Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 15:32


J'ai donné une interview à Jean Marc Plantade du "Parisien" sur le programme "fiscal" de Royal:

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/22/12/54/itv-francois-fillon.doc

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Commentaires

Bravo, bien argumenté !


Schéma classique : la droite assainit les finances de l'état et remplit les caisses et la gauche dépense à tout-va et endette la France pour amuser le peuple et lui faire oublier tout ce qui va mal...


Il y a un moment où la corde casse et ça fait très mal !


Concernant les retraites, je suis scandalisé par l'annonce faite par Hollande. Je tiens à rappeler que la génération du bayboom qui a connu les Trentes Glorieuses et la pleine croissance, qui a amassé pas mal de richesses et vécu aisément, celle qui part en retraite aujourd'hui, ne s'est jamais réellement soucié de ses enfants et de l'avenir de cette nouvelle génération qui a connu la crise, les dettes, le chômage, etc. Ca suffit ! C'est aussi là une véritable fracture à laquelle il faut réfléchir. Pourquoi nous, enfants et petits-enfants de cette génération, devrions-nous nous serrer toujours plus la ceinture et voir nos aînés profiter de tout ? Je ne souhaite pas payer plus de taxes et impôts pour des gens qui n'ont pas su prévoir, qui ont mal géré la richesse dont ils profitaient ! Je sais, c'est un peu égoiste mais chacun doit pouvoir bénéficier du même traitement pour sa retraite. Et il est temps que la fourmi deviennent un peu cigale !

Commentaire n°1 posté par Ronan le 21/12/2006 à 16h05

Bonjour, Bien que je ne soit pas d'accord avec vos idées, Je vous ai écouté sur france inter ce matin et une fois de plus je suis assez choqué de votre définition de la démocratie quelle soit sociale ou politique.


Considérer que voter pour l'UMP c'est accepter la totalité du programme, comme par exemple la constitution européenne me fait dire qu'il faut donc accepter le programme UMP dans son intégralité avec les petites lignes ou si l'on n'ai pas d'accord avec des détails voter pour quelqu'un d'autre.


Est-ce bien ce que vous avez voulu dire ce matin?


Peut-être me répondrez vous Merci

Commentaire n°2 posté par jean-luc riou le 21/12/2006 à 16h12
Bien sur que non! Je n'ai jamais dit cela.
Réponse de Francois Fillon le 21/12/2006 à 17h33
Heureusement, M. Jean-Louis Bianco est venu tempérer tout cela : selon lui, "les prélèvements n'augmenteront pas" mais les baisses d'impôt seront annulées "pour les plus riches" seulement... Naturellement, cela est tout à fait cohérent avec la ligne officielle selon laquelle il faut "réconcilier" les français entre eux (sauf les "plus riches", évidemment).
Commentaire n°3 posté par happy le 21/12/2006 à 16h22
Monsieur Fillon, vous êtes partout à la foi ! Tant mieux, ça ne peut pas faire de mal au pays que des gens intelligents expliquent la vérité aux français. Continuez comme ça, je vous sens en forme.
Commentaire n°4 posté par Gabriel Bendayan le 21/12/2006 à 17h13
Il est évident que les socialistes ont perdu la tête. Ils veulent revenir sur les baisses d'impôts obtenues par la droite mais aucun d'eux ne proposent de revenir sur les hausses ahurisantes qu'ils ce sont octroyés dans les régions.Socialisme quand tu nous tient. A plus sur http://desirsdereaction.com
Commentaire n°5 posté par Jean-Hubert le 21/12/2006 à 17h53

il y en a vraiment assez de l'irresponsabilité des socialistes!


 


Bravo M.Fillon!

Commentaire n°6 posté par aymard le 21/12/2006 à 17h54

Quand à moi, je souhaiterai que la Gauche explique ce qu'est d'être riche en France !


A l'écouter, il semblerait que gagner plus du smic, c'est être riche en France !


Don Quichotte

Commentaire n°7 posté par Don Quichotte le 21/12/2006 à 17h58

Bonsoir M. FILLON,


C\\\'est un plaisir de vous lire ou de vous entendre. Celà change des absurdités de la clique de la gauche qui est reponsable de beaucoup de nos malheurs et qui persiste dans ce que l\\\'on peut appeler un semblant de programme fantaisiste.


Amicalement,


Maurice BOURRAT

Commentaire n°8 posté par BOURRAT le 21/12/2006 à 22h15

A lire :


http://www.lefigaro.fr/debats/20061221.FIG000000023_noel_pour_tout_le_monde.html


 


La droite, quand elle reprend le pouvoir, ne touche pas aux réformes de la gauche. Elle les respecte, les entoure de précautions !


 


M.Fillon, pourquoi ??? Pourquoi ne pas oser ?


Don quichotte

Commentaire n°9 posté par Don Quichotte le 21/12/2006 à 22h38

Comme d'habitude la gauche promet de réaliser son projet avec l'argent de ceux qu'elle critique. je ne vois pas en quoi, créer une CSG retraite et augmenter encore les impots va rajouter du pouvoir d'achat.
Comme d'habitude les classes moyennes vont être les dindons de la farce.
Personnellement j'en suis à un point où,si la gauche passe, et malgré le fait que je ne gagne que 1.5 fois le SMIC, je ferai ce qu'il faut pour m'en aller de ce pays oùj e sens être indésirable puisque je travaille pour payer les retraites de cheminots ou autres enseignants qui nous emmer... toute l'année avec leur grève pendant que je rame pour payer mon crédit immobilier.


Philippe

Commentaire n°10 posté par philippe le 22/12/2006 à 05h47

Un constat semble assez communément admis : celui que la baisse de l\\\' impôt sur le revenu a été largement contrebalancée - si ce n\\\' est annulée - par la hausse des impôts locaux. Ceci pour moins de la moitié des foyers assujettis à l\\\' impôt sur le revenu. Cela voudrait dire que les non assujettis à l\\\' impôt sur le revenu, eux, ont dû subir une hausse pure et simple de leur imposition. L\\\' Etat et les régions socialistes ont besoin d\\\' argent ? Que les "riches" payent !


La logique voudrait - mais ce n\\\' est pas dit - que le niveau des impôts locaux soit limité et contrôlé; mais par qui, avec quels moyens ?


Se pose par contre-coup la question de la régionalisation et de la multiplicité de structures locales génératrices de coûts et celle de l\\\' utilisation qu\\\' elles font des deniers publics. Il serait intéressant que la l\\\' avenir de la régionalisation soit aussi un thème de campagne.

