François Fillon, Premier ministre est l'invité du JT de TF1
Interview du Premier Ministre, François FILLON
Laurence FERRARI
Beaucoup de questions ce soit et peut-être des réponses puisque le Premier ministre est sur TF1 après cette journée de manifestations dans toute la France. Bonsoir Monsieur FILLON.
François FILLON
Bonsoir Madame FERRARI.
Laurence FERRARI
Entre 1,2 million et trois millions de Français sont donc descendus dans la rue afin de protester contre votre politique qu’il juge insuffisante afin de maintenir l’emploi et le pouvoir
d’achat, est-ce que vous pouvez ce soir annoncer ou pas un nouveau plan de relance ?
François FILLON
Certainement pas un nouveau plan de relance, Madame FERRARI. Moi j’écoute les Français tous les jours, ceux qui ont manifesté aujourd’hui et qui étaient nombreux et qui expriment une inquiétude
qui est très légitime face à une crise qui est une crise mondiale, une crise d’une très grande gravité, mais surtout…
Laurence FERRARI
Vous les rencontrez dans la rue ou à travers la télévision ?
François FILLON
Mais surtout j’agis et je les protège, j’agis pour les défendre et pour les protéger. Parce que contrairement à ce que disait madame AUBRY il y a quelques instants qui voudrait faire croire
qu’on est dans une crise française où ce qui serait en cause c’est la politique conduite par le gouvernement en matière économique, nous sommes dans une crise mondiale. Pour la première fois
depuis 1945, il n’y aura pas de croissance dans le monde, il y aura une récession en 2009. Aujourd’hui, la consommation s’effondre aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne, en Espagne, elle
tient d’ailleurs plutôt un peu mieux en France, et notre rôle ça n’est pas d’inventer des conflits franco-français qui n’existent pas, c’est de prendre des mesures pour faire en sorte que la
France traverse cette crise. Alors on a commencé…
Laurence FERRARI
Il ne se passe rien en France selon vous ?
François FILLON
Bien sûr que si on a les effets de la crise en France comme tous les autres pays mais c’est en prenant des mesures qui permettent de faire face à une crise mondiale qu’on peut réussir à
protéger les Français. On en a déjà pris beaucoup de mesures et ces mesures commencent à se mettre en œuvre, il faut aussi attendre, puisque vous avez parlé du plan de relance, qu’il produise
des effets. Les effets du plan de relance ce sont des emplois qui vont être sauvés ou qui ont déjà été sauvés. On a pris des mesures pour aider la trésorerie des entreprises, pour donner du
travail aux entreprises à travers la commande publique. On a pris des mesures pour permettre au chômage partiel d’être étendu et mieux indemnisé pour que les entreprises retardent le plus
possible le moment de mettre en place des plans sociaux. Mais dans une crise de cette ampleur-là il y a des situations où les restructurations sont quand même nécessaires.
Laurence FERRARI
C’est-à-dire les suppressions d’emplois sont nécessaires ?
François FILLON
C’est-à-dire des suppressions d’emplois, une entreprise qui n’a plus de marché parce que le secteur automobile est en train de s’effondrer dans tous les pays autour de nous, elle est bien
obligée de se restructurer. Si elle ne se restructure pas elle disparaît définitivement. Et donc…
Laurence FERRARI
Donc c’est normal que CONTINENTAL, par exemple, prévoit des suppressions d’emplois et ferme…
François FILLON
CONTINENTAL ce n’est pas un très bon exemple parce que CONTINENTAL est une entreprise qui ne respecte pas ses responsabilités sociales. Et justement le rôle du gouvernement, une fois qu’on a
utilisé tous les moyens possibles pour empêcher qu’il y ait des licenciements, pour permettre aux entreprises de continuer à se développer, c’est, un, de veiller que les restructurations sont
justifiées sur le plan économique, et si elles ne le sont pas c’est de les empêcher. Si elles sont justifiées…
Laurence FERRARI
C’est ce que vous allez faire pour CONTINENTAL ?
