Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 11:29


François Fillon, conseiller politique en charge du projet


 
Présentation du projet de l'UMP
Intervention de François Fillon
Conseiller politique de l'UMP
Conférence de presse 13 novembre 2006



Mesdames et messieurs,

Merci d'avoir répondu à notre invitation qui me permet de vous présenter les axes de notre projet qui seront débattus, amendés et adoptés lors du conseil national du 16 novembre, puis soumis au vote des adhérents entre le 20 et 26 novembre. Le tout étant couronné le 25 et 26 novembre par un week end exceptionnel de 48 heures, mobilisant toutes nos fédérations.

Voilà près de deux ans que le processus intellectuel est lancé au sein de l'UMP. J'ai participé à l'élaboration de plusieurs projets, et je n'ai pas le souvenir d'un exercice aussi intense et ouvert. Ce projet vient de loin, il a été construit collectivement, il est l'aboutissement d'une méthode transparente et démocratique absolument exemplaire dont je rappelle les étapes.

Depuis mars 2005, 18 conventions, précédées à chaque fois par des comités politiques, se sont tenues. 750 experts s'y sont exprimés. 130 parlementaires y ont pris la parole. Près de 22.000 personnes y ont participé auquel il faut ajouter les multiples connexions en direct et vidéos télechargés. Bref, ce sont près de 450.000 personnes qui, de près ou de loin, se sont associées à nos débats. Nos adhérents ont été particulièrement sollicités puisqu'ils ont été invités à donner leur avis sur chacune de ces conventions. Dans ce cadre, 65.000 retours nous ont été adressés par mail ou par voie postale. Ces 18 conventions ont abouti à un ensemble de 500 propositions, auxquelles il faut ajouter celles de nos fédérations départementales, professionnelles et des mouvements associés.

C'est sur la base de cette extraordinaire base de données que la commission du projet s'est mise au travail à l’occasion d'une trentaine de réunions. Nous sommes partis du principe qu'aucune idée ne devrait être, à priori, écartée. Chacun d'entre-nous, avec sa sensibilité - qu'elle soit gaulliste, libérale, radicale ou centriste – s'est exprimé en toute liberté. Et chacun s'est efforcé de dégager des points de convergence. 280 propositions ont été retenues. Elles ont fait l'objet de plusieurs réunions avec nos parlementaires. Puis elles ont été transmises à nos 285.000 adhérents dans le cadre d'une consultation nationale qui doit nous permettre de dégager les principales attentes du mouvement.

Ce projet, nous l'avons bâti de façon méthodique pour trois raisons essentielles :

1) d'abord parce que nous misons sur la force des idées pour convaincre les Français. Pour enrayer la mécanique du zapping électoral qui est à l'œuvre depuis vingt ans et pour contrecarrer un éventuel retour du 21 avril 2002, nous voulons un débat de fond. Un débat permettant de placer les socialistes sur la défensive intellectuelle et permettant surtout à nos concitoyens de faire des choix réels.

2) la seconde raison, c'est que nos anciennes grilles de lecture sont périmées. La société française a profondément changé. Nous avons voulu que notre projet soit en résonance avec elle d'où le soin et le temps que nous y avons mis.

3) enfin, c'est la troisième raison, l'expérience nous a appris qu'en l'absence d'un projet clair on ne pouvait gouverner clairement ! Il faut un mandat limpide et solide pour engager, sur la durée, les responsables et les Français. C'est pourquoi nous nous sommes efforcés de poser les bases d'un contrat législatif et présidentiel crédible et tonique. Un contrat qui ne repose pas sur la démagogie et la complaisance, mais sur des enjeux réels et des mesures précises.

Notre projet part d'un double diagnostic.

Premier diagnostic : la France a besoin d'être modernisée car nous ne pourrons pas tenir notre rang dans le XXIème siècle avec les pratiques et les politiques du XXème siècle. Il faut rajeunir notre pacte républicain, renouveler notre socle social, libérer notre potentiel économique. Depuis quatre ans, sous l'autorité du Chef de l'Etat, des choses utiles ont été réalisées en ce sens : nous avons fait baisser la délinquance, réformé les retraites, infléchi notre taux de chômage, stimuler la croissance. Ce bilan est un atout dont nous n'avons pas à rougir mais qui ne doit pas nous dispenser d'une grande lucidité collective. Avec ce projet, nous invitons nos concitoyens à regarder la réalité en face : selon l'OCDE, notre pays a chuté, en 15 ans, de 11 places en terme de richesse par habitant. La question n'est pas de savoir qui est responsable car nous le sommes tous à des degrés divers. La question est maintenant de nous attaquer aux racines structurelles de nos handicaps. Car de la désespérance des banlieues à la désillusion des classes moyennes, l'urgence est là.

Le second diagnostic, c'est que les Français sentent que le temps des choix est venu. Et en même temps, ils ont des craintes vis à vis des réformes. Notre but est de les convaincre que le mouvement est davantage porteur d'espoirs que le statu quo. Porteur en terme d'emploi, de solidarité, de promotion sociale, de justice, d'avenir pour leurs enfants, dès lors que les vertus de l'innovation et de l'effort sont au rendez-vous de la nation. Nous voulons sortir des sentiers battus, rompre avec certaines logiques intellectuelles et politiques, et porter les Français à se dépasser. C'est cela la rupture que nous préconisons ! Elle n'est pas une cassure avec notre héritage national, elle n'est pas une fracture avec nos idéaux sociaux, elle est une volonté de faire autre chose et autrement pour servir la France de toujours.

La philosophie de notre projet s'articule autour d'un principe en forme d'éthique : celui du choix. Nos concitoyens sont lucides et ils veulent être comptables de leurs décisions et de leurs actes. Nous voulons leur offrir les conditions d'exprimer, avec plus de liberté qu'aujourd'hui, leurs aspirations et leurs ambitions personnelles. Les destins ne doivent pas être scellés suivant sa condition sociale, suivant son métier ou son statut. Nous rêvons d'une France plus ouverte, plus mobile, plus sensible aux volontés qui animent chaque individu. Contre la société nivelée, anonyme et uniforme dont rêve la gauche, nous opposons la société des citoyens éclairés.

Dans cette perspective, la question des valeurs est essentielle car elle dicte l'idée que l'on se fait de son pays, de ses droits et devoirs à l'égard des autres, mais aussi l'idée que l'on se fait de soi même.

Il faut que chaque citoyen sente qu'il doit donner à son pays autant qu'il reçoit de lui. Il faut celui qui se lève tôt pour aller travailler soit mieux récompensé que celui qui ne se lève pas. Il faut que celui qui prend des risques soit mieux considéré que celui qui n'en prend aucun. Il faut que la solidarité soit réelle mais il convient que ses bénéficiaires n'en profitent pas pour tout attendre de la collectivité. Il faut que l'Etat soit présent sur l'essentiel mais pas omniprésent sur les détails. Il faut enfin que l'amour de la France et le respect de ses lois prennent le pas sur la culture de la dérision et de l'incivisme. Pour tout dire, il faut mettre un terme à la confusion des principes républicains qui nous a amené à mélanger la liberté et la permissivité, l'égalité et l'égalitarisme, la fraternité et l'assistanat.

Cinq valeurs inspirent ainsi notre projet. Celle du mérite. Celle de la justice. Celle de la responsabilité. Celle du respect. Celle enfin de la confiance.

Dix engagements forment l'armature de notre projet.

Le 1er engagement - qui est au cœur de tous nos principaux défis – est de faire de la France un acteur actif d'une autre mondialisation et non un spectateur craintif.

Les Français doivent prendre conscience que cette mondialisation n'est ni une option, ni un mal absolu, ni d'ailleurs un éden, mais un chalenge pour notre pays et pour l'idée qu'il se fait de la dignité humaine.

Parce que la question du dumping environnemental nous est apparue essentielle, nous militons en faveur d'une organisation mondiale de l’environnement dotée de pouvoirs de contraintes et nous demanderons à nos partenaires européens la mise en place d'une taxe sur le carbone importé. Elle s’appliquera aux biens importés de pays qui n’appliquent pas de normes environnementales dans le domaine agricole ou industriel.

Parce que notre politique économique ne doit pas subir la mondialisation mais la conduire, notre territoire doit être à la fois attractif aux investissements étrangers mais également offensif dans la maîtrise de ses intérêts. L’épargne des Français doit ici être investie en actions d’entreprises françaises et multinationales.

La maîtrise des flux migratoires et du co-développement sont prioritaires. L’immigration doit faire l’objet d’une approche internationale, européenne et nationale. Un traité multilatéral contraignant doit fixer des droits et des devoirs pour les pays d’origine et pour les pays d’accueil, et une agence mondiale de l’immigration doit être chargée de le faire respecter. L’Union européenne, doit, pour sa part, mettre en place une politique cohérente et nous faisons plusieurs suggestions en ce sens. Quant au plan national, il faut conforter la politique d’immigration choisie car la France ne peut être ouverte à tous les vents. Nous proposons de fixer des plafonds annuels d’immigration et de poursuivre le rééquilibrage des flux d’immigration économique par rapport à l’immigration familiale.

Dans cette mondialisation trop uniforme, la France doit être l'acteur de la diversité culturelle. Nous proposons de mettre en ligne gratuitement le patrimoine culturel français tombé dans le domaine public ou financé par fonds publics, et nous entendons élargir la carte de nos implantations culturelles à l'étranger.

Quant à notre potentiel de défense, il doit être à la hauteur de la menace et de nos ambitions internationales. Notre pays doit maintenir l’effort de défense au moins à son niveau actuel.

Notre 2ème engagement : c'est de retrouver l’Europe pour la relancer.

Elle est actuellement en panne. Il est de notre devoir historique de remettre du sens et de l'efficacité à l'aventure européenne.

Mettre du sens, c'est d'abord faire en sorte que l'Union arrête de jouer contre elle-même. C’est pourquoi nous demandons la suspension de l’attribution des fonds structurels aux pays qui pratiquent le dumping social, fiscal ou environnemental. Et nous souhaitons que l’Europe fonctionne sur le principe de la préférence communautaire et que sa politique monétaire soit plus équilibrée entre la lutte contre l’inflation et le soutien de la croissance et de l’emploi.

Mettre du sens, c'est aussi, pour nous, inviter la jeunesse française à se saisir de la cause européenne. Nous voulons que chaque jeune puisse effectuer un semestre de scolarité dans un autre pays de l’Union. Et nous proposerons à nos partenaires la création du « Pass culture européen ».

Mettre du sens, c'est également rappeler qu'il n'y aura pas d'Europe charnelle sans identité, c'est à dire sans frontières, et sans institutions efficaces. Dans cet esprit, l'UMP se prononce en faveur d'une réorientation des négociations engagées pour l’adhésion de la Turquie en négociations pour un partenariat stratégique. Quant au statu quo institutionnel, il ne sera pas longtemps tenable à 27 Etats. Il faut un accord pour permettre à l’Union de fonctionner ; un accord reprenant les avancées du projet de Constitution qui n’ont pas été contestées pendant la campagne référendaire.

Notre 3ème engagement, c'est un Etat qui marche bien, un Etat respecté et moderne.

Dans cette perspective, l'UMP se prononce en faveur d'institutions plus efficaces, plus transparentes et plus participatives. Le nombre de mandats successifs du Président de la République devrait être limité à deux. Il serait entouré de deux conseils stratégiques : l’un relatif aux affaires étrangères, à la défense et à la sécurité intérieure, l’autre relatif au développement durable et à la lutte contre le changement climatique. Le Premier ministre conduirait l’action de 15 ministres dont les compétences seraient fixées dans une loi organique afin de mettre un terme aux changements permanents de structures gouvernementales. Deux grands ministères nouveaux seraient créés parce qu’ils répondent à deux défis majeurs du siècle : un ministère de l’immigration et de l’intégration et un grand ministère du développement durable réunissant l’environnement, l’énergie, l’équipement, les transports et la prévention des risques industriels.

Parallèlement, les pouvoirs du Parlement doivent être renforcés à travers la procédure d’élaboration des textes législatifs et à travers ses moyens de contrôle. Nous militons en faveur d'une dose de proportionnelle au Sénat afin que tous les partis politiques y soient représentés.

Cette clarification de notre démocratie politique doit aller de pair avec une rénovation de notre démocratie sociale. Dans la France du XXIème siècle que nous voulons, l'impulsion politique doit être enrichie par des consensus qui doivent se négocier sur le terrain. L’Etat interviendra moins, mais mieux. Une loi organique lui fera obligation de laisser au maximum les partenaires sociaux, dont la représentativité sera renforcée, régler les problèmes relevant de leurs compétences. Avec les limites nécessaires à la protection des salariés, c’est à l’échelon des entreprises que le dialogue social pourra organiser au mieux la vie des salariés dans l’entreprise.

Dans le cadre de cette démocratie plus vivante, 10% du corps électoral pourront demander au Parlement de se prononcer sur un problème et soumettre au référendum la suppression d’un texte existant. Les citoyens pourront également saisir le Conseil constitutionnel par la voie de l’exception.

