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Mercredi 5 avril 2006












Mon discours à la convention UMP sur les institutions:
http://www.u-m-p.org/site/GrandDiscoursAffiche.php?IdGrandDiscours=185

par Francois Fillon publié dans : Actualités
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Commentaires

Les blogs politiques sont utiles parce qu'ils rendent accessibles des textes comme celui-la que le filtre mediatique n'aurait jamais laisse passer, et qui nous laisse penser, un court instant seulement, que les prostitues ont une position sociale enviable puisque vous les accolez aux politiques.

Me trompe-je, ou vous poussez pour un regime qui se rapproche du modele americain ? Je ne vous demanderais pas de l'avouer, car cela serait un acte de haute trahison nationale.

Mais quand on regarde de pres, bien des revendications vont dans ce sens:

- rencontre du President avec les parlementaires (state of the union aux US)
- commission de confirmation des fonctionnaires
- responsabilite budgetaire renforcee pour le parlement
- commission parlementaire d'investigation
- nombre de ministeres plus limite
- un President responsable constitutionnellement
- pouvoir de dissolution parlementaire quasiment reduit a nul

Je sais que des differences enormes demeurent, mon point n'est pas de demontrer que les deux constitutions pourraient etre identiques, ce qui est evidemment pas le cas, mais j'observe une tendance qui encore une fois est inavouable.
commentaire n° : 1 posté par : HDF le: 05/04/2006 18:24:05

Votre discours est remarquable de clarté et d'intelligence, tant dans le constat que vous faites de la situation dans laquelle nous nous trouvons, que dans les solutions que vous préconisez pour y remédier : j'y adhère en tous points, jusques et y compris sur les libertés locales, suppression d'échelons (le ou lesquels ?), les nominations des Hauts Fonctionnaires ou Chefs des Entreprises Publiques.


Je considère votre option sur l'utilisation du droit de dissolution plus judicieuse et plus simple que celle d'E. Balladur : sa solution risquerait d'entraîner un blocage plus durable des institutions, plusieurs retours aux urnes, or dans un quinquennat on ne peut pas se permettre une telle perte de temps.
C'est peut-être un point de détail, mais vous n'abordez pas le problème de la multiplicité des candidatures à  l'élection présidentielle. Or cet état de fait qui se généralise décrédibilise un peu, à mon sens, l'importance de l'évènement et permet surtout un scénario dommageable comme celui de 2002. L'option d'E. Balladur, dont il reconnaît lui-même que les Français n'y seraient pas prêts, n'est en effet pas la plus pertinente pour une simple et bonne raison, en ce moment en tout cas : elle viendrait des USA, or il y a chez nous un certain antiaméricanisme primaire !...


Mais il doit y avoir un moyen de réduire le nombre de ces candidatures farfelues ou dangereuses.


Comme il faudra se pencher (je suis obstinée, je sais !) sur le problème de la représentativité accrue de la société civile par les parlementaires. Quelle est la composition des Assemblées dans les autres pays européens ?


Vous avez bien noté les réactions majoritaires critiques face aux analyses de Mr Carcassonne : pour une grande majorité de Français, il est clair que réforme des institutions = magouille politique. Il faudra beaucoup d'explications et de pédagogie pour faire comprendre l'intérêt majeur de telles réformes pour moderniser le pays et son fonctionnement, et qui aideraient à la réalisation de beaucoup d'autres !


Oui, la concurrence économique doit jouer, oui le prix du gaz c'est important,  mais pas que... ! (certains se reconnaîtront).


PS : concernant l'amour et le respect des Français pour leurs députés, avez-vous un sondage ou êtes-vous sévères avec les prostituées ? :)


L

commentaire n° : 2 posté par : Anne le: 05/04/2006 19:43:37
Merci pour cette journée passionnante et enrichissante.
commentaire n° : 3 posté par : Christian BOIS (site web) le: 05/04/2006 20:55:41

Je ne crois pas que les français considèrent aussi mal que vous le dites les parlementaires. Je pense qu'ils seraient prêt à s'enthousiasmer pour le travail parlementaire s'il étaient moins soumis à la discipline des parties.


Ne pourrait 'on pas instituer le vote personnel et la présence obligatoire au séance de l'assemblé ?


Evidement cela représente beaucoup de travail, ce qui exclu que le parlementaire ait un autre mandat.

commentaire n° : 4 posté par : didier le: 05/04/2006 22:34:08

Merci de nous confier le texte de votre intervention à cette convention. C'est une proximité qui me touche.


Vous avez une manière bien à vous d'exposer des propostions ou solutions qui semblent justes à mes yeux. Je ne suis pas très au fait des coulisses de pouvoir, de l'exécutif, législatif, les mécanismes des chambres, leurs blocages, les effets pervers que peuvent induire un système présidentiel comme le nôtre... Outre le nombre de débutés à revoir à la baisse... Est-il nécessaire d'avoir autant de sénateurs... ?