François FILLON
Si elle n’est pas justifiée sur le plan économique, c’est un sujet qu’on a commencé à aborder avec la direction de CONTINENTAL. Deuxièmement, de veiller, quand elles sont justifiées, que les
entreprises assument bien toutes leurs responsabilités sociales, et en l’occurrence s’agissant de CONTINENTAL ça ne semble pas être le cas. Et puis, enfin, avec les partenaires sociaux parce
que le dialogue avec les partenaires sociaux est continu, j’entendais dire « il faut reprendre le dialogue » mais le dialogue est continu, il ne s’est jamais arrêté. On a décidé
ensemble d’améliorer l’indemnisation du chômage, on a décidé ensemble de mettre en place un dispositif d’extension des contrats de transition professionnelle, une réforme de la formation
professionnelle, mais surtout, sur la proposition de la CFDT, un Fonds d’investissement social qui est déjà doté de trois milliards d’euros et que l’Etat abondera au fur et à mesure des
besoins. Et l’objectif de ce fonds qu’on va gérer avec les partenaires sociaux c’est d’intervenir, comme le disait François CHEREQUE à l’instant, au cas par cas, entreprise par entreprise, pour
mettre en place des solutions individuelles pour qu’aucun Français…
Laurence FERRARI
ça ce sont des décisions qui ont été annoncées le 18 février dernier…
François FILLON
Bien sûr, mais qu’il faut mettre en œuvre maintenant.
Laurence FERRARI
Aujourd’hui, il y a une nouvelle mobilisation, il y a trois millions de personnes, peut-être un million de personnes dans la rue…
François FILLON
Une nouvelle mobilisation qui d’ailleurs avait été annoncée avant même que les mesures aient été décidées dans la conférence. Mais, vous savez, la mobilisation…
Laurence FERRARI
Est-ce que vous êtes prêt à négocier sur la hausse du SMIC par exemple ?
François FILLON
La mobilisation ne résoudra pas les problèmes de la crise mondiale et la hausse du SMIC, ce n’est pas la priorité dans une crise aussi grave que celle que nous rencontrons. La priorité c’est de
faire en sorte que le maximum de Français continue à toucher un salaire, la priorité c’est la mobilisation pour l’emploi, c’est de sauver les emplois. Et donc nous allons avec les partenaires
sociaux mettre en place un comité de suivi qui chaque mois se réunira pour vérifier que les mesures que nous avons prises d’abord sont appliquées, ensuite qu’elles sont efficaces, et, le cas
échéant, s’il faut adapter ces mesures on les adaptera. Vous savez, le gouvernement n’a pas de tabou, le gouvernement n’est pas fermé, il entend ce que disent les uns et les autres, ceux qui
manifestent et ceux, plus nombreux, d’ailleurs qui ne manifestent pas, mais le gouvernement a le devoir d’être responsable. On a avec les mesures de relance qui ont été décidées doublé le
déficit public de notre pays cette année. Je pense que tous les Français comprennent qu’on ne peut pas aller au-delà et qu’aller au-delà ça serait non seulement commettre une erreur et une
faute pour les générations futures mais ça serait surtout empêcher la reprise. Parce qu’il y a des signes de reprise économique pour l’année 2010, on voit que le marché immobilier, par exemple,
recommence…
Laurence FERRARI
C’est là que vous situez la fin de la crise, début 2010 ?
François FILLON
…recommence à frémir. J’ai entendu monsieur TRICHET, qui n’est pas habituellement très, très optimiste, nous dire que la reprise était pour le début de 2010. C’est ce que pense aussi le
gouverneur de la Banque centrale des Etats-Unis. Si on veut saisir immédiatement cette reprise il faut aussi que la France n’augmente pas son endettement au-delà du raisonnable…
Laurence FERRARI
Donc concrètement…
François FILLON
…et prenne des mesures d’amélioration de sa compétitivité.
Laurence FERRARI
Pas de hausse du SMIC, pas de prime de 500 euros comme le propose Martine AUBRY ?
François FILLON
Nous avons au début du mois d’avril, les Français vont recevoir, tous les ménages les plus modestes, une prime de 200 euros qui est une prime en avance sur le revenu de solidarité active. Six
millions de Français vont voir leur impôt sur le revenu diminuer en 2009 des deux tiers. Et puis on aura au mois de juillet la mise en œuvre du revenu de solidarité active qui va apporter un
complément de revenu mensuel, mensuel, en moyenne de 110 euros aux familles qui en ont le plus besoin.
