
La gauche s’étrangle quand Nicolas Sarkozy cite Jaurès et accuse le parti socialiste d’avoir trahi ses grands anciens. Ce texte de Jaurès sur le patronat montre à quel point il a raison !
« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant sur soi les dangers.
Le courage, pour l’entrepreneur, c’est 1’esprit de 1’entreprise et le refus de recourir à l’Etat ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison, c’est dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre.
Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont à eux mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître ; et ils ont avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.
Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de vente des marchandises, ils descendent même au dessous des prix de revient. Ils sont obligés d’accepter des délais de paiement qui sont pour leurs acheteurs une marge ouverte à la faillite et, s’il survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures.
Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donnent pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action est accrue.
Non, en vérité, le patronat, tel que la société actuelle le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère et de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut être le prélude de la justice ! »
Jean JAURÈS - 28 mai 1890 - La Dépêche de Toulouse
Commentaires
M. Fillon,
Merci pour ce très beau texte de Jaurès. Permettez moi de rappeler ici un extrait du discours de M. Sarkozy à St Quentin (25/01/07), qui restera certainement dans les annales de la République :
"Je veux parler à tous les Français pour leur dire qu’au-delà de la droite et de la gauche, au-delà des partis, au-delà des croyances, il y a quelque chose de plus grand qui s’appelle la France.
Je veux dire à tous les Français que la France est plus forte quand elle est unie, que la désunion des Français a toujours causé l’affaiblissement de la France , que lorsque la France est faible c’est chacun d’entre nous qui se trouve affaibli.
Je veux dire à tous les Français que nous sommes les héritiers d’une seule et même histoire dont nous avons toutes les raisons d’être fiers. Si on aime la France , on doit assumer son histoire et celle de tous les Français qui ont fait de la France une grande nation.
J’ai cité Jaurès parce que Jaurès, quand il défend Dreyfus au nom de la justice, a fait de la France une grande nation. Je me sens l’héritier de Jaurès quand il dit à la jeunesse :
"le courage c’est de choisir un métier et de le bien faire quel qu’il soit (…). Le courage c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin (…). C’est de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond."
Je me sens l’héritier de Jaurès quand il dit : « contre toute menace et toute humiliation il faudrait défendre la France : elle est deux fois sacrée pour nous, parce qu’elle est la France et parce qu’elle est humaine ».
J’ai cité Léon Blum parce que Léon Blum a fait de la France une grande nation quand il a dit : « l’émulation scolaire c’est l’égalité vraie ». Parce que je me sens l’héritier de l’enfant qui en 1936 grâce aux congés payés jette sur la mer son premier regard émerveillé et entend prononcer pour la première fois le mot « vacances ».
Oui je me reconnais dans Jaurès et dans Blum, dans Jules Ferry, dans Clemenceau, comme je me reconnais dans Péguy, dans Bernard Lazare, dans Lyautey et dans le Général De Gaulle.
Monsieur Hollande, que je n’ai pas souvent entendu citer Jaurès, a dit : « c’est une captation d’héritage ! » Je ne sais pas ce que feraient Jaurès ou Léon Blum de nos jours, pas plus que je ne sais ce que ferait le Général De Gaulle. Et Monsieur Hollande ne le sait pas non plus !
Ce que je sais c’est que l’histoire de France n’appartient à personne et qu'en tout cas elle n’a pas commencé avec le parti socialiste.
[...] Ce que je sais c’est qu’à Londres, le Général De Gaulle n’a pas demandé pas à Jean Moulin s’il était de droite ou s’il était de gauche.
Ce que je sais c’est que lorsque la Gestapo a décidé de prendre en otages Georges Mandel et Léon Blum et de les retenir prisonniers dans une petite cabane en bordure du camp de Buchenwald, elle n’a pas fait de différence entre la France de gauche et celle de droite. Dans cette cabane il n’y avait pas deux France à l’ombre sinistre des chambres à gaz, il n’y en avait qu’une."
La vérité oblige à dire qu'il s'agit d'un texte du Jaurès jeune, pas encore socialiste et qui ne se révélera à la politique qu'a l'occasion de la révolte de 1892 de Carmaux et de l'affaire Dreyfus à partir de 1894.
Ceci n'enlève rien à la qualité du texte et à sa modernité, en particulier sur la morale qui doit sous-tendre l'action de la classe dirigeant, patronale ... ou politique !
De ce point de vue, Mandel et Mendès-France en sont bien les continuateurs. Puisse nos hommes politiques actuels s'en inspirer ...
Alain
Comme quoi... Mais s'ils ont abandonné leur idéaux originaux ils sont quoi au juste ? Drôle de gauche qui n'a plus d'âme.
message d'un ancien patron de grosse PME.
vous m'avez donné envie de faire un blog sur ce sujet
cordialement
Gérard RUMPLER
Faut-il que beaucoup des journalistes soient aveuglés par Madame Royal. Ont-ils perdu leur esprit d’analyse et en ont-ils eu un jour ? On peut en douter !
Certains ont trouvé qu’elle s’en était bien tirée. Sur la forme, probablement ! Sur le fond c’est autre chose !
Le jugement du « pecum vulgaris » est sans doute beaucoup plus mitigé si j’en crois les réactions que j’ai pu glaner ici ou là.
