Jeudi 15 février 2007

 1. Un projet fondé sur une vision

 

A la différence de Ségolène Royal, dont le programme cherche à faire plaisir à toutes les clientèles, des enseignants aux syndicalistes, des jeunes aux retraités, des intermittents du spectacle aux fonctionnaires, le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy est un projet fondé sur une analyse en profondeur de la France, d’où vient-elle, où en est-elle, où peut-elle et doit-elle aller, et sur une vision.

 

Pour Nicolas Sarkozy, la crise de la France est avant tout une crise morale du travail. Travail au sens large, c’est-à-dire l’effort, le mérite, l’initiative, la prise de risque. C’est cette crise qui explique nos déficits, notre dette, la stagnation du pouvoir d’achat, notre déclassement dans le rang des nations, notre chômage de masse, nos piètres performances sociales, les difficultés de l’école et de l’enseignement supérieur. Tout doit donc être fait pour réhabiliter la valeur travail dans notre pays et pour que la France collectivement travaille plus.

 

Les principales mesures du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy vont toutes dans ce sens. Pour mémoire :

 

·    exonération sociale et fiscale des heures supplémentaires pour augmenter le nombre d’heures travaillées ;

·    sécurité sociale professionnelle, car si le travail doit payer, il doit aussi protéger ;

·    société du plein emploi par la mobilisation du travail de tous ;

·    bouclier fiscal à 50% et investissement dans le capital des PME déductible de l’ISF, pour favoriser le retour des talents et des capitaux ;

·    investissement massif dans l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation pour une économie qui monte en gamme, des emplois plus qualifiés, et des salaires plus élevés ;

·    école plus exigeante, qui n’a peur ni de l’effort, ni de l’évaluation des élèves, des enseignants et des établissements ;

·    autonomie des universités pour donner aux diplômes une vraie valeur sur le marché du travail.

 

On ne trouve pas, dans le programme de Ségolène Royal, une orientation aussi forte et structurante, sinon celle de la réhabilitation de l’assistanat, de l’égalitarisme, du nivellement, avec de la gratuité, des allocations, des contrats aidés partout, pour tous, sans aucune contrepartie.

 

2. Un projet qui dit la vérité aux Français et permet la modernisation de notre pays

 

Si le programme de Mme Royal comporte certaines similitudes ou certains emprunts au projet de Nicolas Sarkozy, force est de constater que Mme Royal parle toujours de ce qui fait plaisir, jamais des contreparties nécessaires pour moderniser et changer notre pays.

 

C’est le cas notamment :

 

·    des universités : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’investir plus d’argent dans l’enseignement supérieur et d’améliorer l’information des étudiants sur les débouchés réels par filières universitaires (service public d’orientation), mais Mme Royal ne retient « l’autonomie des universités » que « dans un cadre national », ce qui ne veut rien dire, et n’ose pas prévoir de moduler le financement des filières en fonction des débouchés ;

·    de la recherche : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy s’engagent à renforcer les moyens de la recherche, mais Nicolas Sarkozy est le seul à prévoir l’évaluation de la recherche publique et la substitution du financement de la recherche par projets au financement par structures ;

·    de la sécurité sociale professionnelle : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent l’amélioration des indemnités chômage et un meilleur accompagnement de la recherche d’emploi, mais Mme Royal ne propose ni la fusion ANPE/ASSEDIC, ni la réforme du droit du travail (flexisécurité), ni l’obligation d’accepter un emploi après deux refus injustifiés, qui sont des conditions sine qua non de la réussite de cette nouvelle sécurité ;

·    de la santé : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent une politique de prévention et l’amélioration de l’accès aux soins (par la gratuité pour Mme Royal ; par l’aide à l’acquisition de complémentaires et un meilleur remboursement du dentaire et de l’optique pour Nicolas Sarkozy), mais Nicolas Sarkozy est le seul à avoir une réelle vision de la politique de santé (sciences du vivant érigées en priorité de la recherche ; plus de dépenses de santé en raison du progrès technique et de l’allongement de la durée de la vie) et à proposer un système crédible et juste de financement de l’assurance-maladie (franchise réajustable en fonction de l’évolution des déficits) ;

·    de la protection sociale : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’améliorer les conditions de l’hébergement d’urgence et la prise en charge des personnes en situation d’exclusion (mise en place d’un revenu de solidarité active notamment), mais Nicolas Sarkozy est le seul à conditionner le bénéfice d’un minimum social à l’exercice d’une activité d’intérêt général ; Mme Royal entend conforter la CMU et sanctionner les refus de soins, mais elle ne formule aucune remarque sur le fait que les bénéficiaires de la CMU ont une consommation de soins supérieure de 25% à celle d’un assuré moyen en ville et de 50% à l’hôpital ;

·    des retraites : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent la revalorisation des petites retraites (de 5% pour Mme Royal, de 25% pour Nicolas Sarkozy), mais Nicolas Sarkozy est le seul à dire qu’il financera cette mesure en confortant la loi de 2003 et en réformant les régimes spéciaux. Nicolas Sarkozy n’a jamais menti aux Français. C’est uniquement en travaillant plus que nous pourrons sauver le régime des retraites par répartition ;

·    du dialogue social : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy veulent des syndicats plus puissants et plus représentatifs, mais Mme Royal ne propose pas le vote à bulletin secret après huit jours de grève, ni le service minimum garanti ;

·    des jeunes : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent au travers de divers prêts à taux zéro et allocations, de donner plus d’autonomie aux jeunes et de les aider à accéder au premier emploi, mais Nicolas Sarkozy est le seul à assortir ces allocations d’une obligation de formation conduisant à l’emploi et d’une obligation d’accepter un emploi au bout de six mois de chômage ;

·    de la justice : Mme Royal comme Nicolas Sarkozy proposent d’augmenter les moyens de la justice, mais Nicolas Sarkozy est le seul qui annonce clairement une réforme de la carte judiciaire, après concertation, et se prononce en faveur de la responsabilité des magistrats.

 

3. Un projet qui a une méthode

 

Pour chacune de ses réformes, Nicolas Sarkozy indique comment il fera. Pour les universités, il propose l’autonomie. Pour la revalorisation des retraites, il propose de travailler davantage et de réformer les régimes spéciaux. Pour la sécurité sociale professionnelle, il propose le contrat unique à durée indéterminée, le compte épargne formation individuel, la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC. Etc. Mme Royal ne précise jamais le comment pour aucune de ses propositions.

 

Le projet de Nicolas Sarkozy s’inscrit par ailleurs dans un calendrier : dès le mois de juin, choc en faveur du travail (exonération des heures supplémentaires ; suppression des droits de donation et de succession) et réforme du dialogue social (liberté de présentation aux élections professionnelles ; répartition loi / négociation ; vote à bulletin secret ; service minimum garanti). Durant l’été, négociation avec les partenaires sociaux dans ce cadre modernisé. A l’automne, réforme du marché du travail et sécurisation des parcours professionnels, réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, fiscalité écologique, réformes dans le domaine de la sécurité et de la justice.

 

4. Un projet qui est financé

Un premier chiffrage rapide du programme de Ségolène Royal fait apparaître un coût minimal de 80 Mds d’euros. Pour autant, Mme Royal n’a évoqué aucune piste d’économie dans son programme, sinon la décentralisation, dont l’histoire n’a cessé de montrer depuis 25 ans que, si elle permettait sans doute de mieux gérer, elle ne permettait pas de moins dépenser.

Sur le plan du coût et du financement, trois différences fondamentales opposent le projet de Nicolas Sarkozy et celui de Mme Royal :

·    le projet de Nicolas Sarkozy coûte 30 Mds d’euros et non pas plus de 80 ;

·    le projet de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans un cadrage de finances publiques qui l’engage (dette publique et déficit public ramenés respectivement à 60% et 1,5% du PIB d’ici 2012) et comporte des mesures de financement (essentiellement la révision des politiques publiques, le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, la franchise, la lutte contre les abus et les gaspillages). Sur tous ces sujets, Mme Royal ne dit rien, ce qui permet de conclure qu’elle financera son projet par l’impôt (au moins 18 Mds et une CSG supplémentaire selon le projet du PS lui-même) et par la dette. Le projet de Nicolas Sarkozy est financé quand le programme de Mme Royal ne l’est pas ;

·    le projet de Nicolas Sarkozy comporte des dépenses pour investir ou pour travailler davantage (enseignement supérieur, recherche, innovation, bouclier fiscal, ISF, exonérations des heures supplémentaires…) quand le programme de Mme Royal ne comporte que des dépenses pour assister, dont certaines au coût spectaculaire (15,5 milliards d’euros pour le SMIC à 1 500 euros en raison des allègements de charges nécessaires pour compenser cette mesure et ne pas détruire d’emplois, ainsi que de l’augmentation corrélative des salaires dans la fonction publique ; 8 milliards d’euros pour les emplois tremplin ; 1,4 milliard d’euros pour le doublement de l’allocation de rentrée scolaire…). Or, seules les dépenses pour investir enrichissent la croissance et rapportent à terme des recettes. 

 

François Fillon

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Commentaires

Et oui, il faut d'abord penser à votre blog ! Merci, continuez, nous manquons de comparatifs et d'arguments comme ceux-ci...
Commentaire n° 1 posté par Aurélie le 15/02/2007 à 22h14

Bonsoir,


J'écoute Bayrou,il est plus dur avec nous,comme si il était  lui le pur


et nous les méchants.C'est facile de taper comme il le fait.De plus A.Chabot qui ne fait pas son job lui passe les plats,Sarko dit ç'a,Ségo dit ç'a et lui détruit tout.


 

Commentaire n° 2 posté par Marie le 15/02/2007 à 22h24
Je ne suis ni un économiste, ni un politicien, ni un statisticien mais il n'est nullement besoin de l'être pour se rendre compte que le "projet" de Madame ROYAL n'est qu'une tentative désespérée  de rallier à elle le plus de votants et de combler ainsi le fossé qui se creuse de jour en jour entre elle et Nicolas SARKOZY. Mais ce qu'il y a de plus grave c'est qu'au mépris de toute règle économique, son "projet" est la ruine assurée du pays et que si elle devait être élue, c'est la porte ouverte à tous les gâchis, à tous les excès. Comment peut-elle promettre de telles choses. Toute doléance est accompagnée d'un "amen" peu importe si elle est légitime. Mais nous savons tous très bien qu'elle ne pourrait les tenir. Comment peut prôner haut et fort un modèle de famille et en même temps faire un effet d'annonce en promettant le mariage des homosexuels ? C'est en plus de ce fait accorder d'ores et déjà le droit à l'adoption.
Nombreux sont les sujets où Madame ROYAL est d'une incohérence inquiétante mais ça l'est d'autant plus que c'est révélateur de la qualité et de la compétence de ses conseillers futurs ministrable dans le cas d'une élection.
Les sondages le prouvent, seul le projet de Nicolas SARKOZY est réaliste et annonciateur d'avenir pour le pays et les français.
Commentaire n° 3 posté par louhichi le 15/02/2007 à 22h26

Le projet de Nicolas Sarkozy est bon ;  mais François Fillon c'est plutôt le vôtre ! et je suis très satisfait que Nicolas Sarkozy ait retenu la plupart de vos orientations exposées dans "Les Français peuvent tout comprendre". Je souhaite la victoire de Mr Sarkozy afin que vous François Fillon puissiez assumer la responsabilité de Chef du Gouvernement, avec peu de Ministres mais ceux-ci assistés par des Secrétaire d'Etat, et appliquer votre projet.


bon courage et pardon pour ma familiarité.


