Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 12:08

Le drame de Marseille aurait pu être évité ! Il eût suffit que l’on ne célébrât pas l’anniversaire des évènements de 2005.

Nous sommes plusieurs à avoir mis garde les médias et les responsables politiques contre cette stupide commémoration qui ne pouvait avoir qu’un effet d’entraînement chez tous ceux qui voyaient chaque jour les journaux, la télévision et quelques élus qui confondent opposition et intérêt national, les appeler à rééditer leurs exploits. Tout les éléments étaient rassemblés pour que le drame se produise : Les caméras étaient installées, les « experts » discourraient doctement des causes profondes de cette violence, les candidats socialistes n’avaient guère que la politique du ministre de l’intérieur pour les rassembler. Le spectacle pouvait commencer !

La seule façon de résoudre la crise des banlieues réside dans notre capacité à nous exprimer d’une seule voix face à ce qui représente le plus grave danger de destruction de notre pacte républicain c'est-à-dire, en réalité, de notre Nation.

Tant qu’il y aura des discours pour expliquer, pour excuser, pour comprendre ces actes de barbarie, il y aura des esprits faibles pour les commettre. La première des conditions du retour au calme, c’est le rétablissement de l’ordre public. Celui-ci ne peut intervenir que si chacun rappelle au respect de la loi républicaine. On ne lutte pas contre les incendiaires de bus avec des bons sentiments mais avec des sanctions exemplaires.

Au-delà d’une répression indispensable, la situation dans les banlieues appelle trois ruptures :

La rupture avec une politique économique qui nous interdit d’espérer atteindre le plein emploi que connaissent pourtant plusieurs de nos voisins européens.

La rupture avec une politique d’immigration qui laisse se créer des poches de pauvreté et d’exclusion qui sont indignes de notre pays et qui ne peuvent conduire qu’à la destruction de son modèle social.

La rupture avec un système d’éducation qui se satisfait au nom d’une égalité virtuelle, de l’exclusion chaque année de près de 20% d’une classe d’age.

Les moyens mis en œuvre depuis quatre ans, dans le cadre du plan de cohésion social, sont les plus important jamais mobilisés dans notre pays pour lutter contre le décrochage des quartiers en difficulté. Pourtant ils ne suffisent pas car ils ne sont pas portés par un consensus national. Même au sein du gouvernement, l’absurde débat sur le choix entre la répression et l’éducation semble trouver des partisans. Difficile dans ces conditions d’appeler au rassemblement national autour d’une cause qui touche à l’essence même de la Nation Française !

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