Est-ce le fruit de vos réflexions personnelles, celui d'un observateur attentif, et l''expérience du métier de politicien ou votre propos est le fruit d'un travail de groupe ?


Bon courage pour la suite

commentaire n° : 5 posté par : Aurélie Augé le: 05/04/2006 23:00:10

Monsieur le Ministre.


J’ai lu vos propositions avec un grand intérêt. Mis à part mon rêve éveillé, que j’ai déjà révélé, sur la souveraineté nationale et le suffrage universel, je suis tout prêt à y adhérer. Avec quelques bémols cependant.


Sur la durée de mandat, tout le monde s’accordait déjà à dire que 7 ans ne constituait pas une durée suffisante pour mettre en œuvre une politique et commencer à en voir les résultats ( même si certains ont envisagé pouvoir le faire en 100 jours…). 5 ans seront donc notoirement insuffisants à moins d’envisager 2 mandats successifs, ce qui présentera l’inconvénient majeur de devoir se présenter devant les électeurs à mi-parcours, au moment où les mesures prises auront focalisé tous les mécontentements sans avoir encore produit leurs premiers effets notables.


Sur le Parlement, le rôle du parlementaire est de voter la loi et de contrôler son application ainsi que l’action du Gouvernement. Il n’est pas de couper les rubans, d’inaugurer les foires-exposition ou de substituer les assistantes sociales, tâches qui pourraient être abandonnées aux conseillers généraux et régionaux. Et je ne pense pas que le Parlementaire serait plus déconnecté du quotidien s’il ne le faisait pas. Mais le mode de scrutin l’oblige à le faire connaître de ses électeurs pour être élu….


Sur la place du parlementaire dans l’échelle sociale, peut-être serait-il intéressant d’envisager d’instituer un délit de mensonge pour les parlementaires, délit sanctionné par une inéligibilité temporaire ou une réduction des indemnités. Nos voisins britanniques ne sont pas tendres envers les membres du corps législatif pris en flagrant délit de mensonge avéré. Mais il est vrai que, chez nous, l’exemple est venu de si haut pendant si longtemps… L'image de marque aurait tout à y gagner.


Enfin, vous n’évoquez pas le troisième pouvoir, le pouvoir judiciaire. C’est pourtant une institution qui nécessiterait également une grande réforme. Les français n’ont pas plus confiance dans leur justice que dans le Parlement ou le Gouvernement et le moule de l’ENM montre ses limites depuis de nombreuses années, tout comme le moule de l'ENA a montré les siennes. Peut-on envisager une grande réforme de nos institutions en laissant la Justice de côté ?


Dommage que vous ne soyez pas le patron de l’UMP : je prendrais volontiers ma carte et serais prêt à oublier que l’UMP est l’héritier du RPR, de l’UDR, de l’UNR… Mais Nicolas Sarkozy : non, merci, pas vraiment.


commentaire n° : 6 posté par : Fabrice Rogeon le: 06/04/2006 03:52:31
Les jeunes populaires des Grandes Ecoles participent à ce débat sur leur blog. Merci Monsieur le ministre pour cette intervention riche d'idées !
http://jpopgrandesecoles.hautetfort.com
commentaire n° : 7 posté par : JpopGE (site web) le: 06/04/2006 06:10:14
le .pdf plutôt que le .doc, c'est beaucoup mieux... avec certains logiciels (libres) ça va tout seul...
commentaire n° : 8 posté par : platzkot le: 06/04/2006 07:01:26

OCRE milite pour une nouvelle décentralisation : un transfert des compétences des conseils généraux vers la Région dans le cadre d'une République unitaire et un Etat-Nation. Ce transfert sera débattu à l'occasion d'un débat national dans chaque région et sanctionné par un référendum. Nous croyons que ce transfert entraînera trois dynamiques :



* LA CLARTE, le citoyen ne sait plus aujourd'hui qui a compétence de quoi car des décisions, le plus souvent unilatérale, de la part de l'Etat modifient régulièrement les attributions de telle ou telle collectivité et leur ressources. Ce transfert entraînera la clarté des compétences grâce à une transparence des décisions, la clarté des ressources grâce à une meilleure visibilité de l'utilisation de l'impôt et la clarté des politiques menées grâce à un comité d'évaluation régionale. Ce comité sera composé par moitié de membres de la cour régionale des comptes et par moitié de citoyens tirés au sort sur les listes électorales pour une durée de deux ans. La CLARTE de la décentralisation permettra l'optimisation des politiques menées dans l'intérêt de tous et de chacun.