Il semblerait que beaucoup de nos concitoyens chercheraient non pas un(e) président(e) de la République qui montre un chemin, mais une mère poule qui les assiste en permanence, leur dissimule les difficultés de la vie et les encourage à l’oisiveté. Le compassionnel élevé en institution nationale ! Allo maman bobo….
Alors Mère Poule s’est cantonnée dans ce rôle. Je suis leur chef donc je les suis.
Elle a dit à chacun ce que chacun voulait entendre.
La compétition internationale, pfft..
La dette à rembourser, bof …
Le financement des retraites, billevesées …
Le temps de travail, rien à f…
Vous voulez ça, pas de problème vous l’aurez.
Eventuellement on nommera une commission pour étudier la question. Mais on sait depuis Clemenceau que lorsqu’on veut enterrer un problème on nomme une commission.
Mais il faudra des sous ? Pas de problème, le dieu impôts y pourvoira.
Et tout à l’avenant.
Elle n’a fait que distribuer une tisane tiède mais réconfortante pour qui se complait dans l’assistanat.
Une véritable politique « placebo ».
Eh bien, si les Français entrent dans ce jeux-là nous ne sommes pas prêts de rebondir !
Mais la France sera devenue quand même le pays le plus égalitaire au monde et le plus …. fauché !!!
C'est le texte le plus explicite et le plus pertinent qu'il m'a été donné de lire sur l'entrepreneuriat.
Jean JAURES ne parle pas de clivages droite ou gauche, il parle là de convictions, de courage et de compréhension face aux risques entrepris par certains pour donner du travail aux autres.
Je ne le connaissais pas. Merci sincèrement de me l'avoir fait découvrir.
C'est le texte le plus explicite et le plus pertinent qu'il m'a été donné de lire sur l'entrepreneuriat.
Jean JAURES ne parle pas de clivages droite ou gauche, il parle là de convictions, de courage et de compréhension face aux risques entrepris par certains pour donner du travail aux autres.
Je ne le connaissais pas. Merci sincèrement de me l'avoir fait découvrir.
Quand j'entends Nadine Morano critiquer "la caissière de Mammouth", ça me fait rire de vous voir citer Jaurès et Blum.
Comme disait Bertrand Delanoé, la droite aime bien les hommes de gauche...morts.
Merci de le faire partager.
Seul bémol lié à son ancienneté, une partie n'est plus d'actualité avec la mondialisation et les multinationales qui dominent certains secteurs:
"Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel."
D'ou la nécessité d'efforts à l'échelle européenne pour espérer réguler certains cas exceptionnels et problématiques
Des grands hommes d'hier ont fait la France et chacun se reconnait en l'un d'eux.
Des hommes et des femmes, aujourd'hui, semblent la défaire, l'histoire ne les retiendra pas.
J'aime mon pays, mais je ne me reconnais dans aucun candidat.
Quelle rupture pour ceux qui sont comme moi, blasés de faire confiance en des promesses rarement menées à leur terme ?
Quelle est la position de votre candidat sur l'avenir de la police ? Pourquoi ne réagit-il pas/plus quand les policiers de Clichy sont mis en examen, par exemple ?
Bravo d'avoir exhumé ce texte de Jaurès.Quelle magnifique reflexion,pleine de génerosité et qui ,hélas nous fait prendre la mesure des dérives de la pensée de gauche qui , en flattant son électorat potentiel , développe une démagogie affligeante ..."demain on rase gratis".
Le gaullisme social n'est donc pas mort puisque c'est vous qui publiez ce texte , merci encore
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. » ?
Jean Jaurès.
« Sans la République, le Socialisme est impuissant, sans le Socialisme, la République est vide. » ?
Jean Jaurès.
« Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence ». ?
Léon Blum.
Cette campagne a le mérite de revoir notre histoire et nous rappelle que la lutte des classes a permis d’obtenir l’école obligatoire, le travail interdit aux enfants, les repos hebdomadaires, les congés payés…
Histoire de nous rappeler que le progrès c’est travailler moins pour gagner plus en argent, en qualité de vie, avoir du temps pour s’investir dans les loisirs culturels, et oui, se cultiver, reprendre ses études ou prendre le temps de vivre et d’élever sa famille… Les 35h tout le monde en a rêvé… mais si c’est pour se serrer la ceinture dès le 15 du mois…
Quand Sarkozy dit « La gauche de Jospin et de Ségolène Royal », dit-il, s’oppose à celle de Jaurès et Blum, qui, elle, « respectait le travail ». « La gauche de Jospin et de Ségolène Royal, elle, parle des statuts, elle fait les 35 heures parce qu’elle ne comprend rien au travail », a dénoncé celui qui fait de la “ « valeur travail » le thème central de sa campagne.
Au 20ème siècle, la gauche était « dangereuse » (le péril rouge du « programme commun » ), aujourd’hui elle est pernicieuse, parce que paresseuse. Les « travailleuses, travailleurs » d’Arlette vont apprécier. Les licenciés des Moulinex, d’Aubade…les 3/4 inclassables ! et les 1500 licenciés d’Alcatel Lucent vont apprécier aussi !! Les classes moyennes (si oubliées et si pénalisées fiscalement) aussi : elles travaillent plus (les 35h n'ont rien changé... les journées sont plus longues et le vendredi on prend nos dossiers pour les finir le WE !) pour être encore plus rackettées. Bref, tous ceux qui ne vivent de leur travail. En draguant électoralement une gauche déçue par un PS…maladroit, Sarkozy joue avec le feu : qu’est-ce que le « travail »,? Celui qu’on fait ou celui que l’on fait faire aux autres ?
