Je suis choqué par la décision de la justice canadienne de maintenir en prison Nathalie Gettliffe, enceinte de huit mois, jusqu’à son procès.
Faire naître un enfant en prison est une lourde décision qui devrait être motivée par d’impérieuses raisons. Enlever ses propres enfants pour les soustraire à l’influence d’une secte n’est pas un acte criminel. C’est peut être un délit au regard de la loi,mais c’est aussi un acte d’amour. Quel danger présente Nathalie pour l’ordre public ? Je ne connais pas tous les aspects de cette affaire mais je souhaite que le gouvernement français use de son influence pour obtenir qu’elle puisse accoucher en liberté afin que cette pénible affaire ne provoque pas un traumatisme supplémentaire, celui de cet enfant qui ne pourra jamais oublier qu’il est né dans une prison !
Commentaires
Certes Jacques Heurtault pour la libération totale (encore que certains délinquants bien plus dangereux sont en liberté totale en attente de leur jugement), mais justement : pourquoi pas l'assignation à résidence pour cette femme enceinte ? Dans un pays comme le Canada !
Cette affaire est vraiment navrante et choquante à plus d'un titre.
J'ai suivi de loin ce problème. Si j'ai bien compris, secte ou pas, elle n'a tué personne. Comme Anne et Jacques, je pense qu'elle aurait pu être assignée à résidence.
Je trouve decevant que vous ignoriez le fait que l'eglise a laquelle le pere des enfants appartient n'est pas classee comme secte au Canada.
Je pensais que vous ne pratiquiez pas le commentaire de decision de justice avant de comprendre.
Vous prenez le soin de preciser que vous ne connaissez pas tous les elements de cette affaire, mais vous publiez quand meme un commentaire alors que rien ne vous oblige a le faire avant d\\\'avoir fait vos devoirs d'etude du probleme.
Un juge n'est pas la pour faire du bien ou du mal aux inculpes, il agit dans un cadre juridique et jurisprudentiel et interprete les regles le plus rigoureusement possible.
Essayons de comprendre avant de juger en jouant aux "gerants d'estrade" comme disent les Quebecois.
On ne devrait pas maintenir en prison préventive une femme qui va accoucher et qui ne représente aucun danger pour l'ordre public. Ce qui est decevant c'est qu'une réaction d'humanité, parce qu'elle vient d'un responsable politique soit systématiquement qualifiée de réaction "d'estrade" pour reprendre votre expréssion!
Je vous comprends. C'est en effet blessant de lire ce genre de msg sur le blog que l'on anime avec autant d'investissement et de sincérité comme vous le faites.
Ne soyez pas déçu... nous sommes nombreux ici à apprécier votre spontanéité dans vos propos, les informations, vos témoignages, interpellations, interrogations, idées, avis, réponses... et toutes les photos ;-)
Je trouve votre blog très intéressant, varié, spontané, simple.
J'espère que vous continuerez et ne vous lasserez pas ... de nous !
Personnellement, je n'ai pas prêté attention à ce fait divers très médiatisé ... un drame du divorce de + transformant certains parents en kidnappeurs pendant que d'autres passent leur vie à se déchirer la garde des enfants... c'est pathétique !
J'imagine que la France aussi doit avoir hélas des femmes enceintes emprisonnées non encore jugées et ne présentant pas un danger pour la société ?
Je me souviens d'un fait divers qui a fait scandale jusqu'au garde des Sceaux de l'époque (~~2004): une femme accouchant à l'hôpital menotée sur une "table de travail", un policier présent dans la salle d'accouchement !
Conclusion : l'humanité est une qualité rarissime chez l'humain !
Symptomatiques d'un pays latin qui met la compassion au dessus de la rigueur (ce n'est pas condescendant ! juste un constat a prendre ou a laisser).
Me voila place par le jeux des commentaires, contre la vertu, la veuve, l'orphelin a naitre ... et l'humanisme politique. N'en jetez plus.
