Dans un entretien très riche avec Jean Pierre Elkabbach sur « Europe 1 » hier matin, madame Royal s’est engagée à réduire à 50% la part de l’électricité française d’origine nucléaire. Aujourd’hui, grâce à la clairvoyance et la volonté des gouvernements de Pompidou et de Giscard et à la sagesse de Mitterrand, les centrales nucléaires françaises permettent de couvrir 80% de nos besoins électriques.
Après une première alerte sous Jospin qui avait décidé l’abandon du surgénérateur « Super Phénix » et gelé la décision de lancer la construction d’un réacteur de nouvelle génération pour satisfaire les exigences de ses partenaires verts, le PS s’engage dans une voie très périlleuse pour l’avenir de notre pays.
Comment compenser le désengagement nucléaire ?
Pas par la construction de centrales thermiques fonctionnant au fuel ou au gaz. La lutte contre l’effet de serre et les risques d’une dépendance accrue à l’égard des pays producteurs en font une voie sans issue.
Pas par le développement des énergies renouvelables dont aucun expert sérieux ne peut imaginer qu’elles soient en mesure de couvrir la moitié de nos besoins.
Dans « le Monde » de ce soir, Jean Pierre Chevènement qui a joué un rôle essentiel dans le maintien du choix nucléaire dans les années 80 s’étouffe devant cette déclaration irresponsable et, semble-t-il, contraire aux engagements pris à son égard pour qu’il renonce à être candidat à l’élection présidentielle.