Jean-Jacques Simon

Commentaire n° 4 posté par Jean-Jacques Simon le 15/02/2007 à 22h47

Bonjour,


J\'ai une question sur les délocalisations. Je comprends vos idées sur la revalorisation de la valeur travail, la recherche, la création de richesse. Toutefois je ne suis pas certain que cela sera suffisant pour enrayer la fuite des emplois à l\\\'étranger. je pense même qu\\\'après l\\\'industrie nous allons passer vers un transfert massif des postes de téléopérateurs, comptables, postes administratifs, informaticiens.


Je souhaitais donc savoir pourquoi dans une liasse fiscale ne tenir compte que du résultat (financier) pour taxer les entreprises. Ne pourrait-on pas envisager des baisses d\\\'impôts pour les sociétés qui augmentent leur masse salariale ou celles qui augmentent leurs effectifs ? Bref imaginer un système qui prenne en compte l\\\'embauche sur le territoire plutôt qu\\\'ailleurs ? Une sorte de prise en compte du bilan social par rapport au bilan financier.


Par ailleurs, autre reflexion, ne pourrait-on pas réformer la participation pour distribuer un peu plus aux salariés qui sont quand mêmes ouvent ceux qui font gagner leur entreprise....Peut être créer une surparticipation (ou éviter les règles absurdes de non distribution de participation dans les sociétés financières pour cause d\\\'amortissement dérogatoires... .


Bon courage et bonne campagne.


 


 

Commentaire n° 5 posté par Laurent PLumer le 15/02/2007 à 23h10
"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire ! viennent aisément ..." Merci pour cette excellente analyse et comparaison fort justes. à nous d'en faire bon usage ! pour convaincre autour de nous ..Cordialement .
Commentaire n° 6 posté par SarahH le 15/02/2007 à 23h59

voila qui est clair et méritait d'être dit.


Maintenant il va falloir marteler et marteler....il y a des têtes dures, mais à force, j'espère bien que vous y arriverez.


Mais surtout, éviter l'ivresse de la course en tête.


P.S. : Si cela est possible, il serait interessant de faire connaître la contribution de la société Total : I.S, Taxes professionnelles...etc au regard du bénéfice 2006.

Commentaire n° 7 posté par Franceschini le 16/02/2007 à 08h22

J\\\'apporte mon soutien franc et sincère au projet de Nicolas Sarkozy, car comme vous le dites, François Fillon, il est le seul crédible  à avoir une vraie vision de la France face à Ségolène Royale ou autres candidats de tous bords à la présidentielle.


Dans un tout autre registre je voudais dire mon indignation à la libération du militant basque Bidard; je ne comprends pas pourquoi la justice française à libérer un homme condamné à perpétué pour avoir assassiné des policiers, c\\\'est un terroriste et il aurait dû rester en prison jusqu\\\'à la fin de ses jours.

Commentaire n° 8 posté par Duranton le 16/02/2007 à 08h24
Excelent, c'est justement ce qui me manquait.
Commentaire n° 9 posté par Gabriel Bendayan le 16/02/2007 à 08h50
Très bien argumenté.
Commentaire n° 10 posté par Jean Pierre Chevrier le 16/02/2007 à 08h56

Quelle triste campagne présidentielle.


A gauche il n’y a plus rien de crédible, Madame Royal n’ayant aucun programme promet tout et son contraire.


Elle énumère les « corporations » pour leur faire des promesses qui si elles étaient tenues, non seulement ruineraient le pays mais en plus provoqueraient dans l’opinion un traumatisme. Car à constamment encourager l’assistanat, l’irresponsabilité, disons la quasi fainéantise elle ne peut que démobiliser le pays.


Le plus grave est son discours en direction de la jeunesse qu’elle encourage «  dans l'assistanat et l'idéal du fonctionnaire. Un projet de société construit sur le risque zéro, le principe de précaution et l'égalitarisme peut-il mobiliser une génération incitée à compter ses heures et ses points de retraite ? C'est cette immobilité que fuient les jeunes expatriés. » (Le Figaro - Yvan Roufiol dixit)


Je ne parle pas évidemment de tout ce qu’elle appelle « son programme », si tant est qu’elle en ait un, ou la part « dépenses démago » fait l’essentiel de celui-ci, alors que la part recette est totalement occultée.


Non cette femme est indigne du poste qu’elle convoite. Elle est trop dangereuse.


Les critiques émises à son sujet ne sont rien en face de la réalité du personnage qui se dévoile de plus en plus au fil des jours. Du véritable amateurisme. Et même pire !


Il est impensable que l’on puisse accepter l’idée qu’un  personnage aussi incompétent puisse prétendre aux plus hautes fonctions.


Même au sein de son parti de plus en plus doutent sérieusement de ses capacités. Elle est en train d’entraîner celui-ci à l’implosion. Et ça ce n’est pas bon pour la démocratie.


Que resterait-il comme opposition ? Que l’extrême gauche et l’extrême droite. Non merci !


Quant à François Bayrou, il se croit maintenant investi d’une mission messianique. Il est en train de nous jouer le « plus à gauche que moi tu meurs », alors que l’essentiel de son électorat est issu de là droite.


Son ego démesuré l’entraîne à croire qu’il va bientôt marcher sur l’eau. Et peut-être guérir des écrouelles. Tout comme Madame Royal le croyait pour elle même. On voit ou ça l’a menée !!!


 

Commentaire n° 11 posté par Burgonde le 16/02/2007 à 09h37

Le projet de NS est le seul crédible certes, il est néanmoins très insuffisant sur au moins un thème que vous abordez :"la société du plein emploi par la mobilisation du travail de tous". Cette société du plein emploi passe par la simplification de tout le carcan imposé par l'état en couches successives; et l'on peut citer toutes les mesures depuis longtemps proposées et que l'on entend moins évoquées dans la campagne : suppression de la taxe professionnelle (à remplacer par quelques points d'impôt sur les sociétés), abandon des aides à l'emploi (qui ne procurent que des effets d'aubaine pour les sociétés), simplification du contrat de travail (augmentation des indemnités de licenciement, abandon de la motivation du licenciement), lutte contre la délocalisation (les solutions passent probablement par un allègement de contraintes soi-disant imposées par Bruxelles) etc... Vous ne mobiliserez jamais personne sans proposer un cadre économique simple et stable. J'ai peur d'une dérive de la campagne vers des mesurettes.


Olivier Mistral

Commentaire n° 12 posté par mistral le 16/02/2007 à 09h41

Bonjour François Fillon,


Félicitations pour la clarté de votre argumentaire.


1 suggestion et 1 question :


la suggestion : alors que les médias ne parlent que des super-profits d\\\'un certain nombre de grandes entreprises (Total, Paribas, SG), et que la gauche se gargarise de pouvoir taxer lourdement ces sociétés, il serait IMPORTANT que vous précisiez très clairement le montant des impôts (I.S.) acquittés par ces entreprises, car il serait grave de laisser sous-entendre à une large fraction de l\\\'opinion qu\\\'elle ne contribue que très peu à l\\\'effort national alors qu\\\'elles apportent 33% de leurs résultats au fisc . Donner des chiffres serait + parlant au commun des mortels.


la question : quelle mouche à piquer F.Bayrou qui, chaque jour, semble glisser un peu + vers la gauche? Est il instrumentalisé par un état-major en quête de postes auprès de SR qui est, sans doute, prête à tout promettre pour redresser sa situation actuelle? Certains députés de l\\\'UDF ont peut-être des inquiétudes à se faire concernant leur réélection de juin.....les électeurs ne partagent pas obligatoirement cette stratégie....


Bonne journée et continuez à conseiller utilement NS.

Commentaire n° 13 posté par J-L. A. le 16/02/2007 à 09h58
A propos du "vote à bulletin secret après huit jours de grève", je ne pense pas que cela soit une bonne mesure. En effet, cela reviendrait à dire que le droit de grève devient collectif alors qu'il s'agit d'un droit individuel. Si je veux travailler mais que 51 % de mes collègues veulent faire grève, je serais donc obligé de faire grève ?!! Je ne vous cache pas que cette façon de voir les choses me plaît moyennement.
Cordialement,
Guillaume 
Commentaire n° 14 posté par Guillaume le 16/02/2007 à 10h16

Monsieur Fillon,


Quand est-il de l'école primaire et du secondaire ? Je pense qu'il est un peu tard, dans le supérieur, pour s'inquiéter du manque de curiosité ou d'originalité des étudiants. Apprendre à apprendre, cela se cultive bien plus tôt me semble-t-il ?


Le temps d'étude du français dans la scolarité d'un élève a été diminué de 800 heures depuis les années 70. un élève de 5ème de nos jours obtient le même résultat en orthographe qu'un élève de CM2 il y a 20 ans !!!!  Aux 8 fautes faites alors, il faut compter maintenant 13 fautes pour une meme dictée : aberrant !!!


J'entends dire que Nicolas Sarkozy veut reduire de moitié les effectifs enseignants, est-ce vrai ?


Voilà ce que propose Mme Royal :


Scolarisation obligatoire dès 3 ans. Soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs. 
Renforcement de la présence adulte dans les établissements y compris, lorsque ce sera nécessaire, par la présence d'un deuxième adulte dans les classes.
Limiter à 17 le nombre d'élèves par classe de CP et de CE1 dans les ZEP.
Créer des emplois-parents.
Inscrire l'éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l'université.

Commentaire n° 15 posté par Juliette le 16/02/2007 à 10h49
En conclusion : madame ROYAL joue au père noël  en promettant aux francais des cadeaux s’elle étais élue.
,par contre votre programme trace la route aux français vers la productivité et la réussite
Mais attention monsieur BAYROU est en train d’associer les deux
Amitié
Commentaire n° 16 posté par ALAIN le 16/02/2007 à 12h01

Ce matin, L'UE a alerté la France sur la baisse de son taux de croissance qu'elle fait sur tous les pays de l'UE alors que les évaluations faites sur les autres pays vont à la hausse en 2007.


Ben oui, avec les charters entiers d'actifs qui partent à la retraite, cela commence à se sentir, alors que les autres pays ont commencé à reculer l'âge de la retraite pour limiter cette hémorragie.


Lorsqu'on dialogue entre salariés d'entreeprise à entreprise, c'est fou ce qu'on voit comme personnes qui du jour au lendemain ne sont plus là.


Et je conseillerais à nos candidats de ne pas troip parler de la réduction du chomage comme les socialistes en parlaient avec les 35 h, cela va produire le même effet.


Pour les 5 prochaines années, on va vite découvrir que la croissance c'est d'abord de la création de richesses nationale et que moins on a de bras, moins on en produit.


