Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 15:34

Hier Samedi, plus de 5000 nouveaux adhérents de l’UMP se pressaient à la salle Gaveau pour rencontrer Nicolas Sarkozy et l’équipe dirigeante de l’UMP.

Voici le texte du message que je leur ai adressé :

 

 

C’est la 14° fois que Nicolas Sarkozy accueille ici à la salle Gaveau les nouveaux militants de l’UMP.

De mois en mois notre mouvement s’est vu transformé par votre arrivée.

Nous sommes passés de 110 000 adhérents en 2005  à 220000 en 2006!  Nous dépasserons largement les 300 000 à la fin de l’année.

Cette croissance fait non seulement de l’UMP le premier parti de France mais surtout le seul parti qui ait vu tripler le nombre de ses adhérents tout en étant aux responsabilités.

Cette situation n’a qu’une seule explication : l’espoir de changement qu’incarne l’UMP à travers son président Nicolas Sarkozy :

 

Notre pays traverse en effet une grave crise politique, une grave crise de confiance qui ne date pas d’hier mais du début des années quatre vingt !

 

La principale responsabilité échoit à la gauche qui a enfermé les français dans le mensonge et dans l’illusion sur le travail, l’éducation, la retraite et l’immigration

Mais force est de reconnaître que la droite n’a pas suffisamment corrigé cette dérive suicidaire pour la France qui est durement sanctionnée dans la compétition internationale

En 1980 nous étions au 5° rang mondial pour la richesse par habitant. En 2004 nous sommes tombés à la 17° place.

Ce déclin trouve ses origines notamment dans le recul du travail dans notre pays. En nombre de jours travaillés par habitant, l’Espagne travaille 22% de plus que nous, le Danemark 27%, la Grande Bretagne 33% et les Etats-Unis 44%.

 

En faisant le choix d’adhérer à l’UMP vous avez fait le choix de prendre en main votre destin, de participer au redressement de la France, de renouer avec la réussite et l’excellence sans lesquels les Français ne peuvent pas envisager l’avenir !

 

Je vais vous faire une confidence : A 15 ans j’avais épinglé sur les murs de ma chambre, entre un poster des Beatles et une photo de Che Guevara, un portrait du Général de Gaulle. Je voyais en lui, le rebelle, le réformateur, l’homme qui fit trembler l’Histoire.

 

Quelques années plus tard, j’adhérais au RPR. Comme simple militant, comme vous. Je n’avais aucune intention de faire de la politique un métier, je voulais – au pire – être journaliste, et – au mieux – guide de montagne. Les circonstances ont fait que j’ai été élu maire, député, que plusieurs fois l’honneur me soit donné de siéger au gouvernement de la France.

 

La politique m’a passionné. J’ai agi du mieux que je pouvais, avec mes qualités et mes défauts. J’ai aidé beaucoup de mes concitoyens qui en avaient besoin. J’ai pas mal réformé. J’ai été parfois remercié mais le plus souvent critiqué. J’ai du faire face à quelques millions de manifestants qui ne voulaient réformer les retraites ou faire bouger l’éducation nationale. Bref j’ai fait mon devoir et je crois ne pas avoir a en rougir.

 

Et pourtant, je pense souvent à cette photo du général de Gaulle. Je me revois la regarder du haut de mes 15 ans et me dire que la France mérite le premier rang, qu’elle ne peut être elle-même que pour autant qu’elle contribue à montrer le chemin à l’humanité.

Entre cet espoir d’adolescent et mes espérances d’aujourd’hui, suis-je au rendez vous de mes rêves ? Tout homme, toute femme se pose un jour cette question.

 

La sincérité m’oblige à dire que je ne retrouve pas dans la France en crise d’aujourd’hui, le modèle qui m’avait fait embrasser la politique.

C’est pour retrouver cet idéal de ma jeunesse, cet idéal qui vous a conduit à nous rejoindre que j’ai décidé de rompre avec une prudence qui n’est plus de mise quand la maison brule!