Laurence FERRARI
Monsieur le Premier ministre, il y a un fort sentiment d’injustice sociale aujourd’hui dans notre pays. Par exemple, le bouclier fiscal qui bénéficie majoritairement aux plus hauts revenus,
pourquoi ne pas le suspendre ?
François FILLON
Madame FERRARI, il est normal que les gens qui gagnent beaucoup d‘argent participent de façon très importante à la solidarité. Seulement il faut que tous les Français sachent que c’est en
France que le niveau des impôts est le plus élevé dans le monde. Et la sortie de cette crise ne passe pas par la fuite des capitaux et elle ne passe pas non plus par l’augmentation des impôts.
Tout le monde comprend…
Laurence FERRARI
Mais par la justice sociale ?
François FILLON
Mais la justice sociale ce sont les mesures que nous prenons pour aider les plus défavorisés, c’est les six millions de ménages qui ne paieront pour certains pratiquement pas d’impôt en 2009,
il est normal que les riches paient des impôts, que les gens qui gagnent beaucoup d’argent paient des impôts. Ils en paient dans notre pays avec le bouclier fiscal 50% de leurs revenus,
c’est-à-dire qu’ils travaillent un jour sur deux pour l’Etat. Nous sommes dans un espace européen, l’Allemagne, qui est notre grand concurrent, a un bouclier fiscal à 50%, l’Espagne, socialiste
de monsieur ZAPATERO, a supprimé l’impôt sur la fortune. Nous, nous avons le devoir de rester avec des règles qui soient des règles qui ne soient pas confiscatoires et la justice joue dans les
deux sens.
Laurence FERRARI
D’accord. Les heures supplémentaires, est-ce que vous ne pensez pas aussi qu’il faut suspendre cette défiscalisation ?
François FILLON
C’est vraiment un faux problème parce que les heures supplémentaires marchent quand il y a de l’activité économique. En ce moment, l’activité est très ralentie, donc il n’y a pas d’heure
supplémentaire ou très peu d’heures supplémentaires, donc cette mesure ne coûte pas grand-chose au budget de l’Etat. Et quand l’activité économique va repartir, fin 2009 ou début 2010, si on
n’a pas l’instrument des heures supplémentaires on démarrera moins vite que les autres. Parce qu’une entreprise qui vient de licencier, qui a dû se restructurer, elle ne réembauche pas
immédiatement avant d’être sûre d’avoir les carnets de commandes et l’activité nécessaire. Donc les heures supplémentaires, ça sera un instrument très, très efficace de la reprise
économique.
Laurence FERRARI
Est-ce qu’il faut baisser les salaires des grands patrons, vous l’avez demandé au MEDEF qui a dit, Laurence PARISOT, « nous on ne peut rien faire » ?
François FILLON
En tous cas il faut qu’une partie du patronat qui n’a pas l’air de comprendre la gravité de la situation et le sentiment d’injustice que vous évoquiez à l’instant cesse de se servir des
salaires astronomiques et surtout des parts variables qui devraient compte tenu de la situation économique être variables à la baisse. Donc on a dit très clairement au patronat « ou bien
vous prenez les mesures nécessaires pour qu’il n’y ait plus ces situations inacceptables ou bien on légiférera ». J’ai donné à madame PARISOT jusqu’au 31 mars pour faire de
propositions : si au-delà du 31 mars il n’y a pas de proposition, oui alors on légiférera sur cette question.
Laurence FERRARI
De nombreux téléspectateurs de TF1 qui ont réagi sur le site de tf1.fr craignent une radicalisation du mouvement. Est-ce que vous aussi vous la redoutez ?
François FILLON
Il faut que tous les Français comprennent que face à une crise extérieure aussi grave, ce qui compte c’est le rassemblement des Français, ce n’est pas la division. C’est pour ça que je dis à
l’opposition, qui veut faire croire que la crise est une crise française, qu’elle ne rend pas service à notre pays.
Laurence FERRARI
Les élections européennes auront lieu au mois de juin, vous ne craignez pas que ce soit un vote sanction pour votre gouvernement ?
François FILLON
Ecoutez, d’ici les élections européennes il se passera beaucoup de temps, il y aura un grand débat sur la place que l’Europe joue dans la défense de l’emploi dans nos pays dans la zone euro en
particulier. Je suis convaincu que les Français verront à travers la présidence française qui a été un vrai succès, saluée par l’ensemble des peuples européens, que l’Europe nous protège quand
il y a un leadership comme celui que le président de la République a su mettre en œuvre.