Je suis réellement persuadé que le projet d'heures sup de NS au lieu des débats actuels sur les gentils salariés pauvres contre les méchantes entreprises riches paraitra bientôt comme une brouille devant l'énergie qu'il va falloir lancer


 

Commentaire n° 17 posté par Gilles le 16/02/2007 à 12h28
Bonjour Monsieur Fillon,
Je pense que vous êtes le cerveau de Nicolas Sarkozy,vous téléguidez ses pensées,je vous fait part de ma déception dans vos projets.
Je parle de politique dans mon blog www.homme-libre-esprit.com,je crée des images,j'écris...
Pourtant je n'ai pas de diplôme mais dans cette société,sans diplôme,vous êtes rien,je démontre le contraire.
Moi mon intelligence,je la définis par l'émotion (QE),je ne comprends pas qu'on ne reconnaisse pas cette intelligence,par un diplôme.
Aux Etats-Unis,les entreprises se sont aperçus,par des tests sur des personnes, que ceux qui ont un Quotien émotionnel élevé,rapportaient plus économiquement,plus d'innovation,par rapport à ceux qui ont un QI important,dans le recrutement.
En France triche sur le taux de diplômes de bac,pour promouvoir l'éducation française dans le monde.
Un grand professeur signala à la radio:
-"Que si les copies des examens étaient corrigées correctement, moin de 50% obtiendraient leurs diplômes."
J'explique d'autres choses dans mon blog,mes créations...
Cordialement
Xavier
En espérant une réponse dans mon blog,Merci
Commentaire n° 18 posté par Xavier Jolliot le 16/02/2007 à 13h21
Alors pourquoi revoir votre budget à la baisse maintenant. Vous pensez bien que nous ne sommes pas aussi bêtes que ceque vous voulez croire. On a bien compris que se ne sont que des promesses electorales! donc mises à la poubelle dès les élections passées puisque ça fait 5 ans que vous êtes au gouvernement et que nous avons une dette colossale depuis
Commentaire n° 19 posté par madame Di Pasquale le 16/02/2007 à 14h22

Le programme avancé par Nicolas Sarkozy n’est qu’un point de départ pour tenter de relever le pays. Il faudra aller plus loin. Beaucoup plus loin.


Evidemment il y aura « du sang et des larmes ». C’est l’avenir des générations futures qui est obéré.


Mais peut-on faire une omelette sans casser des œufs ?


L’état de la France est tellement problématique qu’il faudra plusieurs quinquennats pour redresser le pays.


On ne sort pas impunément de plus de 20 années de laisser aller, de laxisme, de démagogie, de droits acquis, de toujours plus et de moins travailler sans laisser des cicatrices.


Il va falloir que nos concitoyens s’imprègnent de cet état de fait s’ils veulent que le pays se relève, afin de rattraper le peloton de tête des pays modernes. Pour l’instant nous en sommes loin !


Nous voyons « sous nos fenêtres » se développer à grande vitesse des pays tels la Chine, l’Inde, une partie de l’Amérique du sud et d’autres pays émergeants.


Resterons nous les bras croisés à « admirer » l’évolution du monde sans rien faire ?


Il arrive un moment lorsque l’on mange son capital, qu’il n’en reste plus rien. Comme tout un chacun, notre pays doit le protéger et ne « consommer » que ses bénéfices.


Toute autre politique entraînera inéluctablement le naufrage du pays.


Et pourtant nous avons des atouts : l’une des meilleure main d’œuvre au monde, des pans entiers de notre industrie très performants, des cadres et ingénieurs de haut niveau. Enfin, tout pour réussir.


Alors pourquoi en est-on arrivés là ?


C’est suite à une série d’années d’insouciance que la gauche a laissé se développer par pure démagogie – cela d’ailleurs n’exonère pas la droite de ses erreurs  -  qui ont permis d’en arriver à ce point.


Il faudra enfin avoir le courage de l’expliquer aux Français si l’on veut sortir de ce cercle infernal.


Pendant des décennies la France n’a eu le choix qu’entre une politique de type « rad-soc » et une politique socialiste du plus pur conservatisme.


D’un côté nous avons une droite qui n’a cessé d’avoir honte d’être elle-même et de l’autre côté une gauche qui est la plus sclérosée et la plus ringarde du monde occidental. Le résultat est là !


Maintenant je plains le futur Président de la République, car il va falloir faire bouger les lignes. Et ça ne sera pas facile.


Il se heurtera aux conservatismes des « corporations » qui n’entendront pas lâcher sur les « avantages acquis ».


Il n’y a AUCUNE catégorie sociale qui peut s’exonérer de ses responsabilités. Tout le monde a, peu ou prou, « tiré sur la ficelle » pendant des dizaines d’années. Maintenant la dite ficelle est prête à casser.


Bon courage au futur Président.


Je pense que Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir réaliser ces « travaux d’Hercule ».


Vaste problème, comme disait le général de Gaulle.


 

Commentaire n° 20 posté par Burgonde le 16/02/2007 à 15h37

Bonjour Mr FILLON.


Je me rallie aux autres lecteurs en vous disant que ce genre de commentaires et d'explications est essentiel. Il permet de mettre projet contre projet et de faire un choix.


Car je suis de ceux qui croient qu'une élection présidentielle est un choix de société; On nous propose plusieurs projets pour notre société et on choisit celui qui  nous convient le mieux. Aussi la méthode de Mme ROYAL qui consiste à demander aux gens ce qu'ils veulent est vouée à l'échec car elle se heurte à la multiplicité des intérêts partisans de chaque branche, surtout chez les fonctionnaires. Qu'on y adhère ou pas, Mr SARKOZY propose La FRANCE qu'il pense être la plus juste, la plus compétitive et la plus pérenne. C'est là sa force et il faut que vous continuiez à le clamer.


 

Commentaire n° 21 posté par philippe le 16/02/2007 à 16h24

je n'en doute pas un instant ,ce programme est clair.


Je ne prendrai que les domaines que je connais.


La justice/  Evidemment il faut des moyens,mais ne faut il pas avant tout réformer l'état d'esprit.,?    Réforme de l'aide juridictionnelle :de droit pour les délits d'agression physques punies de 5 à 7 ans de prison ,  Réforme de la CIVI ,des expertises judiciaires ,uniformisation des baremes d'indemnisations


lutte contre les exclusions/ Construction de petites unités?


Je connais au moins deux constructions en cours qui vont rassemblées à la fois des femmes ,des enfants ,des SDF et des personnes en voie  d'insertion. ? cherchez l'erreur.


Je crois plus à des propositions de terrain .


mais bon ,courage

Commentaire n° 22 posté par pierre le 16/02/2007 à 17h49
Sur le site d'IES, découvrez et signez "l'Appel aux candidats" lancé par "Sauvons l'Europe"
Commentaire n° 23 posté par marc d HERE le 16/02/2007 à 18h17

Mr Fillon,

 



J'ai trouvé ce commentaire d'un avocat très intéressant sur les propositions de Mme Royal en matière de justice :

 



http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/02/12/538-mise-a-jour-du-commentaire-du-programme-de-segolene-royal



Certaines reponses, dont celle d'un partisan PS, méritent également d'être lues.



Cela vient de surcroit complèter vos propres commentaires.

 



Bien cordialement.

 


Commentaire n° 24 posté par Juliette le 16/02/2007 à 18h46
Commentaire n° 25 posté par Don Quichotte le 16/02/2007 à 19h41
Visiblement, votre projet n'est pas aussi lumineux que ce que vous voulez bien écrire.
Ca coute cher les promesses démagogiques et vous allez deja en faire les frais en revoyant votre programme à la baisse.
Ca promet!
Commentaire n° 26 posté par Tibo le 17/02/2007 à 00h01

Crédible peut etre, humble peut etre moins


J'ai lu cet article concernant un sondage de cette semaine


Seul François Bayrou convainc une majorité des Français "sur les moyens de financer ses propositions", selon un sondage Opinionway pour "Le Figaro" et LCI publié vendredi.


Selon ce sondage, 56% des personnes interrogées sont "plutôt" ou "tout à fait" convaincus par les moyens avancés par le candidat UDF pour financer ses propositions. Ils sont 43% à ne pas être convaincus. La marge d'erreur de ce sondage est d'environ plus ou moins trois points de pourcentage.


Nicolas Sarkozy n'a convaincu lui que 37% des sondés (62% ne le sont pas), Ségolène Royal 27% (contre 72%) et Jean-Marie Le Pen 23% (contre 76%).


- sondage réalisé les 14 et 15 février auprès d'un échantillon de 1.046 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. Les sondés ont été interrogées en ligne. AP


 Article tiré de


Commentaire n° 27 posté par xpmb le 17/02/2007 à 01h00
A quand la vérité pour de vrai sur les vrais mesures que NS souhaite mettre en place une fois qu'il sera élu ?
Ce programme de promesses cité haut et fort par NS lors du 14 janvier et sur les blogs ump ... cela a fait plaisir à tout le monde, puisque chacun en a reçus un certains nombre pour son propre compte.... et c'est (enfin ?) maintenant que l'on se penche du "combien ça va coûter aux Français" !
Bref qu'avons-nous les moyens de faire ? au vu de nos dettes, pas grand chose !
Quid de cette  France qui travaille et qui voit son pouvoir d'achat diminuer par la stagnation de son salaire et les prix et impôts qui s'envolent ??
Sur l'annulation de la mesure de la réduction des droits de succession, faut-il rappeler que le patrimoine d'un citoyen ne tombe pas du ciel ? Qu'il est le fruit de son travail qu'il espère transmettre à sa descendance et voilà que les enfants qu'on fait naître par une politique nataliste très discutable... dépouillée, et rackettée par les taxes, impôts et faramineux droits de succession iniques ? Autour de moi, je connais des amis qui ont été obligés de vendre la maison de leurs parents et la maison de campagne pour payer les droits de succession !!!
C'est juste cela ??

A réétudier son prog ramme sur le volet "assistanat" , c'est sûr, nicolas sarkozy est un socialiste de droite, son côté libéral s'est dilué avec le temps ! Je crains que ce prochain quinquennat (avec NS ou SR) ne soit  encore aux détriments de ceux, diplômés ou pas,  préfèrent travailler, innover, créer de la richesse et ce même en CDD ou pour un smic... une richesse confisquée pour financer le train de vie d'un état budgétivore et pour assister toute la misère du monde de France (quid du flux migratoire annuel qui fait monter le chômage des moins diplômés !
 Entre 100 000 et 200 000 étrangers s'installent sur notre territoire chaque année alors que nos services publics sont saturés, que nous souffront de la pénurie de logements, nos villes explosent par le surnombre de ses habitants et que nous avons plus 5 millions de chômeurs et leur famille à la charge de l'Etat = contribuables !!

Enfin combien de milliards d'euros par an NS souhaite distribuer en "actions humanitaires " aux pays sous-développés qui ne font aucun effort pour s'en sortir.. comme l'Afrique verrouillée par les systèmes claniques, népotiques, dictatoriaux... ? Voilà que la France s'émeut de voir les Chinois entreprendre, investir pour développer et  exploiter les richesses de l'Afrique... par le travail !

Et nous ?

Commentaire n° 28 posté par Aurélie le 17/02/2007 à 08h35

@ Don Quichotte, commentaire 25 :


Je ne vois pas de contradiction dans tout cela, peut être parce que cela correspond aussi à ma manière d'envisager le projet politique :


On construit un projet dont les tenants sont solides et argumentés ; on le chiffre, on le présente, on en explique les aboutissants, on convainct à son propos ;


mais tout projet étant une forme réaliste d'idéal, on l'adapte aussi pragmatiquement, sans dévier pour autant, comme un bateau peut contourner des icebergs sans changer forcément de cap final. Si je poursuis la métaphore, vous voyez j'en suis sûr à quel exemple m'amènerait le fait de ne pas vouloir éviter les écueils : le Titanic. Certains projets me font d'ailleurs l'effet de frêles esquifs se prenant pour des brise-glaces.