Commentaire n°11 posté par Erick le 22/12/2006 à 09h10

François Fillon a peu etre un pouvoir... A tout ce qu'il dit, tout le monde acquiesse. Sérieusement, j'ai suivi les Etats généraux, je ne sais plus quand, il y avait des gens qui exprimaient leurs mécontement sur quelques sujets et cela m'a paru un peu bizzarre de voir tout le monde dire oui à tout ce que disait ce cher Sénateur. Il faut dire qu'il exprime les choses bien calmement.


Diamant.

Commentaire n°12 posté par Diamant le 22/12/2006 à 10h14

Il y a deux visions politiques qui s'affrontent comme au bon vieux temps où les pays occidentaux pouvaient sans craindre de conséquences jouer la répartition des plus riches vers les plus pauvres pour générer de la demande ou au contraire favoriser le capital pour créer des richesses que l'on répartit ensuite etc...


La grande différence maintenant est que sur les couts de ce que nous vendons en pleine concurrence, viennent se greffer des coûts issus directement des prélèvements.


Promettre comme les socialistes de raser plus et moins cher en travaillant pas plus ou moins, en prélevant sur les riches (où sont-ils ?), tout en jouant habilement sur l'augmentation des impôts régionaux (merci les socialistes), c'est vraiment prendre les gens pour des c.... et se foutre du monde.


Honnêtement, j'aimerais que les visions politiques des deux camps s'expriment pragmatiquement sur des sujets simples pour qu'on puisse voir la différence.


Franchement, Hollande/Royal et les hauts fonctionnaires socialistes, c'est vraiment des fermiers généraux de l'Ancien Régime.


Un américain que j'ai rencontré professionnellement m'a dit : "chez nous, les "liberal", c'est "left wing", ils veulent distribuer à tout va et les conservateurs c'est 'right wing", ils veulent créer de la richesse et baisser les impôts. c'est bizarre que chez vous les "liberal" soient catalogués de droite, cela veut dire que les gens de gauche chez vous sont conservateurs, alors ?


Rousseau, Diderot étaient des "libéraux". Et je ne pense pas que leur vision était conservatrice.


A chaque hausse de smic et de prélèvements, on bousille par le chomage, le tissu industriel qui fait appel à une main d'oeuvre peu qualifiée. 


Bientôt avec leurs projets des fonctionnaires, on amènera tout le monde au smic et à des sous emplois fonctionnaires ou assimilés genre contrats de travail payés à l'heure et pour un nombre d'heure slimités. Allez voir les contrats d'aide ménagère, emplois sociaux qui existent à profusion dans les ANPE. un scandale de précarité quand on pense qu'ils sont issus par des collectivités locales (évidemment, elles ont moins de moyens qu'une entreprise industrielle)


Ce n'est plus un virage à gauche qui nous attend, c'est un virage soviétique à faire rigoler les russes d'aujourd'hui, qui eux innovent à tout va, maintenant.

Commentaire n°13 posté par Gilles le 22/12/2006 à 14h10

Bonsoir François,


Le taux de prélèvements obligatoires était de 42,8 % du PIB en 2003, et il doit atteindre 44 % du PIB en 2006 et, si tout va bien, 43,7 % du PIB en 2007 (Sources : Insee, rapport du gouvernement sur les prélèvements obligatoires) . Où est donc cette fameuse baisse de la pression fiscale depuis la réélection de Jacques Chirac en 2002 ?


Ce n'est pas parce que les choses sont dites qu'elles sont vraies.


Par ailleurs, le fait d'apostropher les politiques par leur nom (Royal, Sarkozy, Villepin, ...) sans faire précéder celui-ci du prénom ou du titre, n'est pas la meilleure façon d'attirer le respect sur la fonction, ni sur le metier public. On a le droit de ne pas être d'accord, on a le devoir de respecter l'humain. C'est aussi une valeur scoute...

Commentaire n°14 posté par Philippe Ch. le 22/12/2006 à 19h02
Ca a le mérite d'etre claire ce que dit FH. Il va nous ruiner avec ses impôts. Cela dit, ça dépend après comment il réaménage les choses...Il compte etre ministre de l'économie ou quoi ? Parce qu'apparemment ça a l'air de l'interesser ce domaine...
Commentaire n°15 posté par Diamant le 23/12/2006 à 10h04
@ Phlippe Ch...

Autant votre exemple concernant la pression fiscale est valable, autant votre remarque concernant le respect de l'humain me parait étrange voire caduque.


Les lois portent régulièrement le nom de leur "créateur", pour autant ça ne dérange personne, bien au contraire !

Autrement dit ce qui gène des hommes politiques dans certains domaines ne semble pas les géner dans d'autres...

Les loi Aubry, Perben 1 et 2, Loi Jospin,  Loi Sarkozy ... ne sont que quelques exemples que vous connaissez bien.

Je pense qu'il y a bien plus important pour notre Pays qu'une querelle de noms et de fonctions... S'il n'y avait que ça, ma foi...
Commentaire n°16 posté par Mickaël Accou le 23/12/2006 à 12h10

Philippe Ch.,


Quand j'étais scout, et je pense qu'on l'est toute sa vie, on m'appelait par mon "totem" et cela ne me dérangeait pas...


 

Commentaire n°17 posté par Christian BOIS le 23/12/2006 à 15h16

Francois Fillon et les chiffres mouvants


le 23 octobre vous redigez un post sur " la verité sur les chiffres " et vous mettez le PIB par habitant en 1980 de la France en 6e position pour le PIB par habitant


Je vous signale que la position de la France était la 12e.


Silence


Aujourd'hui pour la Noel vous présentez une interveiw en enoncant une 9e position pour la France , il y a 25 ans.


ALORS BIS.


La france était  en 12e position en 1980 ,en 1981 en 1985. Elle etait 14e en 2001 et elle est 17e en 2004


http://lysander.sourceoecd.org/vl=1087026/cl=19/nw=1/rpsv/factbook_fre/data/02-01-01-t02.xls


 

Commentaire n°18 posté par Eric le 24/12/2006 à 14h09
Eric

La France était en 9° position en 1982!

