
Vendredi déplacement à Perpignan avec Nicolas Sarkozy. Rencontre poignante avec une centaine de jeunes du quartier Maillol. Je m’assoie dans la salle au milieu de jeunes femmes dont beaucoup portent le voile. Leurs visages s’éclairent quand Nicolas Sarkozy évoque l’égalité des droits, quand il refuse qu’au nom des traditions culturelles et religieuses, des libertés fondamentales pour lesquelles des générations de français se sont battues leurs soient refusées. Je me souviens de mon engagement en faveur de loi interdisant le voile à l’école. Bien peu défendait ce texte. La FSU et la FCPE y étaient hostiles au nom du respect des différences. Au sein même du gouvernement les avis étaient très partagés. Je me félicite d’avoir pris cette position. Imposer un voile à une jeune fille, c’est lui signifier qu’elle est différente, qu’elle n’a pas les mêmes droits qu’un garçon. C’est une discrimination qui ne peut pas être tolérée dans l’école de la République. Ce n’est pas une affaire de religion comme on a voulu maladroitement la présenter, mais une question d’égalité des sexes et de droits des femmes. Pourquoi la gauche n’a-t-elle rien fait pour lutter contre cette discrimination ? Parce qu’elle était engluée dans les sables mouvants de ses bons sentiments, dans son éloge de la diversité et du respect des cultures.
par Francois Fillon
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