M. Sarkozy, c'est son rôle, présente une vision globale pour la France, avec le détail des objectifs qu'il veut atteindre. Il est en campagne, et au Ministère : il ne peut pas tout faire. C'est normal que son équipe veille, et ajuste consciencieusement le programme aux paramètres conjoncturels. Il s'agit d'ailleurs d'un travail pré-ministériel, qui ajoute s'il le fallait à leur crédibilité de travail en équipe.


Et puis, que je sache, c'est aussi une preuve d'investissement et de liberté de la part des cadres de l'UMP en question... personne n'a claqué la porte, au contraire.


Je vous renvoie aussi à l'interview de Mme Dati :


http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070216.WWW000000633_rachida_dati_ump_aucune_divergence_sur_le_chiffrage_de_notre_projet.html


 

Commentaire n° 29 posté par damocles le 17/02/2007 à 08h51
Bonjour , je suis tout d'accord pour les propositions sur la reforme des regimes de retraite mais il va etre urgent d'aller beaucoup plus loin et penser a faire des economies de fonctionnements en effet quand on voit le nombre faramineux de regimes retraites et de complementaires je pense qu'un regroupement en un seul regime donnerait  de  un meilleur rendement des cotisations , d'autre par avoir la force et le courage des les premiers mois de mettre tous les francais sous le meme regime de calculs et de cotisations (annee et montants) ,  arreter de payer des fontionnaires a la retraite sur les iles avec une retraite doublee,  cout (250 millionseuros) et cela sans cotisation csg alors que le pequin avec 400 euros mois la paie . salut et bon courage
Commentaire n° 30 posté par manouche le 17/02/2007 à 08h54

Monsieur Fillon,


Vous avez bien senti la contre-attaque du PS dont le "trou d'air" semble se prolonger et même s'élargir.


Je pense que sur votre blog, il faudrait limiter ou éliminer les arguments susceptibles de servir contre l'UMP. Les bloggeurs de l'autre camp s'en donnent à coeur joie..


Il semble impensable que certaines infos se retrouvent dans les médias alors qu'ils proviennent de propos internes.


Courage.


Commentaire n° 31 posté par Robert Victor le 17/02/2007 à 12h03

 

 



Un récent sondage, commenté lors d’un débat le 1er février 2007 à Sciences-Po Paris sur « Eduquer ou former » (voir http://www.dailymotion.com/video/x13xga_eduquer-ou-former) montre que les Français se divisent de façon à peu près égale entre ceux qui voudraient que l’Ecole enseigne une culture générale, et ceux qui lui assignent principalement de former à un métier. Mais à y regarder de plus près, ce sont les plus jeunes, ceux qui sont encore dans le système scolaire et en proie aux angoisses du dehors, qui voudraient être formés à un métier : ceux qui sont déjà sortis, la tranche 25-35 ans, ceux qui sont confrontés aux réalités de l’entreprise ou des administrations, voudraient rétrospectivement que l’Ecole enseigne prioritairement une culture. Sans doute parce que la réalité de l’entreprise, ou des administrations, c’est la difficile communication entre des personnes qui parlent de lieux et de cultures différentes.
Alors, former à quoi ?
Ce qui est sûr, c’est que l’école d’aujourd’hui ne forme plus à grand-chose. Et c’est bien pour cela que j’ai suggéré il y a déjà deux semaines à tous les internautes de passage de déposer sur ce blog leurs suggestions.
Elles ont été rassemblées, toilettées, recadrées. Ce qui est proposé ici est un travail collectif. À peine si j’y ai mis mon grain de sel — après tout, c’est aussi à moi d’assumer ce qui paraît ici. Telle quelle, cette charte est à peu près présentable — et les candidats à l’élection présidentielle, qui nous font de si belles ou de si étranges propositions pour l’école, pourront confronter leurs idées à celles qu’a exprimées ici le chœur des blogueurs — une minorité efficace valant mieux qu’un majorité silencieuse…
Enfin il s’agit là de propositions a minima. À chacun, désormais, d’apporter sa pierre — ou de me la lancer.

Jean Paul BRIGHELLI


CHARTE POUR L’EDUCATION

PRÉAMBULE

Considérant que le droit à l’éducation est un droit fondamental de l’Homme et du citoyen, reconnu par
la Constitution
française et par divers traités internationaux signés par
la France
;

Que ce droit est indispensable à l’exercice de tous les autres droits fondamentaux, civils, politiques et économiques, au développement des nations et à l’autonomie des individus ;

Qu’il constitue le principal outil permettant aux adultes et aux enfants économiquement et socialement défavorisés de sortir de la pauvreté et de se procurer les moyens de participer pleinement à la vie de la communauté ;


 



Qu’il existe une situation d’urgence et que la prise en compte de cette urgence et la modification immédiate de cette situation sont l’affaire de tous et transcendent les clivages politiques ;

Que cette urgence est notamment caractérisée par une destruction des apprentissages, qui est à l’échelle de
la France
ce qu’est le réchauffement climatique à l’échelle de la planète…


NOUS DEMANDONS EN PRÉALABLE

1. Que soit abrogée
la Loi
d’orientation de juillet 1989, dite Loi Jospin, en grande partie inspirée par un dogmatisme idéologique qui a conduit à une situation de catastrophe culturelle nationale, et au renforcement des inégalités.

Remarque : L’idée-phare de cette loi, selon laquelle « l’élève construit lui-même son propre savoir », inspirée d’un rousseauisme pris à contresens, a généré en quelques années une dégradation inédite des savoirs, et de la capacité même à acquérir ces savoirs. Ce faisant, elle a favorisé les élèves issus de milieux culturellement et économiquement aisés, au détriment de tous les autres, dont les talents ne sont plus en mesure de s’exprimer.

2. Que les instituteurs (et non les « professeurs des écoles », terme emphatique qui prétend occulter le vide de leur formation actuelle) et les professeurs du second degré bénéficient d’une totale liberté d’enseignement dans le respect des programmes officiels. Aucune méthode de lecture, notamment globale ou semi-globale ou de progression (séquences didactiques en collège) ne pourra leur être imposée.

3. Que des manuels d’apprentissage fondés sur la méthode analytique d’association progressive graphème/phonème soient mis à la disposition des instituteurs.

4. Que les futurs instituteurs et institutrices qui le souhaitent puissent recevoir une formation sérieuse et approfondie à cette approche.

Remarque : L’extension quasi épidémique de la dyslexie et de la dysorthographie, les difficultés des élèves en lecture et en écriture, l’importante proportion d’élèves — 16% officiellement, chiffre constant depuis six ans — ne sachant ni lire, ni écrire à l’entrée en 6ème, montrent à l’évidence que les méthodes globales de lecture, et les méthodes qui s’en inspirent dites « semi-globales » sont incompatibles dans leur principe comme dans leur effets avec les exigences d’une pédagogie fondée sur la raison et les dernières découvertes des neurosciences.

5. Que la carte scolaire soit assouplie en fonction des besoins sur le terrain, et non par décision arbitraire.

Remarque : La modification du tissu urbain, depuis le début des années 1960, a conduit à une dénaturation profonde des intentions de la carte scolaire créée en 1963. Désormais, elle entérine le caractère clos des quartiers ou des zones les moins favorisés, et superpose un ghetto scolaire au ghetto social. Nous demandons en conséquence que dans un premier temps, tous moyens soient mis en œuvre, via le transport scolaire ou la reconstruction des écoles et collèges hors ghetto, pour briser l’uniformisation culturelle de certains établissements. Par ailleurs, nous recommandons une politique volontariste d’options valorisantes, qui pourraient inciter les privilégiés qui, aujourd’hui, contournent allègrement la carte scolaire, de maintenir leurs enfants dans des zones difficiles. Enfin, l’égalité entre établissements étant aujourd’hui une pure fiction, on pourra encourager l’orientation des élèves, en fonction de leurs résultats, vers les établissements de leur choix.


6. Que soit menée une politique résolue en faveur des collèges sensibles en zone d’éducation prioritaire (ZEP) et des établissements en zone rurale avec d’importants moyens supplémentaires en personnel (enseignants, mais aussi surveillants et personnels de santé) et en équipements.

Remarque : demander une réduction uniforme du nombre d’élèves par classe est une politique à courte vue, fondée sur un égalitarisme générateur d’inégalités. En pratique, les effectifs dans les établissements les plus sensibles doivent être systématiquement allégés, et des moyens doivent y être dégagés pour assurer le soutien des élèves les plus en difficulté dès la fin du CP à l’école primaire, ou dès la 6ème au collège.


FORMATION DES MAÎTRES

7. Que les enseignants soient mieux formés à leurs missions et au terrain.

Remarque 1 : Cette revendication de bon sens suppose la suppression immédiate des Instituts de Formation des Maîtres (IUFM), et leur remplacement par des structures de formation qui pourraient être, pour les futurs instituteurs, des BTS Education pluri-disciplinaires. Que ce soit à la sortie de ces BTS, ou à la fin du DEUG pour les formations d’enseignants du secondaire, ces deux années ouvriront sur un concours de recrutement donnant droit à une bourse d’Etat (sur le modèle des anciens IPES), avec une prolongation commune des études en université avant le recrutement sur concours, soit en écoles primaires, soit en collèges (CAPES) ou lycées (Agrégation). Ces études devront impérativement se doubler de stages en situation. À partir du Bac, elles seront confiées majoritairement à des enseignants chevronnés, titulaires de concours d’enseignement, et qui auront gardé une pratique de terrain.
Par ailleurs, une formation initiale pluri-disciplinaire donnerait aux instituteurs une vraie compétence multi-polaire, et supprimerait de facto le « décloisonnement », qui a entre autres effets négatifs de distraire l’enfant entre plusieurs maîtres, à un âge où il n’a déjà que trop tendance à s’éparpiller : un maître, une classe.

Remarque 2 : Cela suppose que soient abandonnés les recrutements d’enseignants sans diplôme d’enseignement, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Ou même de recalés aux concours, comme cela arrive, certaines années, de manière massive.

Remarque 3 : la création de bourses après concours peut être un puissant incitatif pour des étudiants à s’engager vers une profession dont plus de la moitié des membres partiront à la retraite dans les dix ans à venir.

Remarque 4 : une meilleure formation, et, partant, une plus grande efficacité, peuvent être des arguments essentiels dans l’obtention d’une rémunération plus conséquente. Rappelons qu’en l’état, les enseignants français, quand on rapporte leur salaire au SMIG, sont les plus mal payés de toute l’OCDE, Italiens exceptés.

8. Que la formation des enseignants du second degré se fasse désormais, après leur concours de recrutement, en alternance sur une seule année avec trois tuteurs successifs, en collège et en lycée, en situation d’observation (premier trimestre), de responsabilité « encadrée » (second trimestre) et de responsabilité totale (troisième trimestre) avec une formation complémentaire comportant des notions de psychologie de l’enfant et de l’adolescent, et d’histoire de l’éducation.

9. Que soient supprimés le « tour extérieur », et toute possibilité d’être nommé « agrégé » ou « certifié » sans avoir passé ces concours.

