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Mardi 24 juillet 2007
François Fillon s'est rendu hier, lundi 23 juillet 2007, à Argenteuil, avec Martin Hirsch, pour rencontrer des bénéficiaires de minima sociaux et des responsables locaux chargés de la mise en œuvre du RSA (revenu de solidarité active). La rencontre a été franche et précise. François Fillon a rappelé l'état d'esprit du gouvernement sur cette réforme très importante : le RSA  - qui est fondé sur la conviction que le travail est à la source de la dignité individuelle - vise à éliminer ces situations absurdes où on n'a pas intérêt à reprendre un emploi parce que la perte des aides et les coûts supplémentaires (notamment de transports) risquent de ne pas être compensés par le salaire. Ces situations sont profondément décourageantes et choquantes. Le RSA, qui sera d'abord expérimenté dans une vingtaine de départements, va permettre de corriger ce problème de fond.

Tous les participants à cette réunion ont insisté sur le fait que ce dispositif relançait leurs espoirs parce qu'il leur redonnait une raison de travailler : "l'espoir fait vivre, mais les moyens ça aide aussi !", a dit l'un d'eux.  François Fillon a notamment été frappé par le témoignage d'une mère de cinq enfants qui a subi des violences conjugales et un licenciement économique, et qui touche aujourd'hui le RMI : "je suis tombé de haut. On n'est pas au RMI parce qu'on le veut. Le travail est une valeur. Je veux travailler, j'en ai assez qu'on me dise que je n'ai qu'à toucher des aides sans travailler !". De même, une titulaire de l'API (allocation de parent isolé) a expliqué qu'elle se voyait parfois obligée de refuser certaines offres d'emplois parce que les salaires proposés ne lui permettraient pas d'élever son enfant. Le premier ministre a trouvé ces interventions particulièrement révélatrices du système actuel. Il a rappelé qu'il ne s'agissait pas de stigmatiser les bénéficiaires de minima sociaux mais de rompre avec un système qui les enferme dans une assistance prolongée. A une dame qui s'inquiétait que les dispositions sur le RSA en examen actuellement au parlement puissent éventuellement être rejetées, François Fillon a répondu en s'engageant fermement : "je peux vous assurer - a-t-il dit - que cette loi sera votée ; notre objectif est que le RSA soit en application en octobre prochain".
par YM publié dans : Actualités politiques
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Commentaires

Vous donnez combien de temps, Monsieur FILLON, pour ressentir l'action positive du R.S.A. ?


Ma belle-fille travaille dans une association d'insertion de R.M.I. et il y a 3 semaines, elle n'était pas au courant des informations concernant le R.S.A.


En dehors du R.S.A., pensez-vous avec le Président vous penchez sur le dossier des contrôles de l'assistanat. Il y a de quoi faire avec des solutions très efficaces.


Pensez-vous également laisser les étrangers qui ont une carte de séjour et qui travaillent, envoyer une grosse partie des aides et des revenus du travail dans leurs pays.


CET ARGENT N'EST PAS REINVESTI DANS L'ECONOMIE DE LA FRANCE

commentaire n° : 1 posté par : MARIANE le: 24/07/2007 13:07:38

RSA, d'accord mais, vous oubliez un pan IMPORTANT du programme Sarkozy tant apprécié et applaudit lors de ses conférences :


L'OBLIGATION  de travail des rmistes !


Cela en est où ? Vous ne voulez pas vous attirez la foudre de ces derniers ?


Don Quichotte

commentaire n° : 2 posté par : Don Quichotte le: 24/07/2007 13:23:31

Bonjour,


Le RSA est une excellente idée à laquelle j'ai réfléchi en 1992 et ou j'avais une vision européenne du sujet. Ceci étant, à mon sens ce n'est qu'un point de départ à un projet plus large de solidarité active. Plusieurs pistes avaient été alors explorées.


Le constat de départ sont des charges sociales trop élevées éliminant des emplois sur le territoire francais accessibles aux plus démunis.


Un cercle non vertueux existe au niveau des employeurs (J'en suis un sur deux secteurs d'activité - Haute technologie et services automobiles). Notre but est de contenir ces charges au maximum en saturant de travail les équipes en place, quitte à refuser de la charge en cas de hausse de l'activité. La formation doit rester faible consommatrice de temps compte tenu de la charge des salariés en place. Notre soucis constant, c'est de garder l'entreprise viable en cas de réduction d'activité afin de conserver notre capital humain qui detient le savoir faire.