Parce que l'Etat doit être la vitrine de la France qui se rénove et se mobilise, il faut gérer nos finances publiques de façon responsable. Le contrat de législature fixera l’objectif de ramener en cinq ans le poids de la dette publique sous la barre des 60% du PIB. Si nous voulons par ailleurs pouvoir réduire d’au moins un point l’écart entre notre taux de prélèvements obligatoires et la moyenne des autres pays de l’Union (qui est aujourd’hui de quatre points), cela implique de limiter la progression des dépenses publiques à 1,5%, en volume, sur l’ensemble de la législature. Pour y parvenir, une révision générale des politiques publiques est indispensable.

Un pacte de progrès avec les fonctionnaires doit être noué. Pour nous, ils devraient être moins nombreux mais mieux payés. Ceux qui voudront travailler plus pour gagner davantage pourront le faire, ce qui permettra d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers, notamment aux heures qui correspondent aux besoins des familles. La fonction publique sera organisée par métiers plutôt que par corps, afin de permettre une vraie mobilité de carrière. La loi créera une obligation de service minimum garanti en cas de grève. Enfin, pour placer les pouvoirs publics et l’administration dans l'obligation d'agir, nous rendrons opposables devant la justice un certain nombre de droits, comme le droit à une solution de garde de son enfant ou le droit de tout enfant handicapé d’être scolarisé dans l’école de son quartier.

Notre 4ème engagement, qui a fait dans nos rangs l'objet d'une large réflexion, c'est l'appel à une révolution écologique.

L'écologie est une question de survie. L'UMP a décidé d'être à la hauteur de cet enjeu vital. Sous l'impulsion de Jacques Chirac, la France – en constitutionnalisant sa charte de l'environnement - a été le premier pays du monde à fixer une liste de principes fondateurs en la matière. Nous disposons par ailleurs d'un atout avec notre politique nucléaire dont nous devons renouveler le parc et assurer la transparence vis à vis de nos concitoyens.

Nous proposons maintenant un plan national, impliquant tous les Français et tous les secteurs de l’économie.


La lutte contre le changement climatique constitue, à l'évidence, l’enjeu le plus urgent.

Que proposons-nous ?

Premièrement : le transfert progressif de la fiscalité portant sur le travail à la fiscalité sur la pollution.

Deuxièmement : la création d’un crédit d’impôt environnement au profit des ménages, des entreprises et de tous les autres organismes qui investissent dans la recherche et dans des équipements permettant de réduire la consommation énergétique et de favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables. Pour les ménages, ce crédit d’impôt, complété par des prêts à un taux zéro, visera notamment l’isolation des habitations et l’acquisition d’équipements fonctionnant aux énergies renouvelables.

Troisièmement : l'incitation aux comportements vertueux par une détaxation de certaines énergies (biocarburants par exemple), la création d’une pastille bleue donnant aux véhicules propres certains avantages significatifs (voies réservées, baisse des tarifs de péage, stationnement gratuit…), et une tarification de l’eau, de l’électricité et de l’enlèvement des déchets fortement favorable aux attitudes économes.

Quatrièmement : un sérieux effort de recherche dans le domaine de l’écologie, au niveau national et européen.

Cinquièmement : une politique d’achats publics systématiquement éco-responsable.

Voilà quelques-unes des dispositions que nous avançons afin d'être à la hauteur du défi écologique.

Notre 5ème engagement : c'est la société du respect et de l'égalité des chances.

La France des ghettos, des injures, des cocktails molotov et des racismes en tous genres n'est pas la nôtre. L'UMP se veut le parti de la République pleine et entière, celle ci exigeant de l'autorité, mais aussi un élan de fraternité vis à vis de ceux qui se sentent exclus de la communauté nationale.

Depuis 2002, la délinquance a baissé de 8,8% alors qu’elle avait augmenté de 14,5% entre 1997 et 2001. Plus d’un million de victimes ont été épargnées et nous le devons largement à Nicolas Sarkozy. N'en déplaise à la gauche, entre elle et nous, ce n'est ni la même volonté, ni le même bilan.

Les efforts doivent être poursuivis et cela passe notamment par toute une série de mesures en faveur de la justice.

Nous voulons permettre à la justice de notre pays de retrouver la confiance des Français. Cela nécessite une véritable politique pénale au niveau national, des peines planchers pour les multirécidivistes, une réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs, un meilleur accompagnement des victimes, une meilleure organisation de l'instruction sur les affaires difficiles, un renforcement des droits de la défense. Cela exige aussi que les moyens soient augmentés et que les conditions de travail des magistrats améliorés. Mais il faut aussi, parallèlement, réformer la carte judiciaire et spécialiser les magistrats pour une justice plus simple, plus accessible, mais aussi plus responsable. Plusieurs de nos mesures vont dans ce sens.

Si nous réclamons l'intransigeance vis à vis de la violence, nous voulons aussi donner de l'espérance à tous ceux qui se sentent en marge du progrès national. L'UMP se veut le parti de tous les Français, où qu'ils vivent, quelles que soient l'origine ou la couleur de peau. Nous n'acceptons pas l'idée de voir certains jeunes se défier de leur propre pays. Nous voulons leur tendre la main car il y chez eux de l'énergie et des rêves qui peuvent faire grandir la France.

Près de 5 millions de nos concitoyens vivent dans des quartiers dits difficiles. En 15 ans le nombre de quartiers sensibles est passé de 100 à 751.

Dans chacun de ces quartiers, nous proposons de désigner un responsable de haut niveau, chargé de diriger la réhabilitation du quartier. Tous les crédits, de tous les ministères, lui seront délégués.

Un plan d'urgence sur l'éducation prioritaire devrait être engagé. Dans les établissements les plus sensibles, le nombre d'élèves devrait être réduit de moitié. Pour établir l'égalité des ambitions, les 5% des meilleurs élèves de chaque établissement auront un droit systématique d’accès en classes préparatoires. Cette mesure sera valable pour tous les établissements et constitue un puissant levier de diffusion de l’égalité des chances.

Nous sommes convaincus que cette société du respect ne demande qu'à s'imposer sur le terrain et dans les cœurs. C'est pourquoi nous voulons valoriser le bénévolat en créant un livret d’épargne civique par lequel tous ceux qui donnent du temps pour les autres accumuleraient des droits, et nous suggérons la mise en place d'un service civique.

Notre 6ème engagement, c'est la valorisation du travail

Notre objectif, c'est le plein emploi. C'est un espoir possible dès lors que s'impose l'éloge du travail et du mérite et que nous sommes décidés à agir fortement et différemment.

Quelles sont nos propositions ?

Pour augmenter notre compétitivité et le pouvoir d'achat des français, nous voulons offrir aux salariés du privé comme aux fonctionnaires le droit et le pouvoir de travailler plus pour gagner plus. Toute heure supplémentaire et toute RTT convertie en temps de travail seront exonérées de charges sociales et d’impôt sur le revenu car nous voulons créer un choc immédiat en faveur des revenus du travail.

Pour donner plus de fluidité au marché de l'emploi, nous proposons de mettre en place un nouveau contrat de travail à durée indéterminée qui sera plus souple pour les entreprises, car la période d'essai sera plus longue, et plus sécurisant pour les salariés car leurs droits augmenteront avec le temps.

Pour assurer la sécurité et la motivation des demandeurs d'emploi, nous suggérons de fusionner l'ANPE et l'UNEDIC et nous proposons surtout "l'assurance salaire et retour à l'emploi" qui permettra au chômeur de conserver l’essentiel de sa rémunération sous la condition de respecter des exigences de formation et les offres d'emploi correspondantes. Ce dispositif original fera l'objet d'une négociation approfondie avec les partenaires sociaux.

Pour marquer la différence entre les revenus du travail et ceux de l'assistance, les aides locales ( cantines, transport, logement…) seraient attribuées sous condition de ressources et non sous condition de statut car la famille qui se lève tôt le matin pour aller "bosser" ne doit pas avoir le sentiment d'être lésée par celle qui, cumulant les aides et allocations, n'en ressent plus la nécessité.

Pour booster nos PME qui constituent le vivier de nos emplois, nous proposons d'expérimenter pendant deux ans une suspension des seuils qui actuellement dissuade bien des entreprises de s'agrandir et nous suggérons de leur réserver une partie des marchés publics.

Toutes ces mesures pour revaloriser le travail nécessitent une véritable réconciliation des Français avec leurs entreprises. Pour nous, l’association du capital et du travail n’a pas pris une ride, et c'est pourquoi nous voulons créer un dispositif incitatif pour les entreprises de moins de 50 salariés pour qu’elles mettent en place, elles aussi, un régime de participation. Celle ci constitue un partage du profit au même titre que les dividendes. Il n’est donc pas normal que, contrairement à eux, elle soit bloquée. Nous supprimerons donc la condition de blocage de la participation et procéderons à un déblocage progressif du capital des Français actuellement stérilisé. Cela représente près de 25 milliards d’euros mobilisables en faveur du pouvoir d’achat.

Au nom de l'éthique et de la confiance économique, nous proposons d'encadrer les conditions dans lesquelles les dirigeants d’entreprises peuvent bénéficier de « retraites chapeau » ou de « golden parachutes ». Quant à l’attribution de stock options, elle devra être couplée à l’ouverture de plans d’actionnariat au bénéfice des salariés.

L'UMP, mesdames et messieurs, veut la société du plein emploi, et il l'entend là stimuler à travers une stratégie de croissance fondée :

- sur une fiscalité maîtrisée, pesant moins sur le travail, mais également, à moyen terme, pesant moins sur les entreprises ( notamment à travers la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle et la réforme de la taxe professionnelle ) ;

- sur un investissement public réenclenché et mieux ciblé, à l'exemple des pôles de compétitivité ;

- sur un Etat modernisé, maîtrisant ses dépenses et rationalisant le remplacement des fonctionnaires partant à la retraite, les économies dégagées devant être affectées, pour partie, à la réduction des déficits ;

- et enfin sur une action en faveur du pouvoir d'achat. Il faut agir sur le coût du logement en poursuivant l'effort actuel de construction, en modulant les aides au logement en fonction des loyers réellement versés par les ménages et en engageant une large politique d’accès à la propriété. Il faut également agir sur le prix des biens de consommation en poursuivant la réduction des marges arrière et la déconcentration du secteur de la grande distribution.

Quant à la question des salaires nous préconisons deux actions principales :

 celle, je l'ai dit, sur les heures supplémentaires. Je rappelle que quatre heures de travail supplémentaires, rémunérées 10% de plus et exonérées de charges sociales et fiscales, c’est 15% de salaire net en plus immédiatement ;

 celle de l'élargissement de la grille des rémunérations, notamment en réservant les allègements de charges aux branches qui actualisent la grille de leurs salaires.

Notre 7ème engagement : c'est faire de l'Education un devoir de réussite.

Dans la compétition internationale, la France doit être la terre de la formation maximale et de l'innovation, car face aux pays émergents, nous n'allons pas nous battre sur les salaires mais sur notre intelligence, notre adaptabilité et notre créativité.

Nous voulons une Ecole recentrée sur ses priorités fondamentales car trop d'enfants passent de classe en classe sans savoir réellement lire, écrire et compter, et trop d'élèves sortent du système scolaire sans aucune qualification.

Nous voulons une Ecole qui cherche à valoriser les compétences et aptitudes de chacun, et non pas une Ecole faussement égalitaire. Nous voulons une Ecole qui prend ses responsabilités sur le terrain et pas une Ecole sur-administrée et sous-évaluée. C'est pourquoi nous nous prononçons en faveur de la liberté pédagogique et en faveur d'une autonomie accrue des établissements scolaires, cette autonomie exigeant en retour une évaluation rigoureuse et indépendante.

Nous voulons une Ecole qui épaule les parents, et, dans cette perspective, nous préconisons l'instauration d'études dirigées en fin de journée pour toutes les familles qui le souhaitent.

Nous voulons enfin une Ecole sans ghettos et c'est pourquoi nous proposons d'assurer la mixité sociale et l'excellence pour tous en lançant un plan d'urgence en faveur des établissements les plus difficiles et en supprimant, par étapes, la carte scolaire afin que les familles puissent choisir l'avenir de leurs enfants. Dès la rentrée scolaire 2007, chaque établissement pourra accueillir entre 10 et 20% d’enfants en dehors du secteur, une proportion que nous élèverons progressivement. A l’inverse, chaque établissement devra respecter un équilibre dans la composition sociale et géographique des élèves.

Notre 8ème engagement est stratégique : nous voulons gagner la bataille mondiale de l’intelligence.

Ici, la réforme de notre système universitaire est incontournable. Depuis deux décennies, personne n'a osé ou pu aller au bout de cette réforme. Nous allons là faire car c'est un enjeu national.

Avant la fin de l'été 2007, l'UMP s'engage à ce qu'une loi ait changé la gouvernance des universités en leur conférant un statut d'autonomie qui leur permettra de fixer leur stratégie, de diversifier leurs ressources, de recruter leurs enseignants et leurs chercheurs, de nouer des contrats de partenariat avec les acteurs économiques. Parallèlement, nous voulons replacer nos universités au centre de l'effort de recherche et donner des perspectives à nos jeunes chercheurs qui se verront proposer des vrais contrats de recherche d'une durée minimale de cinq ans. Nous voulons par ailleurs renforcer le système des bourses et créer un compte individuel d'épargne formation pour permettre à chaque Français, qui n'en a pas eu la chance, d'entamer une formation supérieure et qualifiante.