* LA FORCE, le contexte économique, politique et social est tourné vers plus de déréglementations et plus de concurrence. Opposé ou pas à cette direction c'est un fait. Dès lors deux attitudes sont possibles : soit s'arc bouter sur des positions figées et défendre des positions partisanes, soit se mobiliser pour apporter des réponses concrètes qui contrebalanceront les effets néfastes du libéralisme. C'est la protection citoyenne et qui mieux que la décentralisation avec cette nouvelle Région, en coordination avec l'Etat pour assurer cette solidarité dont nous avons tant besoin. Nous devrons mettre en place un véritable "Code Social" qui ferait office de cordon sanitaire pour limiter les dégats du libéralisme.




* LA COHERENCE, refonder la décentralisation, c'est aussi et surtout, lutter contre les inégalités qui pourraient voir le jour d'un territoire à l'autre. Pour éviter cela, nous avons besoin de collectivités autonomes institutionnellement grâce à des compétences claires, autonomes politiquement grâce à des assemblées élues au suffrage universel et dégageant des majorités claires tout en refletant les différentes sensibilités , autonomes fiscalement grâce à des ressources propres et connues de chacun. Ces collectivités autonomes doivent évoluer dans le cadre d'un Etat juste, cohérent et mutuel, recentré sur ses missions régaliennes ( acquisition, diffusion et approfondissement du savoir, accès pour tous à la santé et la solidarité, veiller à l'indépendance de la justice et du respect des libertés de chacun et de tous) et vigilant à maintenir, grâce à la péréquation, la cohésion territoriale. La cohérence permettra une décentralisation claire, adaptée aux réalités de proximité, de géographie et d'unité voulues par nos concitoyens.


www.ocre-nouvelleregion.com

commentaire n° : 9 posté par : Laurent (site web) le: 06/04/2006 08:17:06

Didier


Tant que le Parlement sera composé à 70 % de fonctionnaires, il me paraît indispensable qu'un député puisse être maire : c'est le meilleur moyen de rester "au contact" des réalités du quotidien des Français, dans tous les domaines de leurs vies civile et professionnelle, tous secteurs confondus. On en est d'accord, bien remplir les 2 fonctions n'est pas facile.

commentaire n° : 10 posté par : Anne le: 06/04/2006 12:49:33

Anne,


la session extraordinaire a été cloturée le 13 juillet 2005 dernier.


La nouvelle session a répris le 4 octobre 2005 (soit 11 semaines plus tard)


Le calendrier de la nouvelle session a prévu de suspendre les travaux: la derniere semaine de decembre 2005, les 2 premieres de janvier 2006, la troisieme de fevrier, les 2 dernieres d'avril, la quatrieme de mai.


Soit 7 semaines a ajouter aux 11 autres.


Vous ne pensez pas qu'avec cela , il y a moyen de prendre contact avec les realités, y compris quand on est fonctionnaire, avocat ou medecin et que l'on recoit son traitement d'elu de l'assemblée toute l'année ?


Moi , oui !


Et compte tenu du peu de présence dans l'hemicycle pendant les discussions cela merite largement de stopper les cumuls des mandats de maire et député.


Cela permettrait de surcroit d'ouvrir les portes a la diversité dans toutes ses dimensions.


et bien sur la source :


http://www.assemblee-nationale.fr/12/seance/suspension_travaux.asp

commentaire n° : 11 posté par : Eric le: 06/04/2006 14:37:34

Eric, les interruptions de sessions sont heureusement là pour permettre, entre autre, aux députés  d'être présents dans leurs circonscriptions où le boulot ne manque pas à ceux qui le veulent.
J'ai passé quelques étés chez quelqu'un de ma famille, député-maire en vendée pendant prés de 30 ans, et je vous assure qu'il n'était pas en vacances !!! Et il n'aurait pas eu le temps de faire un autre métier : mais c'était un risque : n'étant pas fonctionnaire, en cas de défaite aux législatives, il se serait retouvé sans rien car la mairie "çà paie pas", comme dit l'autre (je sais ce que vous allez me rétorquer : sauf certaines !).
Vous croyez vraiment qu'un médecin ou un avocat peut se permettre de briguer un mandat parlementaire, au risque de ne pas être réélu au bout de 5 ans ? Où sont passées les patientèles et clientèles entre temps, d'après vous ? Et vous croyez qu'ils peuvent dire à leurs patients/clients : je vous verrez cet été, ou à Noël, pendant les suspensions de sessions ? Déjà que, lorsqu'ils osent  prendre une semaine de congés (je parle des professions médicales !), ils se font incendier et balancer leur soit-disant statut de nantis !)