Laurence FERRARI
Un dernier mot, le pape Benoît XVI a évoqué le préservatif qui, selon lui, aggraverait le problème du sida. Qu’est-ce que vous en pensez personnellement ?
François FILLON
Ecoutez, je pense que le pape est un théologien mais tout ne peut pas être réduit à la théologie. Il faut préserver la vie, c’est une priorité absolue, il faut se protéger soi-même et il faut
protéger les autres, c’est le seul message qui vaille aujourd’hui surtout quand on voyage en Afrique dans un continent qui est aussi frappé par cette terrible maladie.
Laurence FERRARI
Merci beaucoup Monsieur le Premier ministre d’être venu ce soir sur TF1 après donc cette journée de manifestations en France.
vous avez raison toutes ces greves et manifestations meme si elles sont compréhensibles, ne doivent pas saborder les secteurs qui fonctionnent actuellement , la crise doit etre le moment pour le gouvernement de se diriger vers une société vertueuse.
Une des meilleures armes de la France dans la compétition internationale est l'attractivité de notre territoire. La France est le pays du monde le plus visité. Nous recevons chaque année plus de 70 millions de visiteurs. Plus que notre population. Notre art de vivre, notre culture les attirent. Nous sommes l'une des premières terres d'accueil d'investissements étrangers. Nous pouvons mettre à profit cette situation en revoyant notre système de taxation des revenus et en encourageant nos visiteurs à passer plus de temps dans notre pays, et à y créer des richesses.
Cet atout doit nous aider à garder en France nos meilleures entreprises, leurs centres de décision ainsi que les talents exceptionnels issus d'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde et à attirer les investissements et les cerveaux venus de tous les coins d'Europe et du monde. Une arme simple mais réaliste : abolir l'impôt sur le revenu (IRPP) en France. La meilleure façon d'y parvenir est de faire payer l'impôt à ceux qui dépense leur argent en France et non à ceux qui le gagnent en France. Cela revient à supprimer l'impôt sur le revenu.
Irréaliste ? La moitié des Français ne paient pas d'impôt sur le revenu. Il est temps que l'autre moitié les rejoigne. L'idée paraît farfelue et réactionnaire mais si vous prenez le temps d'aller au bout de cet article, vous comprendrez que cette idée est à la fois praticable, socialement juste et efficace. La France est même le pays au monde qui aurait le plus à y gagner en l'appliquant.
Avant l'ère de la mondialisation, des économies nationales très fermées et règlementées permettaient un contrôle facile des sources de génération des revenus. Depuis la dérèglementation des marchés, la chute des barrières géopolitiques et la mondialisation de l'économie, il devient de plus en plus facile de gagner son argent n'importe où et de le dépenser ailleurs. Il est donc de plus en plus difficile de saisir la source des revenus et l'assiette de taxation de l'impôt sur ce revenu, ce qui rend le système de contrôle de moins en moins efficace et son coût de collecte de plus en plus élevé.
Le principe de base constitutif de notre système fiscal sera le même, à savoir : taxer de manière progressive les plus aisés et épargner aux moins favorisés une taxation des revenus. Le concept « aisé qui thésaurise » doit être remplacé par celui de « aisé qui dépense ». Les phénomènes de mode, le cycle de vie de plus en plus court des produits et des technologies ainsi que le développement d'une société de consommation de loisirs et de services feront qu'un contribuable aisé ne l'est que s'il dépense l'argent gagné. Il faut donc taxer ce contribuable au moment de sa dépense et non au moment de la génération de son revenu. Le niveau de dépense étant proportionnel au revenu, le caractère croissant de l'impôt sera respecté. Plus le contribuable est aisé, plus il dépensera. Plus on monte dans la qualité des produits et des services, plus l'inflation que ces produits et services connaissent et continueront à subir sera élevée par rapport aux indices de référence, ce qui permet une collecte de TVA plus importante.
Comment financer le manque à gagner de l'impôt sur le revenu tout en protégeant les moins favorisés ? Par la TVA. Pour financer l'élimination de l'impôt sur le revenu, il suffit de porter le taux de TVA en France de 19 % à 26 %. Sept points de TVA représentent l'équivalent de l'impôt sur le revenu. En France, le taux moyen de TVA est de 19 %. Le produit de la TVA représente trois fois le montant de la collecte de l'impôt sur le revenu. Son coût de collecte est dix fois inférieur au coût de collecte de l'impôt sur le revenu, ce qui lui donne une productivité sans égale.
