusqu'au bout, que chacun compte ses divisions. Si la gauche est plus nombreuses, alors oui, j'accepterais ma défaite. Ils apppliqueront leur "recettes" et on verra bien ce que cela donne. Mais de grâce, ne baissons pas pavillon devant une bande de jeunes manipulés
"La France, tout en se flattant d'un taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés au monde, présente une valeur redistributive de ces prélèvements exécrable, en ne faisant bénéficier de ses largesses que ceux qui en ont désormais le moins besoin. Au détriment des jeunes, des chômeurs, des femmes et des jeunes issus de l'immigration, qui pour beaucoup enragent."
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2746707861/402-8398305-1432929
http://www.lefigaro.fr/debats/20060314.FIG000000164_le_rejet_du_cpe_s_abrite_derriere_une_version_pervertie_de_la_solidarite.html
Ce constat de Timothy B. Smith est confirmé par le dernier rapport du COR (article de ce jour dans les pages économique du Figaro) qui indique que votre réforme des retraite n'a fait que 1/3 du chemin. Ce constat du COR ne m'étonne guère. Je devrais toucher à ma retraite, au moins deux fois ce que j'ai cotisé. Pour mon épouse, dont l'espérance de vie est plus élevée, c'est au moins trois fois.
Dans tous les débats qui ont lieu sur le CEP, ces faits simples sont bien peu rappelés. Chacun se lamente sur le sort de nos jeunes, mais bien peu disent où va l'argent qui leur manque (dans la poche de qui).
Bientôt nous aurons peut être un parti des retraités, comme à la Knesset.