Qu’avons-nous en pâture comme modèle pour nous lever tôt le matin ? Nous avons comme modèles caricaturaux les Pdg hautains du CAC 40 qui roulent sur l’or au détriment de leurs employés au smic, ou caissières de Carrefour en dessous du smic à cause du temps partiel imposé !
Et le soir en rentrant (après notre journée de "travail") qu’avons-nous au dîner ? La litanie des longues listes de licenciés du jour … « l’entreprise Y délocalise en Roumanie = chômage pour ces fainéants de malchanceux qui bien sûr refuseront tous de partir en Roumanie pour 250 euros par mois ! avec en prime, bonus ? un DRH qui la ramène pour vous dire que la salaire moyen là-bas c’est bien inférieur à ce propose son groupe !!! et oui on a eu droit à ce genre de deal !!
Non, nous le savons bien tous les patrons ne sont pas des négriers qui recrutent au black …
Mais voilà une info tombe, une de plus (Source le monde) ce qui ne pas arranger la fameuse opinion publique populaire Les fraudeurs du fisc !
Le montant de la fraude fiscale et sociale avoisine celui du déficit budgétaire de l'Etat (36,2 milliards d'euros) : le Conseil des prélèvements obligatoires, ex-Conseil des impôts, l'évalue dans une fourchette de 29,1 à 40,2 milliards d'euros, soit de 1,7 % à 2,3 % du produit intérieur brut (PIB) dans son rapport annuel, dont Les Echos du 20 février révèlent le contenu.
Les travaux menés cette année par le Conseil des prélèvements obligatoires permettent surtout, précisent Les Echos, de mettre au jour de nouvelles tendances concernant les entreprises : au-delà des secteurs dans lesquels le travail au noir est une pratique courante (agriculture, bâtiment et travaux publics, hôtels-cafés-restaurants, spectacle), le rapport souligne le développement de la fausse sous-traitance et de la sous-déclaration d'activité dans le petit commerce, le déménagement, le transport routier et les services (nettoyage, sécurité gardiennage, assistance informatique).
Les fraudes s'internationalisent, ajoute l'institution, en soulignant "la création de coquilles vides dans un pays à fiscalité privilégiée", "la délocalisation de bases de taxe professionnelle", "la diminution des plus-values par le recours à des sociétés étrangères interposées" ou encore la hausse sensible du nombre de travailleurs détachés dans le cadre de "prestations de services transnationales".
Les auteurs du rapport insistent sur l'ampleur de la fraude à la TVA - entre 7,3 et 12,4 milliards d'euros détournés chaque année - et notent sa fréquence dans les secteurs de l'électronique, de la téléphonie et du textile. En 2005, 112 entreprises ont dû rembourser à ce titre 239 millions d'euros et verser 481 millions de pénalités au fisc.
Ils font aussi valoir que les nouvelles technologies créent "de nouveaux vecteurs de fraudes" via " le développement de comptabilités informatisées dans les entreprises et les prestations des services dématérialisés". Selon eux, la complexité accrue des aides aux entreprises, en particulier des allégements de charges sociales, rend la fraude plus aisée.
Il manque plus qu'une énième émission "capital" ce soir sur M6 pour nous montrer (ou narguer ?) comment se passent les vacances dorés des grands patrons en jet privé à Saint Barth dans leur villa de 500m2.
Je ne sais pas moi, mais il n'y a pas quelque chose qui m'interpelle dans le discours et les slogans de nicolas sarkozy ?
vous utilisez un texte qyi fait réference à des patrons qui n\\\'ont rien à voir avec les patrons d\\\'aujourdhui:un simple exemple
"le courage de l\\\'entrepreneur....../......c\\\'est le refus de recourir de recourir à l\\\'etat"
or ,dans votre comparatif des programmes des deux principeaux candidats vous faites etat "d\\\'allegement des charges pour les entreprises"
tout à coup ,donc, les patrons auraient recours à l\\\'etat? ou bien est-ce vous qui avez décidé de les aider""spontanement""
soyez serieux ,monsieur fillon,ne prenez pas les français pour des gogos et cessez de jouer avec des dés pipés.
d\\\'autres temps d\\\'autres moeurs....et si je suis d\\\'accord avec ségoléne Royale pour reconnaitre que certaines entreprises aujourdhui ont besoin de soutien cela ne peut se faire que dans une perspective gagnant/gagnant (cercle vertueux)qui vous dérange tellement et que vous feignez de ne pas comprendre....
peut-etre auriez vous intéret à faire un peu plus de politique au détriment de la polémique qui semble avoirvotre preference....
ne gachez plus votre talent,rejoignez-nous.
nul doute que la valeur travail a du plomb dans l'aile et elle mettra du temps à retrouver de la couleur.
Je crois et je peux me tromper lourdement que le registre émotion et sensibilité jouera un grand role dans cette fin de campagne et que la caractère plus humain de SEGOLENE ROYALE l'emportera sur la froideur de NICOLAS SARKOZY
Autant je suis d'accord sur tout ce qu'avance NICOLAS SARKOZY mais il en oublie qu'en face il a une femme qui sait jouer des ses émotions et de sa sensibilité et ces deux caractères peuvent à elles seules prévaloir sur la valeur travail
oui au professionnalisme mais avec une touche d'humanité ou d'assistant social !