Joyeux noêl quand même!
Réponse de Francois Fillon le 25/12/2006 à 10h47
Erick...un jour de Noel... quand même...
Commentaire n°19 posté par Diamant le 25/12/2006 à 11h31
Oui ... bien sûr comme vous le soulignez avec justesse, le programme socialiste est un tissu d\\\'incohérences dangereuses et comme dirait Nicolas Sarkozy, s\\\'il y a une chose dont on peut être certain c\\\'est que quand les socialistes promettent des haisses d\\\'impôts, la promesse sera tenue !!
Celà étant, vous le dites dans cette interview, la priorité doit être vraiment mise à la réduction des déficits et à la maîtrise de l\\\'endettement. Dans l\\\'émission sur France 2 après la déclaration de candidature à l\\\'investiture de l\\\'UMP, Nicolas Sarkozy fut très convainquant sur tous les points sauf sur celui là. Aux questions qui lont été posées sur la façon de financer les mesures annoncées notamment dans le domaine social au sens large et plus particulièrements à celles concernant le domaine du logement, NS n\\\'a pas trouvé les mots qu\\\'il fallait. Dire pour la pénultième foiscomme tant d\\\'autre avant lui \\\"nouallons réduire les dépenses de l\\\'Etat\\\", même s\\\'il est sincère, cela ne passe pas.
Attention à ne pas nous refaire le coup e la \\\"fracture sociale\\\" pour ensuite mettre enplace une fois élu un gouvernement dont la mission sera de remettre à flot les finances de la France. Bien sûr que c\\\'est à cette priorité qu\\\'il faut s\\\'attaquer mais en ayany le courage de l\\\'annoncer dès maintenant. Le risque le pire serait de faire de la surenchère sociale dans les annonces afin de rassurer et de rivaliser avec les socialistes alors qu\\\'en réalité chacun sait bien qu\\\'il faut arrêter de distribuer la croissance qu\\\'on a pas.
J\\\'ai adhéré à l4UMP pas le discours de NS était novateur, courageux et crédible. Depuis sa déclaration de candidature, j\\\'ai des doutes très sérieux sur sa capacité à pratiquer la seule rupture qui sauvera notre pays. \\\"Rupture tranquille\\\" ? Foutaise, il n\\\'y aura rien de tranquille là dedans ! Demandez donc à Alain Juppé qui a le grand mérite d\\\'avoir été le seul premier ministre en vingt cinq ans à quitter Matignon avec un endettement et un déficit réelllement en baisse ... Alors, courage s\\\'il vous plaît ou je vous garantis que le deuxième tour sera une nouvelle fois bien surprenant.

Commentaire n°20 posté par Marc FRANCESCHI le 25/12/2006 à 21h18

Marc,


Je n'ai pas adhéré à l'ump mais je pense comme vous.


Je croyais en N.Sarkozy, celui qui avait l'envie, la rage, le désir d'une vrai rupture...bref celui d'il y a ...disons 2 ans..


Depuis, cette rupture se veut tranquille, il a largement adoussit sesligne à tel point que lui même " s'excuserait presque de ne pas être la gauche" ( comme il le dit)


Et oui, il fallait bien s'y attendre, à force de vouloir rassembler à tout va et de parler à tous les français, comme Chirac, il en oublie ses electeurs et se gauchise !


Et effectivement, on pourrait être surpris au 2 eme tour !


Ce n'est pas tres grave, au fond..


Imaginons un scenario..


La gauche passe pour 5 ans !


Au bout de ces 5 ans, la France se trouve au bord de la faillite, en cessation de paiement, devant le FMI et Hop...


Toutes les réfomres sont possibles,..


Donc VIVE LA FAILLITE


Don Quichotte


P.S : Et ça marche : Angleterre, 79

Commentaire n°21 posté par Don Quichotte le 26/12/2006 à 20h49

 Je vous souhaites de très Bonnes et joyeuses fêtes de l'An .


 A vous lire, je me demande si vous n'êtes pas frustré par le programme électoral de l’UMP sur la fiscalité ?!


Sur ce blog, et  par le biais de votre livre (la France peut supporter la vérité), vous nous avez offert vos  réflexions sur la situation de la France. Cet ouvrage fort bien écrit, sans langue de bois, abonde d’anecdotes, de remarques intéressantes et surtout de propositions  ENFIN constructives. Je suis ravie d’avoir lu que « la droite n’ose pas assumer ses convictions ».  « le pays a un besoin urgent d’assainir ses finances ». En parcourant votre ouvrage, on aborde quelques moyens de réduire nos dettes : « le traitement social du chômage aggrave les causes du mal en accroissant les dépenses publiques », « L’Education n’a pas besoin d’argent » (« disait François Mitterrand »), qu’Angela Merkel a bien fait de demander à ses fonctionnaires de travailler une heure de plus par semaine sans augmentation de salaire,  il faudrait abroger les lois Aubry (je note que vous l’avez écrit, mais jamais dit ouvertement lors de vos nombreuses interventions dans les médias), et plafonner les indemnités de chômage, etc...


 Puis voilà que vous nous  présentez ici et ailleurs le programme électoral de l’UMP pour 2007, (dont vous êtes le principal rédacteur). Certes, vous n’êtes pas tout seul, et il a fallu que ce programme soit le résultat d’un consensus/ compromis des différentes familles politiques de droite qui vise tout de même à gagner des électeurs et non les perdre !


Après la rupture tranquille (non sens que je déplore comme vous le savez !) , voilà que nous ne retrouvons dans ce programme aucune des propositions contenues dans votre livre. Bien au contraire, je trouve que les mesures proposées par ce programme électoral, augmenteront les dépenses publiques dans des proportions inquiétantes : le triplement des crédits de la prévention médicale, le doublement de ceux de la recherche médicale, une augmentation de 50 % pour ceux de l’enseignement supérieur, et de 40 % pour la recherche, etc. et comptons aussi  les mesures chiraquiennes pour financer les politiques sociales sans contrepartie des assistés de France et d’ailleurs (migrants, réfugiés, déboutés du droit d’asile, sans papier, mariage blanc, que nous n’osons pas renvoyer chez eux alors que l’emploi se raréfie et que nous devons supporter 5 millions de chômeurs ou sans emploi selon les barèmes comptables de l’Etat  !!! …)


 L’avenir passant par l’éducation des enfants quid de ce programme électoral sur la remise à plat des systèmes que vous dénoncez (le mur des syndicats de l’EN,  la sortie du système scolaire des milliers de jeunes sans diplômes, sans métiers, le surfinancement des collèges au détriment des universités,  filières universitaires bouchées, surpeuplées d’étudiants qui n’ont pas le niveau et qui ne paient pas leurs études, quid de la gestion des organismes à revoir : INSERM, CNRS)?


Aucune mesure d’économies précise n’est avancée dans ce programme ump. Il est annoncé que la dette publique sera réduite à 60 % du PIB en 2012. Mais comment ? La réponse est vague : on supprimera les Observatoires et Comités inutiles, mais sans dire lesquels, on réduira le nombre d’agents publics, mais sans citer de chiffre, on fixera dans la Constitution le taux maximum des prélèvements obligatoires, mais sans en donner maintenant le montant, on procèdera à une «révision générale des politiques publiques », mais sans dire comment, par qui, ni dans quels délais.


 Notre préoccupation est de réduire toutes les dépenses publiques, simplifier l’appareil d’Etat, rembourser la dette et stopper l’immigration et de renvoyer systématiquement dans leur pays d’origine tout étranger en situation irrégulière.  Et  de remettre au travail par des formations adaptées les chômeurs de ce pays !