10. Que la validation du stage des professeurs du second degré se fasse exclusivement par les inspecteurs généraux du corps de la discipline et sur une inspection en situation d’enseignement.

11. Que soit revue la fonction même d’inspection. Les inspections devront se faire dans un esprit d’aide et de conseil et non plus, comme c’est trop souvent le cas avec ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler des « inspections guillotine », de sanction et de critique systématique. Les professeurs seront appréciés sur la valeur et le contenu de leur cours, la qualité de leur relation avec leurs élèves, le souci de leur progression, et non pas dans leur degré d’implication dans un quelconque « projet d’établissement » ou leur conformité à une idéologie éducative imposée.

12. Que soient pérennisés les décrets de 1950 sur le temps de travail des enseignants, qui est actuellement évalués par le ministère même à plus de 39 heures par semaine en moyenne. À terme, c’est l’ensemble des enseignants du Premier cycle du Secondaire qui sera aligné sur un horaire de 18 heures hebdomadaires, et l’ensemble des professeurs de lycée qui sera aligné sur un horaire de 15 heures hebdomadaires.

13. Que soient abandonnés les projets de « bivalence ». Ni en collège, ni en lycée, on ne peut enseigner sans connaître à fond sa matière — et bien au-delà de ce que supposent les programmes.

Remarque 1 : le fait que l’on ait institutionnalisé cette bivalence dans les Lycées d’Enseignement Professionnel témoigne du mépris dans lequel sont tenues les formations techniques. À terme, enseigneront en LEP comme en Collège ou en Lycée des enseignants à spécialité unique.

Remarque 2 : la discipline et le respect, dont le maintien et l’exercice sont aujourd’hui, trop souvent, un tour de force ou une déploration inefficace, sont plus sûrement obtenus par une relation pédagogique fondée sur la transmission de savoirs complexes, que sur des règlements intérieurs rigides ou une répression aveugle.

14. Qu’il soit tenu compte de l’usure physique et nerveuse des enseignants en fin de carrière en raison du caractère pénible de leurs conditions de travail.

Remarque : il est illusoire de vouloir légiférer de manière uniforme en la matière. Retarder jusqu’à 60 ans le départ à la retraite d’enseignants usés par des années pénibles est contre-productif. En revanche, pousser à la porte des enthousiastes désireux de se consacrer encore à leur métier est tout aussi arbitraire. Dans le premier cas, on doit remettre en place les CPA (cessation progressive d’activité). Dans le second, on pourrait par exemple encourager les volontaires par une accession systématique à la « hors classe ».

 



 
VIE SCOLAIRE

15. Que chaque enseignant de collège se voit attribuer, dans la mesure du possible, une salle de classe personnelle, afin d’atténuer, pour les élèves les plus jeunes, le choc du passage du Primaire au Secondaire.

16. Que les chefs d’établissement, en dehors des « faisant fonction » soient tous recrutés sur concours et bénéficient d’un stage de formation en alternance sur une année entière dégagée de tout enseignement.

17. Que tout chef d’établissement puisse être secondé par un adjoint et un CPE, y compris dans les établissements de petite taille.

18. Qu’aucune nomination d’enseignant ne puisse être faite dans un établissement éloigné du domicile habituel, ou dans un établissement sensible en début de carrière.

Remarque : Il s’ensuit de cette proposition que les concours de recrutement doivent être nationaux (y compris les concours de recrutement d’instituteurs), mais la gestion des nominations / mutations aura tout intérêt à être initialement locale. Par la suite, par exemple après trois ans d’exercice, tout enseignant pourra demander l’Académie de son choix, dans le cadre d’un mouvement national.
Ces mouvements (nominations et mutations) devraient être gérés par une commission administrative pérenne et indépendante de tout pouvoir, afin d’éviter les favoritismes aujourd’hui trop fréquents.

19. Que soient abandonnés les « conseils pédagogiques », qui n’ont aujourd’hui d’autre fonction que d’assurer la standardisation de l’enseignement, et les « projets d’établissement », dont le développement s’est fait trop souvent au détriment de l’enseignement des savoirs.

20. Que des études dirigées soient créées dans tous les établissements scolaires, à l’école primaire et au collège, et en particulier dans les collèges sensibles. Elles seront animées par des enseignants volontaires et/ou par des étudiants recrutés au niveau de la licence.

21. Que des internats à taille humaine, notamment en zone rurale et en zone d’éducation prioritaire, proposent une alternative à des temps de transport parfois excessifs — ou à des ambiances familiales peu compatibles avec le travail scolaire.

22. Que les établissements scolaires soient construits sur des critères d’esthétique et de bien-être et pas seulement d’économie, et en concertation avec les « usagers ». On peut par exemple imaginer des espaces architecturaux séparés consacrés à la musique et aux arts, au même titre que les gymnases pour l’EPS.

Remarque : c’est peut-être à l’architecture de signaler — de signifier — la place éminente qu’il faudrait donner à deux disciplines, les arts plastiques et la musique, qui sont les parents pauvres du système éducatif, à tel point que nombre de parents inscrivent, quand ils le peuvent, leurs enfants dans des structures privées pour y trouver ce que l’école refuse de donner.


UN REGLEMENT INTÉRIEUR NATIONAL AYANT RÉELLEMENT FORCE DE LOI :

23. La montée en puissance de la violence et des incivilités dans les établissements scolaires nécessite une vigilance sans faille de la part des adultes et la nécessité de disposer d’un règlement intérieur ayant une valeur juridique incontestable, ce qui n’est pas actuellement le cas.

24. Un « socle fondamental » du Règlement intérieur pourrait être élaboré et voté par les représentants de la nation (Assemblée nationale et Sénat). Evidemment, chaque établissement ayant des spécificités propres, pourrait l’amender sur certains points — par exemple en ce qui concerne le port d’un uniforme.

25. Le « socle du socle » doit être l’affirmation sans ambiguïté de la laïcité du système éducatif, qui doit impérativement demeurer à l’écart des tentations communautaristes ou obscurantistes. En particulier, on réaffirmera l décision interdisant tout signe religieux visible, au même titre que l’on interdit les tenues indécentes.

26. On élaborera de même une charte des droits et des devoirs des enseignants et des parents. Elle portera en particulier sur le devoir de réserve, les obligations professionnelles et les limites des compétences respectives.

Remarque 1 : Le dialogue parents / enseignants est trop précieux pour le disperser en un siège perpétuel. Un enseignant peut souhaiter à voir un parent, et vice versa. Il n’a pas à rendre des comptes à tout moment, ni, sous prétexte de proximité (c’est souvent le cas dans les écoles primaires), à être assiégé de demandes ou de revendications perpétuelles. Enfin, il est souhaitable que les parents agissent en leur nom propre, et non pour appliquer les consignes de telle ou telle Fédération.

Remarque 2 : De même, les syndicats enseignants ont toute latitude pour négocier, au besoin par la grève, des avantages catégoriels. Ils n’ont pas en revanche à intervenir dans le domaine pédagogique, qui est du strict ressort de l’enseignant.Dans cet esprit, l’association d’enseignants, au sein d’un même établissement, en « équipes pédagogiques » est de leur seul ressort, et ne saurait en aucun cas être une obligation.

 



 
PROGRAMMES

27. Que l’étude de la langue française soit une priorité absolue, dès le Primaire. Si « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », on ne peut ni concevoir, ni énoncer, sans un vocabulaire et une syntaxe très maîtrisés.

Remarque : l’ensemble des disciplines est subordonné à ce premier article. Trop souvent, des enseignants de matières scientifiques déplorent le faible niveau orthographique de leurs élèves, ou leur incapacité à saisir des concepts, faute de mots exacts.

28. Que l’on abandonne l’idée de « socle » privilégiant telle ou telle matière. Il n’y a qu’un objectif à l’Ecole : l’acquisition d’une culture multipolaire, combinant de front la maîtrise de l’expression écrite et orale, la connaissance de la littérature et des arts, de solides connaissances scientifiques, historiques ou géographiques, et un développement harmonieux du corps. Les Latins disaient cela en cinq mots : mens sana in corpore sano.

Remarque : cette ambition pour l’école suppose l’abandon de toutes ces disciplines parasites qui encombrent aujourd’hui les emplois du temps, diététique ou éducation civique. On en apprend plus sur la démocratie en étudiant sérieusement Démosthène qu’en comptant les députés dans l’Hémicycle.

29. Que la littérature, l’Histoire et les Arts soient étudiés dans le respect de la chronologie. Un élève doit savoir d’où il sort — ou à quelle communauté culturelle il appartient.

Remarque 1 : Pour l’Histoire, on tentera de dépassionner si possible le débat. Certes, tout enseignement de l’Histoire est par essence politique — à tous les sens du terme. Mais est-il absolument nécessaire d’ignorer les siècles passés, et de consacrer tant de temps aux dernières décennies ? Rappelons que l’Angleterre, par exemple, exclut des programmes scolaires tout ce qui a trait aux trente dernières années.

Remarque 2 : La chronologie n’est pas une fin en soi. Elle permet de comprendre les événements. On étudie aujourd’hui soigneusement
la Shoah
, et on ne dit pas grand chose sur l’antisémitisme « fin de siècle », les conséquences du Traité de Versailles ou la montée des fascismes. Du coup, Auschwitz sort du néant — et y retourne, dans la conscience non structurée du Collégien / Lycéen moderne.

Remarque 3 : Pour l’enseignement de la littérature, cela suppose que l’on repense complètement les programmes élaborés par la « commission Viala » dans les années 1996-2000 — en supprimant par exemple les « objets d’étude » qui se sont substitués à une connaissance rigoureuse des Textes et de leurs Contextes. Cela suppose, bien entendu, que l’on renonce au « sujet d’invention » au Bac, exercice impossible à préparer, difficile à noter — roue de secours de la paresse satisfaite.


I. PROPOSITIONS POUR LE PRIMAIRE

30. La scolarité primaire est composée de 5 années : CP CE1 CE2 CM1 CM2, voire une supplémentaire CM3. Elle est précédée de 2 ou 3 années de scolarité pré-élémentaire.

Remarque : Faut-il rappeler que nombre de pédo-psychologues sont résolument hostiles à un passage précoce à l’école ? Anticiper la socialisation alors que la structure cérébrale et émotive n’est pas finie peut occasionner des troubles sérieux. Demander à l’école de suppléer la carence des crèches et autres structures d’accueil est une aberration.

31. L’enseignement pré-élémentaire fait partie de l’enseignement primaire, ses personnels sont des instituteurs recrutés dans le même corps que les enseignants de l’école élémentaire. Mais ils auront bénéficié pendant leur formation d’un enseignement complet et objectif portant sur les méthodes et techniques d’apprentissage et sur le développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de zéro à douze ans.

32. Les mairies recrutent et rémunèrent des Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles (1 par classe). Ces personnels doivent être formés (CAP Petite Enfance).

33. L’école maternelle étant une école, elle bénéficiera de programmes clairs et précis, allant du simple au complexe, rédigés par année scolaire (PS, MS, GS) et par matières :
- Langage oral : vocabulaire, amélioration de la syntaxe, écoute active, poésies, chants, comptines, albums pour enfants, contes traditionnels ;
- Préparation à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture : conscience phonémique, graphismes préparatoires à l’écriture liée ; les activités de lecture par hypothèses dès
la PS
seront fortement déconseillées, ainsi que la copie de mots (prénoms, jours, ...) en majuscules d’imprimerie ;
- Spatialisation, latéralisation, rythme, connaissance des nombres, des formes, des couleurs
- Découverte du monde (vivant, temps, matière, espace) ;
- Arts visuels et tout particulièrement dessin représentatif ;
- Musique ;
- Education motrice.