 

Pour gagner avec Nicolas Sarkozy, nous allons vous proposer une méthode et une seule: La vérité.

 

Nous allons vous proposer de dire la vérité aux français sur la réalité de la crise que nous traversons, la vérité sur les réformes que nous allons entreprendre et la vérité sur les méthodes que nous préconisons.

 

 

Dire la vérité : c’est affirmer que ce n’est qu’en travaillant plus qu’on pourra gagner plus !

Nous proposerons aux Français de détaxer  les heures supplémentaires et de laisser aux salariés la liberté de choisir leur temps de travail.

 

Dire la vérité : c’est dire que l’égalité des chances ne peut pas conduire à distribuer le bac à tout le monde et à ouvrir l’université à chacun sans se soucier ni des besoins du Pays, ni de l’avenir de ceux qu’on trompe en leur laissant croire qu’on peut réussir sans efforts !

Nous reformerons sans crainte et sans délai notre université pour lui rendre les outils de son excellence et de notre réussite collective.

 

Dire la vérité : c’est dire que la sécurité des français passe par le renforcement des moyens des forces de l’ordre mais aussi par la rigueur de la justice dont l’indépendance ne peut pas être synonyme d’irresponsabilité.

 

Dire la vérité : c’est dire que la France ne peut pas supporter une immigration massive et incontrôlée. C’est respecter la dignité humaine que de n’accueillir que les étrangers que nous pouvons loger et auxquels nous pouvons fournir un travail.

 

Dire la vérité : c’est dire que les retraités du régime général ne peuvent pas supporter les conditions exceptionnelles des régimes spéciaux de retraites. Nous ne nions pas que certains métiers aient des contraintes particulières mais nous ne pouvons accepter que pour les financer les autres salariés doivent cotiser plus et plus longtemps.

 

Dire la vérité : C’est dire que l’Europe a des frontières qu’imposent son histoire et sa géographie et que la Turquie n’est pas comprise dans ces frontières. Que l’Europe n’a pas d’autre but que de servir le développement et la sécurité des peuples qui la composent.

 

Dire la vérité : c’est dire que la France a besoin d’une démocratie moderne, transparente et efficace. C'est-à-dire un président qui gouverne directement, sans écran et  sans faux semblant

Un gouvernement ramassé qui forme une équipe solidaire autour du Président.

Un parlement puissant doté de pouvoirs étendus de contrôle de l’action de l’exécutif.

 

Telle est la rupture que l’UMP vous propose.

Ce n’est pas une rupture avec nos valeurs, nos traditions, nos idéaux mais une rupture avec notre façon de gouverner la France. Cette rupture ne représente pas une violence pour la société française, car la vérité n’est jamais une violence. C’est le mensonge, c’est la lâcheté, c’est l’immobilisme qui détruisent jour après jour le pacte républicain qui n’est plus qu’une formule creuse qu’emploient mécaniquement tous les hauts parleurs du conservatisme et du renoncement !

 

Mes Chers amis,

 

Valérie, Roselyne, nous sommes très différents. Nous ne venons pas des mêmes horizons, nous n’avons pas les mêmes convictions sur tous les sujets mais nous avons tous choisi de soutenir Nicolas parce que nous avons été convaincu par sa sincérité et par sa détermination.

Nous l’avons vu agir au gouvernement, nous l’avons vu renverser la situation sur le terrain de la sécurité, nous l’avons vu prendre à bras le corps la douloureuse question de l’immigration, nous l’avons vu rendre à la politique le rôle auquel elle semblait avoir renoncé, celui de changer la vie.

 

Mais nous l’avons surtout vu transformer l’UMP en un grand parti moderne, ouvert, démocratique fier de ses valeurs qui porte aujourd’hui tous vos espoirs avec ceux de la majorité des français.

 

 

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