Le voyage de
La tension est en train de monter au Moyen Orient sous le double effet de la poussée aux élections des fondamentalistes et du renforcement de l’autorité politique et morale de l’Iran dans la région.
Après la victoire du Hamas aux élections palestiniennes, le Président Egyptien envisage sérieusement de repousser de deux ans les élections dans son pays malgré les avertissements de l’administration américaine qui voit dans cette décision la négation de la politique qu’elle mène en Irak c’est à dire l’exportation par tous les moyens de la démocratie à l’occidentale.
L’Iran poursuit méthodiquement sa prise de contrôle de la région en soutenant les mouvements islamistes radicaux, en annonçant une aide financière à la Palestine pour compenser la suspension de celles des américains et des européens et surtout en se dotant d’armes nucléaires et de missiles à longue portée.
Cette montée en puissance de
Les propos cohérents et répétés du Président Ahmadinejad dont le roi de Jordanie m’a confié, il y a quelques semaines qu’ils traduisaient fidèlement le projet politique du régime iranien des Mollahs, ne laissent aucun doute sur la détermination de Téhéran.
La question qui se pose donc désormais à la communauté internationale est comment empêcher la réalisation d’un scénario qui conduit tout droit à une déflagration majeure dont les ondes de chocs ne peuvent pas épargner l’Europe.
Le Président des Etats-Unis vient d’élever la voix en menaçant pour la première fois l’Iran de frappes aériennes si aucune négociation ne s’engage sur l’arrêt du programme nucléaire militaire de Téhéran. Cette menace n’est pas seulement diplomatique. Elle suscite cependant beaucoup d’interrogations : Si les américains sont incontestablement en mesure de conduire des opérations aériennes d’envergure contre l’Iran, ils ne semblent pas capable de les accompagner d’opérations au sol pourtant indispensable pour détruire durablement les installations nucléaires iraniennes. L’importance des moyens mobilisés en Irak et la situation incontrôlable de ce pays ne leur permet pas de dégager les forces considérables qu’exigerait une telle intervention.
Les seules frappes aériennes ne peuvent sans doute pas empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires et des missiles pour les porter. Elles ne feraient que retarder les échéances, ce qui n’est pas forcément inutile au regard des chances de voir les actuels dirigeants iraniens remplacés demain par des hommes plus modérés et plus soucieux du développement et des libertés.
Mais beaucoup d’observateurs s’accordent aussi à penser que ces frappes enflammeraient l’opinion internationale contre les Etats-Unis, en particulier dans le monde arabe, solidariseraient le peuple iranien avec ses dirigeants et exposeraient les troupes américaines en Irak à des représailles meurtrières.
La faisabilité, du point de vue militaire, de ces frappes est très discutée outre atlantique. Les experts ont dénombré au moins 24 sites susceptibles d’abriter des installations nucléaires militaires, la plupart étant profondément enfouies dans le sol. L’emploi de munitions classiques ne serait sans doute que de peu d’effet sur de telles cibles. La presse américaine n’hésite donc pas à évoquer l’usage d’armes nucléaires de faible puissance seules capables de détruire des cibles aussi durcies.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/04/08/AR2006040801082_3.html
Selon de nombreux observateurs la planification de ses frappes serait déjà très avancée. De nombreuses missions de reconnaissances auraient été conduites à l’aide de drones et même de troupes au sol. Des dispositions auraient déjà été prises par les Etats-Unis et leurs alliés britanniques pour sécuriser leurs intérêts en Iran. Bref les bruits de guerre se font de plus en plus audibles.
S’il est incontestable que l’accès de l’Iran aux armes nucléaires et aux missiles à longue portée constitue une menace très sérieuse pour la paix au Moyen Orient et dans le Monde, la perspective d’une nouvelle intervention militaire américaine dans la région n’est pas de nature à nous rassurer. Ne risque-t-elle pas de radicaliser contre l’occident une opinion publique iranienne qui est loin d’être acquise à la vision de l’avenir des Mollahs et qui ne demande sans doute qu’une occasion pour exprimer sa soif de liberté, de développement et de sécurité.
Notre première responsabilité n’est elle pas d’aider tous ceux, en Iran et en dehors d’Iran, qui pourraient permettre l’éclosion du printemps à Téhéran ?
Commentaires
Pour reprendre vos propos cités en guise de conclusion et faisant référence à l’hégémonie Américaine, pensez vous que les interventions militaires françaises en Centrafrique, en Côte d’Ivoire et récemment au Tchad sont de nature à nous rassurer ?. Ne risque-t-elle pas de radicaliser contre la France une opinion publique qui est loin d’être acquise à la vision de l’avenir des chefs d’états Africains et qui ne demande sans doute qu’une occasion pour exprimer sa soif de liberté, de développement et de sécurité.
déjà bien entamée par VGE et Miterrand, continue de sombrer avec J. Chirac…
Notre première responsabilité n’est elle pas d’aider tous ceux, en Afrique, qui pourraient permettre l’éclosion du printemps ? la satisfaction d’un intérêt général ne vaut elle pas mieux que le sacrifice d’un intérêt particulier ?
Merci pour cette vision toujours très juste du contexte international. Vous abordez les problèmes a un bon niveau !
Cher Monsieur,
votre propos me semble incomplet voire inexact sur un certain nombre de points.
Tout d'abord, l'aide annoncée par le gouvernement iranien à la Palestine vise à compenser l'aide israëlienne (50M US$), et non celle des européens et des américains, encore les deux cumulés. Cette erreur n'est pas anodine, d'abord car elle montre que l'Iran n'est pas en capacité de substituer financièrement à l'Occident ; ensuite, que l'on se situe dans la guerre des symboles.
Par ailleurs, vous parlez avec justesse des US et du bouillonnement actuel mais vous minimisez le rôle d'Israël et celui de l'Irak chiite. Israël n'acceptera pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire et agira en conséquence, quel que soit l'avis de la communauté internationale ; c'est ce qui justifie en grande partie l'attitude américaine actuelle et les craintes exprimées alors que le contexte politique interne est au fond assez peu favorable au lancement de frappes aériennes.
Concernant l'Irak, le processus de prise de contrôle, démocratique malgré tout, par la communauté chiite a des conséquences considérables en matière de politique intérieure iranienne. N'oublions pas que ce dernier volet joue un rôle majeur dans la façon sur la nature des déclarations "diplomatiques" de Ahmadinejad.
Je me permettrai enfin d'ajouter un dernier point et d'ouvrir un débat sur les conséquences en terme politique pour la France, si vous en êtes d'accord.
A n'en pas douter, la crise diplomatique va s'accroître et pourrait s'apparenter à ce qu'on a vécu en 2003. Or vous n'ignorez pas qu'il y a des échéances électorales prochainement en France et que lors de la crise précédente, un certain DDV, devenu Premier Ministre depuis, s'était illustré avec brio. Il pourrait à nouveau recommencer. A mon avis, ceux qui l'ont enterré ont un peu oublié que les français s'attachaient particulièrement à la dimension géopolitique des candidats.
Ne croyez vous pas que cette crise diplomatique serait pour lui l'occasion de revenir au centre du jeu ?
Je n'ai pas évoqué le rôle d'Israël car je n'aurais rien pu dire de plus que ce que j'avais déjà écrit ici au mois de Janvier de retour de Jérusalem.
Si une intervention US en Iran est difficile à monter militairement, celle d'Israël l'est encore plus. Il est vrai qu'Israël nous a déjà reservé des surprises...
La France a bien sur un rôle à jouer dans cette affaire. Il dépasse le destin de Dominique de Villepin ou de tout autre. Il suppose surtout un engagement personnel de Jacques Chirac.
Le débat est ouvert...
MC a écrit :
"Un certain DDV , devenu Premier Ministre depuis, s'était illustré avec brio. Il pourrait à nouveau recommencer."
Ce certain DDV n'a fait que redéfinir la politique française pro-arabe et anti-américaine que suit notre pays depuis plus de 40 ans, politique qui nous isole de nos alliés traditionnels sans pour autant raffermir nos positions dans les pays arabes (voir par exemple l'intervention négativiste de Bouteflika ces derniers jours)
Ne croyez-vous pas qu'il serait temps de changer notre fusil d'épaule et de nous tourner vers nos vrais amis et nos véritables intérêts qui seraient plutôt dans le camp de la civilisation occidentale ?
Pensez-vous, Monsieur le Ministre, qu'une réorientation de notre politique internationale est envisageable si Nicolas Sarkozy emporte l'élection présidentielle ?
Avec mes remerciements et l'assurance de toute ma considération.
Bonjour, Mr Fillon
S'il n'y avait qu'une chose que je mettrais au crédit personnel de J.Chirac sur ses 2 mandats ce serait sa décision de nous désolidariser des USA dans la 2 ème guerre d'Irak. Dans son contexte international et suite aux conséquences désastreuses du 1 er conflit qui n'a pas été mené à son terme (peut-être pour de bonnes raisons stratégiques), il ne pouvait s'en suivre que ce que nous observons actuellement : un déséquilibre trés inquiétant de tout le Monde Musulman, dans un désordre absolu qui va à l'encontre de l'intérêt de la paix et des rapprochements nécessaires entre les différentes civilisations.
La preuve avec l'Iran, en particulier, trés grand pays au pouvoir de nuisance évident. Et le Président Ahmadinejad est en train de réussir à fédérer les Perses autour de lui en exacerbant leur nationalisme avec ce problème nucléaire : le sentiment d'humiliation des populations maltraitées face à la communauté internationale est toujours un excellent moyen d'y arriver !
Or, comme vous le soulignez, les Iraniens, au moins les citadins, sont prêts à relever le défi de la modernité et ne rêvent que de liberté dans le respect de leur culture et traditions, ce qui est parfaitement respectable. Ce peuple, évolué et instruit, avait su petit à petit imposer au régime des mollahs une certaine "libéralisation" dans leur vie au quotidien, qui n'a plus rien à voir avec l'obscurantisme des suites de la révolution de 78. J'ai appris dernièrement qu'il y avait à Téhéran une quinzaine de synagogues, entretenues, et des Iraniens de confession juive témoignaient de leur possibilité de pratiquer leur religion librement, et de vivre au sein de la société sans problème particulier! (c'est un peu sidérant, pour un téléspectateur "de base", mais je l'ai vu et entendu !). Comme j'ai vu de jeunes "élèves mollahs" le jour, se transformer le soir en groupes de rock américains, dans des caves calfeutrées et insonorisées quand même ! : le désir de vivre "comme les autres" est bien là !
Il est à craindre que l'affaire des centrales nucléaires mettent un coup d'arrêt bien dommageable à ce mouvement, même si des sanctions économiques sont "seulement" appliquées (ne parlons pas de frappes militaires !!), par l'effet destructeur qu'elles auront sur l'économie de l'Iran seule garante d'une poursuite de cette évolution "libérale".
Antoine Basbous, qui n'est pas le Roi de Jordanie, je vous le concède volontiers (:)), plutôt spécialiste du Monde Arabe mais qui un peu sans doute connaît le Monde Musulman dans son intégralité, déclarait fin 2005 que les mollahs désapprouvaient le Président et qu'ils ne le laisseraient pas aller trop loin pour des raisons économiques justement. Il n'excluait pas qu'un "accident malencontreux" (genre "chute dans un escalier", je cite !) pouvait lui arriver en 2006 : ce serait peut-être en effet une excellente nouvelle pour tous ?
Cordialement
Renaud 72
Les interventions de la France en Centre Afrique, en Côte d'Ivoire et au Tchad ne sont que l'application d'accords signés avec les gouvernements de ces pays. Et en effet, une partie (lesquels ? toujours les mêmes, ceux qui veulent la place, ne soyons pas crédules à ce point !) de la Communauté Internationale que la présence de la France en Afrique dérange, a beau jeu de développer le thème de notre "mentalité colonialiste" : voir le Rwanda !!
Alors, que ne dirait-on pas si nous aidions des Oppositions à ces régimes, reniant par là même ce à quoi nous nous sommes engagés!! D'autant que : que valent les dites Oppositions et leurs leaders ? La situation de cette pauvre Afrique est bien complexe et ne semble pas prête à être résolue de si tôt, avec ou sans nous.
La FRANCE a t'elle les moyens d'interférer dans les affaires du MOYEN ORIENT,avec un président qui est à l'aube de son départ ,un ministre des affaires étrangères qui n' a pas la fibre internationnale.
Ne devrait on pas se consacrer à notre charmant pays qui va si mal avant d'aller se mesurer à des pays qui n'ont que la haine comme vertu.
A ce que je sache ,LA RUSSIE ,les USA se sont fait la guerre froide pendant x années et alors ;la CHINE pense plus à son économie de marché et là parce que l'IRAN aurait la possibilité d'avoir une bombe nucléaire ; vous n'allez pas
Félicitations M. Fillon !
Bravo M. Fillon pour votre lucidité. Tout est dit précisément et justement. Oui, la menace iranienne est réelle et scandaleuse, et oui, une intervention américaine, quoique nécéssaire serait trop risquée. Mais s'opposer aux frappes américaines ne doit pas, ne peut pas, vouloir dire s'aligner sur Ahmadinejad. Cette différence est cruciale.
Et sans trop persifler: lorsque la France s'est opposée à l'intervention en Irak, qui visait uniquement à se défouler après le 11 Septembre, combien de personnes dont le monde ont compris cela comme une défense du droit internationl ? Franchement ?
Lorsque notre président se fait acclamer au Maroc en évoquant le droit international, pense t-il que cela est réellement compris ? Que n'a t-il point demandé en ce cas, M. Chirac, que le Maroc évacue le Sahara occidental au nom de ce même droit ? Sans doute aurait-il été moins acclamé par la foule, qui se souciait bien moins de la "multilatéralité" que de l'honneur d'un frère arabe.
J'aimerais connaître votre point de vue, M. Fillon, sur le bilan de la politique arabe de la France. Imaginez que M.Chirac ait réussi en 2002 à ne pas inscrire le Hamas sur la lite des organisations terroristes: on verrait maintenant nos impôts financer ces assassins...
Car oui, la France a eu cette velléité en 2002. Je vous renvoie à un excellent article d'un site pourtant généralement peu pro-américain et assez antisioniste, www.afidora.com
Leur article s'intitulait "Rayer Israel de la carte: faut-il remercier Ahmadinejad ?",et ils évoquaient cet événement, que M. Gourdault-Montagne n'a jamais démenti du reste.
A cette époque M. Fillon, étiez-vous au courant de ce qui se tramait en coulisse ? Notre politique extérieure est décidément fort peu démocratique.
Je vous remercie en tout cas pour vos posts très éclairants et très juste.
Sylvie,
Yvelines (78)
Je tiens à rectifier une erreur : ce n'est pas Antoine Basbous qui a déclaré ce que j'ai cité dans mon post n° 6, mais François Heisbourg, Directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique : au moment de "cliquer" sur "publier" j'ai su que je disais une bêtise, mais impossible de retrouver le nom de l'auteur de ces propos jusqu'à ce matin !
Rendons à César... et avec mes excuses.
Monsieur Fillon,
alors que je revois des archives de la dernière élection présidentielle,je suis surpris d'entendre cette phrase,prononcée par vous le 21 avril 2002,sur TF1 (et que j'espère vous ne démentirez pas). Je ovus cite:
"Je n'interrompts par Madame Royal car plus elle s'exprimera,plus elle donnera envie aux Français de s'exprimer contre les extrêmes".
Je ne nie pas que cette phrase n'a pas grande importance et ai pu être prononcée sous le coup de l'émotion ou dans le cours d'une argumentation.Elle n'en demeure pas moins révélatrice et j'ai entrepris de la relever,de même que certaines autres prononcées par vous,qui annonçaient ce qu'allait être vos revirements ou vos prises de position ultérieures,
Cordialement,
Julien Tolédano
Il est vrai...il est vrai...Et pourtant cela dénotait chez vous une certaine bonté pour votre interlocutrice.Votre communication ne me laisse pas indifférente(surtout depuis que vous avez quitté le gouvernement et que vous avez repris votre liberté) et j'ai remarqué que vous êtiez enclin à relever les points forts,les caractéristiques,de vos adversaires politiques de gauche,comme l'ont montré d'autres interventions plus récentes.Vous ne semblez pas les mépriser et je pense que cela provient de votre itinéraire aux côtés de Philippe Séguin (Philippe Séguin a su être fair play et connaître ses adversaires,ainsi en 2000-2001 à Paris)
Quand je parle de vos revirements,je voulais dire plutôt votre évolution personnelle,qui je pense-et je l'espère-est correlée à l'évolution de votre perception de l'état de la France.
Sur cette dernière,toutefois,je ne vous rejoins pas,très clairement... mais reconnaît que vous ne succombez pas à des discours déclinologues...
La France a t'elle intérêt à mener une politique étrangère autonome ?
Personnellement je ne crois pas. Je pense que nous aurions intérêt à contribuer à construire plus activement une politique étrangère commune à l'Union Européenne. A agir dans cette instance pour défendre les intérêt de la France mais apparaitre à l'étranger comme une composante de l'Europe.
Qu'avons nous gagner à nous opposer comme nous l'avons fais à notre traditionnel allié américain en 2002 ? Aujourd'hui la plupart de nos anciennes colonies nous déteste. Nous soutenons des régimes dictatoriaux car juger amis et dans le même temps nous défendons la démocratie et le droit à l'autodétermination des peuples.
Je comprend que ma proposition puisse choquer certain y voyant un renoncement à droit souverain de la nation. Mais soyons pour une fois pragmatique et non passionné. La France n'a pas un poids économique ou militaire suffisant pour faire entendre sa voix dans le monde. Comme la plupart des autres pays européen. Donc si l'union fais la force, unissons nous sur ce domaine également.
La politique étrangère ne peux se justifier uniquement par le besoin de conserver un carré réservé aux présidents en mal de reconnaissance sur la scène intérieure !
Monsieur
je sais que cela n'est pas en rapport direct avec le sujet, mais bon.
mardi 3 mai, sera présenté le projet de loi sur l'immigration. Je souhaite porter à votre connaissance un commentaire que je trouve tres pertinant concernant ce sujet. il ce trouve sur le blog de Monsieur LE POULAIN (maire d'Avon).
http://jplp.typepad.com/jplp/2006/04/convention_pour.html#comments
j'avou ne pas avoir pris encore connaissance du contenu de la proposition de loi, mais les points soulevaient par ce commentaire sont à mon avis à prendre en compte.
Monsieur,
le nucléaire est acctuellement au coeur de l'actualité. outre l'IRAN, demain c'est les 20 ans de la catastrophe de Tchernobyl, et la remise à jour de risque du nucléaire . pourtant de nombreux payé par de construire de nouvelles centrale, soit pour remplacer les anciennes soit pour construire de nouvelles. On pretexte que cette énergie est plus propre (gaz à effet de ser) que les produit comme le pétrole et le gaz naturel. produit qui ne sont pas sans limite et surtout de plus en plus cher.
pourquoi ne pas aidait la recherche (qui fuit notre pays) pour déveloper une énergie propre. le vent et le soleil sont une sources d'energie. les voitures électrique exsitent depuis plusieurs décennie.
souhaitons nous des déchets radioactifs qui ont un sicle de nocivité tres long, ou des produits poluants, à des énergie qui ont fait leur preuvent.
Je ne vois pas d'issue pour cette crise. D'autant que les discours d'aujourd'hui sont de nature à inciter à la violence plus qu'à la dissuader. Ne revenons pas à un systeme de guerre froide qui pourrait cette fois vraiment mal tourner.
Le printemps de Prague s’est terminé sous les chenilles des chars soviétiques ; le printemps de Pékin s’est terminé place Tien an Men. La communauté internationale n’a bien sur pas bougé face à ces deux poids lourds.
Il y a fort à craindre qu’un printemps de Téhéran se termine sans succès et dans un bain de sang.
La menace iranienne est d’une gravité extrême et les fondamentalistes au pouvoir ne seront pas calmés dans leurs ardeurs par la politique intérieure (les étudiants n’ont pas le même poids qu’en France…) pas plus que par un blocus économique ou par des initiatives diplomatiques. Il semblerait bien qu’il n’y ait de solution que guerrière.
Le recours à des armes nucléaires, fussent-elles stratégiques, serait sans nul doute un précédent extrêmement fâcheux, surtout si des boucliers humains étaient à nouveau utilisés.
Le bourbier irakien nous montre également les limites d’une force multinationale dans une intervention conventionnelle, surtout quand les opinions publiques des pays participants ne sont pas prêtes. Si l’on excepte la Chine, le seul pays qui dispose d’une armée suffisante en moyens humains pour mener une action terrestre semble aujourd’hui être la Turquie, avec l’appui indispensable des moyens matériels et logistiques européens et américains. Ce pourrait être pour elle un moyen d’acheter son entrée dans l’Europe … mais le parti religieux est également au pouvoir …
Dans tous les cas, le monde islamique partirait en guerre sainte contre l’occident. Est-on prêt à payer le baril 100 USD et plus ??
On peut se plaire à rêver que les services occidentaux et israéliens disposeraient de renseignements suffisamment fiables et précis, plus fiables en tous cas que ceux qui ont conduit à l’aventure irakienne, pour permettre des opérations commandos d’envergure par des forces spéciales qui, à n’en pas douter, ont déjà des éléments sur le terrain… Mais l’Iran n’est pas Entebbé, Kolwezi ou même l’Irak !
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Bonjour,
A Garges-lès-Gonesse, il se dessine une alliance étrange entre le socialiste Dominique Strauss-Kahn et la mairie UMP dirigée par Nelly Olin à travers le maire Lefevre.
Cette alliance prendra forme dès lundi où Strauss-Kahn défendra publiquement un projet d'urbanisme avec le maire UMP de Garges.
Voici la réaction que j'ai publiée sur mon blog à l'occasion : http://yassine.ayari.free.fr/articles/dsk.htm
au plaisir de partager vos réactions!!!