34. Les programmes de l’école maternelle évacueront la notion de Projet d’Ecole, laissant libre champ aux enseignants pour construire une progression basée sur les savoirs. Les IEN insisteront tout particulièrement lors des inspections et des journées de formation continue sur la nécessité de ne pas confondre activisme tous azimuts et activités programmées et suivies, ainsi que sur l’inanité de mettre en place des projets à long terme pour habiller l’acquisition de savoirs
pré-élémentaires.

35. Les instituteurs de GS seront tout particulièrement sensibilisés à la nécessité de faire acquérir à leurs élèves les pré-requis nécessaires à un bon déroulement de leur scolarité élémentaire (conscience phonémique, gestes de l’écriture liée, connaissance des nombres jusqu’à 30, petits problèmes additifs, soustractifs,
multiplicatifs et de partage sur les nombres de 0 à 20 mais aussi écoute active, concentration, maîtrise du corps et conscience de l’autre).

36. Afin de résoudre l' "épidémie" de difficultés comportementales due à la promotion délirante de certains courants psychopédagogiques, une grande campagne de sensibilisation sera mise en place par les différents acteurs de l’éducation enfantine (PMI, ASE, MEN), campagne dont le but sera l’aide aux jeunes parents (création de « maisons des enfants », « écoles des parents », suivi personnalisé depuis la naissance pour certains « cas lourds ») et la prévention des troubles comportementaux (sans fichage, bien entendu). Les personnels de ces trois administrations (renforcés partout où le besoin s’en fait sentir) seront fortement encouragés à travailler ensemble pour redonner au petit enfant son statut d’être en devenir qui a besoin de « tuteurs » solides pour grandir harmonieusement.

37. Revaloriser le « par cœur ».

38. Abroger le décret de 1955 qui interdisait les devoirs à la maison.

Remarque : ce décret, passé jadis par un gouvernement de gauche, visait, non sans bonne intention, à rétablir l’équilibre entre élèves favorisés par leur milieu familial, toujours susceptible de les aider, et ceux qui n’avaient pas cette chance. On n’en est plus là : le système a tellement « égalisé » qu’il a ouvert la porte à tous les cours particuliers, tous les instituts privés, tous les devoirs de vacances, accessibles uniquement, par définition, à ceux qui ont les moyens de se les offrir. D’une utopie égalitariste est sorti, là encore, une discrimination de fait.

39. Interdire tout usage de calculettes. De façon générale, l’école primaire n’est pas le lieu le plus adéquat pour introduire, précocement, des « béquilles » informatiques. Il n’est même pas sûr que le collège ait besoin d’une formation dans ce domaine.

Remarque : dans le même esprit, un usage sciemment restreint de la photocopie redonnerait au geste d’écriture une fonction qu’il a aujourd’hui partiellement oubliée. Et la fonction crée l’habitude, et la qualité.

Rétablir les « distributions de prix », qui pourraient redevenir l’accès au livre qui manque à tant d’élèves.

40. En finir, dans le Primaire comme dans le Secondaire, avec le mythe de la « sortie » systématique. On peut très bien intéresser des enfants à un travail précis sans pour autant perdre du temps et de l’énergie à leur faire découvrir leur environnement — qu’ils connaissent parfois bien mieux que leur maître. Ou à les mener au cinéma — surtout quand le film n’a d’autre fonction que divertissante.

II. PROPOSITIONS POUR LE COLLÈGE

41. Créer des classes d’aide et de soutien, dès la 6ème, pour les élèves les plus en difficulté. Ils seront signalés aux chefs d’établissement des collèges par les instituteurs de CM2 en fin d’année scolaire afin que la classe puisse être constituée d’emblée. Ces classes à petits effectifs seront encadrées par des professeurs volontaires et motivés. Elles pourront d’ailleurs n’être que temporaires, ou ciblées par matières, et auront vocation à intégrer leurs élèves dans des classes ordinaires, une fois qu’ils auront atteint un niveau susceptible de profiter de l’émulation collective, au lieu d’en être exclu par leur faiblesse même.

Remarque 1 : ce système, qui pourrait être mis en place prioritairement dans toutes les classes-charnières (CE1, CM1, Sixième ou Seconde), éviterait à la fois de ré-institutionnaliser les « classes de niveau » dont la pratique était souvent discriminante, tout en évitant de faire redoubler ceux qui sont simplement en difficulté, sans pour autant les mélanger avec des élèves d’un niveau trop élevé pour qu’ils ne souffrent pas de cette différence. Car la violence scolaire naît trop souvent, aujourd’hui, de ce laxisme qui prétend faire passer n’importe qui, et confronte l’élève en difficulté à des difficultés bien plus grandes — avec à la clé un sentiment d’humiliation qui se traduit par de l’agressivité, quand ce n’est pas de l’auto-agressivité.

Remarque 2 : Le système peut être installé au moindre coût, en créant dans chaque école un ou deux postes d’instituteurs « flottants », susceptibles de réagir rapidement à une situation de détresse pédagogique. Et, dans les collèges ou les lycées, un poste ou deux (selon la taille de l’établissement) par matière fondamentale. À la limite, on peut même imaginer des enseignants rattachés territorialement à une zone élargie, sur laquelle ils interviendraient à la demande, sur des horaires spécifiques aménagés (par exemple après 16 heures). Cela existe déjà pour certaines catégories d’handicapés. On peut l’étendre à tous les élèves en difficulté — afin, justement, qu’ils évitent tout handicap ultérieur.

42. Multiplier parallèlement les classes d’excellence, les classes européennes, les classes à horaires aménagés (musique, arts, danse, sport), notamment, mais pas uniquement, dans les collèges sensibles.

43. Sensibiliser aux métiers manuels, peut-être en réintroduisant, après adaptation, les anciens « travaux manuels », ou en invitant des professionnels et des artisans à présenter leur activité aux élèves.

Remarque : trop d’élèves s’engouffrent chaque année dans des sections « généralistes », faute de savoir qu’il existe une foule de métiers manuels hautement qualifiants, et souvent fort rentables.

44. Rétablir un certificat d’études élémentaires en fin de 5ème pour les élèves qui se dirigent vers l’apprentissage, afin qu’ils aient en main un diplôme correspondant à un niveau reconnu.

45. Que l’entrée en classe de seconde soit soumise à l’obtention du brevet

46. Rétablir l’autorité des conseils de classe pour déterminer le passage.

Remarque 1 : un redoublement, outre qu’il coûte cher à l’Etat (et c’est surtout cet argument, camouflé sous des intentions pédagogiques, qui est à la base du laisser-aller actuel en ce domaine) n’est pas une fin en soi, et il devrait être évité, ou aménagé, dans toute la mesure du possible (voir plus haut). C’est pourquoi on peut systématiser ce qui se fait déjà dans quelques établissements, le passage « à l’essai » en classe supérieure — à condition d’apporter à l’élève une aide véritable — et à le rétrograder en cas d’impossibilité effective à recoller au peloton.

Remarque 2 : Repenser les redoublements, cela suppose évidemment l’abandon de la politique des « cycles », où l’on passe automatiquement d’une classe à l’autre à l’intérieur du cycle. Cela ne signifie rien — sinon une violence exercée sur l’enfant — d’obliger un élève de CP qui ne maîtrise ni la lecture, ni les quatre opérations de base, à « passer » en CE1. Cette politique a amené trop d’élèves en Sixième sans en avoir le niveau, et jette à la rue, bon an mal an, près de 160 000 jeunes sans aucune qualification, et bien peu de chances d’en obtenir une, à la fin Troisième.

Remarque 3 : aucun recours à la décision de redoublement ne pourra être tenté, sinon le passage d’un examen.


III. PROPOSITIONS POUR LE LYCÉE

47. En finir avec la multiplication des options. Elles n’ont souvent pour but que de permettre au candidat d’engranger des points au Baccalauréat, et le dispenser de travailler sérieusement dans toutes les matières.

48. Donner un second souffle aux sections Littéraires, non en multipliant les options plus ou moins fantaisistes, comme on l’a fait ces dernières années, mais en imposant, par exemple, l’apprentissage du grec ou du latin en Première.

Remarque : On se plaint volontiers du manque de vocations pour aller vers les sections littéraires. Mais on peut susciter des vocations — ne serait-ce qu’en habituant les enfants, dès le plus jeune âge, à fréquenter les bibliothèques. Encore faudrait-il que toutes les bibliothèques d’écoles primaires, tous les CDI de collèges ou de lycée, soient correctement approvisionnés. On a mis tout le poids des investissements dans l’informatique, dont il n’est pas évident qu’il fournisse un accès commode au Savoir à qui ne sait pas lire, ou pas d’une manière discriminante. Et avec le coût d’un ordinateur trop rapidement obsolète, on en achète, des livres qui ne vieillissent pas !

49. Généraliser l’enseignement de la philosophie à toutes les classes de Terminale — et peut-être avant —, en particulier en Lycées professionnels.

Remarque : il est troublant que l’on ait donné aux Bac-Pro un statut de Bac complet, qui leur permet de s’inscrire en fac et d’y échouer massivement, sans se soucier réellement de la culture qu’on leur donnerait. À croire que l’on méprise un peu ces élèves — c’est souvent leur sentiment — et leurs enseignants.


IV. PROPOSITIONS POUR L’UNIVERSITÉ

50. Chaque établissement supérieur, université ou classes préparatoires aux grandes écoles, doit avoir la possibilité de monter une année de « propédeutique », une sorte d’année zéro qui soit une remise à niveau des étudiants capables, mais auxquels le système Collège-Lycée n’a pas donné toutes les armes.

Remarque : les formations supérieures pratiquent déjà une sélection effective, que ce soit en triant des dossiers d’inscription (BTS, Prépas ou IUT), ou en instaurant un numerus clausus (Médecine, entre autres). C’est un principe qui peut être généralisé. Chaque établissement est susceptible, dans le cadre d’une vraie politique d’autonomie, de définir ses critères (après tout, Paris-Dauphine le fait depuis des années), tant que la sélection s’opère, comme c’est le cas pour les exemples sus-cités, sur des critères strictement scolaires. Pour cela, il faut bien sûr imaginer que tous les élèves ont bénéficié uniformément d’un enseignement de qualité.. Cela supposerait par exemple un travail en amont, avec des universitaires allant à la rencontre des élèves de Terminale, après les premiers choix (vers février-mars), afin de leur expliquer exactement quels sont les critères de sélection des filières choisies, et les aider éventuellement à se réorienter. Certaines universités ont déjà monté des opérations de ce type.

 Texte de synthèse  à l’initiative de Jean Paul BRIGHELLI,   élaboré à partir de centaines de contributions émanant de son  BLOG  
http://bonnetdane.midiblogs.com    .