Si c'est un resultat concluant que vous vous voulez obtenir dans une juridiction qui obeit a des regles differentes alors il va falloir s'ajuster car au Canada c'est le "rule of law" qui prevaut.
Je le repete, je trouve dommage qu'on n'essaye pas de comprendre avant de juger. Les juges Canadiens ne sont pas par nature mechants.
Et pour repondre a Mr Fillon, ma remarque n'a rien a voir avec votre profession. Si vous etiez medecin, pompier ou surtout journaliste, je dirais exactement la meme chose.
Oui, il faut d'urgence faire libérer Nathalie Gettliffe et banir les lois et/ou les personnages qui ont permis cette tragédie en remettant les deux enfants de Nathalie à leur Père (sachant parfaitement qui il était
et quelles conséquences désastreuses pour les enfants et leur famille !!!). Mieux qu'un discours il faut Agir, agir agir vite pour ceux qui le peuvent, devant cette situation effroyable et inadmissible,c'est un devoir Humain et Républicain.
Merci.
L'incacération de Nathalie et son accouchement en prison est quelques chose de désolant.
Néanmoins c'est Nathalie elle-même qui repoussé son proces a une date postérieur a celle de son accouchement.
A l'époque de cette decision, les enfants étaient encore cachés en France et elle n'imaginait pas une seule seconde qu'on la garderait en prison dans l'attente de son proces. La fuite vers la France semblait possible.
Elle a mal jugé, et aujourd'hui, malheureusement pour elle, elle en paie le prix fort.
Les tribunaux Français et Canadiens n'ont pas jugés la "secte" dangeureuses. C'est surtout le "mot" qui fait peur".
Enfin, je doute que l'enfant se souvienne de son accouchement, la salle de travail d'une prison n'est pas différente d'une salle de travail d'une clinique. En sus, il est fort possible qu'elle accouche dans une clinique classique, avec simplement un policier devant la porte, comme c'est souvent le cas en France.
Très cordialement
QD
J'ai été chargé de représenter les enfants de Madame GETTLIFFE après son arrestation en avril 2006.
Depuis leur départ au Canada, je suis sans la moindre nouvelle.
Le consulat de France à Vancouver n'en a pas non plus!
Pourtant, l'Etat français avait garanti que les enfants seraient suivis psychologiquement dans des conditions satisfaisantes.
Quid de ce suivi?
Maximilien et Joséphine demeuraient en France depuis plus de 5 ans.
Ils étaient parfaitement intégrés.
Ils ont un demi frère âgé d'un an et plusieurs membres de leur famille proche vivent en France.
Leur souhait était de rester sur notre territoire.
Dans ces conditions, les circonstances de leur retour au Canada, aussi brutales et le moindre encadrement psychologique digne de ce nom, sont scandaleuses.
S'agissant de Nathalie GETTLIFFE, celle-ci n’a aujourd’hui toujours pas été jugée.
Elle est donc présumée innocente.
Le statut qui permet de la maintenir en prison est celui de la détention provisoire.
Comme en France, le recours à la détention provisoire est très strictement réglementé et doit rester l’exception.
Pour simplifier, ne peuvent être maintenus en détention provisoire que les individus qui représentent un danger pour l’ordre public, qui risqueraient de s’échapper avant leur procès ou qui pourraient faire disparaître des preuves.
Quel risque la mise en liberté de Nathalie GETTLIFFE ferait encourir à la société ?!
Comment cette femme enceinte au bord de l’épuisement pourrait elle s’échapper du Canada ?!
Quelles preuves seraient susceptibles de disparaître ?!
Le cas de Nathalie GETTLIFFE est un exemple flagrant d’abus en matière de détention provisoire.
Voilà bientôt huit mois que Nathalie GETTLIFFE est en prison alors que c’est habituellement le lot commun des criminels notoires.
Nathalie GETTLIFFE a de ce fait déjà plus que largement purgé sa peine.
