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Aujourd’hui, assemblée générale des « Fermiers de Loué ».
Depuis vingt ans je n’ai jamais manqué ce rendez vous annuel des éleveurs de volailles de Loué qui rassemble près de deux mille personnes engagées dans ce qui constitue l’un des plus beaux succès agricoles en France.
Le premier producteur de volailles Label Rouge de France est né de l’association de quelques éleveurs visionnaires qui avaient compris avant tout le monde que la qualité, la tradition alliées à une organisation économique rationnelle seraient les clés de la réussite sur des marchés en pleine évolution.
Les Fermiers de Loué viennent d’affronter la crise de l’influenza aviaire. Ils ont du réduire leur production, fermer des bâtiments d’élevage et développer des trésors d’imagination pour tenter de contrer la psychose absurde qui s’était emparée des consommateurs.
Pourra-t-on tirer les enseignements de cette crise ?
Ici, sur ce blog, j’avais déjà dénoncé l’irresponsabilité des commentateurs et l’amateurisme de la communication publique qui ont conduit à créer une panique chez les consommateurs qui n’avait aucune raison d’être.
Les rumeurs les plus folles circulaient. Les chiffres les plus effrayants étaient avancés sur le nombre des victimes de ce virus qui, pourtant ne présentait qu’un risque infime de transmission à l’homme.
Comme lors de la crise de la vache folle les principales victimes de cette folie médiatique ont été les éleveurs qui se battent déjà avec des charges qui croissent beaucoup plus vite que leurs prix de vente.
Serons nous capable de mettre en place avant que ne survienne une nouvelle crise sanitaire des méthodes, des instruments et des procédures de gestion de crise qui permettraient d’éviter de transformer des rumeurs, des risques potentiels infimes en catastrophes économiques ?
Une structure de gestion de crise regroupant tous les acteurs concernés et associant étroitement les médias devrait se mettre en place dès les prémisses de la crise et utiliser des procédures soigneusement validées pour donner des informations précises et complètes, pour assurer l’unité de langage des émetteurs de messages, pour valider les mesures proposées par les pouvoirs publics, pour réagir en temps réel aux fausses informations qui se propagent à la vitesse de l’Internet.
Beaucoup de responsables publics ont perdu une occasion de se taire dans cette pénible affaire. L’application stupide du principe de précaution et la crainte de prendre une mauvaise décision les ont conduit à se défausser au détriment de dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui font consciencieusement un travail qu’ils aiment et qui bien souvent leur permet à peine de vivre. En ont-ils conscience ?
Un élève de Sciences po Paris, militant contre l'Unef au sein de l'IEP.
Salutations cordiales M.FILLON.
S'il ne s'agissait que des journalistes du secteur privé, ils auraient, à l'extrême rigueur, l'excuse de devoir produire "pour plaire à leur lecteurs" (ce qui conditionne l'audimat et donc l'équilibre financier de l'organne de presse).
Mais il s'agit aussi (et peut-être surtout ...) des journalistes du "service public" (France Inter, France Télévision, etc ...). Eux, ils n'ont pas cette excuse ... Ils ne sont pas soumis à cette contrainte de l'audimat. On est en droit d'exiger qu'ils produisent un discours responsable. Sinon, à sert-il de payer une redevance?
Ce matin encore, sur France Inter, j'ai entendu un de ces mannequins parler des procédures "accusatoire" et "inquisitoire" (au sujet de la réforme de la Justice). Croyez vous qu'il aurait pris la peine d'expliquer, en 30 secondes, la différence entre les deux? Non, bien sûr! Car, pour expliquer, il faut d'abord comprendre ...
Voila un problème bien délicat à gérer pour les autorités, quand il se présente ! La "vache folle" et le sang contaminé ont laissé des traces ? Sans doute. Et comme vous le faites remarquer, avec les nouvelles sources d'"informations" planétaires et immédiates, il est devenu bien difficile de contrôler LA bonne info !
Comment éviter que les populations ne s'inquiètent en voyant les moyens mis en oeuvre pour éviter une pandémie, et comment ne pas les mettre en oeuvre, au risque de se retrouver devant une situation ingérable ?
Je crois que ce sont nos concitoyens qu'il faut changer (ce n'est pas gagné :-)) : on nous a quand même expliqué en long et en large que nous ne risquions rien à consommer de la volaille, même contaminée, pour peu qu'elle soit cuite !! Et je connais peu de gens qui mangent du poulet, de la dinde ou du canard cru ! Et que le seul danger était éventuellement pour les éleveurs en contact rapproché avec leurs animaux malades ! Et que la maladie ne se transmettait pas entre humains ! Et nous avons eu le nb de victimes dans le Monde : peanuts !