J’ai l’impression que pour nombre des umpistes 
la France ne peut pas supporter la vérité.

Commentaire n°22 posté par Aurélie le 29/12/2006 à 13h46
Je voudrais revenir sur votre réponse à la question suivante :

Reste qu'en exploitant l'affaire Johnny, François Hollande a bien joué le coup, non?
Je suis persuadé que les Français, et en particulier les plus modestes, savent très bien que le jour où il n'y aura plus un seul grand artiste, créateur, chef d'entreprise... pour payer ses impôts en France, ils ne paieront pas moins d'impôts. Au contraire, ils seront plus pauvres car il y aura moins de travail. Sur ce dossier, on ne peut pas se contenter de donner une leçon de morale comme le fait la Gauche. Il faut regarder la réalité en face. Aucun parti socialiste européen n’adopte plus ces postures idéologiques qui n’ont jamais conduit qu’à l’appauvrissement des pays qui les ont mis en œuvre.

et voici le copié/collé du Monde au sujet de l'affaire Johnny... on y apprend que les contribuables, vous compris (!), nous avons subventionné les spectacles de johnny à hauteur de 7 millions d'euros... N Sarkozy n'a rien à gagner en fréquentant le show  biz avec ce genre de "vedettes" (doc gynéco, sevran... hum qui sont les autres ?)



Hallyday, sur l'air de l'ingratitude, par Bruno Kern


LE MONDE | 22.12.06 | 14h33



Johnny Hallyday estime payer beaucoup trop d'impôts. Mais pour qui a eu à connaître sur le plan professionnel des pratiques de l'"idole des jeunes", le devoir est de rappeler que les qualités du chanteur sont aussi celles d'un homme d'affaires avisé. Tout particulièrement, Johnny Hallyday, qui n'aime pas payer beaucoup d'impôts, oublie un peu vite les cadeaux qu'il a reçus à partir de fonds publics en France.













Le plus bel exemple, mais ce n'est pas le seul, est le cadeau que les collectivités territoriales ont fait au chanteur pour ses 60 ans.


Rappelons-nous : rien n'était trop beau pour la "tournée des stades". Johnny a ainsi chanté en 2003 dans vingt-trois des plus beaux stades de football, dont vingt et un en France : sait-on qu'il a reçu, pour ce faire, plus de 7 millions d'euros payés, d'une manière ou d'une autre, par le contribuable de chacune des villes traversées ?


Le procédé était simple. Son producteur démarchait les villes disposant d'un grand stade de football et leur indiquait que, si elles souhaitaient bénéficier de la présence de Johnny Hallyday, il leur fallait participer financièrement, à l'instar de ce que doivent consentir les villes lorsqu'elles veulent s'assurer d'une étape du Tour de France. Seulement voilà, lorsque le Tour fait étape, le spectacle est gratuit, lorsque Johnny Hallyday vient chanter, on paye ! Il fallait donc trouver des motivations au versement des sommes demandées par le producteur sous peine de voir le rockeur chanter dans d'autres stades...


Dans le silence et dans certains cas, les largesses publiques s'appuyaient implicitement sur la loi de 1999 sur les spectacles vivants. Que dit cette loi ? Que "les entreprises de spectacle vivant peuvent être subventionnées par les collectivités territoriales". Cela concernait-il tous les spectacles, y compris celui du chanteur le plus populaire et dont le succès est avéré ? L'imprécision de la loi a permis la confusion et le permet toujours puisqu'elle définit le spectacle vivant comme "la représentation en public d'une oeuvre de l'esprit s'assurant de la présence physique d'au moins un artiste du spectacle percevant une rémunération". En apparence, un chanteur comme Johnny semblait concerné.


Mais c'était oublier la volonté clairement exprimée par le législateur, qui entendait ouvrir la possibilité de subventionner uniquement "des spectacles qui paraissent plus particulièrement dignes d'encouragement et, notamment, ceux qui ont pour objet principal l'éducation artistique", et ce pour "renforcer les droits des salariés du spectacle et la lutte contre la précarité de leur situation", selon les termes utilisés devant le Sénat par Catherine Tasca, alors ministre de la culture.


Les spectacles de Johnny Hallyday ne pouvaient entrer dans cette possibilité de subventionnement, et certains artistes de spectacles vivants, eux-mêmes intermittents du spectacle et ne disposant pas de subventions, s'en étaient émus, à Bordeaux, jusqu'à porter l'affaire devant le tribunal administratif, en septembre 2003. Mais le jugement au fond fut évité, car Alain Juppé, maire, décida de retirer précipitamment la délibération octroyant la subvention au chanteur.


Dans d'autres villes, pour éviter pareille mésaventure, la demande de subvention fut complétée : il s'agissait "de permettre un accès plus équitable à l'éducation, à la culture et aux loisirs" (délibération de la ville de Nancy du 15 novembre 2002). Tirant les leçons de l'émotion suscitée à Bordeaux et de la position en retrait prise consécutivement par le conseil municipal de Strasbourg, la motivation devenait même à Nancy très sociale puisque des places étaient subventionnées pour permettre "aux bénéficiaires du revenu minimum d'insertion, de l'allocation adultes handicapés, des CES et autres" d'assister au concert. L'intention pouvait paraître louable, mais elle sonnait faux.


En effet, par un curieux hasard, les calculs à propos des catégories défavorisées concernées aboutissaient dans chaque ville à ce que la collectivité territoriale verse le même montant de subvention, soit environ 220 000 euros. Ainsi, il y avait le même nombre de défavorisés dans toutes les villes traversées et quelle que soit la contenance du stade ! Et cette subvention devait être versée en une seule fois, plusieurs mois avant le concert, sans savoir si le nombre de bénéficiaires était en définitive bien celui annoncé dans la délibération initiale... De là à penser que cette subvention venait couvrir les besoins de trésorerie nécessaires à la préparation des concerts, certains, en privé, franchissaient le pas.


A cela s'ajoutait, sans que les considérations sociales l'imposent, la mise à disposition gratuite du stade, l'installation des équipements destinés à protéger la pelouse et parfois la remise en état par la ville après le concert. Bien plus, les panneaux publicitaires à l'intérieur des stades étaient également cédés à titre gratuit pour permettre leur exploitation libre pendant toute la durée du concert.


A l'évidence, les coûts supportés par les villes et le manque à gagner de ces différentes mises à disposition gratuites venaient renchérir la subvention généreusement attribuée à Johnny Hallyday, qui peut être aisément chiffrée, sommes versées et dépenses prises en charge, à près de 400 000 euros par stade, le tout à la charge des contribuables locaux.