Il faut des biens personnels pour faire de la politique si l'on est pas fonctionnaire, ce qui permet de retrouver un poste et un salaire équivalents en cas de défaite électorale. Ou avoir un associé dans une entreprise quelconque qui ne demande pas votre présence permanente.


Et je persiste à penser que le mandat de maire est important pour connaître les réalités du terrain.


Mais Mr Fillon a raison : le niveau d'estime des députés est au ras des pâquerettes en France... ou des prostituées. Je le rassure, celui des médecins et chir.dents. derrière celui des éboueurs,"  qui eux au moins ramassent le sapin après Noël" ! (entendu chez moi, véridique ! pour cause de rendez-vous annulé par le patient au dernier moment et qui ne pouvait pas être remplacé le même jour !!) : quelle belle cohésion sociale nous avons là !


Il y a du boulot, Mr Fillon !


 


 


 

commentaire n° : 12 posté par : Anne le: 06/04/2006 17:19:17

Monsieur le Ministre,


Bravo pour votre discours. Les débats qu'il suscite sont passionnant.


Mais vous ne pourrez jamais guérir la France de la décomposition avancée de ses institutions sans y associer toutes les composantes de la Société française.


Débattre au sein de votre seule famille, quelqu'en soit l'intérêt , ne peut aboutir sans un large consensus indispensable pour éviter le genre de crise que nous subissons aujourd'hui.


Comment comptez-vous vous y prendre pour y parvenir ?


Comment ne pas répéter les erreurs de ce pauvre CPE ?

commentaire n° : 13 posté par : bernard (site web) le: 06/04/2006 19:15:25

Monsieur le Sénateur,,


J'aimerai savoir votre sentiment sur l'information evoquée ce soir au JT.


La turquie vient de mettre en distribution une piece qui ressemble comme une soeur a notre piece de 2 euros .
Comme par malchance cette piece n'a qu'une valeur de 60 centimes  d'euros.


Au moment ou les negociations avec la turquie sont lancées et ou l'on nous parle du travail intensif de collaboration avec l'union européenne, comment se fait il qu'une telle situation puisse se produire sans faire l'objet de contestation du coté européen.


Recemment l'ambassadeur de France aurait convoqué par les autorités coréennes pour s'expliquer sur la reference au " bol de riz gagné par une patineuse" evoqué par Philippe Candeloro dans un commentaire au JO de Turin.


L'Europe compte t elle se contenter de regarder les choses se faire sans demander des explications et le retrait de cette piece dont les autorités turques ne pouvaient ignorer la ressemblance avec une monnaie commune a 12 pays dont la Grece (grece - chypre- turquie: histoire d'adoucir les relations certainement) ?


Que font les autorités de la BCE, de la l'Europe et de la FRANCE ?


Quelles actions sont conduites par les autorités , vous-meme que compter vous faire dans le cadre de votre mandat de député ?

commentaire n° : 14 posté par : Eric le: 06/04/2006 20:49:46

Comme quoi on peu être en désaccord sur certain point et en accord sur d'autre ...


Augmenter la diversité d'origine des député est indispensable pour avoir une meilleur représentation de la population. Mais par pitié pas de système de quota !


Bien que fondamentalement contre ce type de scrutin, peut être que la proportionnel pourrait aider les députés à ne pas se sentir les représentant d'un territoire mais de l'ensemble de la population.


Le senat pourrait toujours tenir le rôle de garant d'une égalité régionale. Il ne faut pas oublié le rôle du senat qui n'est pas pour moi "un machin" comme le disait un personnage célèbre.


Dans toute vrai démocratie, il y a 2 chambres. Une doit représenter la nation l'autre le territoire. Il semble logique que si la représentation est différente, le mode de scrutin soit différent.

commentaire n° : 15 posté par : didier le: 06/04/2006 23:49:13

Critique des outils de la methode - une certaine idée du dialogue


LA CULTURE DU DIALOGUE ET PAS SEULEMENT - les feux de jours


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ETAPE 1 - ANNONCER LE TEST ET L'OUVERTURE DU DIALOGUE


Septembre 2004 - ANNONCE D'UN TEST DES FEUX DE JOUR hors agglomération


"Si, pour diverses raisons, la mesure concernant les feux de jour n’était pas retenue, il conviendrait de ne pas abandonner pour autant toute volonté d’améliorer la visibilité des usagers de la route. - Il faut rappeler en effet que l’allumage des feux de croisement est exigé dans le Code de la route (art.R416-4) dés lors que la « visibilité est insuffisante ». Ne faudrait-il pas mieux préciser cette notion en spécifiant par exemple que par temps de pluie ou par temps couvert la visibilité est insuffisante ?
- l’allumage automatique des feux de croisement en fonction de la lumière est une solution technique que proposent un certain nombre de constructeur : elle devrait être encouragée et la question d’une meilleure spécification technique des conditions de ce déclenchement automatique devrait être posée."