Nous sommes dans une société totalement irrationnelle, et il est vrai que parfois les autorités ont vite fait "d'ouvrir le parapluie"plutôt que de se comporter en responsables , mais tout de même, l'analyse de Luc Ferry que j'avais lue en avril dernier me semble trés juste :
."..nos sociétés modernes sont sans cesse traversées par une nouvelle passion démocratique : la peur. A vrai dire, nous avons peur de tout : de la vitesse, de l'alcool, du tabac, de la côte de boeuf, du poulet, des délocalisations, des OGM, de l'effet de serre, de la mondialisation, de l'entreprise, du travail, de l'ouverture à l'Europe, j'en passe et des meilleures...Chaque année, une nouvelle peur s'ajoute aux anciennes..."
A quoi est-ce dû ? Et c'est vrai jusqu'au comportement des consommateurs, dés qu'il y a par exemple le moindre risque de conflit des routiers : immédiatement panique dans les stations service, dans les supermarchés où on charge 10 l d'huile, 20 kgs de sucre, 30 packs de lait etc etc...C'est totalement incompréhensible et sidérant. Comme si l'Etat allait laisser faire des blocages susceptibles de nous laisser sans rien !
Alors, la grippe aviaire, vous pensez ! Les autorités peuvent sûrement mieux communiquer, plus complètement et en contrôlant mieux les informations, mais éviter totalement une catastrophe financière comme celle qu'ont vécu les éleveurs, j'en doute !
Monsieur Fillon,
"...sur le risque infime de transmission à l' homme" : je suis assez sceptique. Si vous parlez de l' influenza aviaire, d' accord, mais quand au risque de pandémie, de transmission du virus à l' homme, rien ne nous indique qu' il est moindre, d' autant plus qu' on ne peut absolument pas prévoir quand le virus pourrait muter. Si, et bien si cela devait arriver, il est clair que la panique au sein d' une foule (due à la non-préparation "psychologique", aux messages des médias, et l' information qui doit rester avant tout sanitaire , plus que politique) peut devenir davantage catastrophique , puisqu' on aurait de la difficulté à "cibler" le virus.
Psychose absurde oui, mais absurde surtout parce que les éleveurs perdent beaucoup, quoiqu' ils aient des "primes" en France lorsqu' une maladie atteint leur élevage. Je ne sais pas si tous ont été indemnisés, mais s' ils ne l' ont pas été, l' erreur doit bien provenir de la gestion de l' information, et surtout dans les médias . Ce qui prouverait que l' endémie n' est pas si grave.
Car c' est quand même incroyable dans les journaux, de tous les pays, dès qu' un soupçon de maladie aviaire se présente, avant d' attendre les résultats, les médias jouent déjà sur la peur des gens, avant même de savoir si telle volaille ou canard a été infecté.
Espérons seulement que l' Europe sera bien préparée et que la politique politicienne ne vienne pas pointer le bout de son nez dans cette affaire de santé avant tout.
Vous êtes un des seuls politicien à vous être exprimé sur ce sujet en France (ou alors je n' ai pas tout entendu), et d' une manière objective. Mais j' avoue que je ne suis pas certaine d' avoir bien compris votre phrase au sujet du risque infime.
Monsieur Fillon,
"...sur le risque infime de transmission à l' homme" : je suis assez sceptique. Si vous parlez de l' influenza aviaire, d' accord, mais quant au risque de pandémie, de transmission du virus à l' homme, rien ne nous indique qu' il est moindre, d' autant plus qu' on ne peut absolument pas prévoir quand le virus pourrait muter. Si, et bien si cela devait arriver, il est clair que la panique au sein d' une foule (due à la non-préparation "psychologique", aux messages des médias, et l' information qui doit rester avant tout sanitaire , plus que politique) peut devenir davantage catastrophique , puisqu' on aurait de la difficulté à "cibler" le virus, organiser le confinement humain...
Psychose absurde oui, mais absurde surtout parce que les éleveurs perdent beaucoup, bien qu' ils aient des "primes" en France lorsqu' une maladie atteint leur élevage. Je ne sais pas si tous ont été indemnisés, mais s' ils ne l' ont pas été, l' erreur doit bien provenir de la gestion de l' information, et surtout dans les médias . Ce qui prouverait donc que s' ils ne l' ont pas été, c' est que l' endémie n' était pas si grave.
