Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Newsletter

Inscription à la newsletter

Album photos

Vendredi 14 avril 2006









François Fillon : «La flexisécurité, une question de vie ou de mort pour la société française»
20 Minutes | édition du 14.04.06

Malgré la crise du CPE, les Français sont-ils prêts à accepter plus de flexibilité sur le marché du travail ?

Les Français y sont prêts, à condition qu'ils ressentent cette réforme comme juste. En échange d'une plus grande flexibilité, il faut offrir une plus grande sécurité aux salariés. C'est ce qu'on appelle la « flexisécurité », pratiquée avec succès ailleurs en Europe. Il s'agit de protéger les salariés et non les emplois. Ce qui revient à faciliter le licenciement mais aussi à proposer une indemnisation chômage beaucoup plus confortable, notamment pour les bas et moyens salaires. Une autre contrepartie consiste à assurer un meilleur suivi des chômeurs avec des possibilités de formation, afin de leur assurer un reclassement rapide.

Ce volet « sécurité » coûterait très cher...

Ces dépenses seraient supportables si on rationalise le système. Par exemple, un chômeur qui refuse à plusieurs reprises un emploi ne doit plus bénéficier du même niveau d'indemnisation. Bien sûr, on ne proposerait pas à un manutentionnaire de devenir notaire et réciproquement. Il faut des règles. Il faut aussi plafonner l'indemnisation des hauts salaires.

Peut-on envisager une indemnisation non dégressive des chômeurs pendant trois ou quatre ans ?

Pourquoi pas ? De toute façon, ce serait purement théorique. Dans les pays nordiques qui ont adopté ce système, les chômeurs retrouvent du travail en moyenne en six mois, alors qu'en France, la moyenne est de deux ans. La clé, c'est que l'on n'ait plus peur de perdre son emploi parce que l'on peut rebondir. Cette mobilité déverrouille le marché de l'emploi.

Avez-vous étudié le financement en détail ?

Bien sûr. Si on se basait sur les chiffres et les comportements actuels, il ne serait effectivement pas possible pour l'Etat de payer. Mais si on travaille sur des hypothèses où le nombre de chômeurs et le délai passé au chômage étaient réduits grâce à un système efficace de reclassement, cela est possible sur le plan financier.

Avec un énorme risque financier pour l'Etat si l'emploi ne se débloque pas...

Oui. Mais nous prendrions ce risque, car c'est une question de vie ou de mort pour la société française. Les entreprises subissent des à-coups considérables de commandes et ont besoin d'ajuster leurs effectifs en permanence. Sinon, elles disparaissent ou délocalisent.

Vous préconisez aussi un contrat de travail unique...

Il s'agit d'un CDI avec des droits sociaux proportionnels à l'ancienneté. Plus le contrat dure, plus il offre au salarié des droits à l'indemnisation importants et plus les conditions de licenciement sont encadrées. Ces modalités doivent être discutées avec les partenaires sociaux.

Deux ans de période d'essai, cela vous paraît juste ?

C'est beaucoup trop long. Nous devons permettre à l'entreprise d'ajuster ses effectifs, pas donner les moyens aux chefs d'entreprise de corriger leurs mauvais recrutements.

Ce contrat unique n'ouvrirait-il pas la porte aux actions en justice des salariés ?

Une grande loi sur l'emploi telle que je la conçois, et qui introduirait ces notions de sécurité et de flexibilité, devrait aussi mieux encadrer la justice prud'homale. Aujourd'hui, ce sont les prud'hommes qui fixent souvent, faute de précisions législatives, la jurisprudence en matière de licenciement. Il faut revoir cela. Il n'est pas normal que la France ait un tel taux de contentieux.

Après la démonstration de force des syndicats, estimez-vous que le problème de leur représentativité se pose toujours ?

Absolument. Je milite pour que les syndicats soient plus représentatifs et dotés de plus de responsabilités. Une meilleure représentativité passe par la fin du monopole des cinq confédérations et la fin des accords minoritaires. Et par des élections régulières à l'intérieur de chaque entreprise.

Quelles responsabilités doit-on accorder aux syndicats ?

Il faut transférer aux partenaires sociaux une grande partie de ce qui relève aujourd'hui de l'Etat et de la loi dans le domaine du travail. Prenons l'exemple des lois Aubry sur le temps de travail. On aurait dû fixer un cadre et laisser aux acteurs de terrain et aux partenaires sociaux le soin de négocier les aménagements.

Recueilli par Stéphane Colineau


© 2006 - 20 Minutes France SAS - Tous droits réservés

par Francois Fillon publié dans : Actualités
recommander

Commentaires

Mr.FILLON, Transférer aux syndicats des sujets de réforme du code du travail, me semble une véritable utopie. Vous avez eu l'occasion de le vérifier.Dans l'affaire du CPE, les syndicats réformistes se sont pliés aux ordres des révolutionnaires, par crainte de perdre de nouveaux adhérents.