En tout état de cause, quel système judiciaire respectueux des droits des citoyens et appliquant le système de personnalisation des peines condamnerait une femme à huit mois de prison ferme pour un enlèvement d’enfants ?!
S'agissant du problème relatif à l'Eglise Internationale du Christ, je recommande simplement aux lecteurs de ce site de faire quelques recherches sur ce mouvement.
Vous pourrez constater que l'EIC regroupe l'ensemble des critères qui servent habituellement à définir une secte (manipulation mentale, contrôle des fréquentations, emploi du temps plus que largement dédié à la secte, sans oublier évidemment de lourds prélèvements financiers...)
Il est regrettable qu'aucun journaliste en France n'ait pris soin de faire quelques recherches au sujet de cette secte afin de mettre un terme à ce débat inhérent à la dangerosité de l'EIC...
L'argument selon lequel l'EIC n'est pas reconnue en tant que secte au Canada est parfaitement fallacieux.
Je vous rappelle que le droit Canadien ne connait tout simplement pas la notion de secte!
A lire vos messages, je réalise combien la presse a mal fait son travail d’information dans cette affaire.
Le fait que le nouveau compagnon de Nathalie Gettliffe soit journaliste au Dauphiné Libéré n’y est sans doute pas pour rien … Depuis le départ de cette affaire, sa parole a eu valeur d’évangile et personne n’a cherché à en savoir plus. Personne non plus n’a souhaité ou n’a été en mesure de mettre le personnage face à ses contradictions ou à ses excès de langage …
François Fillon écrit : « Enlever ses propres enfants pour les soustraire à l’influence d’une secte n’est pas un acte criminel. »
Le problème est justement que Nathalie Gettliffe n’a pas enlevé ses enfants pour les soustraire à l’influence d’une secte !
1. Nathalie Gettliffe s’est vue refuser par la justice canadienne, 3 jours avant l’enlèvement des enfants, la permission de venir s’établir en France pour une durée de 10 mois avec eux. Que représentait ce séjour pour elle ? Nathalie Gettliffe le dit elle-même dans un courrier qu’elle a adressé au juge Fenech, JAF du TGI de Lyon le 26 décembre 2001, soit quelques mois après l’enlèvement des enfants : « J’avais obtenu un poste de maître de conférence à l’université de Victoria sur l’île de Vancouver pour le 1er juillet 2002 et je voulais demander la permission de passer l’année 2001-2002 avec les enfants en France. Ayant un poste à haute responsabilité à Victoria, cette année de formation finale de mon doctorat me permettait de renforcer mes compétences en Français Langue Etrangère en travaillant avec le directeur du groupe du CNRS de l’Ecole Normale Supérieure en Lettres et Sciences Humaines de Lyon-Gerland, M. Daniel Coste. » Le fait est que Nathalie Gettliffe a bien suivi à la faculté de Lyon-Gerland le cursus qu’elle s’était choisi ...
2. Autre point du dossier qui rend incohérent la thèse de la fuite pour soustraire ses enfants à l’influence d’une secte : le jugement canadien refusant l’installation provisoire de Nathalie Gettliffe en France en compagnie des enfants mentionne : « aucune des parties ne critique les capacités de l’autre à être parent, ou ne critique la relation que les enfants peuvent avoir avec l’autre parent. Les deux parents reconnaissent l’importance du maintien de la relation qui existe déjà entre les deux enfants et les deux parents » ! Le fait est que la jeune femme a toujours respecté le droit de visite et d’hébergement de son ex-mari durant l’année qui a précédé son départ illégal vers la France. Elle n’a jamais porté plainte contre lui pour les maltraitances sur les enfants dont son compagnon et elle-même l’accusent à présent, pas plus qu’elle n’a fait établir de certificat médical.