Faire en sorte que notre jeunesse doit être l'une des mieux formées du monde et que les idées qui feront le XXIème siècle surgissent dans nos universités et nos laboratoires : voilà notre ambition !

Notre 9ème engagement met l'accent sur deux vertus pour préserver notre protection sociale : celle de la justice et de la responsabilité.

Nous récusons la société du chacun pour soi, c'est pourquoi il faut responsabiliser et moderniser notre système social sous peine de le voir s’effondrer.

Nous voulons lutter contre les fraudes et les abus qui représentent entre 10 et 15% des dépenses d’assurance-maladie, des montants équivalents au déficit de ce régime ! Quant aux fraudes à la prime pour l’emploi, elles représentent 10% du montant total de cette prime. Nous n'acceptons pas un tel gaspillage et nous agirons en conséquence.

Pour sortir de la logique émolliente de l'assistanat, nous défendons l'idée que tout allocataire d’un minimum social doit avoir une activité adaptée à sa situation que cela passe par une formation ou une activité d’intérêt général.

La réforme de 2003 a constitué une avancée décisive pour la préservation de notre régime de retraite. Reste les régimes spéciaux qui ne peuvent rester en l'état sous peine d'iniquité. Par démagogie électorale la gauche ne dit rien sur ce sujet. La loi sur les retraites a prévu un « rendez-vous » en 2008. Nous agirons à ce moment là !

Sur notre politique de santé, nous recommandons plusieurs actions dont celles liée à la recherche dans les sciences du vivant dont nous voulons faire une priorité nationale, celle liée à la politique de prévention dont nous proposons de tripler les moyens, celle liée à la gestion des hôpitaux qui doivent avoir des instruments de souplesse pour se réorganiser et améliorer leurs conditions d’accueil et leur fonctionnement.

Parce que rien d'efficace ni de durable ne pourra se faire en l'absence de confiance des professionnels, nous voulons conforter la mission des médecins généralistes comme pivot de la politique de santé, notamment en alignant leur rémunération sur celle des spécialistes. Et nous donnerons des espaces de liberté tarifaire aux médecins libéraux qui prennent des engagements à l’égard de leurs patients et des pouvoirs publics.

Nous le savons, sous une apparence d’égalité, le financement de notre système de santé n’est pas équitable. Nous pensons que l’instauration d’une franchise de quelques euros sur chaque consommation de soins serait plus juste et plus responsabilisante. Elle ne serait pas remboursable. Mais son montant total annuel serait plafonné. Elle se substituerait aux multiples forfaits mis en place au cours des dernières années. Le système serait plus juste que le système actuel car la part de la dépense qui pèse sur l’usager n’augmenterait pas avec la gravité de la maladie de l’assuré. Pour des raisons évidentes d’équité et de santé publique, certains patients, comme les enfants ou les personnes titulaires du minimum vieillesse, seraient exonérés ou bénéficieraient d’une franchise réduite.

Enfin, nous voulons relever le défi de la dépendance à travers l'instauration d'une cinquième branche de la sécurité sociale cogérée par la sécurité sociale et les conseils généraux.

Notre 10ème engagement est de faire de chaque famille un foyer de sécurité et de liberté.

Pour l'UMP, la famille est une priorité. Ses formes contemporaines doivent être abordées sans nostalgie et sans préjugés, mais avec le souci absolu de créer des repères moraux, affectifs et juridiques.

Avec ce projet nous voulons aider et responsabiliser les familles dans l’exercice de l’autorité parentale. Nous voulons les sécuriser, et ici, la question du logement est primordiale. Aujourd’hui, la propriété est un privilège pour certains. Nous voulons en faire un droit pour tous. C’est possible en faisant du crédit hypothécaire le crédit de droit commun en matière immobilière. Dans les zones où la tension sur les prix est particulièrement vive et où il est quasiment impossible de devenir propriétaire sans une mise de fond initiale, nous créerons un prêt foncier à taux zéro permettant de différer dans le temps le remboursement de l’emprunt correspondant au terrain. Par ailleurs, les intérêts versés au titre des emprunts contractés pour l’acquisition de la résidence principale ouvriront droit à une réduction ou à un crédit d’impôt.

Pour les familles dont les deux parents travaillent, l'éducation des enfants est centrale. Dans cet esprit, je l'ai dit, nous créerons des études dirigées dans tous les établissements scolaires après les cours et nous entendons donner un coup d‘accélérateur sur les modalités de garde des enfants.

Face au problème grandissant de la dépendance nous proposons d'instaurer un congé de solidarité familiale rémunéré permettant à un proche de se consacrer pendant quelques temps à l’accompagnement d’une personne très âgée en fin de vie.

Pour faire tomber les discriminations subies par les couples homosexuels nous proposons de créer le contrat d’union. Il sera signé en mairie. Il garantira aux couples homosexuels qui le souhaitent l’égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux ainsi que l’égalité des devoirs. Toutefois, il n’ouvrira pas droit à la filiation et à l’adoption.

Enfin, mesure forte de notre projet, nous supprimerons les droits de donations et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens.

****

Voilà l'esprit de notre projet qui n'est pas encore définitif. Nous avons lu avec attention celui du PS. Les socialistes ne proposent aucune réforme structurelle, ils multiplient les promesses enchantées et nous ressortent toutes les mesures qui ont déjà montré leurs limites. Face à cela, l'UMP propose une transformation profonde et réaliste du modèle français. Nous voulons dire à nos concitoyens qu'il faut peu de choses pour relancer notre pays tant il compte de potentiel et d'intelligence. Il faut cependant certaines conditions essentielles : le goût de la vérité plutôt que celui des illusions, le sens de l'innovation plutôt que celui de la répétition, la vertu du courage plutôt que celle de la feinte. Si nous le voulons ensemble, en modernisant nos idées et nos politiques, la France peut saisir les défis de son temps : à travers ce projet, voilà le message de l'UMP. 
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Commentaires

Vous avez raison de vouloir faire tout pour qu'il y ait un choix réel.


J'attends avec impatience les débats entre le PS et l'UMP. Cela permettra de mieux choisir entre les deux.

Commentaire n°1 posté par Diamant le 14/11/2006 à 11h53
Vous n'avez pas retenu le droit opposable au logement....C'était une mesure forte et susceptible de faire vraiment changer les choses.
Commentaire n°2 posté par marc d HERE le 14/11/2006 à 12h10
Sans doute Nicolas Sarkozy le reprendra t il dans son projet pour l'élection présidentielle.
Réponse de Francois Fillon le 14/11/2006 à 12h42
C'est déjà très bien d'être arrivé là. Le candidat pourra, en son nom pesonnel, aller lus loin...
Commentaire n°3 posté par Christian BOIS le 14/11/2006 à 13h30

"Dans le cadre de cette démocratie plus vivante, 10% du corps électoral pourront demander au Parlement de se prononcer sur un problème et soumettre au référendum la suppression d’un texte existant. Les citoyens pourront également saisir le Conseil constitutionnel par la voie de l’exception"


Bonjour Mr FILLON


sera-t-il possible aussi de soumettre au référendum, un projet de loi, pour faire face aux blocages de corporatismes ?


cordialement

Commentaire n°4 posté par serge le 14/11/2006 à 13h57
Bonnes propositions dans l'ensemble.

Par contre il me semble que quelques points aient été oubliés.

Par exemple il m'en vient un à l'esprit :
L'aide judiciaire gratuite existe depuis fort longtemps pour tous les accusés n'ayant pas les moyens de s'offrir les services d'un avocat. Il bénéficient de l'aide d'un avocat désigné d'office.
Les victimes elles doivent payer leur assistance judiciaire, même si leurs revenus ne le permettent pas .
Ne pourriez vous pas prévoir que cette aide judiciaire soit étendue aux victimes.
Il est tout à fait anormal que dans un pays moderne et démocratique l'accusé bénéficie de droits auquels les victimes n'ont pas accès.
Qu'en pensez-vous?
Commentaire n°5 posté par Bourguignon le 14/11/2006 à 14h19

Je vois avec plaisir que l'UMP a gardé le concept de sevice civil, mais la dimension obligatoire lui a été retiré, ce qui me semble de bon aloi pour la suite de cette mesure.


Il y a en France une vrai soif de volontariat mais celui ci doit être libre, s'il veut être réellement bénéfique à ceux qui le choisissent.


A bientôt sur http://desirsdereaction.com

Commentaire n°6 posté par Fred le 14/11/2006 à 17h25

M.Fillon,


J'admire ( et c'est vrai!) votre franc parlé mais tout de même..


Etes vous Vraimenet sur que les franaçsi sont prêt à attendre la vérité ?.. ou est ce une espérance un peu...folle ?


Malheureusement, je n'en suis pas si sûr à en croire la popularité d'une certaine personne qui ne dit rien de concret et surtout qui ne propose rien ?


Ne va t on pas choisir celui ( pardon,..celle) qui rassurera plutot que celui qui fera bouger la France ?


Voilà ma crainte...


Don Quichotte


P.S : En tout cas, bravo pour votre bataille et encore merci d'animer votre blog.. et je souhaiterai tant que vous continuiez si vous êtes aux " fonctions"..comme on fit...

Commentaire n°7 posté par Don Quichotte le 14/11/2006 à 21h02

Bravo et merci M. Fillon, je trouve ce projet très clair et indispensable pour
la France. J'espère
de tout coeur qu'il se concrétisera en actions dès l'année prochaine. J'espère surtout que les syndicats et/ou certains politiques qui ont tendance à ne pas aller jusqu'au bout des réformes vous laisseront faire ce qu'il y a à faire !!!

 



Car, je pense sincèrement que le problème de
la France
est là : les idées sont bonnes, mais encore faut il des hommes et des femmes qui ont le courage de les mettre en place, même si les organisations syndicales sont mécontentes !

 



D'autre part, une question me trotte dans la tête depuis que j'ai constaté que le site Internet de l'UMP comporte une section UMP-Gay. Je n'ai absolument rien contre les homosexuels, mais je ne suis pas pour le communautarisme. J'estime que chacun à la vie sexuelle qu'il veut, et ce n'est pas une raison pour en faire une section. Ou alors, pourquoi ne pas créer la section UMP des personnes qui couchent avec des bruns, la section UMP des personnes de petite taille, la section UMP des blondes... Personnellement je pense que les homosexuels seraient davantage intégrés s'ils n'étaient pas en section, mais appartenant à l'UMP globale, tout simplement.

 



Bon courage à vous et bravo pour votre livre que j'ai lu avec grand plaisir. Je vous avoue que je suis admirative de vos idées (en accord avec vous) et je vous apprécie énormément (vous avez de très bonnes idées, vous êtes respectueux et droit, et je dois l'avouer, un charme certain... ce qui ne gâche rien ! )



 


Commentaire n°8 posté par ccb le 14/11/2006 à 23h08

Bonsoir François,


merci pour ce travail de vérité et de recherche de clarification ;il faut arriver a convaincre me semble t il de trois  éléménts:


1 oui c'est le programme qui sera apppliqué par le gouvernement qui sortirait d'une victoire electorale


2 non ce n'est pas par recherche d'interets partisans que ce programme est proposé  mais pour le bien commun;les elus doivent demontrer qu'ils sont au service du pays   car le doute est fortement installé dans les esprits


3 Le cout de l' administration va baisser sans remise en cause de sa qualité et les structures de representation du peuple vont se simplifier;leur nombre baissera car la "sur representation " tue la representation.


Quoiqu'il   en soit comme beaucoup j'espere je continuerai a diffuser largement cette demarche  et son resultat.


Merci de continuer dans cet esprit;Bien a vous


 


 

Commentaire n°9 posté par Yves Leon le 15/11/2006 à 00h06

Ce Programme est enthousiasmant et très ambitieux !


"Notre 2ème engagement : c'est de retrouver l’Europe pour la relancer." En effet, si l'urgence 1 est remettre la France en ordre de marche et relancer l'europe est notre deuxième urgence, il faut s'atteler à construire l'europe sociale, nivellement pas le haut des salaires pour éviter le dumping social et bien sûr avoir une diplomatie européenne et une armée européenne... l'union faisant la force...


A propos des craintes de Don Quichotte (...si les Français sont prêts à chambouler une bonne fois les archaïsmes et freins du 20ème siècle et participer activement à ce Challenge que propose la droite Sarkozienne)... je pense que oui, il suffit de voir ce que Ségolène propose, si cela continue, elle va finir par adhérer à l'ump ! DSK hier matin sur France Inter, ne semblait pas du tout convainquant ni convaincu par ce qu'il disait (l'histoire d'endetter un peu plus l'Etat (les français) pour subventionner chaque jeune (capital de départ 10 000 €) )en prétextant se servir des impôts sur les successions, donc on prendrait aux parents pour donner aux enfants (autant supprimer les allocations familiales pour cela !!) ! E ncore l'implication de l'Etat dans la vie des familles... et on s'étonne après que les Français attendent que l'Etat règlent tous leurs problèmes et surtout éduquent et financent les frais qu'occasionnent une progéniture !


Nous sommes de plus en plus nombreux à se préparer à  voter pour ce programme que nous sommes impatients à découvrir plus en détails.


@ à jeudi, chez Julliard :-)

Commentaire n°10 posté par Aurélie le 15/11/2006 à 07h05

Afin de meux comprendre la nature du projet et son mode d'elaboration.