Le retrait du CPE leur a donné une autorité sur ce sujet, qu'il ne sera pas facile de réduire.Ce n'est plus l'intérêt de leurs mandants qu'ils défendent, mais une idéologie conservatrice des "acquis sociaux", qu'il faudra bien se décider un jour à désigner par son véritable nom: LES PRIVILEGES. Cette exception française nous fait regarder par l'étranger comme une réserve d'indiens que toutes les télévisions du monde viennent filmer avec stupeur et, dans le meilleur des cas avec commisération.(dixit alain Lancelot)  Alors: "bon courage".L.BOUVET

commentaire n° : 1 posté par : BOUVET le: 14/04/2006 16:56:47
Transferer aux partenaires sociaux de sujets de réforme du droit social n'est pas utopique. Je l'ai fait par exemple pour la formation professionnelle avec succès. S'ils ne parviennent pas à se mettre d'accord dans un délai raisonnable, le gouvernement reprend la main.
réponse de : Francois Fillon (site web) le: 14/04/2006 17:36:51

Mr Fillon,


Cette proposition me semble interessante, mais ne pensez vous pas que cela pose aussi un probleme de mentalite des francais dans le travail, et surtout que la notion de travail est remplace par la notion d'emploi, qui ne veut pas exactement signifie la meme chose (on peut quantifier le travail, et non l'emploi???)


Alexandre

commentaire n° : 2 posté par : Alex (site web) le: 14/04/2006 16:59:30

Voici, ci dessous, le commentaire que j'ai mis sur le blog de Marc Le Fur, suite à votre visite à Dinan. Etant natif de Lamballe, je m'interesse à l'action de Marc Le Fur qui le député de cette circonscription.


Début de citation :


"La vision en 3D est effectivement la meilleure. Elle se heurte cependant au premier des obstacles : le Diagnostic PARTAGE. Pour parvenir à progresser, il ne faut pas ouvrir le dialogue social visant à élaborer les ébauches de solution AVANT de parvenir au Diagnostic partagé. Plus précisément, il faut que le dialogue social soit, dans un premier temps, l'outil permettant de parvenir au diagnostic partagé. Une fois cette première étape franchie, il faut passer à l'élaboration des solutions possibles avant d'en arriver à la décision, laquelle doit être assumée par les seuls responsables politiques (et non pas par ceux qui ont participé au dialogue social permettant d'aboutir à la décision).
Autrement dit, un chef, un vrai, promeut le dialogue, écoute avec beaucoup d'attention et ... tranche en prenant une décison. Il ne faut pas oublier que le mot "crise" vient du grec ancien (kraseion) qui veut dire décision, justement!


Fin de citation.

commentaire n° : 3 posté par : Jacques Heurtault (site web) le: 14/04/2006 17:46:40

En complément, pouvez-vous nous dire François Fillon si :


1) vous êtes favorable à la fin du monopole de l'ANPE ? Et donc à l'ouverture d'agences privées en charge du reclassement des chômeurs.


2) au rapprochement entre UNEDIC et ANPE ?


Par ailleurs, les allemands ne sont ils pas en train d'instaurer un contrat de travail unique avec une période d'essai de 2 ans (et dans ce cas pourquoi se distancier à ce point de nos voisins).


Enfin, tant l'Allemagne avec les lois Hartz que lla Suède avec la réforme de l'état et des systèmes de solidarité, ont raccourci les périodes d'indemnisation du chomâge. Ce qui était visé dans les deux cas n'avait rien à voir avec la flexibilité mais avec le rééquilibrage des caisses liées à la protection sociale. Was halten sie davon ?

commentaire n° : 4 posté par : matéo le: 14/04/2006 17:56:32
Monsieur Fillon

La formation professionnelle que vous avez mis au point avec la participation des syndicats n'est à mentionner que parce qu'il s'agit de la France. En soi, discuter avec les syndicats sur un tel sujet semble évident. Sauf en France, je vous l'accorde.

Mais lorsqu'il s'agit de discuter sur des sujets qui fâchent, l'affaire est un peu plus corsée. Ceci étant, je suis avec vous (et avec la loi que vous avez fait voter), il est normal de négocier avec les partenaires sociaux.

Mais revenons à votre projet. Un pays comme l'Italie dont l'économie a encore moins bien marché que la nôtre, a réussi avec la flexibilité à réduire le chômage de deux points.

Et la Grande Bretagne, malgré une année 2005 plutôt mauvaise, a toujours un taux de chômage autour de 5 points.

Vous proposez, contre plus de flexibilité, quatre ans de chômage rémunéré, avec un taux supérieur à l'actuel et bien entendu, nous sommes en France, avec un traitement moins favorable pour les plus hauts salaires.

C'est ce que vous appeliez un parcours professionnel sécurisé.

Je continueà croire que la seule garantie d'emploi est une économie qui fonctionne, avec un Etat qui n'a pas la prétention de se mêler de tout et qui n'essaye pas de rendre ses citoyens heureux malgré eux.

Je crois que la flexibilité, la mobilité et la formation continue sont les meilleures garanties d'un parcours "sécurisé". Et pour ce qui est des quatre ans de chômage avec un taux supérieur à l'actuel, nationalisons l'économie, tous fonctionnaires et l'affaire est réglée.
commentaire n° : 5 posté par : Bordenave-Gassedat le: 14/04/2006 19:43:25

"Bien sûr, on ne proposerait pas à un manutentionnaire de devenir notaire et réciproquement. "


Bien sur ! D'autant que le notaire est un officier ministériel dont la charge s'exerce dans le cadre d'une professions reglémentée .... ....