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ETAPE2 - FAIRE CAMPAGNE PUBLICITAIRE ET DEMARCHE DANS LE MEDIAS


Répéter que de nombreux pays européens ont adopté l'éclairage de jour ( en ne s'attardant surtout pas sur la nature de la reglementation  - periode - types de routes - reglementation - recommandation - recul sur la mise en ouevre de la mesure)


Faire des spots tele et radios (donc allouer un bon budget).



ETAPE 3 - REALISATION DU TEST


Le test initialement prévu jusqu'en avril est prolongé jusqu'en juillet. une deuxieme vague de spot publicitaire est lancée (on oublie de rappeler que la recommandation ne porte pour des feux hors agglomeration : cela laisse le loisir a nombre d'utilisateur sd'allumer en ville et sur le peripherique parisien..)



ETAPE 4 - FAIRE LA SYNTHESE OFFICIELLE SUR LE TEST AVEC UN DELAI RAISONNABLE DE PRESENTATION.


Attendre un delai raisonnalbe pour annoncer les resultats .


Apres un demarrage interessant sur les deux premiers mois , l'effondrement de l'experimentation est observé pour tomber a moins de 15% d'utilisation tout type de route confondu . Cette situation n'a jamais été mofidiée en dépit du prolongement de la mesure et de la deuxieme vague de pubs.


ETAPE 5 - CONCLURE  - La mise en cause de la mise en oeuvre de la methode


Les resultats du test n'allant pas dans le sens attendu - porter l'accent sur le caractère non probant des resultats compte tenu de la mise en oeuvre de la méthode que l'on a soi-meme choisi


Octobre 2005 - rapport public


"L’évaluation comportait trois volets sur l'adhésion des Français, la pratique réelle sur la route et l'impact de la mesure sur le risque accidentel. Du fait de la faible pratique, il n'a pas été possible de démontrer une baisse de l'accidentalité résultant de l'allumage des feux."


"Le comité des experts considère néanmoins que ce résultat, en raison des difficultés propres à l'évaluation de la mesure en France, ne permet pas de contredire tous les résultats significatifs et probants recueillis dans le monde et qu'il serait très dommageable de renoncer à cette mesure au moment où sa généralisation à l'ensemble de l'Europe se poursuit."


Rester  sur une ouverture:


"Cette « expérimentation » a toutefois permis de montrer que :
 les Français n’ont pas vraiment adhéré à la mesure,
 ils n’en comprennent pas l’utilité par temps clair,
 ils ne sont pas favorables à une mesure obligatoire,
 ils sont intéressés par les feux dédiés."


"Dans le passé, ils ont montré qu’ils mettaient beaucoup de temps à s’acclimater à une nouvelle mesure"


ETAPE 6 - DECIDER - DEUX MOIS PLUS TARD DANS LE SILENCE


Decembre 2005 - le conseil national de la securité s'exprime


"En conséquence, le Conseil national de sécurité routière demande :
- Qu’une expérimentation prévoyant, pendant sa durée, une OBLIGATION d’utilisation des feux de croisement soit engagée
- Que cette expérimentation soit précédée d’une CAMPAGNE MASSIVE de communication et d’explication
- Que les démarches nécessaires à la généralisation des feux dédiés sur tous les nouveaux véhicules soient engagées sans délai.
- Qu’en outre, soient étudiés des moyens de reconnaissance pour l’ensemble des deux roues tels que les feux spécifiques pour les motos."


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EN  RESUME


1-Annoncer l'experimentation pour evaluation
2- Faire de la communication
3- repertorier les resultats
4- tirer les conclusions mitigées et mettre en avant les faiblesses de la methode
5- Decider ce qui avait été envisager des le debut en totale contradiction avec l'opinion  a qui on dira qu'elle a tort et qu'elle ne sait pas mais qu'elle finira par accepter.



EN GROS LE DIALOGUE DANS TOUTE SA DIMENSION DEMOCRATIQUE


Rappelons que les feux de jour ont eu un brillant initiateur: Gilles de Robien et son fidèle second l'ex-procureur Remi Heizt.


Ah ! le budget pour cette SEULE campagne , deuxieme saison : 36 millions d'euros.


L'effort pour exonerations pour 240 000 jeunes au chomage: 50 millions d'euros



http://www.securiteroutiere.equipement.gouv.fr/infos-ref/observatoire/feux_jour.html

commentaire n° : 16 posté par : Eric le: 07/04/2006 00:13:11

Monsieur le Ministre,


Concernant la réforme de nos institutions, le passage au quinquenat a déjà transformé notre Constitution, la multiplication des cohabitations a amené des aménagements et des interprétations de la Constitution voulue par De Gaulle.