La résultante factuelle est la suivante :


Pas de jeunes en première embauche
Pas de formation assurée ou a minima
Equipes saturées en période haute saison
Pas d'embauche de senior car trop cher (du aux charges)
Limitation volontaire de l'activité

Nos réponses étaient les suivantes :


Amener le RSA à couvrir l'ensemble des prestations accessibles actuellement au plus grand nombre, limité par une notion de quotien familial et plafonnement de revenus, sous forme de revenu garanti. Il pourrait englober un ensemble d' aides telles que :
AIde logement ou AIde au paiement des intérêt d'emprunt
AIde à la famille (Allocations familiales)
AIde à l'étudiant
Aide à l'handicapé
Autres aides


Les effets bénéfiques immédiatement visibles serait:


- Incitation continu de retour au travail et pouvoir d'achat accru
- Effet psychologique positif majeur sur le levier consommation
- Un revenu garanti en cas de chomage qui allège les cotisations chomage de fait, l'allocation chomage étant diminuée d'autant en complément.
- Une accessibilité progressive pour tous limitée uniquement par les revenus.
- Plus de cotisations aux différents regimes par le retour à l'emploi de 350 000 personnes (Entre 250 000 et 750 000 possibles).


Au même titre et de manière symétrique,  l'assiette de la CSG doit être élargie et reduire le nombre de taxes.


Appliquer également les cotisations sociales sur une assiette basée sur la valeur ajoutée avant salaires serait plus bénéfique et taxerait les marges sur les produits importés. Un taux par secteur d'activité serait indispensable.


 Un élement complémentaire a été identifié pour rendre le marché du travail accessible aux plus jeunes et aux seniors. Il serait intérressant de mettre en place des barèmes de dégrevement de charges en fonction de la l'âge. Pour les plus jeunes, l'entreprise est compensée par un allégement de charges pour former. Pour un Senior, un allègement de charges permettrait de pallier à un salaire élévé et à une flexibilité moindre. Le temps partiel et le tutorat serait un accélérateur de dégrèvement. Le RSA viendrait amplifier ces facteurs sur ces profils et donc un retour à la société active.


Ce dispositif générerait dans mes deux entreprises 3 emplois directs.

Il suffit de courage et de détermination pour remettre en question l'architecture de la solidarité en France et l'orienter vers un système actif. Le RSA ne doit être que la première pierre de l'édifice. 

commentaire n° : 3 posté par : José DA SILVA le: 24/07/2007 14:59:29
@ François Fillon, serait-ce  trop vous demander que de nous présenter vos secrétaires ou assistants YM - HC ... ?
commentaire n° : 4 posté par : Aurélie le: 24/07/2007 20:09:39
Il faut tout essayer et laisser dire les "grincheux"
commentaire n° : 5 posté par : Christian BOIS (site web) le: 24/07/2007 21:59:58

« de nos jours seuls les Rmistes seraient légitimement en droit de revendiquer ...le droit de grève ! » ( selon Spinoza )


LE RAISONNEMENT PAR L'ABSURDE ( Selon le philosophe Spinoza 1632-1677 )


Spinoza200pxspinozaSi les mouvements de grève sont incontestablement à l'origine de bon nombre d'avancées sociales tout au long de ces 70 dernières années , la défense des droits sociaux devrait naturellement se focaliser aujourd'hui à l'attention de ceux qui sont les  plus défavorisés « dans le monde du travail », à savoir ceux qui en sont totalement exclus : « les chômeurs longue durée ,  les Rmistes et autres laissés pour compte de notre société ».





En effet , au delà du droit de grève , il y a aussi dans notre Constitution « le droit au travail pour tous , assorti du devoir de travailler » .


De quoi inciter l'ensemble des chômeurs et Rmistes à manifester et à user de leur droit ...de grève , toujours selon les préceptes du raisonnement par l'absurde de notre bon Spinoza , aux motifs d' entorses et atteintes graves au droit du travail . ( et oh combien justifiées celles là ).


Alors raisonnement philosophique par l'absurde ,  certes .  Pour autant ce raisonnement est-il si absurde que cela ? La question mérite d'être posée .


Ainsi les cheminots , pour reprendre un exemple d'actualité , seraient-ils aujourd'hui devenus « une sorte de micro patronat corporatiste social » qui défendraient des intérêts , des privilèges et avantages , crispés sur le modèle des nantis du début du siècle dernier .