Cette mesure pourrait être mise en place sur trois ou quatre ans sans impact sur les indices salariaux et en tout état de cause avec beaucoup moins d'impact que le passage à l'euro. Cette mesure pénalisera les ménages ayant un revenu modeste (et non imposable à l'IRPP à ce jour) pour lesquels aucune épargne n'est possible car l'ensemble de leur revenu est considéré comme dépensé. Ces ménages subiront une perte de pouvoir d'achat de l'ordre de 7 % de leur revenu. Afin de neutraliser cette surtaxe, les ménages les plus modestes ayant un revenu déclaré inférieur ou égal à 30.000 euros par an recevront une somme égale à cette surtaxe. Cela concerne tous ceux qui ne sont pas imposés ou qui paient un impôt sur le revenu d'un taux moyen de 7 % de l'IRPP d'un foyer fiscal. La France disposant du système de redistribution des richesses le plus avancé _ illustré par le bon fonctionnement des Caisses d'allocations familiales _, il ne sera pas compliqué de reverser les 7 % liés à l'augmentation du taux de TVA à tout foyer fiscal ayant un revenu modeste. L'alourdissement des impôts sur les successions peut venir en complément de cette élimination de l'impôt sur le revenu pour donner un caractère plus redistributif à l'ensemble de notre système fiscal tout en incitant à une plus grande consommation. Les premiers bénéfices de cette mesure seraient les suivants :
a)L'assiette d'imposition devient beaucoup plus précise et son coût de collecte est minimisé.
b) La diminution du « travail au noir », qui échappe aujourd'hui à toute taxation de TVA, puisque des déclarations et justifications de revenus devront être établies afin de bénéficier du remboursement de cette surtaxe.
c) Une attractivité croissante pour notre pays assurera le maintien de nos meilleures entreprises et entrepreneurs sur le sol français, cela attirera l'élite du monde et permettra à la France d'héberger un plus grand nombre de centres de décision. Cette communauté de plus en plus aisée contribuera largement à la collecte d'une TVA à 26 % par sa consommation.
d) Cette taxation à partir de la TVA taxera également les étrangers de passage en France. L'année dernière, il y a eu plus de 70 millions de touristes en France. Une augmentation de 7 % des recettes sur cette masse permettra d'équilibrer la balance commerciale et de renflouer les caisses de l'Etat sans que cette mesure ait un quelconque impact sur l'attractivité de notre pays pour les touristes et les investisseurs étrangers. Nous serons toujours beaucoup moins cher que des pays comme l'Angleterre ou même la Suisse, où le taux de la TVA est à 7 %.
Cette réforme de la TVA ne saurait être contestée en Europe puisque l'Allemagne va porter son taux de TVA de 16 à 19 % et que le taux pratiqué au Danemark est déjà de 25 %. Cette idée renvoie au débat autour du « taux unique d'imposition » (flat tax), mais elle a l'avantage de redistribuer la richesse générée aux familles les plus modestes et ainsi d'éviter ce qui est reproché au « taux unique d'imposition », à savoir la taxation aveugle des familles les plus modestes. Enfin, cette mesure permettra de répondre au dumping fiscal que d'autres pays pratiquent depuis plusieurs années, attirant ainsi les entrepreneurs et créateurs de richesses et d'emplois.
Chaque fin de mois maintenant va être comme un coup de massue sur la tête des gens, jusqu'à ce que la récession atteigne un niveau de résistance de la consommation. l'investissement repartira alors pour permettre aux entreprises survivantes de refaire du résultat. Quand, c'est une autre histoire.
Mais en attendant, je doute que le climat revendicatif continue à ce rythme sauf à risquer une césure entre les groupes de pression de personnes qui auront un emploi garanti (même peu rémunéré) et ceux qui perdront progressivement leur emploi.
Bonjour Monsieur FILLON,
Je souhaite vous féliciter pour votre intervention, claire, franche, mesurée et juste. Je n’aurais pas un mot à rajouter.
Je salue également votre sang froid, votre solidité. Le Président a choisi un homme d’une grande valeur.