Nous sommes déja dans une autre Constitution, il est temps de revoir notre Vème .... par de simples aménagements la Vème est là!

commentaire n° : 17 posté par : christophe rigaud-bonnet le: 07/04/2006 11:14:37
M. Fillon,

Pouvez-vous nous dire si vos propositions sur les institutions sont partagées et si oui, dans quelle mesure, au sein de l'UMP?
Plus concrètement, y a t'il des chances que ce sujet soit un des thèmes de campagne de la future présidentielle, du moins pour l'UMP?
commentaire n° : 18 posté par : Pierre le: 07/04/2006 12:01:02

VI ème République ?


Réformer les institutions, certes mais avec humilité !




 Depuis qu’elle a coupé la tête de Louis XVI, la France est incapable de se réformer. Chaque génération fait sa guerre ou culbute un régime… Compulsion névrotique ?



A suivre sur http://balajade.over-blog.com/article-2370956.html


commentaire n° : 19 posté par : Régis (site web) le: 07/04/2006 12:17:25
En clôture de la convention sur les Institutions, Nicolas Sarkozy a affirmé que ce n’est pas tant « l’efficacité » de celles ci qui pose problème que l’attente des Français « d’un autre style de vie démocratique ». Pour y répondre, il a plaidé pour la mise en place de solutions innovantes pour « un exécutif plus responsable, un Parlement plus fort et une démocratie plus ouverte Faire évoluer les institutions un vœu pieu mais comment ? "Depuis 1974, la France régresse, se fait distancer par d’autres nations et son influence internationale n’a cessé de s’amoindrir. Les analyses se sont multipliées, les explications, ou plutôt les excuses, ont abondé mais le déclin continue inexorablement. Pourquoi ? Parce que personne n’a osé tirer la conclusion qui s’impose, encore moins osé formuler ce que certains vont considérer comme sacrilège : si la France décline, c’est à cause de sa classe dirigeante, celle que nous avons tous l’habitude de voir mettre sur un piédestal parce qu’elle représente la puissance, parce qu’elle tient la plupart des leviers de commande, parce qu’elle reçoit honneurs et décorations. Cette caste, qui paralyse la France, est composée d’un nombre très faible de personnes. Les anciens élèves de l’ENA sont à peine plus de 5000. Mais ce sont seulement quelques centaines d’énarques carriéristes qui ont la mainmise sur la quasi-totalité des postes-clés de la haute administration et du pouvoir exécutif, grâce auxquels ils contrôlent, de fait, le pouvoir législatif. Ainsi, près de 80% des postes de directeur du ministère des Finances, 75% des directeurs des cabinets ministériels, et la présidence de la République sont aux mains des énarques. Les élections présidentielles de 2002 et le référendum sur la constitution européenne de 2005 ont mis en évidence la fracture qui se creuse sans cesse entre les élites dirigeantes et le peuple français. A chaque avertissement, les dirigeants de gauche comme de droite nous disent qu’ils ont compris le message des Français, que les choses vont changer, que des mesures vont être prises. Mais rien n’y fait : la fracture s’est transformée en gouffre, et la nomenklatura ne comprend toujours pas le peuple. Mais comment le pourrait-elle ? Formée à l’ENA, loin des réalités et des problèmes quotidiens des Français, titulaire de nombreux privilèges et sans connaissance du monde de l’entreprise, l’énarchie ne peut pas déchiffrer les préoccupations de la « France d’en bas ». Technocrates omniprésents à tous les postes clés, les énarques de droite comme de gauche sont tous formatés dans la même usine, l’ENA, où on apprend la langue de bois, toute puissance de l’Etat et de l’Administration, où on inculque le dogme de la continuité et la peur des vraies réformes. Enfermés dans leur bulle, les énarques accaparent l’administration, les postes politiques et les directions des entreprises tant publiques que privées et sont devenus un vrai danger d’immobilisme pour