Parler de service minimum sans pour autant porter atteinte au droit de grève , serait dès lors semble t-il « le minimum que la décence autoriserait » de la part de ceux qui jouissent d'une sécurité d'emploi confortable, à l'attention de ceux qui sont en réelle souffrance .


Ah , quel regret que Spinoza ( 1632-1677 ) ne puisse nous donner son avis éclairé sur cette notion de service minimum qui fait si grand bruit !


Assurément , il en aurait bien ri .


Gold31

commentaire n° : 6 posté par : gold31 (site web) le: 31/07/2007 13:56:45

Tiens, une nouvelle reculade !


22 700 fonctionnaires non remplacés au lieu des 35 à 40 000..


Décidemment, tous les gouvernements se valent, de gauche, comme de droite..


Avant les élections, je doutais ( sur ce site, d'ailleurs) de l'application du Programme Sarkozy, M.Fillon en était pourtant convaincu...et me le confirmait régulièrement..


ET pourtant, j'ai bien l'impression d'avoir eu raison..Car M.Fillon, des cadeaux et autres "paquets" fiscaux, tous les gouvernements l'ont fait, mais les réformes..tous les gouvernements ont reculé...vous aussi.


DOMMAGE...


Don Quichotte 


P.S : Votre électorat ne l'oubliera pas !!!

commentaire n° : 7 posté par : Don Quichotte le: 01/08/2007 13:04:54

En matière de budget, je vous recommande cette petite enquête journalistique.


http://www.lefigaro.fr/magazine/20070803.MAG000000345_les_privilegies_de_la_republique.html


C'est pour cela que je n'aime pas Bercy. Et à ces messieurs de gauche, vive l'égalité des efforts.

commentaire n° : 8 posté par : gilles le: 04/08/2007 16:44:21
Je suis un fervent partisan de la réduction du nombre de fonctionnaires, mais il y a un truc qui me chiffonne. 

Oui à la réduction des effectifs publics grâce aux départs en retraite pour réduire le déficit.
Les fonctionnaires à ma connaissance ne produisent que de l'information et du contrôle, pas de biens (sauf erreur de ma part), ce qui est loin d'être une critique vu la puissance nécessaire à un Etat aujourd'hui pour assurer ses missions régaliennes. Il suffit de citer la sécurité pour avoir une idée de la nécessité d'être efficace et rapide (dans le privé, on dirait productif !) pour les serviteurs de l'Etat. 
Oui à la réduction des effectifs publics grace à la productivité qui sera obtenue par les technologies et moyens informatiques modernes.

Par contre, pour l'enseignement, je ne vois pas comment on peut parler de productivité. Comment à effectif constant d'élèves, on peut diminuer fortement les effectifs sans accompagnement et concertation ?
Là, j'avoue que je suis un peu surpris. Il est évident que les nouvelles technologies permettent progressivement d'avoir moins de personnel pour un nombre d'élève donné. Mais je doute que le taux de diminution octroyé par les nouvelles technologies permette un tel départ en retraite sans remplacement. L'enseignement de la de matière humaine, de la psychologie, de la pédagogie, de l'accompagnement, cela ne peut pas se remplacer avec des technologies ou des machines.

Je me pose donc beaucoup de questions. Comment avez-vous pu obtenir cet objectif (ou ce résultat ) de réduction de fonctionnaires dans l'enseignement sans que les enseignants ou les parents soient dans la rue l'année prochaine ?


commentaire n° : 9 posté par : Gilles le: 24/08/2007 12:09:43

Monsieur,

J’espère que vous allez libérer sans délais le boulanger agressé chez lui, qui a tué son agresseur. Ce n’est pas aux victimes qu’il faut dissuader de tuer leurs agresseurs, mais aux agresseurs qu’il faut dissuader de s’introduire dans des propriétés privées dans le but de voler ou d’agresser aux risques d’être tué. Cela simplifie les choses, pas besoin de juger l’agresseur, pas besoin de lui payer son séjour en prison s’il est mort. Ainsi il ne volera, ni n’agressera plus. Le boulanger est victime de récidive, les gendarmes étaient au courant. Une attention particulière aurait du être portée aux bâtiments du boulanger. Il est toujours tant de bien faire, car il risque d’y avoir à présent des représailles…

En attendant les habitants du village n’ont plus de pain, faites vite !

Notez que dans certain pays, ce boulanger aurait eu une médaille, là il est en garde à vue comme présumé coupable, c’est désolant, non ?

commentaire n° : 10 posté par : BREUGNOT Philippe (site web) le: 23/11/2007 13:20:42

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