Je lis que :"Depuis mars 2005, 18 conventions, précédées à chaque fois par des comités politiques, se sont tenues. 750 experts s'y sont exprimés. 130 parlementaires y ont pris la parole. Près de 22.000 personnes y ont participé auquel il faut ajouter les multiples connexions en direct et vidéos télechargés. Bref, ce sont près de 450.000 personnes qui, de près ou de loin, se sont associées à nos débats"


Devant un tel niveau de participation , est il normal de ne toujours pas savoir par quoi sera REMPLACEE (et non pas seulement SUPPRIMEE) la TAXE PROFESSIONNELLE, cet impot tellement mis en avant par les uns et les autres comme impot à reformer au nonm de l'efficacité des entreprises ?


La reforme de la Taxe professionnelle est sur l'etabli depuis plus de 3 ans et apres 18 conventions, 750 experts et 450000 participants , il n'y a toujours pas de proposition  claire et précise.


CELA DEVIENT ..... CURIEUX, ..... LASSANT,  INQUIETANT ?


 

Commentaire n°11 posté par Eric le 15/11/2006 à 08h48
Réponse de Francois Fillon le 15/11/2006 à 09h23

Bravo : je suis Filloniste c'est à dire à la fois Gaulliste, radical, libéral, centriste.


La synthèse est possible.

Commentaire n°12 posté par Jean Pierre Chevrier le 15/11/2006 à 09h23

Est-il possible d'être plus précis ou plus complet sur quelques points du projet.


1° "maintenir l'effort de défense" est bien vague; quelles sont les options : nucléaire (quels perfectionnements), marine (porte-avion ?), aviation (faut-il garder une composante bombardier stratégique ?), force de projection (dans un cadre européen ?), sortie de l'OTAN ?


2° que signifie "saisir le conseil constitutionnel par la voie de l'exception" ?


3° pourquoi ne pas inscrire dans la constitution certains impératifs de bonne gestion budgétaire ?


4° l'amélioration des prisons n'est pas explicitée et c'est pourtant un préalable à une politique de répression pour les multirécidivistes.


5° sur le nouveau contrat de travail, il ne semble pas qu'ait été retenue l'idée de supprimer le motif de licenciement avec en ce cas une revalorisation substantielle des indemnités de départ.


6° que signifie "l'expérimentation de la suspension des seuils" pour les PME ?


En lisant Eric, pourquoi en effet ne pas enfin mettre en place la réforme des taxes professionnelles (et aussi des taxes foncières profondément inégalitaires).


Bravo, malgré ces remarques, pour un projet "globalement positif" et qui ne peut être taxé de conservatisme comme tentent de le dire certains éditoriaux.

Commentaire n°13 posté par mistral le 15/11/2006 à 11h13

Bonjour François,


Très beau programme...


Juste une question : Es-tu prêt à mettre en place ce que d'aucun (d'aucune) appelle des "jurys citoyens" pour rendre compte devant le peuple (et les élécteurs) du respect méticuleux de ce programme au cas où la majorité des électeurs choisirait CE projet de société ?


Et, si oui, sous quelle forme ?


Ce pourrait être une vraie "rupture" !!!

Commentaire n°14 posté par Philippe CH. le 15/11/2006 à 21h16

M.Fillon,


Bonne prestation ce soir sur FR3.


Par contre, la journaliste qui vous interrogeait, et qui reprenait une phrase galvaudée par beaucoup de média,sans trop en connaître le sens ,comme  "La messe est dite" ( ite,missa est ),n'a pas trop compris votre réponse,pleine d'humour,"La France est laïque" !


Comme quoi,on peut présenter un journal national et manquer d'un minimum de culture.


A propos media,n'y a t il personne à l'UMP,à part le petit Steevy,pour contrer l'inculte et pas drôle RUQUIER,qui tous les soirs,de surcroît sur une chaîne publique ,taille un costard à la Droite,et en particulier,à N.SARKOZY ?

Commentaire n°15 posté par hifi le 15/11/2006 à 21h44
Ce projet me convient. Il est ambitieux, équilibré et crédible. Il va dans le sens de la « rupture » positive …. N’est-ce pas là un adjectif qui conviendrait à ce mot dont certains se servent comme d’un épouvantail à moineaux ? Je me permettrai simplement deux remarque : 1/ Il me semblait avoir lu ou entendu quelque part que Nicolas Sarkosy avait émis une idée quelque peu semblable à celle de DSK sur l’octroi d’un capital de départ pour les jeunes. Est-ce que je me trompe ? Dans un projet Socialiste, avec tous les attributs égalitaristes et systématiques qui caractérisent leurs idées, cette mesure est inquiétante car elle porte, justement de par ces attributs, les germes du gaspillage et de l’impuissance. Ne croyez-vous pas, par contre, qu’une mesure d’attribution d’un capital de départ, assortie de critères sélectifs rigoureux, permettrait à bon nombre de jeunes, porteurs de projets et d’énergie, mais qui n’ont pas les moyens de les financer ni de les faire cautionner par leur famille, de démarrer dans la vie active. Ce pécule, attribué sélectivement, pourrait être modulé et dans certains cas, beaucoup plus important que les 10.000 € de DSK qui seront gaspillés pour la plupart et insuffisants pour les projets portés par des jeunes crédibles. Evidemment, quand on prononce le mot « sélection » on écorche les oreilles de gauche ! Mieux ou en plus d’une aide financière, la mise en place de parrainage bénévoles ou non permettrait de structurer des projets pour leur donner plus de chances de réussir ; Un droit à l’échec accompagnerait cette aide, mais le montant du pécule pourrait être d’autant plus élevé que le projet serait crédible et accompagné de modalités de remboursement en cas de succès. 2/ Il serait à mon sens nécessaire, tout en laissant les acteurs économiques de décider de leur politique, d’assortir les interventions éventuelles de l’état ou les plans sociaux de contraintes ou de conditions touchant directement aux intérêts personnels des dirigeants. Rémunérations hors du commun, golden parachutes ! Pourquoi pas si telles sont les décisions des conseils d’administration. Mais en cas de défaillance ou de plans Sociaux, les dirigeants devraient être partie prenante dans leurs propres rémunérations. Tout ce qui ira dans le sens de la « moralisation » de la vie publique et de la vie des affaires vous sera crédité par l’opinion.
Commentaire n°16 posté par bernard le 16/11/2006 à 10h53

18 conventions du 18 thèmes et des dossiers pour chaque conventions.


Fort bien . MAIS OU EST DONC LE DOSSIER DE LA CONVENTION ECONOMIE.


C'est un peu génant , la convention economie doit etre aussi importante que la convention Injustices, Femmes, Outre-mer, Ruralité.


C'est dommage en ce jour d'ouverture du conseil national , a  la veille du vote des adherents . Comment prendre connaissance du dossier economie s'il n'est pas accessible (comme tous les 17 autres themes ) sur le site de l'UMP.


 

Commentaire n°17 posté par Eric le 16/11/2006 à 13h03
"le pouvoir de travailler plus pour gagner plus"
Dans les propos de l'UMP en général, nous trouvons un questionnement sur la place des familles et leur responsabilité dans l'éducation des enfants, l'absence de repères et de cadre familial parmi les jeunes "délinquants"...
Comment envisagez-vous de travailler sur cette question de la parentalité en proposant aux personnes d'être davantage absentes de leur foyer pour travailler plus et gagner plus d'argent ? Plusieurs solutions dont : une amélioration notoire des systèmes de garde d'enfants (ce qui revient à confier l'éducation à des personnes extérieures au foyer); favoriser les personnes au foyer, en l'occurence les femmes mais dans ce cas quid de "gagner plus d'argent". D'autres solutions peuvent être envisagées, mais les deux évoquées ci-dessus reposent sur une conception de la société soit démissionnaire, soit inégale de la place de chacun. Je ne souhaite pas adhérer à cette société.
Commentaire n°18 posté par Siciliano le 16/11/2006 à 13h08

Je tiens à féliciter toutes les équipes de l’UMP qui ont travaillé à ce projet général car ayant participé à une des Conventions, il ne semblait pas évident que de tous ces débats sortirait la substantifique moelle permettant de trouver un consensus.


Je vous livre quelques commentaires à chaud sur ces propositions. Je sais que la Commission nationale va à nouveau en débattre et que rien n’est encore figé.
Comme je l’ai déjà indiqué sur ce blog, je suis un peu déçu que la culture n’ait pas une place plus prépondérante dans le programme, comme ciment de tous les engagements. Il s’agit ici plus d’une série de mesures phares, certes très en phases avec les inspirations des Français, qui doivent aider le pays à changer, à se renouveler.


Concernant le 1er engagement, je me pose une question : Quelle mondialisation voulons-nous ? De quelle « autre mondialisation » parlez-vous ? Je crois qu’il y a une nécessité d’explication aux français de ce que nous voulons, du positionnement de la France dans la mondialisation.


Concernant l’environnement, je suis très sceptique sur les « taxes sur le carbone importé ». Les pays les plus riches et les plus pollueurs auraient alors les moyens financiers de continuer de polluer en payant les taxes et en achetant du carbone. Je pense qu’il faudrait imposer des mesures beaucoup plus drastiques, très contraignantes. Il faudrait décider d’une tolérance zéro si nous voulons sauver la planète de nos petits-enfants. A quoi ces taxes serviraient-elles ?
Le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) existe déjà et travaille activement sur ces sujets avec l’organisation UNFCCC, entre autres. Une organisation combinant toutes les agences onusiennes serait effectivement peut-être plus efficace.


Sur le sujet des flux migratoires, l’OMI y travaille déjà. Peut-être pourrions-nous demander à la communauté internationale qu’elle ait plus de pouvoirs.
Je suis tout à fait d’accord sur la politique d’immigration choisie. Comme je l’ai déjà dit aussi, une approche culturelle du phénomène doit être proposée : pour permettre l’intégration, nous devons apprendre aux étrangers notre culture et leur apprendre à s’adapter à celle-ci par l’apprentissage et la maîtrise de la langue en créant, pourquoi pas, des écoles spécialisées pour les immigrés, comme le fait déjà l’Alliance Française ?


Dans la relation patrimoine culturel et mondialisation, je suis tout à fait d’accord sur la mesure annoncée. Notre patrimoine doit vivre et être présenté au monde. J’attire cependant votre attention sur le fait que le patrimoine français, tombé dans le domaine public, souffre déjà beaucoup en France-même de sa non-exploitation. Si je prends l’exemple de la musique française dite « classique », elle est beaucoup plus jouée à l’étranger qu’en France et les Français la connaissent bien mal. Il y a là un effort considérable à faire pour soutenir, aider ceux qui essaient de sauvegarder et de faire vivre notre patrimoine français, en France déjà et à l’étranger ensuite. Cela passe aussi par l’éducation des jeunes français pour qu’ils connaissent leur patrimoine. Il y va de la sauvegarde de notre culture et de la diversité culturelle. Je ne crois pas qu’Internet soit une solution à tout dans ce domaine.


Concernant le 2ème engagement, l’Europe est en panne pour le moment en partie parce que les pays qui la composent n’ont pas atteint le même niveau de vie et de fonctionnement. Je crois que cela changera lorsque tous les pays auront adopté et mis en œuvre les même règles sociales et économiques. L’Europe doit se bâtir sur le socle des valeurs culturelles communes et non sur des valeurs artificielles.
C’est pourquoi j’approuve la position de l’UMP sur l’adhésion de la Turquie. Nous ne partageons pas du tout les mêmes valeurs culturelles, religieuses et historiques avec ce pays. Il sera donc difficile de trouver un socle commun pour fonctionner.
C’est une bonne mesure de proposer aux élèves la découverte d’un autre pays. Cela passera bien entendu par l’apprentissage et le renforcement des langues. Cela permettra l’ouverture d’esprit à d’autres cultures. Je reconnais là le projet qui vous est cher : le « Pass culture européen », projet que vous aviez lancé dans la Région des Pays de la Loire quand vous étiez Président et qui a fait beaucoup de chemin depuis !


Sur la modernisation de l’Etat, je pense qu’il est aussi urgent de continuer le travail de simplification de notre droit. Le toilettage des textes est plus que jamais nécessaire.
Concernant la dette de l’Etat, je voulais savoir si la France avait renégocié le taux de ses emprunts dernièrement (à cause de la baisse des taux) ou racheté ses dettes afin de faire baisser le poids des intérêts ?


Afin de faire des économies dans l’administration, et en même temps de participer à la lutte contre le réchauffement climatique en montrant l’exemple, je propose qu’une politique de formation au « civisme écologique » dans l’administration soit mise en place avec pour but la réduction de l’utilisation de l’énergie : apprentissage des gestes simples par les fonctionnaires comme éteindre les lumières, remplacer les ampoules par des basses tensions, diminuer le nombre de photocopies par le travail en réseau et en partage de documents, éteindre les ordinateurs, isoler les bâtiments, diminuer le chauffage, fermer les fenêtres et les portes, couper les moteurs à l’arrêt, économiseurs d’eau dans les toilettes, etc. Je suis convaincu qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine pour diminuer les gaspillages.