la France. L’intellectuel Philippe Meyer a fait partie du jury de l’ENA. Il témoigne avoir eu l’impression d’avoir devant lui des « machines » totalement coupées des réalités. Pour Meyer, « être membre du jury à l’ENA équivaut à séjourner plusieurs semaines au cœur de la France abstraite, en compagnie de gens qui prétendent à diriger le pays et se targuent de le connaître et de le comprendre ». En leur posant des questions sur le rôle de l’Etat, Meyer a remarqué que toutes les réponses accordaient à l’Etat toutes les missions possibles : de la création d’entreprises aux transports, en passant par les traditions culinaires et la peinture. Aucun n’a suggéré la nécessité d’un moindre rôle de l’Etat. Dans ces conditions, comment réformer la France ? Car l’Etat c’est eux ! Déjà, Saint-Simon l’écrivait : « il n’est d’avenir qu’à la Cour ». Lorsqu’une telle règle est instaurée, que faire ? Comment parler de changement lorsque ces élèves énarques sortent de l’école avec un diplôme leur assurant carrière et privilèges à vie ? Si la France va mal, on leur apprend à créer une Commission ou un Observatoire. Si les statistiques économiques sont mauvaises, au mieux ils les cachent, au pire, ils les maquillent. D’autres pays ont de meilleurs résultats économiques ? Peu importe car améliorer nos résultats se ferait au détriment de la « justice sociale ». Pour toutes ces raisons, la France ne pourra en aucun cas changer avec ceux pour qui rien n’existe vraiment en dehors de l’Administration et des règlements. Il n’y a pas d’issue possible pour les Français si ce n’est de débrancher cette machine à fabriquer des clones experts en bureaucratie, en technocratie, et surtout d’ouvrir les postes dont ils ont le monopole aux candidats du privé."
commentaire n° : 20 posté par : RENAUD72 le: 07/04/2006 13:51:44

Renaud72, c'est déjà "Le Mal Français" décrit dans un remarquable essai par Alain Peyrefitte...; en 1976 (!), démontrant, entre autre, les impossibilités pour un ministre d'imposer la moindre de ses volontés si elle allait à l'encontre de l'Administration avec un grand A !


Sans parler de la centralisation séculaire qui a encore la vie dure.

commentaire n° : 21 posté par : Anne le: 07/04/2006 18:06:18

Et puisque je viens de retrouver cet ouvrage dans ma bibliothèque, quelques citations en préambule, à méditer pour réaliser l'immensité de la tâche à accomplir :


"Je suis Français, dont il me pèse."  François Villon (vers 1460)


"Je connais le mal de mon royaume."  Henri IV (1599)


" Le mal français, qui est le besoin de pérorer, la tendance à tout faire dégénérer en déclamation, l'Université l'entretient par son obstination à n'estimer que le style et le talent".  Ernest Renan (1859) !!!!!


" Je dénonce un mal qui nous ronge de toutes parts... Dévergondage d'anarchie ou de réaction, c'est tout un, puisque le mal vient du pays lui-même, incapable de s'organiser, sous les différentes formes de gouvernement qu'il a, depuis un siècle, successivement essayées."  Georges Clémenceau (1913)


" Ce n'est pas servir la France que de répéter à tort et à travers qu'elle se porte bien, qu'elle ne s'est jamais mieux portée...."  Georges Bernanos (1936)


" Le mal français est un mal politique...Les Français se sont peu à peu soustraits à leur fonction politique. Comment y aurait-il encore un Etat, là où il n'y a plus de citoyens ? Il faut une révolution des structures, fondée sur une mutation brusque de l'esprit public"  Henri d'Orléans (1954) !!!


" Les Français sont atteints d'un mal profond. Ils ne veulent pas comprendre que l'époque exige d'eux un effort gigantesque d'adaptation... Ils ne peuvent se passer de l'Etat, et pourtant ils le détestent, sauf dans les périls... Ils ne se conduisent pas en adultes."  Charles de Gaulle (1966)


Ce n'est pour décourager personne, Mr Fillon, mais il y a sans doute quelque chose de génétique chez nous, qui fait aussi peut-être parti de notre charme ?  :)


 

commentaire n° : 22 posté par : Anne le: 08/04/2006 11:56:53

Et en guise d'encouragement, j'ajouterai que cela montre à quel point nous devons être reconnaissants à ceux qui, par leur obstination, leur volonté et leur exemplarité à "faire bouger les lignes" !


 

commentaire n° : 23 posté par : Anne le: 08/04/2006 12:07:50

Monsieur Fillon,


 

 



  Je me permets d’intervenir une nouvelle fois, réagissant, tout d’abord, à votre intervention portant sur les réformes institutionnelles et, conséquemment, sur les réactions de nos concitoyens..


 

 



  J’avoue ne point être en total accord avec vos propositions (et celles de Monsieur Nicolas Sarkozy) car, à mes yeux, elles annihileraient complètement l’esprit et l’essence de la Cinquième République et verrait l’émergence d’une nouvelle république, ravalant le Président de la République au rôle de « super-premier ministre», rendant ses comptes à un parlement devenu plus puissant, voire omnipotent.. De plus, le chef de l’Etat ne serait plus le « Président de tous les Français » mais le chef victorieux (donc factionnaire) d’un parti politique.. Je ne puis me résoudre de connaître un président abandonnant sa vertu de « surplomber » les différentes tendances politiques qui forment notre identité nationale pour se lancer, tel un parlementaire patenté, dans l’arène politique.. Enfin, en appliquant ces propositions, je crains de renier les enseignements du général Charles de Gaulle et il serait donc indécent de se réclamer de sa pensée par la suite !