Quand on connait son rôle dans l'avénement du communisme en France...
Bonjour Monsieur Fillon.
Je ne ferai qu'une citation:
-"Français, vous avez la mémoire courte" . Philippe Pétain
En effet, Sarkozy a changé, il site Blum et Jaurès après avoir passé le karcher à la "racaille". Que feraient ces deux illustres personnages aujourd'hui ? Ils regarderaient au-dessus du ruisseau et ne s'y abaisseraient pas, eux.
Ce texte est tellement vraie et bien écrit,OUI même si ca dérange nous avons des valeurs qui appartiennent à toute la France c'est pour cela que certains nous rangent dans la catégorie de gaullisme social !
les verités semble dérager aurelie....
elle n'est pas la seule :mon commentaire precedent est passé "à la trappe"
mais cela ne m'etonne nullement.......
bonsoir,messieurs les """démocrates"""
Il existe également un superbe texte de Léon Blum sur la compétition nécessaire entre les citoyens dans ses Mémoires...
Il est effectivement nécessaire de retrouver ou de citer ces grands discours pour illustrer l'archaïsme de notre gauche en France.
Guillaume
Merci de dire à Patrick Beaudoin qu'il arrête ses délires législatifs.( voir son blog décidément très nul).
En attendant = moins 5 ce matin pour Sarko : la gifle méritée car il ferait mieux de s'entourer de gens plus compétents que Beaudoin ( très mal vu de ma part ).
Bonjour M. Fillon,
Dans ce texte, Jaurès (à ses débuts, et bien avant de se revendiquer socialiste) insiste sur un élément primordial : La prise de risque. Un créateur d\\\'entreprise prend et assume un risque permanent, et vit constamment dans la crainte d\\\'échouer.
C\\\'est la raison pour laquelle je récuse aux politiques de tous bords le droit de se comparer aux entrepreneurs et de s\\\'approprier ces valeurs dites "patronales".
Monsieur Fillon, combien d\\\'emplois avez-vous créés dans votre vie ?
Vous êtes sénateur. Combien de vos augustes collègues ont-ils créé une entreprise ? Et combien ont travaillé ailleurs que dans l\\\'administration ? Combien de nos représentants élus viennent-ils de la société dite civile ?
Et que se passe-t\\\'il lorsqu\\\'un homme politique perd son siège (ou son ministère) ? Il réintègre son administration d\\\'origine, tout simplement, en se moquant bien de savoir ce que deviennent ses anciens collaborateurs..
Où est donc la prise de risque que vous citez en exemple ? Le risque est-il plus supportable quand c\\\'est l\\\'autre qui l\\\'assume ?
Et plutôt que de vous raccrocher à Jaurès, allez passer une journée dans un tribunal de commerce.
La vraie vie n\\\'est pas au Sénat.
Commentaiires du "Jaurès" de saint Mandé :
http://patrickbeaudouin.over-blog.com/article-5724352-6.html#anchorComment
Messieurs les députés arrêtez de faire n'importe quoi.
Ce n'est pas étonnant que la seule chose que vous ayez apporté à la France c'est son déficit et une inflation législative qui brime le travail.
Je suis sur un site de gauche?????? J'ai du me tromper, je cherchais un site de droite... Tant pis....
Pour parler comme Jaurès c'est à dire cru je dirai que le gros problème de la droite à l'assemblé c'est qu'elle ne représente qu'un lobby clientèliste ( Dassault, Lagardère, les marchands d'armes, les avocats, les médecins ( qui vivent d'ailleurs d'un système collectiviste , paradoxe qui explique le trou permanent de la dépense de santé ) etccc....
Pas de salariés du secteur privés , encore moins de cadres.
Les socilistes ont au moins les salariés du public ( détachés à ll'inverse d'un salrié du privé prié de s'écraser et de ne pas faire de politique surtout de droite).
Avec cel n'allez pas vous étonnez si vous êtes déphasés malgré l'estime que je vous dois.
La vérité c'est que même élus vous ne réussirez pas à ré"former car il vous manque l'embrayage des salariés du privé.
Après tout cinq années de purgatoire ne vous feraient pas de mal surtout avec des gens comme Patrick Beaudoin à droite vous ne pourrez jamais rien faire.
bonjour , pas de chance je travaille dans le secteur privé j'ai adheré a l'ump voici 9 mois ,je travaille a forte cadence ,en face de moi le secteur publique qui gagne un petit peu moins que moi '(mais arret de travail facile s'en rien perdre...) je suis dans une logique de travail pour faire avancer la france.. ne venez pas me dire que je ne suis pas altruiste je suis infirmier. à oui aussi ma cadre est a l'ump et une des Aides soignantes votera N SARKOZY (un gosse de 14 ans lui a brulé sa voiture...generation issue des années miterrand ou l'assitannat a developper le gene des fainéants : par l'exemple de "ne fait rien l'etat t'aidera " )sauf que la l'etat c'est moi et ...vous assistez vos voisins a ne rien faire si vous voulez moi ...j'en ai MARRE ! environ 80 % des salariés dans ma boite voteront a droite je le sais d'autant plus que je suis un pilier de l'hopital et discute avec tout le monde ! alors votre phrase La vérité c'est que même élus vous ne réussirez pas à ré"former car il vous manque l'embrayage des salariés du privé. me fait bien rire!!!!
http://www.supportersdesarkozy.com Bon alors voilà ce que je vais faire : pour la présidentielle c'est certain je vote Sarko vu ses qualités ( et en espérant que ce sera vous le premier ministre ).