 



 

 


Commentaire n° 32 posté par Patrick le 17/02/2007 à 13h24
Robert Victor n'est-il pas en train d'appeler à la censure? Comme quoi ce n'est pas le propre de la méchante gauche ou extrême-gauche, Monsieur Fillon...
Commentaire n° 33 posté par Tibo le 17/02/2007 à 13h25
(absent une semaine )j'ai rapidement survolé les Propos de Nicolas SARKOZY concernant l'euthanasie. ! il faut arreter l'hypocrisie: et contrairement à ce que dit Mr BAYROU le medecin n'est pas le seul à savoir ce qu'il en est : dans certains services il faut savoir arreter
prolonger un ou deux moisne sert a rien! [avec certes  des actes (parfois couteux ) ]
 il doit y avoir des debats initiés par n'importe quel intervenant  soignants(femme de menage, paramedicaux ,famille,medicin etc) ou patient (si possible)quant à l'utilité de ces prolongations.
cependant, il faut aussi considerer que l'usage des traitements (morphine etc ) est enfin d'actualitée .
Commentaire n° 34 posté par jean-marc le 17/02/2007 à 17h21
Je veux bien croire à ce projet mais :
Quid d\\\'une croissance qui, si, elle est inférieure à 3 %, ne pourra jamais le financer ?
Quid des déficits abyssaux qui ne pourront jamais être résorbés sans une réorganisation en profondeur de l\\\'Etat et des Collectivités territoriales ?
Un fonctionnaire sur deux ne sera pas remplacé ? Mais si c\\\'est pour le voir embauché dans une région ou un département, ce slogan n\\\'a aucun sens.
Toutes ces compétences diluées, toutes ces strates de pouvoir, tous ces organismes d\\\'évaluation, ces conseils d\\\'orientation coutent une fortune à la France et rendent irresponsables les élus et les fonctionnaires.
A quoi servent tous ces rapports commandés à d\\\'éminentes personnalités ou produits par la Cour des Comptes ?
Cette campagne dans son ensemble n\\\'est pas sérieuse pour moi car elle ne propose pas de vraies solution à la crise que la France connaît : déficits, chômage, croissance.
Ne parlons pas de l\\\'Europe qui est absente du débât.
Je sais qu\\\'il faut gagner, mais si c\\\'est pour se coucher devant les syndicats, les lobbys, les conservatismes de tout poils, c\\\'est 5 ans de plus qu\\\'il faudra encore attendre.
Commentaire n° 35 posté par JPM le 18/02/2007 à 05h48
S'il vous plait, François Fillon, ne laissez pas Douste-Blazy  monter seul au créneau avec ce genre de déclaration péremptoire :" Le budget, qui est prévu pour le programme de Nicolas Sarkozy, a été parfaitement, au centime d'euro près, tout à fait détaillé, il ne changera pas",".

Par charité, je ne vous dirai pas le fond de ma pensée sur le "centime d'euro près"

et rien sur son auteur  ...

Continuez votre approche pragmatique et pédagogique que beaucoup de Français apprécient.


Commentaire n° 36 posté par Alain le 18/02/2007 à 11h52
Bonjour, M. Fillon

Je trouve que vous êtes quelqu'un de très intéressant. Vous livrez une assez belle analyse ici. J'ai vu comme vous que Ségolène Royal et le Parti Socialiste étaient partis sur un saupoudrage de mesures sur toutes les catégories sociales. Urgence sociale et politique à long terme ne sont-t-elles pas incompatibles ? Cela dit, le projet de l'UMP est sans doute mieux ficelé, mais la campagne de Nicolas Sarkozy fait que parfois il prèfère flatter dans le sens du poil la catégorie qu'il rencontre oubliant la cohérence nécessaire à un projet.
 Mais, je ne comprends pas le dada du programme de l'UMP sur les successions. Et, en plus, vous le mettez comme choc salutaire pour remettre la France au travail.
 Pour moi, cela m'apparaît plutôt comme un cadeau fait à l'électorat traditionnel de la droite : grandes familles. Ce n'est pas comme cela qu'on va revaloriser le mérite.
 J'aimerais des explications.

 Cordialement,

Loïc
Commentaire n° 37 posté par Loïc le 19/02/2007 à 09h54

Présidentielle: l'opinion dans l'expectative


Pour 79 % des personnes sondées par l'IFOP, l'élection présidentielle n'est pas encore jouée


 

























A neuf semaines du premier tour, selon cette enquête réalisée pour le "Journal de Dimanche", les sondés estiment que beaucoup de choses peuvent se passer d'ici le 22 avril, date du premier tour.

81% des sympathisants PS sont de cet avis, et 71% de ceux de l'UMP.
















Alors que le candidat UMP caracole en tête des sondages d'intentions de vote, 17% des sondés considèrent que l'élection est jouée en faveur de Nicolas Sarkozy. 27% des sympathisants UMP partagent cette opinion, et 11% de ceux du PS.

Seuls 4% pensent que la présidentielle est jouée en faveur de la candidate socialiste Ségolène Royal (8% des sympathisants PS, 1% de ceux de l'UMP).

Sondage Ifop réalisé du 15 au 16 février par téléphone auprès d'un échantillon de 963 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).










Commentaire n° 38 posté par xpmb le 19/02/2007 à 11h13

Nicolas Sarkozy était meilleur quand il parlait de l’effort, du mérite et de la nécessités de responsabiliser les citoyens plutôt que dans son nouveau rôle ou il un peu trop tendance à flatter l’électeur dans le sens du poil.


Je sais bien qu’il faut convaincre le plus de monde possible. Donc ratisser large.


Je ne pense pas par contre qu’il soit nécessaire de faire des promesses à toutes les catégories sociales. Il faut qu’il soit conscient que plus il cèdera aux pressions et demandes des diverses  corporations, plus ces dernières en « redemanderont ». Je crains que sa crédibilité ne s’effrite un peu au détriment de l’efficacité de son programme.


Il faut qu’il concentre sa campagne d’abord sur les fonctions régaliennes de l’Etat, puis sur les fonctions plus sociales et économiques sans tomber dans le travers qui consiste à céder en permanence à toutes les demandes et revendications, dont on sait qu’elles seront …. illimitées.


Cette habitude de revendications est le résultat de plusieurs dizaines d’années d’assistanat dont il faudra bien un jour ou l’autre se libérer si l’on veut que le pays devienne enfin adulte et responsable.


Il ne faudrait pas en arriver à ce que le  dicton politique: « les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les écoutent » soit accolé à son nom et ne devienne « l’alpha et l’oméga » de sa campagne.


 

Commentaire n° 39 posté par Burgonde le 19/02/2007 à 16h18

vous presentez sarkozy comme un super heros!!!et quand vous parlez de sa vision de la France,voulez-vous parler de son action dans les banlieues ou de ses desirs de communautarisme qui ne sont ni plus ni moins qu'une certaine nostalgie des ghettos?


vous n'êtes surement pas bête et quand,habitué aux cerles vicieux, vous faites semblant d'ignorer ce qu'est un cercle vertueux c'est plutot parceque cela vous dérange .


la crise morale du travail à laquelle vous faites allusion  est votre oeuvre et celle de vos amis:elle est justement le résultat d'un cercle vicieux dont vous etes responsable au premier chef car si le cercle vicieux veut que si le Français va mal l'entreprise val mal,le cercle vertueux veut que si le Français va mieux l'entreprise va mieux ...eh oui, c'est sans doute le sens de rotation qui vous tourne la tête....


mais ce serait optimiste de penser que la tête vous tourne car vous êtes un homme intélligent....sauf que vous mettez votre inteligence au service d'une mauvaise cause.


pour vous ,la volonté de Ségolène Royale de mieux répartir la rémuneration Capital/travail est une mesurette !!!!pourtant vous ne ferez croire à personne que vous ignorez les profits des grandes entreprises et que Total(pour ne citer qu'elle )va affecter 1/3 de ses resultats à ses actionaires.


pour vous qui préconisez d'alleger ,sans condition ,les charges des entreprises,le fait de moduler ces aides (qui n'est finalement que l'argent des contribuables)vous apparait comme une mesurette.


pour vous ,la precarité et les bas salaires est la condition"sine qua non" d'une France gagnante ...mais il faudrait alors nous préciser :qui gagne?


d'autre part votre autisme,savament orchestré,est trés révélateur de vos objectifs: Ségolène Royale a dénoncé l'aassistanat et proner a réconciliation entre les Français et les entreprises:cela semble vous déranger...peut-etre parceque vous considerez que payer le travail à sa juste valeur est de l'assistanat.


le systhéme ganant/gagnant pronée par Ségolène Royale semble profondement vous déranger.


enfin ,si j'ai bien compris ,les salaires des personnes qui travaillent dans la grande distribution vous paraissent cohérents et vous vous satisfaisez d'un systhéme que vous avez mis en place et que vous souhaitez renforcer 

Commentaire n° 40 posté par georges bonnet le 20/02/2007 à 14h45

Comme beaucoup de partisans de Nicolas Sarkozy, je souhaiterais qu'il retrouve son programme des premières heures sans tomber dans la surenchère démagogique dans laquelle Ségolène Royal se noie.


Je partage donc totalement le commentaire n° 39 de Burgonde.

Commentaire n° 41 posté par Juliette le 20/02/2007 à 17h47

« Je vous présente mes condoléances », lâche Sarkozy.


Récit de Christophe Barbier


L’autre jour après les questions d’actualité, Nicolas Sarkozy s’est approché de


Claude Bartolone, François Hollande et d’autres députés socialistes qui racontent la scène,


« Je vous présente mes condoléances » lâche Sarkozy.


Pêché d’arrogance, qui fut fatal à Edouard Balladur en 1995. Nicolas Sarkozy, en pleine forme, fait de gros efforts pour ne pas céder au triomphalisme.


« En février, dans les autres présidentielles, c’était joué », explique-t-il, rappelant le dérapage de Lionel Jospin, de retour de la Réunion, sur Chirac, le fameux « Vieilli, usé, fatigué ». Pas de chance : c’est un peu avant la mi-mars 2002 qu'advint cet incident. La messe n’est pas dite…

Commentaire n° 42 posté par Tiré du Blog C. Barbier le 21/02/2007 à 14h07

2007 Solutions pour la France :  Copier les succès des autres !!!!!

 



 

 



Réformes en : Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Suède, Royaume-Uni, Japon, Espagne, RFA, etc. C'est possible en France !

 



 

 



Nous avons affaire à un état qui, d'un côté, matraque les citoyens et les entreprises par des cotisations, des taxes, des impôts, toujours plus lourds !

 



Et qui pour contrer les effets pervers de ces prélèvements fait mine de leur tendrent la main en leur offrant une foultitude d'aides ! rustines et compassions !


 

 



L'exemple de l'ISF et du bouclier fiscal (une usine à gaz) est tragique pour la France. On conserve les inconvenants (émigration des forces vives, perte fiscale 3 milliards d'euros), délocalisation et chômage. Et l'on ne bénéficie pas des effets mécaniques de sa suppression ( 6 milliards de recettes fiscales, 500 000 emplois retrouvés), retours de nos talentueux émigrés, entrepreneurs, artistes, sportifs, "riches" retraités.


 


Pour les entreprises, pas moins de 6000 aides ! Pour les familles, environ 150 aides ! Avec des frais de gestion qui cannibalisent à eux seuls 30/40 % des prestations, les Français ont l'impression de ne pas en avoir pour leur argent.


Incohérence ? Non l'état énarchique suit sa logique interventionniste. On ne va pas laisser l'économie aux seules forces du marché !