3. Encore une zone d’ombre : lors de son départ illégal du Canada, Nathalie Gettliffe n’est pas rentrée directement en France. Elle est descendue de l’avion à Amsterdam pour se rendre à un séminaire de langues à Louvain (Belgique) en laissant ses enfants, alors âgés respectivement de 5 et 7 ans seuls dans l’avion, aux bons soins des membres de l’équipage. Ils ont été récupérés à Lyon par leur grand-mère maternelle ! Peut-on dans ces conditions raisonnablement parler de la « fuite » d’une mère protégeant des enfants traumatisés et maltraités ? Non.
Le comité de soutien de la jeune femme est d’ailleurs très embêté par ces éléments puisqu’il donnait pour consigne à ses membres en septembre dernier (point de situation n° 17) de ne plus aborder ce sujet sur les forums d’Internet afin de ne pas semer le doute sur le dossier ! Effectivement …
Ce que Nathalie GETTLIFFE n’avait pas prévu c’est que son Scott Grant demanderait le retour des enfants en application de la convention de la Haye du 25 oct. 1980. La seule possibilité qui existait alors pour éviter de voir les enfants repartir au Canada était de démontrer « qu'il existe un risque grave que le retour de l'enfant ne les expose à un danger physique ou psychique, ou qu’il ne les place de toute autre manière dans une situation intolérable (article 13b du texte) »
L’histoire qui nous est contée par Nathalie Gettliffe et son compagnon Francis Gruzelle (qui est également secrétaire départemental de l'UDF en Ardèche) est incohérente sur bien d’autres points.
- sur la question la médiation engagée par la Mission d’Aide à la Médiation Internationale pour les Familles (MAMIF)qui « aurait piégé » Nathalie Gettliffe, selon la version présentée par le couple.
o sur les raisons du retour de Nathalie GETTLIFFE au Canada,
o sur les raisons et les conditions de son arrestation,
o sur la description que le couple nous fait du Centre de détention des Alouettes,
- sur les raisons de du maintien en détention de Nathalie GETTLIFFE,
Sur ce dernier point, la justice canadienne s’est expliquée de façon claire car il n’est pas dans ses habitudes de recourir à la détention préventive, contrairement à la France.
Pour avoir accès à l’analyse complète et TRES DOCUMENTEE de cette affaire, je vous conseille de vous rendre sur le site de SOS ENLEVEMENTS INTERNATIONAUX D’ENFANTS à l’adresse suivante :
Vous pourrez également y « visiter » sur photos le centre de détention canadien des Alouettes, à l’intérieur comme à l’extérieur, et vous rendre compte qu’il n’a pas grand chose à voir avec le camp de Guantanamo contrairement à ce que prétend Francis Gruzelle …
Quant au choix du prénom de leur nouveau-né, en hommage à Martin Gray qui a survécu aux camps nazis de la mort, il ne suscite qu’un commentaire de ma part : il est totalement indécent de prétendre que la prison des Alouettes soutiendrait la comparaison avec les camps d’extermination ! Ce serait par ailleurs d’une grande malhonnêteté que d’essayer de le faire croire à cet enfant plus tard.
Nathalie Gettliffe n’est pas la victime passive d’une justice aveugle, elle est l’actrice de son histoire et porte la totale responsabilité de la situation où elle se trouve. Ses enfants en payent malheureusement le prix, comme le payent aussi les enfants des détenues incarcérées dans les prisons françaises.
Pascale LILMAROLA
Présidente de SOS ENLEVEMENTS INTERNATIONAUX D’ENFANTS
L’avocat canadien de Nathalie Gettliffe confirme, dans une dépêche AFP du 02/12/02, que sa cliente a menti :
“Dans ses commentaires vendredi, la juge Koenigsberg a reproché à Mme Gettliffe de ne pas avoir reconnu les conséquences pour les enfants de sa décision de les priver de leur père en les emmenant en France.
“Le plus grand mal subi par les enfants, ce n’est pas les cinq ans qu’ils ont passé en France. C’est qu’ils haissent leur père”, a-t-elle dit.
Me Fowler a répliqué que “ultimement, cela affecterait aussi Nathalie Gettliffe lorsqu’ils (les enfants) apprendront la vérité”.”
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