Concernant la politique du respect (5ème point), je suis tout à fait d’accord avec les propositions. Ne faudrait-il pas proposer un « contrat citoyen » d’aide à ces jeunes en difficulté, sur la base du « donnant-donnant » ? Cela montrerait le respect vis-à-vis d’eux-mêmes et de la société. Le fait de formaliser l’acte les rendrait peut-être un peu plus responsables… L’aide doit nécessairement passer l’éducation.


Pour avoir été enseignant en ZEP, j’ai constaté que, bien souvent, le plan d’éducation prioritaire devrait aussi s’appliquer aux parents qui ont les plus grandes difficultés pour suivre et encadrer leurs enfants en difficulté. Les enfants vivant dans un milieu défavorisé, tant sur le plan économique qu’intellectuel, ne trouvent pas les encouragements ou l’écoute nécessaires au sein de leur famille. C’est une démarche globale qu’il faudrait envisager et qui impliquerait aussi les parents. Cela leur redonnerait de l’autorité et de la responsabilité.


Je ne suis pas convaincu du bien-fondé de fixer des quotas (5%) pour l’entrée dans les classes préparatoires. Ce n’est malheureusement pas parce qu’on est le meilleur élève dans un établissement difficile que les mécanismes d’apprentissage ont été réellement bien intégrés. Par ailleurs, il ne suffit pas d’entrer en classe préparatoire : Il faut aussi arriver à suivre le rythme et à en sortir avec le niveau suffisant pour préparer les concours des grandes écoles.
Si on souhaite réellement l’égalité, je pense dans ce cas qu’il faudrait permettre l’entrée dans les classes préparatoires à tous sur la base d’un « concours », sans discrimination, qui ne serait pas forcément sélectif mais qui permettrait de vérifier que les notions acquises permettent bien l’entrée dans ces classes.


Sur le plan de l’emploi, je suis heureux de lire qu’on valorise enfin le travail et non les aides sociales. Ne pourrait-on pas aller plus loin en proposant à ceux qui touchent une aide (RMI, chômage, etc.) de donner, par exemple, 15 jours de travail sur une période, pour l’Etat ou une association afin de ne pas perdre le contact avec le monde du travail et peut-être même leur permettre d’en retrouver grâce à cette proximité ?


Sur les heures supplémentaires et les exonérations de charges sociales et fiscales, serait-il possible d’étendre cette mesure aux primes – en encadrant bien entendu leur fréquence pour éviter un salaire déguisé - ? Cela permettrait ainsi aux employeurs de verser plus de primes par an et donc de donner un coup de pouce aux salariés et au pouvoir d’achat.


Sur l’éducation, je pense qu’il faut totalement revoir les ambitions affichées de notre système scolaire (cela ne va pas plaire à mes anciens collègues de gauche !). Pourquoi s’entêter absolument à ce que 80% d’élèves obtiennent un diplôme qui ne correspond pas à leur valeur réelle ? Je suis pour la qualité et non la quantité ! Je préfère une tête bien faite qu’une tête bien pleine !
Lors de ma courte carrière à l’éducation nationale, j’ai encouragé quelques-uns de mes élèves qui présentaient des aptitudes pour certaines matières « manuelles » à suivre des filières parallèles d’excellence (par exemple « les compagnons »). Leurs parents rêvaient de les voir chirurgien ou avocat alors que déjà en collège ces élèves étaient à la traîne. Le résultat est incroyable : ils ont été remotivés et ont obtenu leur brevet avec brio. Aujourd’hui, certains que j’ai recroisés m’ont remercié chaleureusement de n’avoir pas cédé à la pression des parents et des collègues (dont certains riaient de moi en disant que ces élèves n’étaient que bons à rien et n’arriveraient à rien…que je perdais mon temps avec eux et qu’ils n’avaient qu’à suivre les classes jusqu’au bac comme tout le monde… Cela en dit long !). La France va avoir besoin de main d’œuvre qualifié de haut niveau dans les années à venir. Plutôt que d’envoyer les élèves à l’échec au bac, mieux vaut former plus de bons éléments dans le domaine technique en revalorisant les diplômes et l’image de la profession auprès des jeunes et des parents ! C’est ce que vous avez commencé à faire avec l’apprentissage et cela marche bien !
Il faut aussi rétablir le redoublement dans le primaire et prévoir des classes alternatives pour les élèves éprouvant de grandes difficultés, voire des classes d’adaptation… Une notion « traditionnelle » qui a été complètement oubliée aujourd’hui et qui pourtant me paraît essentielle à acquérir est le « bon sens ». L’école doit l’apprendre aux élèves. C’est le B.A.BA du raisonnement. Quant à la pédagogie, je trouve que l’éducation nationale ferait beaucoup d’économie en commençant par « nettoyer au kärcher » les escadrons d’inspecteurs et de pédagogues inutiles qu’elle compte en son sein. On a vu leurs résultats ! Ce sont toujours les profs qui trinquent mais jamais leurs supérieurs !


Si nous voulons gagner la bataille mondiale de l’intelligence, alors nous devons changer les mentalités dans le monde universitaire et mettre en concurrence les centres de formation. Dans de nombreux pays, les Universités sont déjà en concurrence et cela provoque une saine émulation. Je sais que cela fait crier les ayatollahs anarcho-gaucho de l’égalité à tout prix entre les étudiants mais la réalité contredit totalement cette vision. Il est temps d’arrêter de couper les têtes qui dépassent pour privilégier a contrario ceux qui méritent d’obtenir des moyens pour leurs recherches et valoriser leurs capacités ; le retour de l’excellence ! En cela, je suis tout à fait d’accord avec le projet de l’UMP. Pourvu qu’il soit appliqué jusqu’au bout !


Je suis étonné enfin que les projets politiques, de toute part, ne prennent pas plus en compte la spécificité de nos populations européennes, c’est à dire le vieillissement. Je souhaite une plus grande originalité de propositions envers le 3ème et le 4ème âge qui, on le sait, formeront une très grande partie de l’électorat dans les années à venir. Ces personnes ont des attentes très fortes dans tous les domaines (loisirs, tourisme, économie, transports, culture, fiscalité, etc.). Il n’est pas possible et pensable de les ignorer.


Concernant les discriminations, je suis tout à fait d’accord sur les problèmes de reconnaissance des unions et des couples homosexuels. Je pense que le terme « mariage » devrait subsister uniquement pour l’union sacrée et religieuse d’un homme et d’une femme, mais pour la cérémonie civile, il devrait être rebaptisé « union civile ? » et être ouvert à tous, tout en garantissant les mêmes droits et devoirs pour les deux partenaires, quel que soit leur sexe ou orientations sexuelle. A cela on m’opposera le problème de la filiation. Tout d’abord, je ne suis pas convaincu que la majorité des homosexuels souhaitent avoir des enfants et donc cela resterait marginal par rapport au nombre d’unions – tout type confondu - par an. Ensuite, quoi qu’on dise, personne ne pourra empêcher un être, homme ou femme, homosexuel ou hétérosexuel, de procréer s’il le désire profondément. Une fois l’enfant né, la société devrait être garante de son bien-être, de son épanouissement plutôt que de juger le comportement de ses parents. Je pense qu’il faut donc réviser le cadre juridique pour permettre aux enfants de parents homosexuels de s’épanouir avec eux dans une sécurité identique à celle des enfants de couples hétérosexuels.


Voilà mes quelques – longues - remarques sur le projet proposé.
J’attends vos commentaires…

Commentaire n°19 posté par Ronan le 16/11/2006 à 17h27

Censure de François Fillon ?


Je constate ça-et-là que des réponses de François Fillon n'apparaissent pas sur le blog... seul un rectangle grisé apparaît...avec l'auteur : François Fillon...


François, a-t-on voulu effacer vos réponses ? Est-ce une réponse "muette" ? une blague ? ... de la censure ?

Commentaire n°20 posté par Ronan le 16/11/2006 à 17h30
Ronan,

Je crois qu'il ne s'agit que de mes erreurs de manoeuvre!
Réponse de Francois Fillon le 17/11/2006 à 13h58
François FILLON sera l’invité de Patrick Simonin sur TV5, à 18h30.
Commentaire n°21 posté par Christophe Azaïs le 16/11/2006 à 21h17

C'est peut etre une autocensure qui sait ? lol


En tout cas, Segolene est passé à gauche, il ne reste plus que Nicolas.


Finalement, c'est quand que Nicolas sera choisi ?


Parce qu'arretons de jouer, on savait pertinement que ce serait Segolene à gauche mais on a quand meme fait des debats pour etre sur du coup, et à droite, on sait aussi pertinement que ce sera Nicolas...donc tout ce cinéma franchement...abuse de la patience. Mais bon, on essaiera de rester encore patient pendant quelques jours encore.

Commentaire n°22 posté par Diamant le 17/11/2006 à 01h05

Beau travail !


Comment, en tant que simple citoyen, je pourrais voir (mesurer) l'application et l'évolution de ces engagements?


Je crains que ce soit, comme d'habitude (40 ans maintenant), la présentation d'une multitude de projets sans suite...!!!! et quand je pense qu'à chaque fois c'est payé par nos impôts, ca commence sérieusement à devenir fatiguant (valable pour tout les partis politiques!) de voir que vous etes completement en dehors de la réalité !


Le plus lassant, c'est de lire : la mise en place d'une nouvelle taxe, le trnasfert de.., etc! C'est toujours la technique des vases communicants!


Quand une entreprise va mal, les budgers sont réduits pour réduire les coûts! Pour un pays c'est la même chose : Quoi qu'il en soit il y a déjà et y aura de la casse!

Commentaire n°23 posté par eb le 17/11/2006 à 08h57

C’était attendu... Ségolène sera face à Nicolas dans la course à la présidentielle.


Et si c’était elle ? Titrait le nouvel obs en août 2005 ! Je reconnais qu’elle a bien relevé le défi !


Ségolène Attendue ? Oui, pour les militants socialistes et pour beaucoup d’autres,  elle incarne le renouveau en politique, c’est une  Femme,  c’est tout nouveau en France ! Une femme politique idéalisée certes ! Ils ont noté une fraîcheur, un franc-parler, un certain désir d’avenir et surtout une envie de rupture : celle d'une femme  qui ne s’en laisse pas compter face à des politiciens de gauche jugés machistes, usés, vieux, dépassés, incompétents  puisqu’ils étaient des ministres de premier plan ... ça semble leur suffire pour le moment !


Jugée incompétente, floue  Ségolène ? Une illusion socialiste ?


C'est une grande surprise, je ne pensais pas qu'elle atteindrait ces scores ! Méfiance, cette femme  apprend vite ! Elle a un mental d’acier, elle a su tout de même se frayer un chemin pour atteindre les militants à hauteur de  60% ,  certains fiefs ont atteint les 80% !


Le PS n’a pas de programme clairement défini ? Patience, ça viendra ! Elle n'est pas toute seule ! Les jurys populaires l'aideront à gouverner ! 


Nous le jugerons nébuleux ? Coûteux ?  Irréaliste, ringard ? Et alors ?!


Les Français ont déjà choisi : ce sera ELLE dès le premier tour ! C’est comme ça en France depuis des lustres ! Les Français  ne votent pas pour un programme, pour améliorer le sort économique ou  politique  de  la France mais pour un candidat à  la rose, à  la pomme, à la fracture sociale, pour un mal-aimé, et aujourd'hui parce que c’est une femme !


Je suis stupéfaite de constater qu’à chaque élection un nombre infime d’électeurs ne lisent jamais les programmes en détail, ne se rendent jamais à un meeting pour se faire une opinion en dehors des médias, des interviews calibrés… Pour s’informer, ils se contentent du 20h ou des gros titres de la presse gratuite !  Elle, Elle  les fait rêver. Ils s’illusionnent, le savent mais persistent à croire encore à l’idéologie marxiste !


Bref, à mon avis, ils ne sont toujours pas prêts à affronter  la vérité !  Et j’ai bien peur que le meilleur des programmes politiques pour rattraper notre retard, combler nos déficits, réformer nos institutions, se préparer à gagner la bataille de la mondialisation  ne fassent  pas … rêver ... des masses !


Peut-être dans 5 ans… la droite héritera d’une France  amorphe, une dette aggravée et un chômage à nouveau au-dessus de la barre des 10%...


Je ne suis pas optimiste aujourd’hui !


C’était attendu... Ségolène sera face à Nicolas dans la course à la présidentielle.


Et si c’était elle ? Titrait le nouvel obs en août 2005 ! Je reconnais qu’elle a bien relevé le défi !


Attendu ? Oui, pour les militants socialistes et pour beaucoup d’autres,  elle incarne le renouveau en politique, c’est une  Femme,  c’est tout nouveau en France ! Une femme idéalisée certes ! Une fraîcheur, un franc-parler, un certain désir d’avenir et surtout une envie de rupture : celle d'une femme  qui ne s’en laisse pas compter face à des politiciens de gauche jugés machistes, usés, vieux, dépassés, incompétents  puisqu’ils étaient des ministres de premier plan ...


Jugée incompétente, floue  Ségolène ? Une illusion socialiste ?


C'est une grande surprise, je ne pensais pas qu'elle atteindrait ces scores ! Méfiance, cette femme  apprend vite ! Elle a un mental d’acier, elle a su tout de même se frayer un chemin pour atteindre les militants à hauteur de  60% ,  certains fiefs ont atteint les 80% !