Le chanteur en avait-il besoin pour équilibrer ses dépenses ? On peut en douter, car, pour cette seule tournée des grands stades, et selon la presse, les concerts ont rapporté 30 millions d'euros, le chanteur empochant 80 % des bénéfices. Ce n'était pas la première fois que Johnny Hallyday se faisait ainsi financer une partie de ses concerts avec de l'argent public. Ce ne fut peut-être pas la dernière non plus...


Alors, au moment où il décide de s'expatrier en Suisse, il serait peut-être utile que les collectivités lui rappellent ce qu'elles lui ont généreusement versé sur des fonds publics. Bref, il serait peut-être utile, sans le condamner, de le sensibiliser au fait que la France lui a beaucoup donné, et qu'il peut lui rendre un peu. Et nous lui pardonnerons peut-être.





Bruno Kern, avocat à la cour et ancien directeur de cabinet du secrétaire d'Etat aux affaires sociales et à l'intégration, Kofi Yamgnane




Commentaire n°23 posté par Aurélie le 29/12/2006 à 21h35

Hi


Au sujet de l'ISF (Impôt Surplus de Fonktionnaires) pourquoi est il impossible de savoir si Chirac, Hollande, Royal, Sarkozy ... cotisent eux même à ce parfait exemple d'idiologie bornée !


Tous ces joyeux adeptes en causent; mais secret d'état on dirait quand à savoir s'ils le paient eux mêmes et sur quelle tranche ! Comment peut on savoir ? Où doit on s'adresser ?


Cordialement

Commentaire n°24 posté par Thevenot le 30/12/2006 à 15h27

 

 



Bonne année a tous, en 2007 vous avez le choix, plus d'impôts avec Ségolène.

 



Et les promesses de Nicolas. Pour un choc, une rupture réelle avec des résultats, il faudrait des réformes : de structures et fiscale

 



Réduire le nombre des fonctionnaires de 50 % comme au Canada,  par la fin des statuts dérogatoires, inégalitaires des sphères publiques et assimilées.

 



Par la création d'agences privées, des privatisations massives.

 



Une harmonisation de nos impôts sur la moyenne européenne.

 



Supprimer ISF, réformer les successions avec une amnistie fiscale.

 



Supprimer les régimes spéciaux, rétablir l'égalité entre les français.

 



Soutenir les entrepreneurs et les actionnaires qui créent les emplois.

 



Revoir la représentation syndicale, réglementer le droit de grève comme en GB.

 



Rétablir la concurrence publique privée pour la santé et l'éducation. 

 



Réformer l'état par la suppression des structures inutiles (Ex : département, sénat, etc.)  plus tous les Machins : comités, observatoires, conseils, ministères, inutiles et très coûteux





 



Reproduction vivement conseillée


 

 



 

 



 

 



 

 



 

 



 

 



 

 



 

 



 

 



 

 


Commentaire n°25 posté par gele le 31/12/2006 à 15h52

Concernant les retraites! On deshaiblle Paul pour...


Quand est ce que vous (politiciens) allez mettre tout le monde face à ses responsabilités!? Va falloir couper ces dépenses!!!


 


http://www.lepoint.fr/dossiers_economie/document.html?did=155216

Commentaire n°26 posté par eb le 03/01/2007 à 21h39

"on déshabille Paul pour habiller Pierre", ça c'est la jolie phrase de Nicolas.


Vous saviez que Nicolas était un métis politique : il est à moitié gauchiste, droitiste et centriste.

Commentaire n°27 posté par Diamant le 06/01/2007 à 08h54

Monsieur Fillon


je suis adhérente UMP depuis 2002. J\\\'ai apporté ma voix hier pour le président de l\\\'UMP N.Sarkozy.


J\\\'aimerai entendre clairement sa position concernant l\\\'ISF


Vous avez certainement lu cette article paru dans la Tribune de Genève http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/economie/fisc__05_01_.html


et que je viens de lire sur le blog de D.Strauss Kahn...
La gauche réfléchie, s\\\'interoge sur l\\\'opportunité de garder ou non l\\\'ISF après avoir parcouru ce article.


Il serait désolant que la suppression de l\\\'ISF vienne de la gauche intelligente.


Le courage en politique peut être bénéfique. Les français sont adultes.
Ils préfèrent entendre la réalité sur la situation financière de la France , la réalité des projets plutôt qu\\\'une vérité subjective des candidats ou des promesses qui ne pourront être tenues.


 

Commentaire n°28 posté par Gabrielle le 06/01/2007 à 18h36
Je reste choquée par un point en particulier dans l\\\'interview donnée par Francois Fillon à France Inter le 21/12. Je n\\\'ai pas l\\\'habitude de placer mes commentaire au niveau de la critique personnelle. Mais on ne peut pas laisser dire n\\\'importe quoi: puisque certaines catégories de personnes sont explicitement attaquées, et que j\\\'en fait partie, je crois que cela donne un droit de réponse.

Francois Fillon compare la fuite des jeunes chercheurs qui partent travailler aux Etats-Unis à celle de Johnny en Suisse pour éviter les impots.

Un ancien ministre de l\\\'enseignement supérieur et de la recherche qui compare le départ des jeunes chercheurs à l\\\'étranger pour un motif aussi bassement matériel que la recherche d\\\'un emploi rémunéré à la fuite de Johnny en Suisse pour cause d\\\'évasion fiscale c\\\'est pour moi quelqu\\\'un qui n\\\'a (1) fondamentalement rien compris à la situation de la recherche en France (2) rien appris ni retenu de son expérience de ministre chargé de ce portefeuille. Il faut donc se demander si l\\\'on veut reconduire ce type de personne à la tete des affaires du pays.

Une grande partie des jeunes chercheurs partis à l\\\'étranger seraient heureux de pouvoir rester en France, meme pour une fraction d\\\'un salaire américain, à condition d\\\'avoir les moyens de faire de la recherche et de développer leur créativité dans un environnement qui le permette. Certes il faudrait pour cela que le budget (public) de la recherche (financement des thèses compris) soit vu comme un investissement collectif pour la compétitivité du pays et non comme une ponction nette sur les revenus des uns ou des autres... Il faudra pour cela que les financements soient plus accessibles aux jeunes chercheurs entreprenants. Il faudrait pour cela arreter de réduire le budget de la recherche, ce qui est exactement à contre-courant de ce que font les autres pays européens et développés.

A méditer pour les sympathisants.

