« Le Monde » aborde dans son numéro en date du 30 août un débat fondamental : Celui de la scolarisation des enfants de deux ans.
La plupart des travaux scientifiques effectués sur cette question concluent sur les risques que présente cette scolarisation précoce qui n’est d’ailleurs guère pratiquée qu’en France.
Nommée « défenseur des enfants » par Lionel Jospin, Claire Brisset, qui vient de quitter ses fonctions, n’a cessé de mettre en garde contre cette pratique fortement défendue par les syndicats d’enseignants et par beaucoup d’élus locaux convaincus des bienfaits d’une socialisation dès le plus jeune âge.
Durant les débats sur la loi d’orientation sur l’école, je m’étais engagé à organiser avant la rentrée 2006, une conférence de consensus sur cette question comme cela se pratique dans le domaine médical lorsqu’il existe un doute sur l’efficacité d’un traitement.
Cet engagement n’a pas été suivi d’effet. Je le regrette même si je n’ignore pas la pression que doit subir le ministre de la part de son administration solidaire des enseignants de maternelle qui voient, à tort, dans ce débat le désaveu de leur action.
Je souhaite que l’élection présidentielle permette d’aborder sans tabou cette question sérieuse. Les résultats scolaires des pays d’Europe du Nord qui scolarisent beaucoup plus tard leurs enfants (à 7 ans pour la Finlande pourtant en tête de tous les classements) devraient faire réfléchir !



