François Fillon, Premier ministre, répond à Jean Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale sur le remaniement ministériel et la politique du gouvernement (version
vidéo et écrite intégrale) le mercredi 24 juin 09 à l'occasion des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
‑ "Monsieur le président,
Monsieur le député Ayrault,
Mesdames et Messieurs les députés,
Permettez-moi d'abord, Monsieur Ayrault, de vous féliciter pour votre réélection à la tête du groupe socialiste.
Depuis deux ans, le Gouvernement a conduit une soixantaine de réformes, et depuis quelques mois, dans un contexte international extrêmement difficile. Je voudrais d'abord rendre hommage à
tous les ministres qui ont cherché à faire de leur mieux dans le sens de l'intérêt général.
Nous avons, après deux ans, avec le président de la République, procédé à un certain nombre de changements de personnes. Ces changements de personnes, monsieur Ayrault, ne signifient pas un
changement de politique et il n'est pas question d'ailleurs de changer de politique au milieu d'une crise aussi grave que celle que nous rencontrons.
Les priorités du Gouvernement sont connues : c'est d'abord l'amplification de l'effort de relance, avec en particulier la définition d'un certain nombre de priorités stratégiques nationales,
pour lesquelles le Parlement va être largement sollicité dans les prochaines semaines. C'est ensuite la mise en œuvre intégrale des engagements du Grenelle de l'Environnement pour réorienter
notre modèle économique vers une croissance verte. C'est ensuite le renforcement de notre contrat social, avec la réforme de la formation professionnelle et l'extension du contrat de
transition professionnelle afin de permettre d'atteindre l'objectif que nous a fixé le président de la République à Versailles, c'est-à-dire de faire en sorte que toute personne qui perd son
emploi puisse bénéficier d'un an de salaire avec les formations qui lui permettront de retrouver un travail. C'est enfin la poursuite des réformes de structures sans lesquelles notre pays ne
pourra pas se moderniser, et je voudrais citer prioritairement celles de l'organisation du territoire et de la fiscalité locale dont vous allez avoir à débattre dans les prochaines
semaines.
Enfin, mesdames et messieurs les députés, nous continuerons à lutter contre les déficits structurels. Le budget de 2010, qui vous sera proposé, sera pour la troisième fois un budget de
stricte reconduction des dépenses, et nous continuerons à réduire le nombre des emplois publics. La lutte contre les déficits, c'est un objectif auquel je ne renoncerai jamais.
Alors, monsieur Ayrault, vous pouvez choisir d'accompagner de façon critique cette politique ; vous pouvez choisir de vous y opposer ; vous pouvez même déposer une motion de censure - ce sera
la troisième en deux ans. Ce sera d'ailleurs l'occasion d'éclairer les Français sur les propositions alternatives du Parti socialiste que, pour le moment, ils n'ont pas complètement
discernées.
Mais, je ne peux pas mieux faire, monsieur Ayrault, pour répondre à votre question, que de reprendre exactement les mots qui étaient ici ceux de Lionel Jospin en mars 2000, quand l'opposition
d'alors lui posait une question identique à celle que vous venez de me poser. Lionel Jospin disait : "J'ai indiqué clairement : il y n'a pas de changement de Gouvernement mais un
changement dans le Gouvernement, pour continuer, approfondir la politique que j'ai présentée aux Français et que la majorité soutient. C'est dans ce cadre que nous agissons et que vous vous
opposez. Quant à vos rêveries, gardez-les, mesdames et messieurs les députés, pour vous". C'est Lionel Jospin qui parle. On ne peut pas dire mieux !
Il faudrait en finir avec la mauvaise conscience d'être de droite, distillée à longueur d'année depuis plus d'un demi-siècle et dans l'éducation nationale et dans le smédias : être de droite est honorable, les électeurs de droite ne sont pas des sous-citoyens, comme le sous-entendent les socialistes à chaque fois qu'ils perdent ou même gagnent... Je suis donc outrée par cette position systématique et enti démocratique à souhait De plus, la critique systématique du gouvernement, qui passe par l'anathème et l'imprécation à défaut de programme existant et structuré Continuez, sinon, on va avoir l'énorme dette sans les réformes vitales pour notre pays
Commentaire n°1
posté par
LEY
le 25/06/2009 à 22h37
changer l age de la retraite commencer a respecter la durer des annees de cotisations pour tous ainsi que la meme base de retraite pour tous prive et public penaliser reellement les entreprises qui mettent a la rue les gens a partir de 54ans merci et supprimer le trop plein de structure a commencer par diminuer de moitiee le nombre des deputes merci de reflechir a cela
Commentaire n°2
posté par
DE BLANDERE JEAN CLAUDE
le 28/06/2009 à 09h05
Il faudrait en finir avec la mauvaise conscience d'être de droite, distillée à longueur d'année depuis plus d'un demi-siècle et dans l'éducation nationale et dans le smédias : être de droite est honorable, les électeurs de droite ne sont pas des sous-citoyens, comme le sous-entendent les socialistes à chaque fois qu'ils perdent ou même gagnent...
Je suis donc outrée par cette position systématique et enti démocratique à souhait
De plus, la critique systématique du gouvernement, qui passe par l'anathème et l'imprécation à défaut de programme existant et structuré
Continuez, sinon, on va avoir l'énorme dette sans les réformes vitales pour notre pays
changer l age de la retraite commencer a respecter la durer des annees de cotisations pour tous ainsi que la meme base de retraite pour tous prive et public
penaliser reellement les entreprises qui mettent a la rue les gens a partir de 54ans
merci et supprimer le trop plein de structure a commencer par diminuer de moitiee le
nombre des deputes merci de reflechir a cela