Plus de détails sur la situation des jeunes chercheurs:
http://cjc.jeunes-chercheurs.org/
Commentaire n°29 posté par chercheuse expatriée le 07/01/2007 à 11h51
Je n'ai jamais comparé la situation des jeunes chercheurs à celle de JH mais j'ai dit que la France devait être acceuillante pour tous les talents.
Réponse de Francois Fillon le 07/01/2007 à 12h48

Fiscalité : mille et un tours de passe-passe






On a bien tort de parler de « néolibéralisme » : en France, à peu près 45 % du revenu national transite par l’État et les organismes sociaux. En d’autres termes l’État prélève et réaffecte près de la moitié des ressources...


Prétendre que cela « coûte cher » n’a guère de sens : une partie de la richesse change simplement de forme et/ou de destinataire. D’un côté, des revenus sont ponctionnés (impôts, taxes, cotisations, amendes), mais ils sont redistribués soit en argent (allocations, pensions, subventions, salaires de fonctionnaires, service de la dette publique, commandes de l’État), soit en nature (service publics gratuits ou en tout cas moins chers).


Insaisissable redistribution


En ce qui concerne les impôts et les prestations, bien malin qui pourrait identifier les gagnants et les perdants. Considérons l’allocation logement. Dans les chiffres officiels, elle représente une grande partie des « transferts sociaux » qui sont censés réduire les inégalités. Mais à qui profite-t-elle en dernier ressort, aux locataires ou aux propriétaires - à qui elle est d’ailleurs parfois directement versée ? Sans l’allocation logement, les bailleurs ne pourraient plus exiger des loyers aussi élevés, car les travailleurs ne pourraient plus suivre, à moins de que les patrons augmentent les salaires.


La complexité des mécanismes fiscaux et du système de prestations est délibérément entretenue pour rendre l’ensemble indéchiffrable.


Certains s’y essayent pourtant. Et leur bilan est bien modeste : selon Alain Lipietz, « dans la population française, entre la moitié qui gagne le plus et la moitié qui gagne le moins, par tous les mécanismes monétaires, le transfert des premiers (ceux d’en haut) vers les seconds (ceux d’en bas) est de 3 %. 3 % du PNB est donc reversé chaque année par des mécanismes monétaires très compliqués de la moitié d’en haut vers la moitié d’en bas ». Pour le Conseil d’analyse économique, rattaché à Matignon, l’imposition entraînerait un transfert de 3,1 % de la moitié d’en haut vers la moitié d’en bas et les prestations sociales de 2 %.


Dans les classes populaires, pourtant le sentiment trompeur de cette redistribution existe : on est beaucoup plus à même de mesurer ce qu’on reçoit que ce qu’on paye. Par choix politique, la lourde ponction subie par les revenus est prélevée de façon diffuse et invisible (TVA, taxes diverses, cotisations sociales et CSG, prélevées à la source). Par contre, les prestations sont très visibles : allocations familiales, allocation logement, allocation de rentrée scolaire, minimum vieillesse, RMI, prestations des Assedic, remboursements des soins de santé...


En revanche, ce dont la majeure partie de la population n’a pas conscience, c’est des mécanismes scandaleusement avantageux dont bénéficient les catégories aisées.


Doubles allocs pour les riches


Qu’on soit Rmiste ou millionnaire, les allocations familiales, c’est 0 € pour le premier enfant, 115 pour deux enfants, 262 pour trois et 147 par enfant supplémentaire. Pas de quoi faire ripaille.


Considérons maintenant un couple de cadres supérieurs déclarant chacun 100 000 € de revenus salariaux annuels. Avec un enfant, leur quotient familial augmente d’une demie part et leur impôt annuel diminue de ce fait de 2 121 €. Le second enfant leur ferait économiser 4 242, le troisième 8 784, l’éventuel quatrième 12 726 euros ! Ainsi, sous forme de ristourne fiscale, ils perçoivent l’équivalent d’une allocation mensuelle de 176,75 € pour un enfant, de 353,50 € pour deux enfants, de 732 pour trois et de 1060,5 pour quatre. Cadeau qui s’ajoutent évidemment aux allocations familiales normales. En d’autres termes, le Trésor Public de Neuilly fonctionne comme une super-Caf !


Avec quatre bambins, impossible de s’en sortir sans une solide domesticité : pas de panique, l’État y a pensé. Pour 100 euros versés à des salariés à domicile, 50 sont remboursés sous forme de baisse d’impôt. Dans le cas de notre couple de cad’sup, l’État remboursera jusqu’à 9 000 €. Prenez une femme de ménage, Bercy vous offre la nounou !


Ainsi, pendant qu’on manque d’argent pour les crèches ou les écoles, on rembourse à 50 % les gardes d’enfants et les cours particuliers des riches...


Écrasante TVA


Mais n’y a-t-il pas quand même un peu de justice dans notre système fiscal ? N’y a-t-il pas un impôt progressif sur le revenu ? N’y a-t-il pas des taux de TVA plus faibles sur les produits de première nécessité que sur le luxe ?


Commençons par la TVA : son taux normal est de 19,6%, mais sur un certain nombre de produits son taux est plus bas (5,5 %) : il s’agit essentiellement des produits alimentaires, qui pèsent plus lourd dans la consommation des classes populaires. La TVA serait-elle juste ?


En réalité, la modulation des taux de TVA ne change pas le caractère socialement injuste de cette taxe. Les classes aisées ne supportent plus le taux de luxe de 33 % qui a été tout bonnement supprimé. En revanche, grandes consommatrices de presse ou de spectacles, elles sont les premières à profiter du taux super réduit de 2,1 % sur les consommations culturelles. Et si une voiture à 10 000 € est un bien de luxe quand un bourgeois l’offre à un de ses enfants mais elle n’en est pas un quand de simples employés l’acquièrent au prix d’années de sacrifice. La TVA est la même dans les deux cas.


Surtout, taxer la consommation avantage par nature les plus aisés : plus fort est le revenu, plus faible est la part consacrée à la consommation, le reste allant à l’épargne. Un Rmiste supportera la TVA sur tout son revenu, un millionnaire seulement sur la fraction qu’il consomme. Ainsi, si vous faites partie des 5 % les plus pauvres, les taxes ponctionneront 13 ou 14 % de vos revenus. Si vous êtes au niveau des 1 % les plus riches, seulement 6 ou 7%. La TVA opère donc comme un impôt dégressif (plus je gagne, plus le taux de prélèvement est faible).


Chérie, j’ai rétréci l’impôt sur le revenu


Si l’on excepte l’impôt sur la fortune, seul l’impôt sur le revenu apparaît quelque peu juste. Progressif, il épargne les plus pauvres et ponctionne les autres plus que proportionnellement à leur richesse. D’où cette préoccupation constante des gouvernements de gauche comme de droite : comment s’en débarrasser ?