------------------------------------------------------------


le contrat de travail unique

"Il s'agit d'un CDI avec des droits sociaux proportionnels à l'ancienneté. Plus le contrat dure, plus il offre au salarié des droits à l'indemnisation importants et plus les conditions de licenciement sont encadrées. Ces modalités doivent être discutées avec les partenaires sociaux."


MAIS COMMENT FONCTIONNE LE CDI ? Les droits ne sont ils pas deja établis en fonction de l'anciennete.


Vous parlez de proteger le salarié et non l'emploi . Alors comment determinez vous la durée si ce n'est par rapport a l'emploi ?


votre définition du contrat unique est aux antipodes de votre raisonnement sur la securité a l'ancienneté .


 


commentaire n° : 6 posté par : Eric le: 14/04/2006 20:26:00

A monsieur Bouvet,


Pourriez vous ne pas faire un amalgame entre les pribilèges des acquis sociaux


- de la fonction publique (etat et collectivité locales) et des entreprises publiques (SNCF, RATP, EDF GDF)  (soit 3 millions de personnes)


et les conditions des salariés du privé qui ne sont que 15 millions. Et tous ne bossent pas chez vivendi, danone , la BNP ou Axa.


-------------------------------------


Simplement pour vous rappeler que les greves le reste du temps ne portent pas sur des entreprises privées pour 90% du temps.


---------------------------------


Si vous ne savez pas faire cette difference, rappelez rapdiement aux elus de faire lareforme des 32heures des fonctionnaires d'etat , des collectivités territoriales et entrerpises publiques dont ils sont directement en charge......


 


 

commentaire n° : 7 posté par : Eric le: 14/04/2006 20:32:32

Les commentaires de Matéo et de Bordenave-Gassedat m'interpellent indirectement puisque je suis agent de l'Anpe.
Je fais d'abord remarquer que l'Anpe n'a pas le droit de facturer ses prestations à qui que ce soit. Pourquoi cela devrait-il durer? Je suis personnellement favorable à une solution de ce genre.
Le rapprochement de l'Anpe et de l'Unédic n'est pas compatible avec la levée du monopole de l'Anpe. Ou bien, alors, il faut aller jusqu'au bout de la démarche en supprimant le monopole de l'Unédic. Pourquoi pas, après tout?
On peut concevoir un transfert de l'inscription obligatoire des demandeurs d'emploi à l'Anpe, avec les implications incontournables que cela a en matière de gestion de la liste.
Ne perdons pas de vue que l'Etat éprouve, semble-t-il, le besoin de compter les chômeurs à une unité près chaque mois! Pourquoi faire? Les enquêtes de l'Insee ne suffisent-elles donc pas?


Il y a tellement de choses à dire sur ce sujet ... 


 


 


 

commentaire n° : 8 posté par : Jacques Heurtault (site web) le: 14/04/2006 21:47:48

"Avec un énorme risque financier pour l'Etat si l'emploi ne se débloque pas...


Oui. Mais nous prendrions ce risque, car c'est une question de vie ou de mort pour la société française. Les entreprises subissent des à-coups considérables de commandes et ont besoin d'ajuster leurs effectifs en permanence. Sinon, elles disparaissent ou délocalisent."


Mr Fillon,


L'emploi ne se débloquera pas, et vous le savez. Vous vous préparez donc à repasser une fois de plus la "patate chaude" à nos enfants. Suivant le dernier rapport du COR, votre réforme des retraites n'a fait que le 1/3 du chemin pour le financement, car l'emploi n'a pas repris.


Ayez plus de courage, préparez l'opinion aux réformes difficiles et faites les. 

commentaire n° : 9 posté par : Michel Gross le: 15/04/2006 09:43:16
Gardez vos leçons de courage et reflechissez un peu.
La réforme des retraites n' a pas fait le 1 tiers du chemin. elle a fait tout le chemin nécessaire pour préserver nos régimes de retraites jusqu'en 2020. C'était son objectif clairement affiché. Il sera atteint. Je n'ai jamais prétendu qu'il n'y aurait pas d'autres étapes nécessaires. La force de cette réforme est d'avoir débloquée une situation qui semblait ne jamais pouvoir l'être.
Quand au pari de la flexsécurité je suis convaincu qu'il est gagnable. Aucun pays européen n'a tout misé sur la flexibilité sans apporter aux salariés des garanties nouvelles.
réponse de : Francois Fillon (site web) le: 15/04/2006 10:12:05

Réponse à ERIC, commentaire N°7


Vous avez raison, et je vous prie d'excuser mon amalgame dans une réponse précipitée. Il faut préciser que les 3millions dont vous parlez sont suffisamment organisés, pour prendre des initiatives et créer un climat,qui relancé par les médias, prendra les proportions que nous venons de connaître.


Mr.FILLON me répond que la consultation est possible et nécessaire.Mais pourrait-il nous indiquer le nombre d'accords signés par la C.G.T. et SUD ?


Nicolas SARKOZY a raison de prévoir une réforme de la représentation syndicale. Mais d'ici là qu'elle est la marge de manoeuvre du gouvernement et des partenaires sociaux qui n'agissent plus en fonction d'une idéologie périmée ?