                       


Résultat: la France a chuté dans tous les classements internationaux : PIB, niveau d'éducation, chômage, dépenses publiques, exportations etc.  En quelques années, la pauvre Angleterre nous a dépassé avec une progression de plus de 30%, héritage de Miss Thatcher, conforté par  Tony Blair. Les Irlandais sont seconds pour la richesse par habitant. Les Etats-Unis, en 2010, auront un pouvoir d'achat doublé par rapport notre "riche" France     


 

 



La gestion collective des risques sociaux n'est pas synonyme de bons résultats.


La France est un exemple à ne pas suivre. C'est un modèle que personne ne copie en Europe et dans le monde. Pourquoi ?

 



 

 



La responsabilité individuelle ne doit pas être diabolisée. Sous prétexte d'un intérêt général, intérêt général qui, bien souvent, n'est qu'un prétexte pour satisfaire les corporatismes et les privilèges, les solutions libérales raisonnables et régulées ont fait la preuve de leur efficacité.  Ce n'est pas le cas de l'économie étatique française.  

Commentaire n° 43 posté par gele le 22/02/2007 à 10h28

Bon nombre de personnes pensent qu’ils sont sur terre pour se divertir et profiter de la vie. Mais ce n'est pas le cas, ils sont là pour s'améliorer, pour progresser et cela ne peut se faire que par le travail et avec des efforts. Le projet de monsieur SARKOZY c’est de redonner ses lettres de noblesses au travail, en le réhabilitant aux yeux de la société et de ses citoyens, un souhait louable.

Commentaire n° 44 posté par Xavier le 22/02/2007 à 17h33

Bonjour,


Je suis convaincu que le programme de Nicolas est crédible. D'ailleurs, François Bayrou soutenait indirectement en son temps le programme fiscal de Nicolas.


Si aujourd'hui, il affirme que « Ceux qui souhaitent baisser les impôts racontent des histoires », jugez plutôt ce qu'il écrivait dans le Roi libre en 1994:

« Henri IV et Sully ont réussi à désendetter le pays de 50% en dix ans.(…) Après la renégociation de la dette, Henri décida de construire une nouvelle politique fiscale (…). Le roi décida qu’il convenait d’alléger l’impôt direct (…). Henri avait compris que la ponction des revenus des Français, déjà exsangues, ne pouvait que prolonger la crise. Au contraire, en réduisant l’impôt direct, il aidait à relancer l’activité économique. Parallèlement, la baisse des prix, qui résulta du retour de la confiance accrut en fait les moyens à disposition de l’Etat en augmentant son pouvoir d’achat».



Cela sonne comme un vieux soutien à la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires prévues par Nicolas tout en réduisant la dette.


Benjamin Quatre


 


Commentaire n° 45 posté par quatre le 22/02/2007 à 19h09

le commentaire de gele n° 43 ,entre autres'est assez hallucinant :il doit penser que la gauche est actuellement au pouvoir pour critiquer ainsi les résultats du gouvernement actuel!!!!  il a d'ailleurs oublié de parler de la dette public qui sous ce dernier quiquenat s'est considérablement creusée(cf insee).


heureusement ,ségolène Royale  a au moins pris la peine de lire et d'analyser les programmes des autres candidats.....ce qui ne semble pas réciproque ,quand je lis les commentaires de ce blog.,par aileurs trés peu fréquenté.


c'est effectivement très cohérent de vouloir la retraite à 70 ans ,pour un gouvernement incapable de fournnir du travail à tous les + de cinquante ans!!!!!


quant au chomage des jeunes ,cela vous satisfait-il?les jeunes seraient des fainéants ?bien évidemment ,pour une jeunesse dorée ,privilégiée et par l'éducation et par le piston(les fils de!!!)tout semble facile /ils réussissent à la force du poignée!!!!!!


mais ce qu'on vous reproche ,ce n'est pas l'argent que vous avez ,souvent acquis honnetement par vos parents,mais plutot le cynisme dont vous faites preuve à l'égard de tous ceux qui n'ont pas VOS APPUIS.


cela vous parait normal que le capital rapporte plus que le travail....


quant à ceux qui se proposent d'aller outre hexagone chercher fortune,je les renvoie à tous ceux qui aprés avoir tenté l'aventure ont obéré leur avenir  et sont vite revenus"la queue entre es jambes"


aujourd'hui ceux qui produisent les richesses sont les chercheurs et les travaileurs et c'est pourquoi au lieu de sabrer la recherche comme le gouvernement actuel le fait .il faut au contraire investir massivement dans ce domaine....et mettre tout le monde au travail:c'est ça qui fait le PIB


et puis avant de faire travailler les + de 60 ans ,procurons du travail à tous ceux qui sont en age de travailler....


personnelement j'ai travaillé jusqu'à 61 ans et j'aurais certainement continuer encore quelques années ,si je n'avais été confronté à des sortes de technocrates aussi incohérents qu'incompétents


 


 

Commentaire n° 46 posté par georges bonnet le 26/02/2007 à 00h11
http://laurentpoujol.typepad.com/laurents_blog/

DEBAT. La politique des «petits pas» a échoué, celle du passage en force «à la Thatcher» est peu crédible. Deux économistes proposent une troisième voie: racheter les privilèges.
Article extrait du journal "Le Temps" du 27 février 2007. Pour en finir avec les rentes, il faut payer, écrivent Charles Wyplosz et Jacques Delpla. Trois exemples de leur méthode.

1. Les taxis
Le problème:Paris et sa banlieue comptent 15000 taxis, 10000 de moins qu'en 1925! La faute au système des «autorisations de stationnement», en fait une pénurie sciemment entretenue pour préserver la valeur de ces licences qui se négocient en moyenne à 150 000 euros.
La proposition:autoriser la libre entrée dans le marché des taxis, moyennant un examen de qualification, la fixation de prix maximum et l'accès payant aux couloirs réservés. Les licences seraient rachetées par l'Etat à leur valeur actuelle et détruites, une dépense totale de 4,5 milliards d'euros. Le financement se ferait par un emprunt qui serait remboursé sur quinze ans, par le prélèvement de 0,5 à 1 euro par course.

2. Le plein-emploi
Le problème:Le taux de chômage (8,6%) est élevé, la législation sur les licenciements dissuade les entreprises qui voudraient engager du personnel, tandis que le sentiment de précarité touche même ceux qui ont un contrat à durée indéterminée (CDI), protecteur dans les faits.
La proposition: Introduire un contrat unique et une liberté complète d'embauche et de licenciement. En contrepartie, l'assurance chômage est portée de 73% à 90% du dernier salaire et étendue à tous, avec une forte incitation à chercher du travail. Ce modèle de «flexisécurité» à la danoise facilite la mobilité et diminue le sentiment de précarité.
Innovation centrale de ce dispositif: l'abandon du privilège que représente le CDI est compensé par le versement anticipé - dès l'entrée en vigueur de la réforme - d'un crédit personnalisé d'assurance chômage. Chaque employé reçoit un crédit initial de un mois de chômage par année de travail restant jusqu'à sa retraite, rechargeable sous forme d'heures supplémentaires ou de vacances cédées. Les plus de 50 ans bénéficient d'un statut spécial compensant le handicap de l'âge.
Cette réforme, dont le coût se monte à 70 milliards d'euros, est financée par des transferts des fonds de formation professionnelle financés par les entreprises et l'emprunt. Elle devrait créer 400000 places de travail par an grâce à la souplesse accrue, ce qui rend l'opération globalement bénéficiaire au bout de quinze ans. A titre de comparaison, l'Etat dépense aujourd'hui 63 milliards d'euros pour l'assurance chômage plus 20 milliards pour la formation professionnelle, dont une partie en pure perte, estiment les auteurs.

3. La fonction publique
Le problème:Un Français actif sur cinq est fonctionnaire, avec emploi garanti à vie et souvent une promotion à l'ancienneté plus qu'au mérite. Ce système supprime les incitations classiques au progrès et à l'adaptation. Il engendre un mauvais rapport efficacité/coût.
La proposition:Si les fonctionnaires sont appelés à devenir des employés comme les autres, il faut compenser intégralement le risque de chômage qui fait irruption dans leur carrière, mais aussi les probables réductions d'effectifs qui interviendront dans certains secteurs de l'administration. En plus, renoncer à la sécurité de l'emploi à vie représente un sacrifice qui, aux yeux des auteurs, justifie le doublement des indemnités précitées. Au total et à titre d'exemple, le fonctionnaire de 30 ans qui gagne 2000 euros par mois reçoit, dès l'entrée en vigueur de la réforme, une somme de 12 000 euros. Il est libre ou non d'accepter ce contrat s'il est déjà en fonction, tandis que les nouveaux venus y sont automatiquement soumis.
Au total, cette réforme coûterait 78 milliards d'euros en visant une réduction de 10% des effectifs sur dix ans. Les auteurs ne cachent pas qu'un des objectifs des contrats individuels compensant la perte de rente est de passer par-dessus les syndicats, dont l'opposition aux réformes est parfois devenue la principale raison d'exister.

«La fin des privilèges - Payer pour réformer». Par Jacques Delpla et Charles Wyplosz. Ed. Telos/Hachette littérature. 216 p.

DEBAT

Que pensez-vous de ce principe? Personellement, je le trouve original et à priori efficace. Les suisses, comme souvent les anglo-saxons, ont une vision beaucoup plus pragmatique de la gestion d'un pays. En France, on a gardé une vision très émotive de notre relation à l'état et au bien public, peut-être est-ce un héritage de 1789? En tous cas, seule une approche plus froide et rationelle de nos difficultés nous permettra d'envisager l'avenir avec sérénité, même si cela passe par le rachat des privilèges, il en vaut le coup d'essayer.

Laurent
http://laurentpoujol.typepad.com/laurents_blog/
Commentaire n° 47 posté par laurentpoujol le 27/02/2007 à 22h44

Bonsoir M.Fillon (ou peut être qu'un internaute éclairé pourra me répondre),


d'après ce que j'ai compris du débat sur les 35 heures :


1- le gouvernement de M.Jospin avait instauré les 35 heures pour les entreprises autres que les PME et TPE et donnant la possibilité de faire un certain nombre d'heures supplémentaires. Ces heures supplémentaires n'étaient quasiment pas utilisées par les entreprises.


2-lorsque vous étiez au gouvernement, vous avez augmenté le nombre d'heures supplémentaires réalisables dans le cadre de la loi. Apparement, ce surplus n'a pas plus convaincu les entreprises de les utiliser.


J'aimerai donc comprendre en quoi les heures supplémentaires proposées par votre candidat M.Sarkozy vont-elles changé la donne et feront que les entreprises du pays recoureraient à ces heures jusqu'ici ignorées?


Essayez de me répondre autrement que par des incitations fiscales fortes, car s'il s'agit de baisser l'imposition des heures supplémentaires pour le salarié et/ou pour l'employeur, je ne vois pas la différence avec d'autres mesures d'assistanat de la part de l'Etat genre emplois jeune (à la différence que dans ce cas aucun nouvel emploi ne serait créé). De plus, dans le cas d'incitations fiscales, si on regarde bien, il s'agirait pour le contribuable (entreprises + citoyens) de financer ses propres revenus (travail + salaires), donc de prendre dans sa poche droite pour mettre dans la poche gauche ou l'inverse.


Cordialement

Commentaire n° 48 posté par Olivier le 27/04/2007 à 00h52
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