Pour la législative, vivant à Saint Mandé, bastion de droite, Beaudoin est indéboulonable mais je vais le sanctionner en votant à gauche ( il y a trop de choses qui me déplaisent chez lui : heureusement qu'il a de bons adjoints comme nectoux et Boggio ).
Par contre je donnerai comme consigne aux autres personnes votant ailleurs de voter plutôt pour undéputé de droite afin de vous donner une majorité. Mais pour Beaudoin c'est niet.
Ceux qui ont essayé comprennent. Ceux qui critiquent sont invités.

Monsieur Fillon,
J'ai beaucoup d'admiration pour vous et pour la clairvoyance des idées et concepts que vous défendez, et dans lesquels je me retrouve.
Je parcours régulièrement votre blog, mais j'y constate de plus en plus certains commentaires stériles, polémiques, et qui plus est des tirs croisés entre certains blogs.
Certes la "liberté d'expression" est un principe fondamental, qui plus est à l'ère d'Internet!
Continuez votre action.
François Fillon,
J'apprécie votre citation à sa juste valeur.
Si vous le permettez, je souhaiterais que les visiteurs de votre blog vous apprécient à la vôtre.
Au-delà de l'aspect relation patron/ouvrier, il prône une tolérance malheureusement oubliée par beaucoup de candidats à la présidentielle, y compris les deux principaux. Un peu de tolérance donc, et le monde sera plus beau. Arrêtons de parler en terme de catégories ethniques ou sociales. N'opposons pas les uns aux autres car c'est la haine qui en découle. Parlons des Hommes car c'est ce que nous sommes tous.
Cordialement,
Guillaume
M. FILLON
Je suis agréablement surpris de la lucidité et de la modernité de ce texte, qui reflète en partie les difficultés que les chefs d’entreprise traversent pour mener à bien leur mission. A la nuance près que de nos jours les employés se sentent de moins en moins concernés par la réussite de cette dernière plus occupés à défendre leur acquis sociaux et à organiser leur RTT qu’à s’investir réellement dans leur travail accroissant la difficulté du chef d’entreprise à s’entourer de personnes qualifiés et motivés. Encore un méfait du socialisme décadent qui a berné les gens en leur faisant croire que le bonheur était basés sur les loisirs, et le monde de l’entreprise en France est en train de traverser une période de désillusion insensée ou les gens ( patrons, cadres, employés ) sont stressés au travail au lieu d’être accomplis. Et l’actualité des suicides chez Renault en est un exemple criant…
Il faut redonner à l’entreprise toute sa valeur, toute sa place dans la société, et arrêter de complexer le patron !
UN PATRON UN PEU DECOURAGE
Vous n'avez rien de mieux à faire en ce moment?
A ce rythme, c'est Bayrou qui va arriver en tête au premier tour! Ce genre de références croisées (SR et l'encadrement militaire/NS et Jaurès et Blum) ça lui donne raison!
L'UMPS est-il un conglomérat de sociétés à participations croisées dont la seule finalité est de maintenir son oligopole en place?
Jaurès et Blum, c'était un coup d'audace bien vu à partir du moment où on en abusait pas.
Mais on est en train d'en abuser! Je ne voterai pas pour Jaurès.
Où est donc passé cette droite républicaine qui s'assume, qui porte ses valeurs fièrement et qui veut rompre avec l'immobilisme radical et les compromissions du ni-nisme?
Etait-ce encore du bla-bla de précampagne interne? Ah, décidément les campagnes se suivent et se ressemblent. Bientôt on dira Chirac, Sarkozy, Fillon même combat, vous verrez!
A force de vouloir plaire à tout le monde, on se met tout le monde à dos!
Un peu de lisibilité! La droite à droite, le centre à gauche et la gauche... à la poubelle!
Marre!
un Médéric L. Pascal de mauvais poil
Le départ d’Eric Besson, d’abord du staff de Ségolène Royal, puis du parti socialiste illustre si besoin était l’état d’esprit qui semble prévaloir au sein de l’équipe de la candidate et du PS.
Si Eric Besson est parti c’est suite à une série d’évènements, dont d’abord le mépris avec lequel madame Royal a fait preuve à son égard. « Monsieur Besson, vous connaissez, vous » ? Ce type de comportement de la part de la candidate dénote le mépris dans lequel elle tient tout le monde y compris ses plus proches collaborateurs.
La seconde cause de la démission de son collaborateur a été la campagne de dénigrement et de mensonges sordides qu’il a dû subir de la part du staff de Madame qui s’en est pris à sa vie privée par l’utilisation d’accusations sans fondement.
C’est là que l’on voit qu’au PS une frange de dirigeants voire de militants a toujours des réflexes staliniens.
Accusez il en restera toujours quelque chose !
Et c’est ce type de candidate que le PS veut nous « refiler » ?
Non merci ! Car on voit très bien ce qui pourrait se produire au cas ou elle serait élue. La tolérance ne serait probablement pas la qualité principale du quinquennat.