 

 



  Je vous avoue donc ma totale circonspection, Monsieur Fillon.. En septembre 2000, j’avais voté « non » à l’instauration du Quinquennat car, suivant ma logique et mes lectures, je ne désirais point transformer un homme de la Nation en un homme d’un parti quelconque.. Evidemment, le Septennat fut l’idée du maréchal Edme de Mac-Mahon et des monarchistes, en attente d’un roi (une monarchie n’aurait pas été une mauvaise idée, bien au contraire !), mais cette combinaison tactique devint, grâce à la sagesse du Général, le moyen d’élever le chef de l’Etat vers les cimes de la Nation.. En 2000, le « oui » me donna la vision d’un président quittant le sommet de l’Etat pour s’installer, au nom de la proximité (ou de la démagogie ?), sur un fauteuil destiné à un parlementaire au ventre replet..


 

 



  La Constitution de 1958 est une bonne constitution ! Préservons-là et travaillons surtout à restaurer le prestige de l’Etat, donc de l’intérêt général, face aux intérêts catégoriels.. Sus aux féodalités qui nous empoisonnent et acceptons les réformes nécessaires afin d’assurer la pérennité de notre pays !


 

 



                                                                                    François TERRIEZ  
commentaire n° : 24 posté par : François TERRIEZ (ne pas prononcer la lettre Z) le: 09/04/2006 14:52:17

Bonjour François,


Merci pour cette journée  et pour votre action.Nous saurons dans quelques heures si nous sortons de la crise et votre role aura été determinant.Il faut donc poursuivre  dans le dialogue et la fermeté.


Votre programme tel qu' exposé  mercredi dernier parait equilibré;il semble prendre en compte des remarques formulées sur ce blogue  ;en  soit c'est donc une forme de partcicipation via le Net qui est un pendant heureux et democratique a l'utilisation malicieuse  des jeunes anti CPE qi eux s'en servent pour  tenter de faire entendre leur voix  sans probablement se rendre compte des effets pervers de leurs manifestations de blocage.


Comment devrait on leur expliquer votre approche?Comment les rassurrer?


Bien a vous


Yves LEON

commentaire n° : 25 posté par : yves LEON le: 10/04/2006 10:54:31
M. le Ministre,

suite, après avoir lu votre discours, du commentaire amorcé après la soirée 'à vous de juger'.

Félicitations pour ce diagnostic de l'état de nos institutions. Félicitations pour le plus courageux pour un gaulliste : affirmer clairement que la conception des institutions de la Vème répondait aux défis des années 50-60, mais sert mal la France depuis un quart de siècle.

Je suis d'accord avec la plupart des propositions concrètes [ce qui n'est pas un scoop : je suis un esprit libre ... et engagé, et c'est un sujet sur lequel M. Bayrou s'est prononcé l'an passé, et ses propositions recoupent les vôtres].

J'ai un petit souci avec quelques connotations - si votre discours me les inspire, c'est sans doute surtout parce que d'autres analystes proches de l'UMP les expriment plus fortement : vous dites qu'il nous faut une vraie démocratie, et trois fois oui ; mais une vraie démocratie, c'est d'abord une démocratie démocratique. La clé est d'abord là. Il y a aussi la question de l'Etat efficace, d'un Parlement qui ne perd pas son temps en question de procédures, etc. : mais certains analystes, ne regardant que ce second pôle, nous réinventent le despote éclairé, le consensus de l'aristocratie politico-éco-médiatique étant réputé valoir caution populaire. Les mêmes déplorent que le président Chirac aient "pris le risque" de consulter le peuple en 2005 ... La démocratie est, je crois, un combat, et spécialement un combat contre ceux-là.
commentaire n° : 26 posté par : FrédéricLN (site web) le: 02/05/2006 15:57:57
Mr fillon vous proposer une reforme des regimes speciaux des retraites.Et pour le regime qui est tres special des deputes et senateurs (1 mandat 1500 euros, senateur 2700euros) 55ans et 53 ans) quand sera t_il dans votre réforme?
Certainement pas grand chose car le gateau est trop bon faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais

Sincere salutations
commentaire n° : 27 posté par : gritti damien le: 13/09/2006 18:13:23
Monsieur Fillon, vos discours actuels sur le Premier Ministre et le President sont fatiguants. Ce n'est pas parce que l'on est pas selectionne dans l'equipe premiere que l'on doit se sentir oblige de critiquer. Vous ressemblez de plus en plus a BAYROU ou DHORASSO...
commentaire n° : 28 posté par : Rouch le: 05/10/2006 14:52:00

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