Car c' est quand même incroyable dans les journaux, de tous les pays, dès qu' un soupçon de maladie aviaire se présente, avant d' attendre les résultats des laboratoires, les médias jouent déjà sur la peur des gens, avant même de savoir si telle volaille ou canard a été infecté.
Espérons seulement que l' Europe sera mieux préparée et que la politique politicienne ne vienne pas pointer le bout de son nez dans cette affaire de santé avant tout.
Vous êtes un des seuls politicien à vous être exprimé sur ce sujet en France (ou alors je n' ai pas tout entendu), et d' une manière objective. Mais j' avoue que je ne suis pas certaine d' avoir bien compris votre phrase au sujet du risque infime.
(Merci de publier ce commentaire, plutôt que l' autre)
Cordialement.
Si vous vouliez parler du risque infime à manger de la volaille, là je suis d' accord, quoiqu' on n' en sache jamais rien sur le long terme.
Pour le reste, le risque est bien là puisqu' on n' en sait rien sur comment il muterait, s' il y a des similitudes avec la maladie de 14-18, la proximité avec les volailles fait des victimes etc.
Donc, le danger vient des pays les plus pauvres, les plus démunis, comme d' habitude, et on peut compter sur leurs dictatures pour nous informer du pire ! Mais aucune raison de paniquer pour l' instant, c' est vrai. La technique est là...
C' est tout de même pas aisé de paniquer raisonnablement (si et seulement si cela adviendra).
Loué soit le poulet de Loué.
(J ai apprécié votre intervention à Saint Mandé ou vous serez toujours bienvenu.)
Cordialement.
N'est il pas possible qu'ils soient encadrés par des gens compétents qu'on nomme scientifiques avant de créer des psychoses non fondées ?
N'ont ils pas obligation de révéler vérités et non ouies dires ?
Comment peuvent ils être crédibles quand ils disent des âneries régulièrement ?
Sommes nous obligés de payer une redevance devant tant d'incompétence ?
Ne serait il pas possible de leur donner des cours de vocabulaire pour éviter l'utilisation mal appropriée de terme comme "pandémie" ?
Les médias sont source de désinformation, dommage de penser que nous sommes manipulés
Armelle,
Mais nous sommes manipulés par les médias tous les jours et sur tous les sujets : soit c'est de la malinformation soit de la désinformation ce qui n'est pas la même chose au niveau juridique et de la presse. Les médias ne nous montrent que ce qu'ils veulent et alimentent la psychose notamment sur des sujets complexes qu'ils ne connaissent pas comme le problème du poulet.
Pour ma part, je ne mange que du poulet fermier acheté chez mon boucher ou le poulet LOUE en grandes surfaces depuis de nombreuses années et la psychose orchestrée par les médias ne m'a pas fait changé d'habitude. Au début , les 15 premiers jours j'ai essayé de comprendre comme tout le monde ce qui se passait et évité d'en manger mais dès que j'ai senti que le risque était minime j'ai racheté mon poulet LOué comme toujours et je ne suis pas malade .
Rappele toi lors de la vache folle c'était pareil les journalistes ont envelimé la psychose de sorte que les gens ne mangeait plus de viande rouge... Chez moi aussi, mes parents n'en achetaient plus, on ne mangeait presque plus de viande alors que celle acheté chez notre boucher habituel n'était pas contaminée.
Bref vive le poulet LOué et ne succombons pas à la psychose
Cordialement
Psychose des consommateurs, certainement, par contre, je n'ai pas vu d'informations publiques qui puissent les inciter à s'abstenir de manger de la volaille.
Au contraire, j'avais le sentiment que tout était fait pour que le consommateur puisse être rassuré, dans la mesure où l'on ne pouvait douter de la qualité de la viande proposée dans les magasins. Mais comme à l'époque de la "vache folle", une partie de la population a paniqué en mettant en doute toute la volaille, en dépit des efforts faits. Je préfère que ça soit géré en toute transparence, même si je me désole que de nombreux consommateurs n'arrivent à comprendre l'information qu'on leur fait parvenir...
Personnellement je n'ai rien changé à mes habitudes poulets de Loué, poulets bio, poulets fermiers X ou Y... En effet, j'ai le sentiment que vous avons été bien informés... hélas, certains consommateurs ont préféré ne pas consommer en attendant ...
Il y a eu pire : la vache folle !! Quand les médias ont commencé à déballer cette triste histoire : des vaches devenues folles car devenues carnivores via les farines animales (cupidité, stupidité d'un système, incompétences/insouciances de cette filière professionnelle...)!!! Je n'ai plus mangé de viande rouge...