Il n’est que de lire les déclarations d’Eric Besson que toute la presse publie, pour se rendre compte que l’élection de madame Royal frôlerait la « catastrophe nationale ». Sans avoir à en rajouter !
Il serait temps que nos concitoyens se rendent compte des « qualités » de Ségolène Royal et ne prennent pas pour argent comptant « la tisane tiède» qu’elle a déversée sur TF1 ce lundi.
Madame Royal doit beaucoup plus ressembler au personnage dépeint par Besson qu’à celui qu’elle a voulu paraître à la télé.
On est loin de la tolérance et de la compréhension d’un Jaurès !
Que Jaurès repose en paix.
Heureusement qu'il nous a quitté à la veille de la grande guerre, sinon les allemands n'auraient jamais été arrétés sur la Marne !
2 ans de travail passé au peigne fin
www.simplement-ump.org
Ne laissez pas les autres vous dire ce qu’il va faire
A mon tour de jouer au petit jeu des discours :
"Dans la France refaite, l’argent ne sera que le salaire de l’effort. Votre travail sera défendu. Votre famille aura le respect et la protection de la nation".
"Seuls le travail et le talent deviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n'atteindra un Français du fait de ses origines sociales, à la seule condition qu'il s'intègre dans la France nouvelle et qu'il lui apporte un concours sans réserve. On ne peut faire disparaître la lutte des classes, fatale à la nation, qu'en faisant disparaître les causes qui ont formé ces classes, qui les ont dressées les unes contre les autres".
Ces deux extraits proviennent de discours prononcés par le Maréchal Pétain les 11 juillet et 11 octobre 1940.
"Je vous propose de construire ensemble une France nouvelle qui redonne vie aux vraies valeurs, celles du mérite, de l'effort, du travail, de la récompense, du respect, de l'autorité, et pourquoi pas le dire de la fermeté".
Nicolas Sarkozy. Réunion publique à Agen. Le 22 juin 2006.
"Il nous faut inventer un nouveau modèle français, dont l'ambition première sera de rendre la réussite accessible pour chaque français, d'où qu'il vienne, pour peu qu'il s'en donne les moyens et qu'il le mérite. [...] La réussite et la promotion sociale ne sont pas un dû que chacun peut réclamer en faisant la queue à un guichet. C'est mieux : c'est un droit, un droit que l'on mérite à la sueur de son front".
Nicolas Sarkozy, Université d'été des Jeunes Populaires, La Baule, 4 septembre 2005.
La France peut supporter la vérité, nous dit l'accroche du blog de François Fillon. Il y a des vérités que chaque électeur devrait avoir en en tête en se rendant aux urnes.
Voilà un fort beau texte, que peut-être certains militants du PS ne croiraient pas être de Jaurès...
Il n'y a rien de choquant à ce que N. Sarkozy cite Jaurès ou Blum. Je vous renvoie, à ce sujet, à une note de mon blog :
http://jeuneprofetdedroite.typepad.fr/jeune_prof_et_de_droite/2007/01/jaurs_et_blum_n.html
C'est vers cette fin suprême que va le Capital et tout capital. Il ne connaît pas de limite, et il n'y a pas de puissance qui puisse lui en assigner tant que l'Humanité ne l'a point vaincu et subordonné. De soi, il tend à dépasser toujours toute limite marquée: c'est à dire qu'il tend vers l'infini, c'est à dire vers l'omnipotence, vers la déification de l'individu humain en qui il résidera et sera son élu. Dès lors quand les capitalistes regardent jusqu'au bout de leur pensée, jusqu'au bout de leur droit, ce qu'ils voient, ce n'est pas l'humanité, mais au contraire la négation de l'humanité: tout au bout de la perspective capitaliste, [...] on entrevoit une monstrueuse idole, devant qui l'humanité toute entière n'est qu'une esclave prosternée.
Monsieur Fillon,
Entièrement d'accord sur la nécessité de redonner sa valeur au travail, à l'effort, au courage.
Mettez-y une petite note sur la joie, le bonheur et la fierté du travail accompli et vous pourrez répondre à ceux qui font miroiter dans leurs programme un assistanat peu valorisant et l'utopie d'une vie facile et tranquille.
Le texte qui suit n'est pas de moi mais je le trouve très beau, très juste et surtout très humain.
" Le plus grand service qu'on puisse rendre à un enfant - et j'appelle enfant ceux qui ont atteint la jeunesse -, c'est de leur apprendre que la vie est un effort, que la joie est dans l'effort, que le secret des réussites est dans l'effort, que l'avenir n'appartient pas aux mieux doués mais aux plus courageux, qu'il y a place pour tout le monde dans le grand soleil de France si on sait se donner de la peine... mais que l'effort qui réussit ce n'est pas le coup de collier d'un matin ou d'un soir, ni même d'une semaine, d'un mois, d'une année, c'est la labeur régulier, calme, de tous les jours, de tous les mois, de toutes les années, même quand on a plus d'examens à préparer, de cours à suivre, de situations à obtenir, quand la vie est avancée et assurée et qu'il n'y a plus qu'à la soutenir. Il faut leur dire cela gentiment, doucement, mais sans hésiter ; il faut surtout les habituer à le faire."
Très bon courage pour votre campagne.
Monsieur le Ministre,
La colère étant une émotion fugace qui, comme vous le soulignez, ne mène pas bien loin.