Le CPE aura provoqué une réflexion, sur :  a) la flexibilité,b) la représentativité réelle des syndicats,c) la démocratie dans les syndicats( vote à mains levées, et non vote à bulletins secrets)


La démocratie a besoin des "corps intermédiaires, que sont les syndicats" à condition qu'ils sachent faire leur "aggionarmento"


Est-ce possible, lorsqu'ils constatent leur pouvoir de nuisance?


L.BOUVET


 

commentaire n° : 10 posté par : BOUVET le: 15/04/2006 10:40:33

La FRANCE aurait besoin d'une révolution culturelle afin de lui apprendre la culture de la négociation , la culture de la mobilité ,mais le problème est que les hommes politiques nous ont transmis ,pendant une trentaine d'années,  la culture de l'assistanat ,la culture de la sécurité et d'un coup chacun s'apercoit que la FRANCE va dans le mur .


Alors quand on voit que le CPE était accepté par une majorité de gens ,au départ et par le fait ,comme le dit MAX GALLO , de la présence de trois phénomènes ,la rue ,les sondages et les médias , un gouvernement ,quoiqu'il soit , ne pouvait pas tenir.


C'est bien une révolution culturelle à tous les niveaux  qu'il faut ,pour accepter une certaine mobilité , un certain renoncement de nos acquis


.Par exemple ,qui a eu le courage d'expliquer que les 35h ont désorganisé nombre d'entreprises ,ne parlons pas des hopitaux, .et qu'il faudrai ,maintenant  revenir dessus.


Alors , quand on sera arrivé à parler vrai ,on pourra expliquer que la FRANCE va mal ,que la dette publique doit être diminuée et que l'époque des vaches grasses est terminée


Et quand les FRANCAIS sauront que le langage de nos responsables est vrai et sincère ,alors ils accepterons ce que vous leur proposer.


Si non ,la FRANCE attendra d'atteindre le 72 eme rang mondial pour s'apercevoir qu'elle a loupé un train .


alors monsieur FILLON nous comptons sur vous pour un parler vrai et sincère


 


 

commentaire n° : 11 posté par : pierre le: 15/04/2006 10:42:09

Mon cher François,


Nous nous connaissons depuis plusieurs années, en consequence je ne te fais plus l'article.


J'ai beaucoup travailler sur la notion de sécurisation des parcours professionnels des personnes , ce qui rejoint la notion de fléxisecurité.


Je conduis au titre de Chargé de mission à l'AFPA une Etude nationale sur l'Alternance. Tous ces travaux devraient pouvoir nourrir nos réflexions . Ils sont à ta disposition.


D'autre part, plutôt de de concourir à la course aux dispositifs avec la création de tel ou tel nouveau contrat de travail, il serait plus judicieux de reflechir à la modernisation du code du travail avec plus de conventionnel et moins de Loi.


Par contre j'attire ton attention sur la mesure du CTP qui ,elle ,peut-être l'antichambre du contrat de travail unique.


jean de SUZZONI


Délégation AFPA/UMP

commentaire n° : 12 posté par : de SUZZONI le: 15/04/2006 11:23:06
François Fillon

Où sont dans votre interview  les termes précis de la flexibilité ?

mal vu ou pas dit ?

Matéo
commentaire n° : 13 posté par : matéo le: 15/04/2006 13:03:44
Bon allons-y !

La réforme de l'indemnisation du chomâge en Allemagne a consisté de façon générale à raccourcir la durée de l'indemnisation du chomâge, à diminuer les prestations, et à créer des conditions rapides de reclassement en limitant les capacités de refus des personnes concernées. Seule modulation apportée, certaines cibles échappent à la baisse des prestations, et voient au contraire celles-ci augmenter comme les mères célibataires notamment.

Je trouve préoccupant d'évoquer les contreparties à la flexibilité, et notamment d'aller dans le détail en évoquant une période d'indemnité pouvant aller jusqu'à 4 ans, sans avoir commencé par évoquer ce que pourrait recourvir la notion de flexibilité pour les entreprises.

Evoquer des détails techniques, sans connaître le détail  de la flexibilité, et donc la nature de la souplesse attendue, ne permet pas de juger du réalisme et de la faisabilité de la sécurité.

On apprécierait sur ces sujets une meilleure méthodologie partant des conditions du dynamisme que demandent nos grandes entreprises et nos PME, pour évaluer derrière, du coup, ce qu'il est possible de donner comme contrepartie aux salariés en termes de sécurité.

Sans être négatif, ni critique pour la critique, on peut y voir ce mal français où on a une petite tendance à mettre la charrue avant les boeufs. Cela rappelle combien notre pays et son personnel politique privilégie souvent la théorie à la pratique, le dogme au réalisme, la conséquence à la cause, la méthode au résultat.

En l'espèce, on serait mieux à même d'épouser la méthode et ses appétissantes propositions, si nous savions si nous sommes bien d'accord sur les constats : est-on d'accord sur le fait qu'il faut plus de flexibilité aux entreprises ? Est-on bien d'accord sur le fait que nos taux de chomage élevés, et constants au global sur 10/15 ans sont liés à un manque de flexibilité ? Quel serait le contenu général d'une plus grande flexibilité pour nos entreprises ? Quel est le résultat visé ? A quel pourcentage de régression de nos taux de chomâge considérent -on que nous puissions arriver ?