Le PS n’a pas de programme clairement défini ? Patience, ça viendra !


Nous le jugerons nébuleux ? Coûteux ?  Irréaliste, ringard ? Et alors ?!


Les Français ont déjà choisi : ce sera ELLE dès le premier tour ! C’est comme ça en France depuis des lustres ! Les Français  ne votent pas pour un programme, pour améliorer le sort économique ou  politique  de  la France mais pour un candidat à  la rose, à  la pomme, à la fracture sociale, pour un mal-aimé, et aujourd'hui parce que c’est une femme !


Je suis stupéfaite de constater qu’à chaque élection un nombre infime d’électeurs ne lisent jamais les programmes en détail, ne se rendent jamais à un meeting pour se faire une opinion en dehors des médias, des interviews calibrés… Pour s’informer, ils se contentent du 20h ou des gros titres de la presse gratuite !  Elle, Elle  les fait rêver. Ils s’illusionnent, le savent mais persistent à croire encore à l’idéologie marxiste !


Bref, à mon avis, ils ne sont toujours pas prêts à affronter  la vérité !  Et j’ai bien peur que le meilleur des programmes politiques pour rattraper notre retard, combler nos déficits, réformer nos institutions, se préparer à gagner la bataille de la mondialisation  ne fassent  pas … rêver ... des masses !


Peut-être dans 5 ans… la droite héritera d’une France  amorphe, une dette aggravée et un chômage à nouveau au-dessus de la barre des 10%...


Je ne suis pas optimiste aujourd’hui !


Mais qui sait, peut-être assistons-nous  à la naissance d'un phénomène positif pour la France ! Une Blair au féminin ?

Commentaire n°24 posté par Aurélie le 17/11/2006 à 14h14

Monsieur le ministre,


Je lis avec attention ce qui touche au programme de l'UMP. Mon premier sentiment (positif) est qu'il est riche et qu'il mériterait, dans ce blog par exemple pour commencer, une discussion engagement par engagement afin d'aller un peu au fond des choses, de comprendre certaines allusions rapides et de discuter ces points.


Ma deuxième impression est qu'il présente un côté fourre-tout dont il est difficile d'extraire la vision politique.


Enfin et en particulier, je suis chagriné de quelques points : par exemple l'extrême timidité de la politique fiscale (lorsque l'on annonce la rupture, je m'attendrais à ce qu'on ait le courage de remettre à plat certains hérésies. Ainsi le pas en arrière concernant l'ISF, tout mineur qu'il soit, m'apparaît symbolique : tout un message disparaît). Chagriné aussi par la candeur des concessions "sociétales", comme on dit de nos jours, à propos du "mariage gay" même s'il ne s'appelle pas comme cela : à quelles discriminations le programme fait-il allusion? Quelles injustices voudrait-on réparer? Quel cadre juridique, fiscal veut on accorder? Avec quelle contrepartie pour la société? (un contrat sans contrepartie ce n'est certes pas un contrat).


A Sciences-Po, nous avions fondé le RDN car nous étions déçus de l'UMP. Le cours des choses ne me rassure qu'à moitié!


A vous lire,


Peronito

Commentaire n°25 posté par Peronito le 18/11/2006 à 18h08

Bonjour à tous,


je me permets de venir faire un peu de pub pour militants : Ségostop, le site qui vous guérit de Ségolène Royal ! www.segostop.com


Vous y trouverez plein d'argumentaires pour descendre la "Madonne des Sondages" !


Romuald d

Commentaire n°26 posté par Di Noto le 19/11/2006 à 10h11

Monsieur Fillon


Internaute et electeur un peu perdu dans ses choix et ses reperes, je prends pour la premiere fois connaissance des bases de ce projet UMP 2007.


En préambule je voudrais dire que je me considère comme social-libéral et républicain. J'utilise le terme de social-libéral bien que dans mon cas cela devrait être libéral-social car l'une de mes convictions les plus profondes est que la libre entreprise, l'innovation et le travail sont les seuls moteurs capables de garantir l'évolution de l'humanité et de l'Homme. Et social ensuite, car les fruits de cette libre entreprise doivent être redistribués à ceux qui n'ont pas la chance d'en être les acteurs.


En fait la devise de la république me semble être terriblement d'actualité : Liberté - d'entreprendre, Egalité - des chances d'entreprendre, Fraternité - du partage des fruits de l'entreprise.


Sans rentrer dans les détails du projet et les questions bien trop nombreuses qui me viennent à l'esprit, j'aimerais une réponse de votre part sur un point très précis, qui me tient particulierement à coeur et que justement vous évoquez en toute fin de votre proposition: Les droits de successions.


Cette seule affirmation de vouloir supprimer les droits de successions me perturbe au plus au point car elle est à l'exacte opposé du principe d'égalité des chances (que vous évoquez par ailleurs).


Pour moi, l'héritage dans des conditions "normales" de vie, à savoir vers 80-85 ans, devrait être taxé à 100% pour la simple et bonne raison que la transmission du patrimoine à ses enfants (et même petits enfants) est alors révolue depuis belle lurette...


J'ai quatre enfants et j'ai quarante-trois ans. D'une part j'espère déjà leur avoir transmis les valeurs auxquelles je crois et qui valent bien plus à mes yeux que des valeurs matérielles. Ensuite je continuerais à les aider de mon mieux jusqu'à ce qu'ils aient eux aussi transmis à leurs enfants cette part d'eux-mêmes. Alors au seuil de ma vie j'espère qu'il ne me restera plus grand chose à transmettre, tout simplement !


Bien sûr, le législateur pourra étudier à loisir les modalités de successions en cas de mort prématurée. Dans ce cas l'on conçoit bien l'idée de pallier par des droits de succession à l'inégalité devant laquelle se trouverait nos descendants privés prématurement de leurs parents. De la même manière (car je sens poindre la question), le légistateur pourra faire travailler ses méninges pour garantir la pérénité d'une entreprise ou l'intégrité d'un patrimoine construit (reprise par les salariés, obligation de mise en bourse, obligations de legs, que sais-je encore).


Bref, en espérant que le sens de mon explication soit assez clair, je voudrais vous poser la question suivante. Cette mesure annoncée (exonération de droits de succession) n'est-elle pas seulement démagogique à l'attention d'électeur de droite que vous supposez (à mon avis et à mon exemple à tord) susceptible de mordre à cet hameçon ?


En espérant vous lire, Sincèrement.


Pierre

Commentaire n°27 posté par Pierre le 19/11/2006 à 18h53
Monsieur Fillon,
Je n’ai pas encore lu tout votre programme mais j’ai entendu que vous projetez de réduire encore les droits de succession.

Pensez-vous qu’à l’heure où les inégalités patrimoniales entre les Français augmentent, en particulier du fait de l’augmentation des prix de l’immobilier, ce soit vraiment une bonne mesure ?


Comment peut –on prétendre promouvoir l’égalité des chances et dans le même temps favoriser un des moyens des plus efficace d'ouvrir encore plus la fracture sociale ?


Quel crédit donner à un discours qui promeut la valeur travail et qui favorise le moyen le plus passif de s’enrichir : l’héritage ?


Très cordialement

Commentaire n°28 posté par Hervé le 19/11/2006 à 19h52
Mais l'héritage c'est bien le fruit du travail des français!
Réponse de Francois Fillon le 19/11/2006 à 20h01
La victoire de ségolene me laisse bien perplexe..
Commentaire n°29 posté par Samuel le 20/11/2006 à 00h05

M. Fillon,


j'apprécie beaucoup ce que vous faites.


Ce programme me semble aller dans le bon sens, mais je crains que vous n'ayez jamais l'occasion de le mettre en oeuvre. Nos collègues chiraquiens préféreront nous faire tous perdre plutôt que de voir une nouvelle équipe s'atteler à la tâche, autour de Nicolas Sarkozy. Le risque est en effet grand que vous fassiez mieux qu'eux. Cela doit les gêner.


Ils parlent de démocratie interne pour justifier leurs attaques destructrices. Mais pourtant, la démocratie voudrait qu'ils prennent en compte les désirs des militants de leur propre parti.


Je crains cette fois qu'ils n'aient réellement enclenché la trop fameuse machine à perdre. Ne serait-ce que pour cela, il est urgent que l'UMP désigne son candidat même si, je suis sans illusion, les MAM, Villepin et autres Goulard continueront sans relâche leurs  tirs de barrage ensuite.

Commentaire n°30 posté par Eric le 20/11/2006 à 10h57
Eric,

Je dois reconnaitre que j'approuve réellement votre propos.

Une chose est sûre, la partie ne va pas être simple, d'autant que nous sommes notre principal adversaire idéologique !

concernant le parti socialiste, je pense qu'avoir annoncer si tôt leur candidate laissera d'autant plus de temps aux français de se rendre compte de ces lacunes.

Elle est une candidate iconographique réelle, certes, mais voilà là sa principale qualité.

Comme je disais dernièrement, on ne dirige pas la France sans idées avec un sourire fort, mais c'est avec des idées fortes que l'on redonnera le sourire à la France.


Maintenant, force est de constater que, comme le disait François Fillon, ceux qui pensaient avoir encore une chance ont eu la réponse Jeudi...

Il reste cependant qu'à vouloir faire perdre un homme, ils risquent fortement de faire perdre notre parti, qui semble de moins en moins être le leur !
Commentaire n°31 posté par Mickaël Accou le 20/11/2006 à 12h12

la guerre des nerfs....restons calme


Depuis la désignation de Royal au PS, c'est la guerre à l'ump : devillepin, alliot-marie, goulard, veulent que N Sarkozy perde ses nerfs...


Restons calme , attendons calmement le 14 janvier, et enfin, Sarkozy pourra etre désigné comme le meilleur.


Viendra ensuite le vrai débat, des idées et non des images, avec Ségolène, et les francais jugeront.Ils veulent de la modernité, de la vérité, des actes concrets  et je pense que Sarkozy a une bonne longueur d'avance.

Commentaire n°32 posté par serge le 20/11/2006 à 13h38

Eric,


Quel Eric êtes-vous ?


Je pense que vous n'êtes pas celui qui critique tout et tout le monde.


Pour la "machine"  je suis d'accord avec vous, malheureusement !


J'espère que François et  Nicolas (je pourrais être leur père) vont trouver la parade contre l'image d'épinal (Ségolène) et me permettre, ainsi qu'aux enfants et petits-enfants de ma génération,  de voir la France dans un autre état que l'actuel...

Commentaire n°33 posté par Christian BOIS le 20/11/2006 à 13h42

Pour répondre à Christian,


Non, je ne suis probablement pas le Eric que vous mentionnez. je m'exprime très peu sur le site. Je signerai désormais Eric S.


Je suis directeur de recherche, habitué à évoluer dans un univers hostile ;-), le monde de la recherche et de l'enseignement supérieru où il n'est pas toujours facile d'assumer un choix politique qui ne soit pas de gauche. Mais je tiens bon !!!


Ceci dit force est de reconnaître que mon propre camp me désespère en ce moment.

Commentaire n°34 posté par Eric S le 20/11/2006 à 14h40

Monsieur Fillon,


Je reviens à la baisse des droits de succession que je n’arrive toujours pas à comprendre :


Actuellement, les petits et moyens patrimoines sont déjà exonérés de droits (en ligne directe).


Annoncer une baisse de ces droits consiste donc à étendre l’exonération aux patrimoines « moyens supérieurs ». 

 



C’est un choix politique qui me semble risqué dans la mesure où il peut se résumer par :


« Encore une baisse d’impôts pour les riches » 

 



Quel est donc le but recherché ? 

 



Très cordialement

Commentaire n°35 posté par Hervé le 20/11/2006 à 18h56

Je ne comprends pas cette frilosité soudaine.


Le schéma est porutant simple: l'UMP vient de présenter son programme pour les legislatives.


Cela devient donc la reference pour le parti de l'UMP et donc du candidat qui sera designé par lui.


Que les agitations de MAM fasse vendre du papier est une chose que cela remette en cause le processus de l'UMP , je ne vois pas.


La machine a perdre ne s'enclechera que si un ou des candidats issus de l'UMP se déclarent en dehors de l'UMP.


Nicolas Dupon Aignan est en lisse . Est il vraiment un danger pour la machine UMP ? serait il le "chevenement " de 2002 ?


Les pourcentages de vote du prjet UMP au Conseil national est supérieur a 60% et inférieur a 95%.


Quelle legitimité aurait un ou une candidate qui irait contre ?


OU FAUT IL SE POSER LA QUESTION D'UNE LEGERTE DU PROJET UMP. pas au vu des dossiers présentés sur le site de l'UMP.


 


Mais il est vrai qu'on attend toujours de voir le dossier Economie, l'une des 18 conventions de reference.


 

Commentaire n°36 posté par Eric le 20/11/2006 à 23h44

La crétinite . Considérations sur une vaste épidémie contemporaine

 



 

 



Les considérations qui suivent ne sont pas une œuvre humoristique, ni économique, ni sociale, ni religieuse, ni philosophique, ni, ni…..mais si telle est votre préférence, elle peut être tout cela à la fois. C'est une analyse de pure fiction, au sujet de la situation présente, surtout dans le plus beau et le plus agréable pays du monde, le notre : la France.