Tâchons, donc, d’avancer sur un autre mode et construisons, enfin, essayons…
Pour ce que cela vaut, ma contribution participative, citoyenne, et révolutionnante à la victoire des vrais gens de droite. Pourquoi n’en aurions nous pas aussi ; c’est pas juste ; ce ne serait pas dans l’ordre !
– Voir ce qui suit, ou peut-être pas ; car comme le faisait dire un certain Victor l’Hermite à un autre Mr. A.
« Faites, ne le faites pas, vous le regretterez également ! »
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La nuit politique ou… l’éternel mardi
drame de campagne par un obscur amateur, en cinq actes
Acte I – De grandes Espérances
Nicolas Sarkozy engage dans un premier temps une campagne présidentielle fondée sur une démarche de vérité : "je dis tout avant pour pouvoir faire tout après" et appuyée sur la leçon qu'il tire des élections précédentes:
a) 2002 un petit riquiqui 20% au premier tour compensé, il est vrai par un beau, magnifique 80% au second qui nous fait un joli 50% de moyenne*
b) 1/4 des voix portées cependant sur les extrêmes
c) le référendum : 55% contre et les glorieuses régionales perdue à 20/22
Le constat qui fut fait fut peut-être celui-ci:
a) Perte de terrain de
b) Rejet de la pensée unique et désespérance populaire face aux promesses non tenues
c) Refus de la fuite en avant, refus de
Nicolas Sarkozy conçoit en conséquence, avec vous je crois, une stratégie fondée sur la rupture, qui promeut et promet une autre façon de gouverner ; elle passe par:
a) La réaffirmation claire et inconditionnelle des valeurs profondes de la droite parlementaire et républicaine
b) L'audace et l'imagination dans la conception de la politique que nous allons proposer au français
c) Le refus de se laisser enfermer dans un bilan qui n’est pas le sien et la transparence sur son projet
Les résultats de cette démarche ?
Elle marche plutôt bien, jugez : 300 000 et quelques personnes se mobilisent parce qu'elles ont entendu cet appel, qu'elles l'ont compris et qu'elles en ont raz-la-casquette des voitures qui brûlent, des écoles incendiées, des bus vandalisés, des commissariats attaqués aux cailloux ou aux Molotovs, j'en passe et des plus sinistres vous avez compris le tableau.
On se dit alors tous en cœur dans les villes et dans les campagnes: « avec Sarko, la droite est de retour.
Tout se passait fort bien, en somme et jusqu’à la grand-messe, de sanctification, un certain 14 janvier, et les 50 000 à 80 000 personnes qui firent le déplacement, bref, on était presque au paradis.
- - - Sommes-nous, Monsieur le Ministre, à peu près d'accord jusqu'ici ? - - -
Acte II –
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La première fois on se dit: "Oh, il a osé ! C’est gonflé mais c'est fort! C’est très fort!" Et on est mort de rire devant la tête déconfite des socialistes orphelins.
La seconde fois, on se dit : « Bon, je dois trop l'écouter. C'est vrai, il faut toucher 30 à 40, millions d'électeurs. Cela passe forcément par quelques redites. Prenons un peu de recul. Il ne faut pas lui faire un procès d'intention. »
Mais à la longue, cette ritournelle revient presque comme le refrain d'une mauvaise chanson, obsédante comme un disque rayé :
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Enfin on se dit, peut-être : « Non, là il exagère! A quoi il joue. Il est devenu socialo ou quoi? C'est quoi la prochaine étape? Il prend sa carte au PS ? Ha ! Et c’est lui qui faisait la leçon à Mr Chirac d’avoir brouiller les cartes en étant trop à gauche avec sa foutue fracture sociale ! Parce que Blum et Jaurès, peut-être, il voudrait nous faire croire que ce sont des héros de
Acte III – La noce d’un barbier de pacotille
Alors, Monsieur le Ministre, veuillez dans votre infinie bonté et la grande sagesse qui vous caractérise, pardonner l'excès d’une réaction accessive, passagère et, espérons le, occasionnelle ; soyez assuré que ce n'est nullement l’éminence du choix de cet excellentissime article, dont le contenu est si profondément édifiant pour tous et à chacun, ce n’est nullement ce choix qui fit l'objet ou fut la source de cette injuste, si inqualifiablement injuste colère.
Si d’aventure il était autre chose à blâmer que les propriétés incertaines et changeantes de cette aqueuse substance – ô combien insaisissable ! – qui sait être aussi lymphatique que bilieuse, et remplit si mystérieusement tout aussi bien les viscères les plus sombres que les milieux les plus clairs, peut-être eût elle été, cette chose, – mais l’hypothèse est audacieuse, j’en conviens – le fort malencontreux timing dont la publication remarquable de d’un article non moins tel eût néanmoins et si ravageusement à souffrir.
Comme il est regrettable que votre généreuse tentative d’ouverture, gratuite et dépourvue de toute arrière-pensée, dût tomber sous le coup des aléa sordides, dût être confrontée à la vicissitude mesquine de d’un accident non moins douloureux qu’inattendu, provoqué par la terrible et imprévisible contradiction – le choc ? – entre cette inclination généreuse de votre caractère à la réflexion gratuite et ce rôle, presque sans contre-partie, de conseiller politique du candidat à l’élection présidentielle : Nicolas Sarkozy !