Ne peut-on déjà pas craindre que si les contreparties excèdent significativement les flexibilités nouvelles, l'effet sera inverse, et se traduira notamment par une plongée dans le rouge carmin de nos comptes sociaux, mettant en péril son existence même ?
commentaire n° : 14 posté par : matéo le: 15/04/2006 13:32:20

Est ce que 4 ans, ce n'est pas un peu beaucoup ?! Pourquoi le proposer si l'objectif est de ne jamais l'atteindre ? Ca ressemble beaucoup à un parachute politique fais pour rassurer ! Il ne faut pas prendre les gens pour plus bête qu'ils ne sont et éviter les ficelles trop grosse si on veut paraitre crédible.


Je crois qu'il faudrait s'assurer

commentaire n° : 15 posté par : didier le: 15/04/2006 17:25:42

Est ce que 4 ans, ce n'est pas un peu beaucoup ?! Pourquoi le proposer si l'objectif est de ne jamais l'atteindre ? Ca ressemble beaucoup à un parachute politique fais pour rassurer ! Il ne faut pas prendre les gens pour plus bête qu'ils ne sont et éviter les ficelles trop grosse si on veut paraitre crédible.


Je crois qu'il faudrait s'assurer que

commentaire n° : 16 posté par : didier le: 15/04/2006 17:25:42

Je cois qu'il faudrait s'assurer que les coûts du travail n'augmentera pas du fait de cette réforme notament en ce qui concerne l'assurance chomage. Si on augmente le coût du travail, on perdre d'un côté ce qui a été gagner par la plus grande fléxibilité.


Je pense que la meilleur assurance chomage est la formation. Si un chomeur ne peut pas retrouver un emploi du seul fait de ces qualifications, il serait bon de lui proposer une formation permettant de répondre à de vrais besoins du marché du travail.

commentaire n° : 17 posté par : didier le: 15/04/2006 17:30:02

Monsieur Fillon,


Je suis parfaitement d'accord avec vos idées. Il faut penser différemment au 21è siècle.


Le Code du Travail doit être revu entièrement.                                       Cela promet beaucoup de difficultés avec certains syndicats de salariés qui restent sur des acquis sociaux ... comme il y a 50 ans .... et qui défendent "leurs fonds de commerce".


En attendant, en ce qui concerne les    "PRUD'HOMMES"                          ne faut-il pas revoir l'organisation et je souhaiterais savoir pourquoi leurs jugements sont tellement en défaveurs des employeurs.


Responsable d'une Très Petite Entreprise, j'ai malheureusement déjà perdue ....  et je suis convoquée prochainement en conciliation pour avoir mis fin à la période d'essai d'un Cadre fin août dernier !!!!


Je partage vos idées progressistes car il faut sortir la France de l'état dans laquelle elle se trouve économiquement actuellement.


Pendant plusieurs semaines, j'ai participé à un groupe de travail sur l'Emploi piloté par un Député. Entre autre : il en est ressorti que l'ANPE dans son organisation actuelle n'est plus adaptée. Pourquoi des Associations s'occupant de chômeurs ont des résultats plus positifs que cette Agence ?


Je vous soutiens pleinement ; continuez !


Nous nous sommes parlés le jeudi 6 Avril lors de votre venue à la Fédération à Caen....  nous étions encore en  pleine crise du CPE ....


 


 

commentaire n° : 18 posté par : JACQUELINE le: 15/04/2006 18:34:25

A jacqueline,


vous ecrivez :"En attendant, en ce qui concerne les    "PRUD'HOMMES"                          ne faut-il pas revoir l'organisation et je souhaiterais savoir pourquoi leurs jugements sont tellement en défaveurs des employeurs"


Avec une telle interrogation , il est urgent de vous informer que les juges des prud'hommes ne sont pas des juges professionnels mais des représentant a parfaite égalité des patrons et des salariés.


Peut-etre est il possible que les jugements refletent la lecture du droit  !!!!!


Renseignez vous , il parait que les tribunaux britanniques regorgent aussi d'affaires traitant des relations entre employeurs et employés.


Les procéduriers par excellence sont anglo-saxon. on attaque sur tout et pour tout .


(a commencer par les fumeurs contre les cigarettiers, les buveurs contre les alcooliers )


 

commentaire n° : 19 posté par : Eric le: 16/04/2006 09:58:27


Joyeuse paques!!
Un petit passage sur ce joli blog, tu as fais du bon boulot!
on voit bien que tu t'es investit!!
Moi je fait un blog pour ma webradio qui diffuse que de la musique
libre!! Soutiens nous si ca te plait en votant
ici: http://www.meilleurduweb.com/index.php?id=84135

Allez bonne continuation.
(si tu veux passer voir mon blog)
commentaire n° : 20 posté par : U115 (site web) le: 16/04/2006 12:05:44
la flexibilité contre quatre ans de sécurité payée plein pot, sauf pour les cadres ou ceux qui ont des salaires élevés. Voici la proposition.

En Juin 2001 le Medef, sans avoir besoin de l'Etat, négocia un marché de dupes avec les syndicats. L'Unedic abandonna la dégressivité pendat la période de chômage, à condition que le chômeur s'engage à chercher un travail sous un contôle strict de l'ANPE.

L'ANPE ne joua pas son rôle, comme il se doit. L'UNEDIC verse donc pendantdeux ans des allocations sans dégressivité sans que l'ANPE ait durcit ses contrôles.