Ne nous y trompons pas cependant : l’impôt sur le revenu n’est pas une menace pour les sommets des classes possédantes. En revanche, il indispose quelques millions de petits privilégiés qui sont la base électorale de la droite et à qui la gauche n’ose pas s’en prendre, voire qu’elle préfère caresser dans le sens du poil.


Qu’elle semble loin l’époque où les plus hauts revenus étaient, à partir de la 13ème tranche, imposés à 60 % (de 1974 à 1981) voire même à 65 % (de 1982 à 1985) ! C’était avant le déluge... des mesures favorables aux privilégiés. Depuis, simplifié sous Balladur et Juppé (il passe de 13 à 5 tranches) l’impôt sur le revenu a vu, au gré des alternances, dégringoler le taux de sa tranche supérieure : la droite le réduit à 58 %, la gauche à 56,8 %, la droite le re-réduit à 54 %, la gauche renchérit à la baisse à 52,75 % et l’actuelle majorité nous amène à 48,09 %. L’imposition des riches fond comme la banquise soumise à l’effet de serre.


Haro sur les revenus du travail


Il n’y a pas pour autant « moins d’impôt ». Car tandis que l’impôt progressif décline, un autre prend le relais, un impôt « plat », qui frappe les revenus, à un taux uniforme : la CSG, flanquée de sa petite sœur, la RDS. Créée par Rocard en 1990, c’est sous Jospin qu’elle atteindra des sommets : Elle rapportait moins de 100 milliards de francs en 1995, en 2001 elle en draine 380, plus que l’impôt sur le revenu. Une entourloupe facilitée par l’apparence trompeuse de la CSG : prélevée à la source, elle voisine sur la feuille de paye avec les cotisations sociales. La gauche eut l’audace de présenter cet impôt uniforme comme juste parce qu’il frappe aussi les revenus de la propriété... et d’oublier au passage que la CSG est également prélevée sur les pensions de retraite et les allocations chômage.


Au total, l’impôt progressif a été relégué, année après année, au rang de ressource secondaire de l’État. Sur un prélèvement total de plus de 240 milliards d’euros (sans compter les prélèvements de la Sécurité sociale), l’impôt sur le revenu en rapporte à peine plus de 53 et l’ISF 2,3... soit même pas le quart du total. Plus de la moitié des recettes publiques vient des taxes : la TVA représente 110 milliards, la taxe sur l’essence 12 et celle sur le tabac 9. Quant à la CSG elle rapporte environ 65 milliards à elle seule.


Dans les années 70, les revenus du capital supportaient une taxation globale d’environ 50 %, contre 30 % seulement pour les revenus du travail. Aujourd’hui, les uns comme les autres sont imposés à 45 % environ.


Est-ce à dire que le patronat ne contribue plus au financement des dépenses collectives ? Si, il le fait, non plus au travers des impôts... mais en prêtant. Le creusement du déficit budgétaire et de celui de la Sécurité sociale reflète d’abord cette situation : les pauvres donnent leur argent à l’État, les riches le lui prêtent !


Julien FORGEAT






L’avoir fiscal supprimé ?


Une prime de 50 %, versée par l’État, sur tous les dividendes perçus par des actionnaires de sociétés françaises ? C’était pourtant le mécanisme qui a fonctionné en France de 1965 à l’an dernier.


Le prétexte ? Lorsqu’une société réalise des bénéfices, ils sont soumis une première fois à l’impôt sur les sociétés. S’ils sont versés aux actionnaires, au titre des dividendes, ceux-ci sont censés les intégrer à leur déclaration de revenu. Et la bourgeoisie de crier : double imposition ! Spoliation !


Toujours serviable, l’État mit en place le mécanisme de l’avoir fiscal : il consistait purement et simplement à rembourser aux actionnaire le montant de l’impôt sur les sociétés correspondant aux dividendes perçus. Ainsi, pour un million d’euros de dividendes, le Trésor Public en versait 500 000.


Pourtant, pour un salarié, être imposé plusieurs fois de suite sur le revenu est chose banale : ainsi, un salaire subit un premier prélèvement avant versement (cotisations et CSG), un deuxième après versement (impôt sur le revenu), un troisième lorsqu’on le dépense (TVA, TIPP...). Une triple imposition...


Le mécanisme de l’avoir fiscal a été supprimé l’an dernier : il bénéficiait trop à des actionnaires étrangers de sociétés françaises.


Qu’on se rassure, une consolation a été prévue : au moment de déclarer leur revenu imposable, les actionnaires bénéficient désormais d’un abattement de 50 % : un euro de dividendes devient 50 centimes dans la déclaration d’impôts.


Rappelons que pour les salaires, cet abattement n’est que de 20 %.




Laurent Fabius : NON...aux impôts sur les stock options


Arrivé au Ministère de l’économie, qu’il a dirigé de mars 2000 à mai 2002, Laurent Fabius ne s’est pas contenté de reprendre à son compte le plan Juppé de baisse de l’impôt sur le revenu pour les riches - plan qui avait été mis en sommeil en 1997-1998.


Il s’est également illustré en adoptant un régime fiscal exceptionnellement favorable pour les détenteurs de stock options : sur le premier million de francs, ceux-ci ne sont plus imposés qu’à 26 %, et à 40 % ensuite. Beaucoup moins que la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu. Et beaucoup moins, même, qu’aux États-Unis ! « Jackpot fiscal pour les cadres français » titrait alors l’Expansion.


Ah, vivement que le camp du « non de gauche » vienne au gouvernement : ça promet !


J.F.




Comment se faire payer une partie de son logement par le fisc


Le gouvernement a mis en place depuis fort longtemps des systèmes d’amortissement permettant de faire prendre en charge par le fisc une bonne partie de son achat immobilier, et donc de ses investissements « dans la pierre ». Mais pour cela, il faut bénéficier de confortables revenus, car il s’agit de déductions d’impôt.


L’amortissement Robien : le logement est payé à 50 ou 65 % par le fisc


Exemple : un couple avec deux enfants dispose de revenus nets de 100 000 € par mois ; il achète un logement de 120 000 € pour le mettre en location ; les recettes de ses loyers représentent 8 400 € par an.


Ces recettes s’ajoutent normalement à ses revenus imposables. Avec le système d’amortissement, il lui est possible de déduire 9 600 € (8 % du montant de son achat) du total des loyers perçus. Il se crée ainsi un « déficit foncier » de 1 200 € (9 600-8 400 €) qu’il peut déduire directement du montant de ses autres revenus.


Cette déduction de 8 % de son achat est possible pendant 5 ans, elle se réduit ensuite à 2,5 % pendant 4 ans. Au bout de 9 ans, il aura déduit de ses impôts 50 % de son acquisition. Il lui est même possible, s’il continue à louer 6 ans de plus, soit 15 ans au total, de poursuivre la déduction de 2,5% par an. Résultat : au bout de 15 ans, il aura payé son logement 35% de sa valeur !