Souffrez, Monsieur le Ministre qu’à défaut de pouvoir défaire ce qui a été fait, de pouvoir dédire ce qui a été dit, je ne tâche de m’amender honorablement par les plus plates excuses que je vous présente sur le champ et acceptez que je vous offre, en guise de dédommagement, cette parodie de la jolie maxime de notre insolent serviteur Figaro :
Epilogue – ou l’ironie d’une inversion accidente
« Sans la liberté de flatter, il n’est point d’éloge blâmeur. »
Post-Scriptum
La modernitude révolutionnante de cet art nouveau qu’est le théâtre désengagé autorise l’auteur à bien des licences, parmi lesquelles l’écriture dite en demi-droite, c'est-à-dire, pour instruire les non-initiés, laissant le soin au lecteur de poursuivre la rédaction de l’œuvre considérée. Dans notre cas, il s’agit des actes IV et V qui sont laissés à la discrétion du lecteur, ou des acteurs de la représentation – demi-droite d’improvisation dans ce cas. Notons cependant l’insistance de l’auteur pour que ces derniers actes soient placés après l’épilogue et le post-scriptum afin que deux effets supplémentaires soient conférés à son œuvre : l’épilogue de charnière et le post-scriptum central. Merci de bien vouloir veiller à ne pas respecter cette excentricité ! L’auteur.
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* Arithmétique moderne est un peu bizarre dite participative ou citoyenne. Que voulez-vous, c'est l'école de la république qui me l'a apprise ; je n’en connais pas d’autre...
Eric Besson a jeté l’éponge et propose ses Services d’homme libre… à Bayrou ou Sarkozy !!!
Péripéties tragicomiques de la campagne !
Encore un opportuniste ! N’est-ce pas lui qui a mis 2 ans à rédiger un pamphlet contre N Sarkozy « L'inquiétante rupture tranquille »…
Pauvre Ségolène…elle semble avoir beaucoup de mal à fédérer autour d’elle… elle reste stoïque et très opiniâtre. On peut dire aussi que sa prestation fut excellente sur TF1, et considérons aussi sa juste empathie envers cet homme paralysé et ému…
Finalement c’est intéressant ce genre d’émissions en direct… mais nous devrions avoir droit aussi à de vrais débats avec de vrais contradicteurs journalistes non complaisants et des des candidats à la course présidentielle.
Enfin, j’espère que les propositions des candidats ne sont pas des promesses… histoire de ratisser large… Les François doivent entendre la vérité et la supporter la vérité ! Sinon mieux vaut ne pas être élu non ? Enfin on aimerait entendre aussi parler d'Europe dans cette campagne, quelles nos marges de manoeuvre ... là aussi la vérité s'impose !
C'est bien de mettre en ligne un tel extrait. Ca fait partie de notre histoire, et ça coupe l'herbe sous les pieds des intellos qui veulent s'approprier tous les personnages.
Mais, au fond , ça ne change rien. Il est bien évident que les notions droite et gauche actuelles sont très relatives, et qu'on assiste plus à des luttes de prises de pouvoir que d'orientations de gestion.
En Midi Pyrénées, le pouvoir est globalement socialiste. Mais, les tenants du pouvoir, n'ont pas une gestion plus à gauche que la gestion en place dans les régions gérés par la droite. parfois même , c'est l'inverse. Et c'est ce qui me fait dire que les qualités humaines de nos représentants sont plus importantes que la propagande de leurs partis.
Le départ d’Eric Besson du staff ségolénien et sa démission du PS ne semble pas poser de question à la plupart des socialistes et de leurs thuriféraires.
Et pourtant ! Ce qu’il a dit devrait porter un tant soit peu à la réflexion. Surtout quand il sous-entend que la candidate n’a pas l’envergure suffisante pour le poste convoité et que son environnement de campagne est relativement incompétent.
Serait-ce donc plus de l’anti-sarkozisme primaire que de l’adhésion au programme de Ségolène Royal qui motiverait certains de nos compatriotes?
En fait nombre de citoyens sembleraient pratiquer la politique du pire, privilégiant leurs intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.
A moins, à moins que beaucoup de « gens » au sens ségolénien du terme soient en attente d’encore plus d’assistanat, de compassionnel et d’irresponsabilisation. En fait des partisans de la « politique de l’autruche ».
Ou plus prosaïquement, que la plupart des soutiens de madame Royal soient des conservateurs tels que toute idée de réforme leur procure un effroi irréfragable.
Ce n’est pas avec des « motivations » comme cela qu’un pays se relève et essaye d’atteindre l’excellence. C’est plutôt le déclin qui inéluctablement le guette.
Il est vrai que des années de système socialiste a conditionné les esprit à l’acceptation de la facilité, du travailler moins pour gagner plus. De faire du loisir le but ultime à atteindre et de considérer le travail comme une aliénation dont il faut se libérer.
C’est un peu déprimant de constater ça! M’enfin
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Bonsoir François,
Merci de ce rappel car il n'y a vraiment pas un mot choquant dans ce texte; cela démontre je pense que le clivage droite gauche n'a pas de sens;il semblerait d'ailleurs qu'un des progrès de cette campagne soit l'acceptation par l'opinion publique de la dimension economique des choix politiques.Encore faut il que tous les candidats en soient eux meme persuadés au dela des bons sentiments qu'ils expriment.
Yves Leon