Imaginez donc quatre ans plein pot contrôlés par nos fonctionnaires. ce serait une magnifique impulsion donnée au travail au noir et la queue des quinquats devant le bureau du DRH pour demander leur licenciement  quatre ans avant  leur retraite.

Franchement, il faudrait d'abord changer la mentalité de notre société, qui décidément n'est pas comparable à la danoise, avant de jeter le bâton de dynamite dans le feu.

Désolé Monsieur Fillon, mais votre idée n'est vraiment pas bonne.

Et si on changeait la sécurité par le moteur de la liberté et du développement : le goût du risque et la mobilité?
commentaire n° : 21 posté par : Bordenave-Gassedat le: 16/04/2006 19:11:43
Vous êtes désespérant!
Il ne s'agit pas d'offrir 4 ans de sécurité payée plein pot comme vous dites mais de mettre en place une nouvelle organisation du marché du travail avec une prise en charge plus efficace et une dégressivité rapide de l'indemnisation en cas de refus d'emploi ou de non coopération. C'est très exactement ce qui se met en place dans la plupart des autres pays européens.
Désolé mais c'est avec des réactions aussi négatives que la France fait du sur place!
Entre ceux qui ne veulent rien changer et ceux qui veulent tout bouleverser sans entendre les peurs du peuple français il ne reste plus que le statu quo!
réponse de : Francois Fillon (site web) le: 17/04/2006 23:31:12
Je ne suis pas certain que ce que l'on observe dans d'autres pays soit transposable dans le nôtre. Ce sont des solutions originales qu'il importe de trouver et non des copies de ce qu'on trouve ailleurs, si séduisant cet ailleurs soit-il.

Le CDI évoluant avec l'ancienneté, c'est un peu ce qui existe aujourd'hui et ça n'est pas mal.

Un écueil de taille, cependant, c'est dans le jeune âge qu'il importe d'apporter des assistances à ceux qui veulent s'établir, acheter un logement, se lancer dans la création d'une entreprise ou d'une activité, l'achat d'un véhicule (hélas indispensable) ou tout simplement  le lancement d'une dynastie :o). c'est donc là que les "aides" sont le plus nécessaire. Comment concilier cela et la frilosité des banques avec un emploi qui ne sortira du "précaire" qu'avec le temps.

Dernier point, pour certains qui pensent qu'être chômeur est une fantastique situation qui laisse tout le temps libre pour imaginer comment gruger l'Etat, je leur souhaite de regarder un petit peu au-delà de leur nombril et de leur quotidien habituel.

Ca n'est pas commode d'avoir le goût du risque lorsqu'il faut s'inquiéter de loger et nourrir une famille avec un SMIC, voire moins. Le fait de chercher la bouffe du lendemain est une activité assez chronophage.
commentaire n° : 22 posté par : Claudius (site web) le: 17/04/2006 12:16:53

A ERIC


Oui, je sais que les "PRUD'HOMMES" sont composés de salariés et d'employeurs. Mais lorsque le Président qui s'occupe de votre dossier est un représentant des salariés et que sa voix est prépondérante, alors l'employeur perd car dans ce "Tribunal" siègent les syndicats.


Vous avez raison,  les procéduriers sont légion maintenant dans notre Pays.


Au lieu d'avoir le courage de crééer son entreprise, il est beaucoup plus facile "de casser" le dynamisme des employeurs qui perdent du temps inutilement dans des procédures.


Maintenant, "l'arme de beaucoup de salarié(e)s" est de menacer d'avance leur employeur "des prud'hommes" !!!  : c'est du chantage.


Alors, oui : il est grand temps que cela change.


 

commentaire n° : 23 posté par : jacqueline le: 17/04/2006 19:48:35

Mr FILLON, J'ai lu et relu tous ces commentaires.Sur le fond vous avez certainement raison. Vous avez donné la preuve de vos qualités,dans les résultats concernant les retraites. Et le ministre actuel met en place une partie de vos projets, " exemple" socle commun des connaissances."


Je suis intervenu dans ce débat en espérant une réaction des centrales syndicales, ou tout au moins celle d'un quelconque syndicaliste. Or curieusement, ils ne s'intéressent pas à votre "blog", ou préfèrent s'effacer, voulant profiter pleinement de ce qu'ils considèrent comme un exploit. Je sais, que vous avez un certain respect du syndicalisme, puisque vous me l'avez indiqué au cours d'un rapide buffet campagnard. Pour ma part je reste très réservé devant leur mentalité " d'archéo lutte des classes"


J'ai tenté de les provoquer sans succès. Il est vrai que je ne possède pas leur expérience de la communication, ni de la bénédiction des médias qui les ont sacralisés.


Ils devront pourtant se réformer afin de rester crédibles, car ils sont indispensables à la démocratie. Mais sauront-ils s'adapter au 21ème siècle ??


Louis BOUVET

commentaire n° : 24 posté par : BOUVET le: 18/04/2006 10:56:13
Monsieur Fillon

C'est plutôt nous qui sommes désespérés de voir que rien ne bouge et de constater que les hommes politiques  de tous les bords ne décrivent pas la réalité de la situation aux français.