Il est nécessaire de poser un postulat de base de nature scientifique, ce qui exclut la possibilité de le considérer à 100 % utopique, dans le futur, la science étant par définition ouverte à toutes les hypothèses. C'est ainsi que le monde moderne occidental, et particulièrement la France, est victime d'un virus qui se propage de plus en plus. Ce virus: LA CRETINITE

 



J'ai donc entrepris de dresser une liste, provisoire, des très nombreuses situations qui présentent des symptômes convergents, vers l'existence d'un tel virus.


 

 



Exemple : l'argent…..Très nombreux sont les français qui ont un problème avec l'argent. Pour certains d'entre eux, c'est un vrai soucis, de fait dans leur vie quotidienne. Pour les autres, c'est plutôt un problème de leur relation affective avec l'argent. Il n'est pas de bon ton de parler d'argent, ou alors très discrètement. Essayez de connaître, en gros et en détail, les revenus réels de chacun….Néanmoins, à part les gens très riches, tous réclament à cor et à cri, davantage d'argent, s'estimant désavantagés, floués ou carrément spoliés. Les nouveaux riches, dont certains ont tendance à se faire remarquer en étalant leur fortune, sont tous des exploiteurs, des spéculateurs, sinon des voleurs de grand chemins. C'est par exemple, le cas des " grand patrons " du privé, dont les émolument mirifiques ne s'explique pas, par leurs capacités ou leur travail. En parallèle, les gains, eux aussi fabuleux, des   champions du sport, des grandes "vedettes" du spectacle ne sont dus, exclusivement, qu'à leurs efforts méritoires et à leurs talents physiques ou intellectuels.


A côté de cela, les fils à papa, qui sans le moindre mérite, bénéficient  des avantages de la richesse, et à condition que leurs comportement ne soient pas trop ostentatoires, sons crédités d'avoir " bien de la chance " . Tout au plus, cette fantaisie de la destinée ne peut que susciter quelque jalousies, parmi ceux qui ne l'ont pas eue. Surtout, ne voyez aucune contradiction dans ces sentiments aussi disparates. Ne perdez pas votre temps inutilement à monter des équations tarabiscotées et à couper les cheveux en quatre, pour tenter d'expliquer cette situation. Le responsable, c'est ; LA CRETINITE


 

 



Suivent plusieurs autres symptômes;  Le Chômage- La Liberté- Le Mondialisme- Les Réformes- La Recherche- etc…..  le texte intégral de cette lettre ouverte aux français………… ( 4 pages ) vous sera adressé sur simple demande avec un timbre-poste 0,70 ct.


 

 



 A   Claude Lamonzie BP n° 30  24260   Le Bugle


 

 



Reproduction vivement conseillée avec mention d'origine.


 

 


Commentaire n°37 posté par gele le 25/11/2006 à 15h06

Mr Fillon, vous avez écrit ds votre blog:


celle, je l'ai dit, sur les heures supplémentaires. Je rappelle que quatre heures de travail supplémentaires, rémunérées 10% de plus et exonérées de charges sociales et fiscales, c’est 15% de salaire net en plus immédiatement.


Je suis fonctionnaire et prêt à faire des heures sup, pouvez vous m'expliquer comment l'état paiera ces heures à 10 % pour avoir 15 % de salaire net.

Commentaire n°38 posté par SKRZYPCZAK le 26/11/2006 à 14h38
Vous oubliez l'exonération de charges.
Réponse de Francois Fillon le 26/11/2006 à 15h16

Comme d'habitude votre projet n'est pas assez ambitieux et, manque de concret, n'est que du saupoudrage pour essayer de ratisser large.


Je travaille dans l'Automobile 5000 personnes en Europe, 2000 en France. Avec la nouvelle direction nous allons en 2007 prendre des mesures radicales pour essayer de sauver ce qui peut l'être.


Pour info nos 2 principaux clients PSA et Renault ont produit 14% de véhicules de moins en Europe de l'Ouest et, leur ventes mondiales sont stables. Ils s'adaptent à l'évolution du monde vers les pays en croissance.


Il faut absolument donner la priorité à la recherche et l'innovation dans ce pays sinon, nous allons au delà de graves difficultés


De plus, je trouve suicidaire de présenter systématiquement un budget déficitaire dans ce pays. Un quart de nos dépenses pour payer les frais financiers de la date (je ne parle même pas du capital), c'est scandaleux.


A quand les vraies réformes !!!!!!!


 


 


 

Commentaire n°39 posté par MERCIER le 26/11/2006 à 16h44

Monsieur Fillon,


35 ans, chef d'entrerprise dans l'édition de logiciels, ma jeune société réalise 30% de son CA en france et emploie 60 personnes, dont 45 en France.  La société a été créée en 2001 et a été classée en 2006 par un organisme privé parmis les 15 plus fortes croissances francaises sur 5 années cummulées.  Nous espérons continuer...


J'ai lu le projet de l'UMP pour 2007 et vous apporte mon soutient sur une grande majorité de points. 


Je souhaite partager avec vous quelques considérations et poser quelques questions:


1.  Temps de travail et liberté de choisir: 


En debut de carriere, beaucoup de jeunes diplomes veulent du pouvoir d'achat et son prets a travailler de nombreuses heures supplémentaires pour assurer leur avenir.  Puis arrive l'age des projets familiaux, ces travailleurs souhaiteront profiter de leurs enfants ou autres projets personnels.  A l'age de la retraite, certaines expertises sont encore clés pour l'entreprise, à temps de travail réduit.  L'entreprise moderne et sociale devrait avoir la flexibilité de s'adapter aux vies de chacun.  Le cadre legislatif devrait permettre a l'entreprise et au salarié de decider ensemble ou placer le curseur temps de travail, tout en evitant les abus.  Partant surement d'un bon sentiment, les 35h sont un pas dans la mauvaise direction.  Ils introduisent une rigidité et une hypocrisie supplémentaire dans les relations entre salariés et entreprises de notre secteur, au détriment des interets des salariés qui souhaitent réussir et par conséquent au détriment de l'entreprise.  Je suis convaincu que les entreprises performantes du 21eme siecle seront celles qui auront pris leurs responsabilités sociales et environnementales.   J'espere que les reformes du temps de travail dont nous savons tous qu'elles sont necessaires et urgentes apporteront aux entreprises les moyens de s'adapter aux mérites et attentes des salariés au cas par cas ou plus simplement donner à chacun la foi dans les valeurs du travail.


Vos propositions n'abordent pas concretement le problème des 35h, il est certain que c'est un problème epineux mais nous avons besoin d'une réforme courageuse et non populaire en la matière, que comptez-vous proposer dans les grandes lignes?  


2.  Charges sociales et emploi des jeunes:


Au dela de l'ideologie, se posent les problèmes concrets et connus du cout du travail.  La société francaise est un véritable vivier de talents à l'état brut.  Le role d'une entreprise est de former les jeunes et les faire rayonner en France et à l'international.  Les incitations en faveur de l'emploi des jeunes et de leur formation à un métier sont simplement trop faibles.  Sur des secteurs porteurs, les PME comme la notre s'en sortent mais leur developpement s'en voit pénalisé, on pourrait faire beaucoup mieux, c'est à dire embaucher plus de jeunes et mieux les former à nos spécialités.


Envisagez vous plus d'incitations fiscales pour l'emploi des jeunes et leur formation en entreprise?


Plus généralement, quelle serait votre position sur une forfaitisation des cotisations sociales, qui permettrait aux entreprises d'allouer des primes et augmentations au mérite à plus faible cout pour elles?


3. Entreprise et capital


L'entreprise moderne est celle qui permettra à ses forces vives de pleinement bénéficier des effets de sa croissance.  C'est aussi la seule arme dont bénéficient les PME pour atirer des talents.  Je suis convaincu que les entrepreneurs sont prets à mieux et plus justement distribuer les fruits de la croissance de leurs entreprises si les bonnes incitations sont mises en place.   Les dispositions sur les attributions gratuites d'actions vont dans le bon sens mais sont encore trop timides et floues.  


Quelles seront vos propositions en la matière?  Plus précisément, comptez-vous renforcer le dispositif d'attributions gratuites?


4. Environnement


Le débat sur la protection de l'environnement n'est pas un débat de droite ou de gauche.  Il est une priorité absolue pour bon nombre de francais qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs des verts et qui attendent néamoins des propositions concretes et des engagements forts de la part des dirigeants politiques francais et européens.


Comment vous encourager à porter ce thème avec plus de force au coeur des débats politiques?  Comment expliquer aux francais que l'on peut etre de droite et écolo?


5. Vote sur internet:


J'ai 4 certitudes:


- Nous voterons un jour sur internet


- Le taux de participation s'en verra augmenté, ce dont tout le monde se réjouirait aujourd'hui


-  Les moyens techniques existent aujourd'hui


- La France est une grande démocratie qui pourrait donner l'exemple au monde.


Que proposera l'UMP en la matière?


 


Très cordialement,


Laurent

Commentaire n°40 posté par Laurent le 26/11/2006 à 19h17

Bonsoir,


je viens de lire le projet et j'adhére globalement  à ce dernier .


n'ayez pas peur de dire les choses telles quelles sont !


par contre je suis agriculteur et le sujet agricole n'est pas évoqué!


Mr Sarkosy dit qu'il n'est pas normal que l'on gagne moins qu'un smic:super! Mais quelles actions compte t-il mener pour que nous soyons  mieux rétribué de nos efforts?

Commentaire n°41 posté par horel le 26/11/2006 à 19h23
avant d'envoyer les étudiants à l'étranger, améliorez leur conditions d'études car je vous assure que nous sommes au bord de la crise du printemps 2006.je vous rapelle que Gallouzeau a faillit tomber à cause de nous...
Commentaire n°42 posté par JULIEN le 27/11/2006 à 23h22

J'n'avais  pas du b1 lire...j'aime bien cette phrase : "La France des ghettos, des injures, des cocktails molotov et des racismes en tous genres n'est pas la nôtre. L'UMP se veut le parti de la République pleine et entière, celle ci exigeant de l'autorité, mais aussi un élan de fraternité vis à vis de ceux qui se sentent exclus de la communauté nationale."


Merci...reste plus qu'à le démontrer.

Commentaire n°43 posté par Diamant le 29/11/2006 à 09h27
he bien décidément je suis decue je m'attendais vraiment à autre chose de ses beaux discours hier soir !
on entend toujours la même chose juste dit autrement, éternellement à chaque présidentielle, tous nos soucis vont être réglés, il y a de quoi être perplexe.
Personne ne nous parle de réduire aussi les dépenses de l'état qui nous coûte tout de même cher comme par exemple les frais de bouche des ministres, quand est ce que nous citoyens pourront nous consulter les dépenses réelle de nos dirigeants sur le budget publique, comme en suède? ce qui me semble normale puisque c'est nous qui payons. A quand les economies pourquoi toujours le citoyen doit, lui faire des économies, faire des efforts, se serrer la ceinture? c'est bizarre on entend jamais rien la dessus aucun projet de loi ( toujours dans le même sens n'est ce pas )

moi mon amie travaille depuis l'age de 17 ans pour son pays d'abord dans la Marine et après pour l'éducation national, monsieur Sarkosy parle de la valorisation des diplômes, de l'égalité des chances, pourquoi alors ses diplômes obtenus honnêtement au sein du ministère de la défense, ne sont reconnus ni par l'éducation nationale, ni par les autres administrations, et le civil je ne vous en parle même pas, "engagez vous vous aurez un métier",mensonge puisque l'éducation nationale n'a même pas daignée le reconnaître son métier !!!!
je vais vous racontez une histoire pas vraiment drôle mais vraie, qui a brisé l'espoir d'une carrière, une famille et sa vie ! donc la mienne

mon amie est rentrée dans l'armée à l'age de ces 17ans, à deux mois du bac, vocation ( et dire qu'ont dit que les gens ne veulent pas travailler ) elle y est restée 7 ans, et puis elle a passé un concours d'emplois réservés pour rentrer dans l'éducation nationale - reussie - elle commence sa nouvelle affectation tous ce passe bien sauf qu'a la basse elle était secrétaire du commandant et qu'elle se retrouve avec un balai ( sourire ) ça ne la pas découragée, elle s'est dit qu'elle repasserait des concours interne dès qu'ils y en aurait ( courageuse ).
A peine 3 mois après (1995), elle n'a pas eu de chance, elle est tombée sur son lieu de travail grosse frayeur des membres de l'établissement,
que va on faire, on la met à l'infirmerie, pendant ce temps là son genoux enfle, et la soit disant infirmière la fait attendre 5 heures dans une pièce, la renvoie chez elle refusant d' appeler les pompiers en lui donnant les clef de sa voiture en la mettant bien hors du lycée, serrant les dents avec un genou doublé de volume, mettant une heure pour faire 2 kilomètres, elle a réussit à rentrer, ténacité, ne pas se plaindre avancer coûte que coûte, des restes de la marine j'imagine.

Bref ! je rentre en même temps qu'elle (heureusement ! malheureusement à cette époque là pas de téléphone portable pour me joindre) je vois le genoux enflé comme j'avais jamais vu ça et la je m'affole j'appelle le medecin elle arrive et dit qu'il faut la montrer immédiatement à un spécialiste, il y a une clinique à 5 minutes qui possède un service d'urgence, on l'y amène immédiatement.
elle est recue en urgence et le verdict tombe :

double entorse a la rotule et déplacement du tibia et du peronet, de là une première opération (le lendemain matin) et 2 autres vont suivre de 5 heures chacune dans la même année.

je vous le dit comme je le pense, mais franchement je me demande comment elle a fait pour conduire et surtout je me demande comment on a pu laisser rentrer seule une personne avec une telle blessure !

bref opération, déclaration accident du travail ect ... jusque la tout vas bien (enfin bien n'est pas le mot mais bon !) mais un jours ont reçoit une lettre ( sourire ) nous disant que l'accident de travail est refusé, pas de causes extérieures c'est leur justification, alors qu'elle était au lycée, le couloir avait été ciré dans un lycée hôtelier, on la met pendant un an en congé sans traitement (elle ne peut pas travailler et ne perçoit que l'indemnité de la mutuelle (1500 francs par mois), au début on lui avait donné son salaire puis ils lui reprennent sur ses indemnités de maladie. Elle a voulu reprendre son travail, mais au lycée ils ont refusé l'ont faite envoyer chez un expert qu'ils ont choisi bien sur, qui l'a met inapte !
puis plus tard, elle est convoquée, puis on reçoit une lettre disant qu'elle est licenciée, ils la foutent dehors de l'éducation nationale, elle côtisait mais elle n'a pas droit au chômage, car elle n'était pas sous contrat mais fonctionnaire stagiaire, là franchement on se dit je rêve et bien non ! l'état ce debarrase d'elle, tout simplement après 9 ans de bons et loyaux services, dehors avec RIEN ! Elle va voir une assistante sociale qui lui dit vous étiez fonctionnaire je ne peux rien pour vous, elle lui donne quelques bons pour le secours populaire et en gros "débrouilles toi".

de la on se retrouve pratiquement à la rue pas le droit au chômage, moi je n'avais qu'un boulot à mi temps, autant dire pas grand chose !
plus de rentrée d'argent obligée de faire la queue au secours populaire ect ... pour avoir à manger, on fait des crédits, puis vient l' interdit bancaire des dettes ne pouvant plus etre honorées en clair " LA DESCENTE AU ENFERS " !!!

encore une fois on essaie de se battre trouver un avocat et tout le reste on lance une procédure contre l'éducation nationale ( au tribunal administratif)qui va durer 8 ans a peu prêt nous avons eu le droit aux experts de l'éducation national qui comme par hasard donnaient raison à l'éducation nationale disant que mon amie avait des antécédents, c'est vrai que quand ont regarde l'armée française a l'entraînement ou pendant les défilés ont voit beaucoup de militaires handicapés ou blessés au jambes, partir faire la guerre ( sourire ) par contre quand ça a été l'expert désigné par le tribunal des grands professeurs et bien ( sourire ) ce n'était pas le même discours, comme par hasard le verdict n'était pas le même, l'accident était bien imputable au service et je vous passe le reste ça serait encore trop long .

enfin bref en 2003 (l'accident avait eu lieu en 1995) soit huit ans après, le tribunal l'a reconnue en accident du travail, citant la loi 8416, alinéa 2 qui bien explicite donne au fonctionnaire, de reprendre ses fonctions ou s'il est inapte son salaire jusqu'à sa mise à la retraite, elle voulait récupérer son travail, elle essaie de voir avec le ministère de l'éducation nationale qui lui dit qu'elle n'a qu'à les attaquer à nouveau, qu'ils ne peuvent rien faire si elle ne refait pas une procédure, hallucinant.
nous avons crue en la justice de notre pays et nous avons voulu croire que l'état ne lâche pas les siens, allait rectifier le tir et bien rien en faite, ils lui ont dit mais madame tournez la page ! elle a tout perdu, son boulot, sa carrière, sans compter la douleur physique qu'elle a subit, et en gros si elle avait attaqué c'est pour gagner encore moins car si l'éducation nationale applique les règles elles les applique comme elle le veux, ils lui devaient deux ans de salaire (vu qu'elle a été reconnue en accident du travail et ils ont pris la liberté sur 15 000 euros d'en ôter 4400 alors que le tribunal s'était basé sur leurs calculs ! et maintenant ils disent qu'il n'y a pas de trace dans le dossier ! ils se moquent vraiment ! elle en a été même jusqu'à leurs envoyer la preuve une feuille de salaire éducation nationale originale où il y a cette somme déjà retirée mais eux ne la trouve pas ( sourire ) décidément dès que c'est en leurs défaveur ils trouvent plus rien.

ce que qu'elle a gagnée : elle recevait une pension tous les mois de 2000 frs, depuis un an après son licenciement, ça elle la perdu pour gagner 700 euros par an ( sourire ), du fait le licenciement était illégal, puisque qu'elle a été reconnu en accident du travail, pas de prud'homme pour les fonctionnaires !!!!
elle a eu beau tout essayer pour récupérer cette somme à chaque fois je vous explique même pas les ricanement auxquels elle a eu le droit au téléphone avec l'éducation nationale, voir même les insultes des fois et je passe les mots du genres " MAIS ABANDONNEZ MADEMOISELLE CA FAIT 10 ANS MAINTENANT PASSEZ A AUTRE CHOSE " là quand ont entend ça ses des grands moment de solitudes qui vous envahissent, c'est trop facile.

prenons un cas ou un exemple : SI VOUS NE PAYEZ PAS VOS IMPOTS CROYEZ VOUS QU'ILS VONT S'ASSEOIR DESSUS ET QUE VOUS POURREZ LEUR DIRE MAIS MONSIEUR CA FAIT 8 ANS ARRETEZ PASSEZ A UN AUTRE DOSSIER ( sourire)

donc rien à faire même si un jugement condamne l'éducation nationale cette administration n'en a rien a faire elle ne respecte même pas un jugement
d'un tribunal administratif !

par contre lors de ce procès a été oublier les dommages et intérêt, les dommages physiologiques et esthétiques personne pour s'excuser quand on la soupçonnait presque d'avoir manigancé l'accident ou de n'avoir rien,
la perte de travail ect ...

donc retour en procédure pour déjà faire appliquer la loi et l'argent que l'éducation Nationale lui doit, plus tout ca bref la galère

donc a aujourd'hui toujours rien nous sommes repartie en procédure dieux c'est pour combien de temps

alors puisque nos élus sont souvent la en disant qu'ils sont là pour nous, qu'il pensent à nous, qu'il font tout ce qu'il peuvent pour nous, elle a écrit à :

MONSIEUR SARKOSY
MR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
MONSIEUR DE VILLEPIN
MONSIEUR MINISTRE EDUCATION NATIONAL
ET
RECTEUR ACADEMIE DE MA REGION

( SOURIRE ) ( SOURIRE ) ( SOURIRE )
ça détend de sourire quand on voit les réponses auxquelles elle a eu le droit - vous avez vu les débats avec monsieur le pen , bayrou, le représentant de segolène ect... qu'il y a eu sur france 2 la semaine dernière d'ailleurs là aussi on a pas été déçues : il y a eu une femme qui a prix la parole pour expliquer sa vie qui ressemblait beaucoup a la notre, où elle disait leur avoir écrit a tous ses gentils messieurs et avoir eu le droit en retour a un rendez vous a l'anpe ( franchement on y a été à l'anpe elle s'avait pas quoi en faire ) et que le préfet lui avait envoyé un courrier et bien a savoir : ce sont simplement des lettres types un peu comme les enfants qui écrivent au père noël a une adresse bidon et qui leurs renvoient des lettres types sauf que mon amie leur a pas écrit pour avoir un travail ou se plaindre qu'elle n'en trouve pas , mais juste pour leur demander leur aide pour que le ministre voit comment on traite ses fonctionnaires, ses électeur ! et qu'on lui rende son travail ou ses droits tout simplement ! qu'ils respectent ses droits !

EST CE FACILE DE RETROUVER DU TRAVAIL AVEC DES DIPLOMES DE LA MARINE NATIONALE QUI NE VALENT RIEN DANS LE CIVIL?
EST CE FACILE DE RETROUVER DU TRAVAIL EN AYANT ETE LICENCIÉ DE L EDUCATION NATIONALE, EN ETANT FONCTIONNAIRE, ALLEZ L'EXPLIQUER AUX GENS SI ILS VOUS DONNENT LA CHANCE D AVOIR D UN ENTRETIEN.... CE QUI N EST PAS LE CAS ON NE VOUS LA DONNE PAS LA CHANCE.

ALORS C'EST QUOI L EGALITE DES CHANCES, C EST QUOI LA CHANCE TOUT COURT, CELLE D ETRE EN BONNE SANTE ET D AVOIR UN TRAVAIL EN TOUT CAS POUR LE COUP LA SANTE MORALE EN A PRIS UN COUP !!!

par contre le seul a ne pas avoir répondu et je suis sur que vous vous en doutez a peu prêt tous et bien oui monsieur le recteur d'académie, oui lui elle lui avait juste demander un rdv en recommandé accusé de réception même pas de réponse type ( sourire ) n'en as t 'il pas ( c'est un marche a prendre ont ne sait jamais)

voilà tous ça pour vous dire que j'aimerais croire en toute ces belles paroles mais franchement tant que personne ne lèvera le petit doigt pour aider un concitoyen qui a travaillé pour son pays et qu'on traite comme une merde désolée pour le langage mais c'est le terme qui convient le mieux, je ne croirait pas à tous ces discours tous très bien , mais le concret il est où, pourtant monsieur Sarkosy peut déjà agir il est ministre non ? cela laisse un petit champs d'action ?
monsieur sarkosy lui dit stop au chômage ( sourire ) moi c'est l'état qui l'a mise à la rue !!! a c'est sur les stars du show biz n'ont pas fait de manif pour elle pas assez médiatique !
je ne sais pas si notre histoire vous fera réagir en bien ou en mal j'espère aussi peut être que monsieur sarkosy lira votre forum car a mon avis il n'a sûrement jamais eu connaissance de son cas et de bien d'autres sûrement. J'espère qu' avant de critiquer (du moins si vous avez envie de critiquer mon histoire, que vous vous disiez que ça pourrait être vous à sa place).

Est qu'enfin quelqu'un va l'aider? Est ce que quelqu'un va enfin lui donner la place qu'elle mérite? EST CE QUE QUELQU'UN VA AGIR PLUTOT QUE SEULEMENT PARLER?

merci a tous ceux qui auront pris le temps de lire ce message de désespoir
a bientot
Commentaire n°44 posté par sandrine le 01/12/2006 à 19h15
Monsieur le ministre bonjour,

Contribuables Associés indique sur son site que : ....."Un mois après la parution de ce livre, François Fillon a présenté le programme électoral de l’UMP pour 2007, dont il est le principal rédacteur.
Certes il s’agit d’une œuvre collective, et son rédacteur était lié par les nombreuses contributions qu’il a dû prendre en compte. De plus, c’est un programme électoral, qui est fait pour attraper des voix, et en perdre le minimum.
Aussi ne retrouve-t-on dans ce programme aucune des propositions contenues dans son livre, et rappelées ci-dessus. Bien au contraire, 75 des mesures proposées augmentent les dépenses publiques, et souvent dans des proportions considérables : le triplement des crédits de la prévention médicale, le doublement de ceux de la recherche médicale, une augmentation de 50 % pour ceux de l’enseignement supérieur, et de 40 % pour la recherche, etc.
Aucune mesure d’économies précise n’est avancée. Il est annoncé que la dette publique sera réduite à 60 % du PIB en 2012. Mais comment ? La réponse est vague : on supprimera les Observatoires et Comités inutiles, mais sans dire lesquels, on réduira le nombre d’agents publics, mais sans citer de chiffre, on fixera dans la Constitution le taux maximum des prélèvements obligatoires, mais sans en donner maintenant le montant, on procèdera à une « révision générale des politiques publiques », mais sans dire comment, par qui, ni dans quels délais........"

Est ce exact ?
Commentaire n°45 posté par Hervé de Robien le 05/12/2006 à 13h10
Non c'est faux!
Bien sur, le programme de l'UMP ne va pas aussi loin dans la transformation des institutions que je ne le préconise dans mon livre mais beaucoup de mes propositions s'y retrouvent.
Quand au cadrage financier de notre projet, il s'inscrit dans une obligation absolue de réduction de la dette et du déficit qui doit passer en 5 ans en dessous de la barre des 1,5% du PIB, soit une réduction de moitié. Les dépenses nouvelles que propose le projet ne pourront donc être financésque par une croissance supplémentaire et par des économies sur les politiques existantes. Nous voulons, à l'image de ce qu'ont fait par exemple les canadiens, passer en revue toutes les politiques publiques et supprimer tout ce qui n'est pas utile.
Je publierai ce soir sur ce blog les détails de ce cadrage financier.
Réponse de Francois Fillon le 05/12/2006 à 16h00
Monsieru Fillon bonsoir,

Avec tout le respect que je vous dois, pois-je vous demander d'être concret.
Quelles sont les propositions énnoncées dans votre livre qui sont reprises dans le projet de l'UMP ?
Votre réponse me permettra de répondre si vous ne l'avez déjà fait à Contribuables et Associés.

Bien respectueusement,

H. de ROBIEN
Commentaire n°46 posté par hervé de Robien le 26/12/2006 à 23h46

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