Cordialement
Félicitations pour cette intervention empreinte de responsabilité, d'intégrité, de loyauté et de solidarité vis-à-à vis de l'inquiétude de nos compatriotes.
600000 de personnes vont être bénéficiaires allègements, quid je n'en ai pas entendu parler. Explications SVP.
Les subprimes et autres affaires ont mis les banques à sec. L'Etat renfloue, et ce matin les cadres sup de la Société Générale ont encaissé X stock options. Pourquoi ne pas les taxer à 90% cf. M. Barak Obama.
Alors que l'on entend de tous côtés parler de crise, de fermetures d'entreprises, de licenciements ; cela n'empêche pas certains de vider les caisses "vides" !
Ces Messieurs les banquiers devraient être plus modestes avec l'argent d'autrui. A suivre au 31 mars prochain.
Votre intervention du 19 mars nous rassure.En effet vous dites défendre et protéger les Français les plus fragiles.Vous allez donc faire un geste pour rétablir l'AER pour éviter que les séniors avec plus de 40 années de travail ne deviennent des mendiants avec 440 Euros par mois.Nous comptons tous sur vous .Merci
Je suis étudiant en FAC de science, je ne m'intéresse pas particulièrement à la politique, ne me sens pas vraiment touché par la crise.
J'ai regardé cette intervention de F.Fillon et je trouve aussi qu'il devrait faire plus d'intervention à la TV, il m'a donné un sentiment de confiance, de maitriser tous les sujets posés, tout en restant très modeste. ( Avec tous les ministres qui passe à la TV, c'est le premier que j'ai vu qui répondait vraiment aux questions, contrairement à beaucoup qui répondent à coté autant de fois que la question est posée jusqu'à se que le journaliste qui finit par abandonner ...)
Je le trouve splendide.
Merci pour vos commentaires clairs, précis et pragmatiques sur l'actualité sociale. Je ne peux que vous encourager dans le contexte difficile actuel. En tant qu'homme politique responsable vous connaissez l'utilisation des scoops et des phrases extraites de leur contexte de la part des média. Pourquoi ne pas l'avoir signalé lorsqu'il s'agit du Pape ? Beaucoup de catholiques dont je fais partie, se sentent blessés par ce lynchage orchestré. Je sais que ce n'est pas porteur sur le plan politique, mais votre courage sur ce plan n'est pas à démontrer. Soyez assuré de mon profond respect.
Odile Naux
Bonjour Mr Fillon,
Vous me faites aimer la politique !
Cordialement. Josiane S.
Bonjour
Quand les Politiques, Syndicats ou autres défenseurs professionnels dévoués de nos intérêts nous parlent du Pouvoir d'Achat ils semblent tous parler du Salaire NET de notre Fiche de Paie !
Pourtant les Charges Sociales Prélevées sont égales au Salaire NET et ne sont elles pas normalement du Pouvoir d'Achat Social collectivisé et délivré par notre Très Cher Service Public.
Considèrent ils donc tous que cette partie du Pouvoir d'Achat n'en est pas, ou est insuffisante, de mauvaise qualité ou qu'elle baisse alors que pourtant les Charges augmentent sans cesse ?
Pour ma part je trouve que le Service Public rendu est bien cher et que je n'en ai pas pour mon argent !
Pourquoi personne ne semble s'intéresser à cet aspect du Pouvoir d'Achat pourtant à égalité de montant du Salaire NET ?
Peut être les Salariés préfèreraient ils plus de Salaire NET et moins de Charges et de Service Public ? Pourquoi personne ne nous demande jamais notre avis !
Pourquoi tous ces Partenaires zèlés préfèrent ils organiser notre Pouvoir d'Achat sans nous consulter sur la répartition Salaire NET / Service Public ou Social ? Sommes nous trop bête pour dépenser notre argent nous même ... on dirait bien ?
Cordialement
DT
Elle annonce que cette abrogation permettrait d'économoser 15 milliards d'Euros: or son coût a été de moins de 9 milliards en 2008, et sera sans doute plus faible en 2009, du fait de la crise.
Deuxième mensonge, par omission: elle ne dit pas que l'abrogation de la loi TEPA entraînerait une augmentation d'impôts pour la plupart des ouvriers ou employés qui font des heures supplémentaires, qu'aujourd'hui ils n'ont pas à déclarer au fisc.