Pas de vérités qui fâchent car alors cela reviendrait à avouer que depuis trente ans nous sommes mal gouvernés.

Or sans une prise de conscience par les français du poids grandissant de notre dette, de notre système social incompatible avec le vieillissement de la population, de l'énorme poids de la fonction publique, le plus élevé de l'OCDE, de la constante augmentation des prélévements obligatoires, de notre recherche en panne, de l'indigence de nos universités et l'inefficacité de notre système scolaire etc. etc., sans cette prise de conscience donc, aucune réforme en profondeur ne peut être entreprise.

Oui je suis désespéré car je n'ai pas une vision optimiste de l'avenir de la France parce que nos hommes politiques emploient le même discours, les mêmes remèdes depuis trente ans.

Oui je comprends qu'avec cette mentalité d'assistés, de "sécurisés" , il est impossible de procéder à des réformes d'envergure. Et j'ai bien observé que c'est moins le contenu du CPE, une réforme mineure, que la méthode utilisée par le PM qui est la cause de son échec.

Mais ce n'est pas vous personnellement qui êtes en cause car tout le monde dans ce blog reconnait, moi le premier, votre franchise, votre spontanéité et votre savoir faire lors de la, tout de même un peu timide, réforme des retraites.

Enfin, et je termine, si vous arrivez, comme je l'espère, à retouver en 2007 une place importante dans le Gouvernement, permettez-moi de vous dire que ce n'est pas telle ou telle réforme qui va fondamentalement changer les choses, mais la planification stratégique de celles-ci, toute réforme devant être subordonnée à un ensemble cohérent et clairement défini.

Monsieur Fillon, vous et vos amis, saurez-vous nous donner cet espoir?
commentaire n° : 25 posté par : Bordenave-Gassedat le: 18/04/2006 16:33:13

A JACQUELINE commentaires 18 et 23


Vous allez être heureuse d'apprendre de "bonnes nouvelles".


Le nombre de litiges de travail (toutes juridictions) était de 228000 en 1993, il était de 215000 en 2004 .


Rendez vous compte , une BAISSE de 6% !!!


Mieux , chère Jacqueline, nos idoles britanniques ont connus 197000 litiges en 2004 soit une progression de …..33% par rapport a 1998 (150000 cas)


Prenez acte que les seuls litiges pour licenciement sur autres  motifs que motif economique sont passé de 37% en 1993 par rapport aux licenciés de cette catégorie à 26% en 2004. , soit une BAISSE de 11 points.


 


---------------------------------


PS: je n'ai pas bien lu la fin de votre commentaire : que se passe t il , selon vous, quand le président du tribunal (avec sa voix prépondérante) est issu du college patronal ?


Faites nous rire avec un peu d'objectivité.



CHANGEZ-VOUS les idées et faites vous un peu de lecture de rapports ministériels francais et britanniques


les idées et faites vous un peu de lecture de rapports ministériels francais et britanniques

---------------------------------


pour les sources:


http://www.lentreprise.com/downloads/pdf/EtudeMinistereJustice.pdf



tableaux 1 et 6


----



http://www.employmenttribunals.gov.uk/publications/annual_reports/ETSAR00-01.pdf



p21



http://www.employmenttribunals.gov.uk/publications/annual_reports/ETSAR03-04.pdf



p21


commentaire n° : 26 posté par : Eric le: 19/04/2006 11:30:12

Oui, il faut élargir la représentativité des syndicats en mettant fin en particulier au monopole des cinq confédérations, et peut-être en rendant le vote obligatoire à l'intérieur de l'entreprise.


Oui, il faut rapattrier le droit du travail dans les domaines législatifs et conventionnels afin de diminuer l'insécurité juridique tant des employeurs que des salariés.


Oui il faut faciliter le licenciement (ce sera le lot commun de tous de changer d'emploi) en abolissant les notions de faute grave ou de faute lourde. La contrepartie est qu'il faudrait renchérir drastiquement les indemnités de licenciement. Que les entreprises aient besoin de flexibilité est indispensable; qu'elles paient cette flexibilité me paraît économiquement sain; les entrepreneurs qui joueraient trop avec leurs effectifs seraient ainsi pénalisés par rapport à ceux plus prévoyants. Pour avoir du sens cette majoration des indemnités de licenciement devrait grimper très vite dans les trois/quatre premières années d'un emploi pour se stabiliser après (la flexibilité n'a pas à s'appliquer uniquement aux jeunes, ou aux derniers recrutés).


Un tel système ne rend pas obligatoire le renforcement des indemnités de chomage. Au contraire.Il fait peser la charge de la flexibilité sur les entreprises qui en ont besoin et pourrait permettre tout au contraire de limiter les cotisations chomage prélevées sur l'ensemble des salairés (ce pourrait même être l'occasion d'améliorer mécaniquement le pouvoir d'achat de l'ensemble des salariés).

commentaire n° : 27 posté par : mistral le: 19/04/2006 11:40:15
Pourquoi militer pour que les syndicats aient plus de représentativité ? Si plus personne n'y adhère, c'est qu'ils n'ont plus aucune "légitimité" (je parle uniquement du cas français). Donc à quoi bon nourrir des vieux dinausores ingrats ?
commentaire n° : 28 posté par : etiq (site web) le: 19/04/2006 18:54:40

à ERIC, commentaire n° 26


Je vois que vous êtes très bien documenté.