Le couple aurait dû payer 11 946 € d’impôts. Grâce à ce système d’amortissement, il ne devra débourser, toutes déductions faites, que 5 870 €, soit moins de la moitié. Et il est évident que plus l’impôt à payer est important, plus la carotte fiscale est intéressante.


Notons encore qu’il est permis dans ce cas de déduire de ses loyers les intérêts payés pour son crédit, alors que cette possibilité a été supprimée pour la résidence principale.


L’investissement en loi Malraux : tous les travaux pris en charge par le fisc


À condition de payer beaucoup d’impôts, c’est le jackpot fiscal. Au titre de la restauration du patrimoine, cette forme d’investissement permet au contribuable fortuné de déduire entièrement de ses impôts le total des travaux entrepris pour restaurer un logement ancien situé dans un quartier, déterminé par l’État, où le dispositif s’applique. Le propriétaire disposera donc d’un logement en très bon état, acheté pour une bouchée de pain, et restauré aux frais du fisc. Faible contrepartie, il devra le louer pendant cinq ans... à qui bon lui semble.


L.V.




La bonne affaire pour « Dividendi »


L’enfer fiscal, la France ? Ce n’est pas l’avis de Vivendi Universal, qui a obtenu de Sarkozy, alors ministre de l’Economie, de bénéficier du « bénéfice mondial consolidé ». Ce dispositif permet de tenir compte des filiales étrangères pour l’évaluation des bénéfices, la manœuvre consistant à faire baisser le bénéfice déclaré ici en intégrant des prétendus déficits qu’on ferait à l’étranger. L’intérêt pour Vivendi se résume en un chiffre : 3,8 milliards d’euros d’économies escomptés sur les cinq prochaines années, soit l’équivalent d’un an de budget personnel de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, qui emploie près de 80 000 personnes.


La contrepartie ? Vivendi s’est engagé à ouvrir deux « call-centers » en France... Quelques centaines d’emplois sous-payés contre un cadeau de presque 4 milliards.

Commentaire n°30 posté par philippe le 11/02/2007 à 18h52

La fraude est mon métier






Parmi les multiples moyens dont disposent entreprises et familles fortunées pour alléger la facture fiscale, il y a l’utilisation des multiples « niches » dont foisonne le code des impôts. La discipline s’appelle l’« optimisation fiscale ». Selon le Conseil des impôts, le manque à gagner atteindrait le montant colossal de 50 milliards d’euros.


Des experts en optimisation fiscale, il y en a de plus en plus... La grande presse publie ses conseils, dans le supplément Patrimoine du Figaro ou Argent du Monde. En librairie, on peut trouver une multitude de titres explicites : « Guide pratique de l’ISF », « Ingénierie Fiscale du Patrimoine », « Guide des paradis fiscaux », etc. Les banques proposent elles aussi des services d’optimisation fiscale à leur clientèle aisée.


Et pour le gratin, les cabinets d’avocats d’affaires plus ou moins spécialisés dans les questions fiscales proposent leurs services aux entreprises et aux particuliers. D’après Le Point, les avocats fiscalistes « rigoureux et créatifs  » facturent leurs services 500 €... l’heure. Ainsi le cabinet Fidal compte 1 300 juristes et fiscalistes en France. Il propose à sa clientèle « des techniques juridiques éprouvées - holding familial, démembrements de propriété, assurance-vie, donations partages - pour préserver vos biens et sauvegarder vos intérêts lors des contrôles ou litiges fiscaux  ». Et cela au profit de « grands noms du monde économique et financier qui nous confient depuis de longues années l’optimisation fiscale de leur fortune : entreprises, portefeuilles de titres, domaines agricoles, de chasse ou de pêche, demeures historiques, chevaux de course, oeuvres d’art... ».


Un autre grand cabinet de renom, le CMS Francis Lefebvre, est dirigé par Robert Baconnier. Cet ancien haut fonctionnaire du ministère des Finances (il a été Directeur général des impôts) est aujourd’hui le président du Comité fiscal du Medef.


La légalité des montages qui permettent d’économiser massivement des impôts est plus ou moins évidente. Mais le risque encouru est minime : même si le fisc finissait par en prendre ombrage, on sait que dans bien des cas ce type de contentieux ne va pas jusqu’au procès. Complaisance de l’État et menaces de batailles juridiques de longue haleine font qu’en cas de contestation sur de grosses sommes, ces avocats obtiennent assez facilement des compromis. Comme celui que Karl Lagerfeld, pourtant récidiviste, avait obtenu de Strauss-Kahn : une remise de 45 millions de francs d’arriérés...

Commentaire n°31 posté par philippe le 11/02/2007 à 18h57

15 Milliards et 2 façons de faire :



- La façon UMP : laisser les 15 Milliards gagnés par les Citoyens aux Citoyens eux mêmes pour qu'ils les dépensent librement comme ils l'entendent. Après tout c'est leur argent.


- La Façon PS : prendre les 15 Milliards aux Citoyens car ils sont bien trop stupides pour le dépenser eux même. Et d'ailleurs ils n'ont pas à avoir la Liberté de dépenser leur propre argent eux même ! Des Fonks éclairés pas des années d'ENA savent mieux que les Citoyens quoi faire de cet argent - moyennant bien sûr et c'est bien normal 50% de frais de Commission de Fonktionnement et de Flicage voire d'évaporation en ligne au moment de la redistribution.


Comme a dit Michel Sapin en son temps : il y a mieux à faire que de laisser les bénéfices aux entreprises qui les ont réalisés !


Conclusion : Besson ... les Impôts

Commentaire n°32 posté par Thevenot le 19/02/2007 à 10h46

Que de poujadisme, que de caridacutre...


J'ai connu des "gaullistes sociaux" plus mesurés que vous, Monsieur Fillon.

Commentaire n°33 posté par Tibo le 19/02/2007 à 12h51

SCIgolène vend sa SCI pour HT du EADS


Bravo, alors moi je dis Bravo ! Enfin une Fonktionnaire, RisqueZéro couverte d'une délicieuse TotalSécurity au frais du Citoyen, qui prend un Risque ! Du jamais vu !
Encore Bravo et je dirais même plus joli coup : Vendre de l'Immobilier au plus Haut pour acheter de l'EADS au plus Bas ! Très fort !


Petit faux pas quand même : comme elle a Mouginé son patrimoine (*) immobilier elle va se bloquer un max de plus value - enfin on ne songe pas toujours à tout !


PS (*) Mouginer son patrimoine = diviser sa valeur par 3

Commentaire n°34 posté par Thevenot le 10/03/2007 à 14h27

le "vidéowall"

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