Laurent Zecchini signe dans « le Monde » du 25 mai un article très intéressant sur « l’irakisation » de l’Afghanistan.
Après l’attaque qui a fait deux victimes parmi les forces spéciales françaises, l’inquiétude grandit chez les militaires français qui constatent que les Talibans agissent désormais sur deux registres : celui du terrorisme mais aussi celui de la guérilla avec des méthodes de combat sophistiquées. Ils se sont endurcis au contact des forces occidentales et loin de baisser les bras, ils redoublent d’activité.
Les opérations massives de l’ISAF pour éradiquer la culture du pavot font basculer les paysans dans le camp de Talibans. La corruption du gouvernement Afghan et de son administration, le jeu trouble des services de renseignements Paskitanais contribuent à aggraver la situation militaire.
L’Histoire nous a enseigné que l’Afghanistan ne peut être soumis. Comment donc obtenir l’adhésion des peuples auxquels nous sommes venus prêter assistance. Cette question est fondamentale car elle conditionne toute notre réflexion sur l’organisation de notre défense et sur l’architecture d’une défense européenne.