Voyez-vous un responsable d'entreprise n'a pas le temps de se documenter comme vous. Il gère au mieux son entreprise pour péréniser les emplois qu'il procure.


Nous pourrions longuement tergiverser sur les statistiques ...mais nous ne serons jamais d'accord !


Et vous, qui êtes-vous ?


- un procédurier ?


- un fonctionnaire ?


- un syndicaliste ?


- ou les 3 à la fois ?


Mais ce que je peux dire, c'est que vous êtes ridicule et grossier dans vos commentaires :


       - n° 6 , n° 7 ... et la suite


J'arrête là notre dialogue car celui-ci n'est pas constructif à mes yeux et voyez-vous nous n'avons pas les mêmes valeurs.


Je vous suggère avant de tout critiquer de crééer votre entreprise mais vous faîtes certainement parti


 


 

commentaire n° : 29 posté par : jacqueline le: 19/04/2006 19:55:43

Chère jacqueline,


1- syndicaliste ? Allons , restez serieusement , il est d'autres blogs


2- procédurier ? il me semble que certains auraient été inspiré en l'etant notamment en respectant l'esprit de préambules rédigés par un certain senateur de la sarthe......


3- Fonctionnaire ? il est des haut-fonctionnaires qui ont des horaires de chefs d'entreprise.


------------------------------


Vous avez pris votre exemple personnel pour en faire une generalité.


Vous en appelez "tres legerement" a la revision "totale " du code du travail .


Quand on a de telles velleités , on prend soin de se documenter sur l'etat de lieu et non sur les seules rumeurs .


Procédurier ? Si vous entendez par là , méthodique et respectueux du minimum d'objectivité a l'appui de données institutionnelles ? oui.


------------------------


Grossier ? vous m'avez fait peur j'ai cru que vous me traitiez de vulgaire .


Je vous invite a lire le commentaire numero 10. Vous y verrez une suite a un echange normal .


 

commentaire n° : 30 posté par : Eric le: 19/04/2006 22:51:13

Procédurier ? Quand j'entend le tissu d'anneries que nous sert le nouvel adherent Steevy, c'est une necessité .


Avec Miller , ils font la paire. Face aux saoulant maioste, les vitupérations steeviesques menent le niveau de la discussion a des hauteurs affligeantes.


Mais là c'etait encore tres fort: le lofteur nous a conte son histoire economique illustrée, bientot chantée


La Grande-bretagne aurait eu un PIB trois fois inférieur a celui de la France dans les années 70, et il serait maintenant deux fois plus élevé que celui de la meme France.


Mieux la France serait le dernier pays européen (on supposera de l'europe des 15)


-----------------------------------------------


Autant de stupidités (en plus , meme pas contredites ou corrigées par l'invité Eric Brunet) dans un creneau horaire ou la chaine fait 3 millions de telepsectateurs en moyenne, cela mérite d'etre un peu attentif.


---------------------------------------------


La grande bretagne a un PIB par habitant a parité de pouvoir d'achat 6% supérieur a celui de la France en 2004 soit 31400 (contre 29600 pour la france).


La France est devant l'allemagne, l'italie, la grece, le portugal l'espagne . Donc pas de gloire exaspérée mais pas la decheance steeviesque.


Je ne m'arrete pas sur le PIB trois fois inférieur de la GB dans les années 70, par respect pour sa gracieuse majesté et son empire du commonwealth. Happy birthday your majesty !


On rappellera que la dette de 2000 milliards d'euros de la France est a comparer avec une addition britannique de 1990 milliards d'euros.


Les ménages francais sont endettés a hauteur de 66% du PIB , les britanniques viennent de franchir les 100%


-----------------------------------


Il faut d'urgence proposer des cours d'economie pour le nouvel adhérent qui va bien reussir, a ce rythme , a contre performer a force de franche envolée sur des bases mal assises.


"je suis de droite pour des raisons economiques" . il nous etonne le drole. Avec une telle culture , c'est pas brillant qu'il va finir mais carbonisé sous les sunlights du moulin rouge .


Et pendant ce temps les France Europe Express et autres Mots croisées restent a 23h30 dans la grille. C'est vrai que TF1 loge toujours son journal de l'economie de saint Sylvestre a plus d'une heure du matin.....



http://ocde.p4.siteinternet.com/publications/doifiles/012005061G002.xls


commentaire n° : 31 posté par : Eric le: 20/04/2006 00:07:18

Je me trouve en accord avec votre texte. Initiative Européenne et Sociale (IES) est un mouvement de centre gauche qui n'est pas particulièrement proche de l'UMP et de N. Sarkozy....Sur ce thème pourtant je pense que vous êtes dans le vrai.


A vous.


marc d'Héré


http://initiativeeuropeenneetsociale.over-blog.com


 

commentaire n° : 32 posté par : marc d HERE (site web) le: 20/04/2006 09:40:56

Et si on commencait par "précariser les privilégiés" ?


voir http://jdch.blogspot.com/2006/04/le-percolateur-plutt-que-la-bouilloire.html


 

commentaire n° : 33 posté par : jdch (site web) le: 21/04/2006 15:35:30

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=221254&ref_article=2438921
ajouter un commentaire créer un trackback

Calendrier

Décembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus